vendredi 9 mars 2018

comédie de boulevard




Ma ville 
par le bout de la lorgnette.
Elle ne s'use même si l'on s'en sert
comme
une presque mer.
Ma-trice
l'actrice de mes jeux d'enfance sur le sable qui éponge les larmes d'un sempiternel déluge,
et qui égraine les maux de l'histoire en rigolant sous cape
 au vent.
Je n'en suis propriétaire,
ni comme du reste d'ailleurs, que dans certains rêves et chimères
à boire.
                A voir?
C'est un fantasme d'arpenteur de front de terre
de frondeur d'illusions à la facture salée,
de métronome aux marées
Quel numéro déjà?

Ma cité lacustre fait des ronds dans l'eau
comme de monstrueux monuments sortant de ses entrailles
Allez  Hop!
 à la baille
et kenavo,
vache, cochon, couvée
le bateau
trop gros pour être honnête.
Msieur y m'embête.

                              N'ai plus peur petit, et rendors toi.
 C''est juste une invention des hommes 
qui hallucinent
à l'usine
et cela ne te regarde plus.

Rassure toi,
 tu a  enfin fini par perdre toute ambition
et  les doutes à jamais te protègent
de la mascarade des arrogances humaines.






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Appel des objecteurs-trices de conscience de Turquie et de Kurdistan vivant en Europe, à tous les peuples. Vous pouvez signer cette appel, vous aussi.
Nous, en tant qu’objecteurs-trices de conscience, ayant passé leur vie d’une certaine façon en Turquie, avons toujours prononcé nos premiers mots, contre la guerre que la Turquie mène au Kurdistan, pour ‘tarir la source humaine de la guerre’. Parce que nous avons ouvert nos yeux à ce monde avec des guerres qui se déroulaient à notre chevet, nous avons grandi avec les guerres, et nous continuons maintenant à vivre/lutter sous les grands dégâts/destructions des politiques de la guerre.
Ce ne sont pas les peuples qui démarrent les guerres. Ceux qui ont décidé les guerres furent toujours, le pouvoir et le capital interpénétrés. Parce qu’eux, n’avaient rien à perdre avec ces guerres. Ils utilisent le monopole de violence qu’ils détiennent, avec le renfort d’un soutien social, d’une façon sans scrupule. Et même les milieux qui se considèrent comme opposants et les partis, ne pouvant pas produire un contre propos et une contre politique, se sentent obligés de soutenir la guerre.
Pour eux, la guerre ne fut autre chose que d’asseoir leur pouvoir, et gagner de l’argent pour leur sale pouvoir. Avec les politiques racistes/militaires bâties sur les différences ethniques et de croyances, ils ont transformé le Moyen-Orient en un cimetière des peuples. La Turquie a toujours pris place au centre de ces politiques. Avec le système patriarcal, raciste/militaire, bâti sur des politiques de “unique” [leader unique, drapeau unique, nation unique…], ils ont tenu nos peuples depuis des années sous l’oppression et les violences, et les ont amenés au consentement.
Nous avons été, en tant qu’objecteurs-trices de conscience, depuis de longues années dans un combat, avec les milieux, groupes et individus avec lesquels nous avons trouvé cause commune dans nos idéaux de paix sociale. Pendant que la République de Turquie, mettait en face de ses citoyenNEs, quelque soit les conditions, des morts “sacrées”, nous, en disant “nous ne mourrons pas, nous ne tuerons pas, nous ne serons les soldats de personne”, avons appelé à la vie, à la vie libre.
Cependant, nous, avec les structures, partis et groupes qui luttent pour la justice, égalité et liberté, n’avons pas pu réussir à instaurer une société en paix. Nous observons que dans la Turquie d’aujourd’hui où la paix sociale ne peut pas être instaurée, avec l’alliance de l’AKP/MHP/CHP, les politiques de guerre gagnent en dimension. Avec la tentative d’occupation d’Afrin, ils ont porté les politiques de violences qu’ils développent pour leur pouvoir absolu, d’une façon contrôlée, depuis le 20 juillet 2015, dans une nouvelle dimension.
Depuis [le début de] la tentative d’Erdoğan pour l’occupation d’Afrin, 46 jours sont passés. A Afrin aujourd’hui, se tiennent d’un côté, les forces internationales/Etats, avec leurs politiques racistes/militaires, et de l’autre nos peuples rassemblés, pour leur idéaux de liberté, quelque soit leurs croyance, langue et culture. Quant aux pays européen, comme toujours, encore une fois, ils prennent place non pas aux côtés des peuples et de ceux et celles qui revendiquent la liberté, mais de la République de Turquie qui dit “Guerre, quelque soit les condition, la guerre”. Pour cette raison, nous appelons aussi les objecteurs-trices de l’Europe, à être sensibles sur ce sujet et se tenir près de la Paix, avec nous.
Nous, objecteur-trices de conscience, nous disons à cette occasion, encore une fois, non à la violence, aux politiques de violences racistes/militaires, à la guerre. Avant que la Paix sociale ne se réalise avec un contrat social, la liberté, et une vie heureuse ne sera pas possible en Turquie, ni ailleurs au monde, pour aucunE d’entre nous. Nous avons une dette de Paix, envers les enfants qui aujourd’hui, malgré toute l’oppression et violence, mènent un combat pour la vie, dans les rues des villes desquelles nous venons. C’est pour cela, que nous appelons encore une fois, les enfants de nos peuples, à faire leur objection de conscience, et à ‘tarir la source humaine de la guerre’.
NON A LA GUERRE, LA PAIX, TOUT DE SUITE, MAINTENANT !
Les objecteurs-trices de conscience de Turquie et de Kurdistan vivants en Europe

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 découvert "Dans l'herbe tendre":
 


jeudi 8 mars 2018

un jour comme ça



merci Fab:




dans et" hors les clous"

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trouvé chez: "Le moine bleu":
« Il y a des époques où mentir est presque sans danger parce que la vérité n'a plus d'amis (reste une simple hypothèse, et peu sérieuse, semble-t-il, qu'on ne peut ni ne veut vérifier). Presque plus personne ne cohabite avec la vérité. »



(Guy Debord, Abat-faim

 Des conditions de la pensée dans"Le jardin philosophe"
"Le printemps s'avance dans les branches...

Il fut un temps où je me battais pour des idées. Je m'exaltais, je me fâchais, je ruais, je fumais. Cela n'est plus. Il faut laisser aux idées la place qui leur revient, rien de plus, rien de moins. Cela ne signifie pas que je m'abandonne aux sentiments. Si le senti-ment comme dit l'autre, il ne ment pas toujours : il dénote une présence au monde et à soi qui n'est pas négligeable, un certain réel malgré tout. Si je souffre il est bien vrai que je souffre, même si cette souffrance a des causes imaginaires. La chose est particulièrement manifeste dans la dépression :  allez donc connaître les causes de la dépression ! Mais il est sûr que  la souffrance qu'elle cause est d'une évidence patente. Que peut la pensée en ce décours, si elle ne peut connaître adéquatement les causes, et si elle est gangrenée par le sentiment ? C'est bien le problème que pose la passion, qui ne passe pas même si "nous en formons une idée claire et distincte" - justement parce qu'il n'est pas possible de s'en former une idée claire et distincte ! Le cortex supérieur ne peut gérer souverainement le limbique (l'émotionnel) il peut tout au plus tenter de l'influencer. J'ai remarqué depuis longtemps que dans un état de détente physique et mentale - telle qu'elle est induite par la relaxation ou la méditation - les douloureux sentiments d'anxiété s'apaisent, voire disparaissent au profit d'une certaine sérénité, laquelle, malheureusement n'excède pas le temps de la pratique. Mais le fait en lui-même mérite considération : il est possible par des techniques appropriées de ralentir le flux mental, de calmer le jeu, d'apaiser les émotions, de réduire l'anxiété. Cet effet n'est pas obtenu par la réflexion (l'idée claire et distincte) mais par une modification du rapport entre le cortex, le limbique et le reptilien, en situant l'attention dans l'accueil semi-passif de la respiration et des sensations. Notons qu'en général cette modification suppose l'induction d'un tiers, relaxologue ou sophrologue, avec le soutien d'une voix calme, au moins dans les débuts. Par la suite on peut pratiquer seul, avec les mêmes résultats.

Remarquons que le médicament, bien ciblé, peut induire des résultats analogues : en supprimant chimiquement les douleurs on rend à la pensée son autonomie perdue. Ce n'est pas la pensée qui soigne c'est le médicament.

Je ne dis pas que la pensée soit inutile ou inefficace. Je ne déprécie pas la pensée. Je note simplement qu'elle n'a pas ces pouvoirs faramineux que lui attribue traditionnellement certaine philosophie. Il faut de bonnes conditions, physiques et psychiques, pour que la pensée puisse correctement exercer son office. Epicure dirait : aponie (absence de douleurs corporelles) et ataraxie (absence de troubles psychiques). Mais je renverse sa proposition : ce n'est pas la pensée qui rend possible l'aponie et l'ataraxie, c'est l'aponie et l'ataraxie qui établissent des conditions favorables à la pensée.

Je veux une pensée souple et ferme, réceptive et créative, une pensée détachée qui ose se risquer dans le clair et l'obscur, qui voyage dans tous les continents, explore, autant qu'il est possible, toutes les régions du corps et de l'âme, capable de tout contester, tout soupeser, tout renverser, qui n'accepte nulle idole, nulle foi, qui balaie toute croyance pour librement s'éprouver et se vérifier dans l'expérience. Une telle pensée sait ce qu'elle doit aux circonstances favorables, celles d'une société qui la tolère, d'un corps qui n'est pas intoxiqué par la douleur, d'un esprit dégagé des afflictions. Elle sait qu'elle n'est ce souverain imaginaire qui croit disposer de tout en ne disposant de rien. Mais elle est cette part inventive qui, dans l'homme, lui assure la dimension poétique sans laquelle la vie ne serait que morne répétition."

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"le 8 mars c'est comme le 22 en 14" 
La belle-soeur de Dany le rouge et noir