dimanche 26 novembre 2017

où sont-ils?



Se souhaiter un bon anniversaire
devant
sa sphère entière
dont on ne connait pas les angles même si on les voudrait arrondis.
Se souhaiter... Quoi au juste?
même si on voudrait l'être parfois:
un peu plus juste
au moins avec soi-même
mais
sans vraiment trop y croire.

Ptêt
un
problème de cohabitation avec le verbe: Avoir
Va  savoir?

Alors quoi!
Se souhaiter
Le meilleur des mondes
en feignant de croire que la marque n'a jamais été déposée.
Se prendre un carré de z'an en plus
en réglissant gentiment vers la sortie
des artistes de son nombril
volatile.

Des repaires
pour s'y perdre
à force
d'en avoir trop
inscrits en calendrier
soit disant perpétuel.


Se souhaiter un jour où...
comme la bonne affaire entre soi et les autres
qui garnissent notre solitude
de toutes les meilleures intentions
de la leur.



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illustration: Source

"Moi, c'est de toi seul que je fais choix en ce monde.

Consentiras-tu à moi, à ce que je prenne place, mélancolique ?

 

Mon coeur est comme le calame au creux de ta paume

C'est par toi que cela se fait, si je suis morne ou si je suis en joie.

 

Sinon ce que toi tu désires, que serais-je, moi ?

Sinon ce que tu manifestes, que verrais-je, moi ?

 

Parfois de moi tu fais pousser des ronces, parfois des roses.

Parfois je respire le parfum de la rose, parfois j'arrache les ronces.

 

Moi je suis comme cela, si comme cela tu me prends

Moi je suis comme ceci, si comme ceci tu me désires.

 

Dans cette jarre où tu offres au coeur sa couleur

Que serais-je ? que seraient-ils, mon amour et ma rancune ?

 

Tu as été l'origine et tu seras la fin.

Fais, toi, que meilleure soit ma fin que ne fut, pour moi, l'origine.

 

Lorsque tu te dissimules, je suis des gens de l'incroyance.

Lorsque tu te manifestes, je suis des gens de la vraie religion.

 

Sauf cette chose que tu me donnas, qu'est-ce que j'ai ?

Que cherches-tu à tirer de ma poche et de ma manche ?"

 

 

Soleil du Réel - Jalâloddin Rûmî

Poèmes d'amour mystique

 

source: "Au coeur du lotus"




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Revue des troupes en quartier d'hiver


SONG

"Le poids du monde
est amour.
Sous le fardeau
de solitude,
sous le fardeau
d'insatisfaction

le poids,
le poids que nous portons
est amour.

Qui peut nier?
               Rêvé
il touche
           le corps,
pensé
          construit
un miracle,
                imaginé
angoisse 
            jusqu'à naissance
dans l'humain-

regarde par le coeur
             brûlant de pureté-
car le fardeau de vie
est amour,

mais nous portons le poids
                avec lassitude
et devons ainsi reposer
dans les bras de l'amour
                     à la fin,
reposer dans les bras
                      de l'amour.

Nul repos           
              sans amour,
nul sommeil
                sans rêves
d'amour-
           soyez fou ou glacé
obsédé d'anges
            ou de machines,
le voeu dernier est amour 
- ne peut être aigri
                ne peut dénier
ne peut s'abstenir
             si dénié;

le poids est trop lourd

             -doit donner
sans retour
                comme la pensée
est donnée
              en solitude
dans toute l'excellence
              de son excès.
.../..."
Allen Ginsberg extrait de: "Howl"

 



Où sont-ils tous ces mots à l'emporte-pièce , superbes de flamboyante naïveté ?
Ont-ils pris le maquis de l'océan qui nettoie les plaies et les creuse du même temps, au sel de la vie?
Sont-ils délavés, lessivés, effacés...quand le sable y est et la raison s'accorde
à  force de menus compromis,
de laborieuses mais peut-être apaisantes concessions ?
Qu'en est-il des chemins  trop clairs malgré les brumes matinales , des routes sans boussole ou lune victorieuse, où il faisait bon d'en jouer à se perdre, tellement ce serait sur de s'y retrouver un jour,

Ne rien savoir du froid dans des mansardes étroites où l'on poussait les murs sur les étoiles de mer, où l'amour plein la bouche troquait  la  poésie pour des chagrins magnifiques, griffant de leurs larmes généreuses des pages entières de souffrances rédemptrices.

Maintenant ou  alors,
plus tard.
Les héros repentis  blanchissent  leurs variables  souvenirs.
La fatigue a bon dos et campe sans vergogne dans le jardin d'hiver grand  ouvert sur  les inspirations des vents sans tambour mais tempête.
Où sont les chants à l'unisson, la guitare torturée qui  gentiment se laissait faire pour le plaisir de s'endormir au ressac  d'une  tendresse cramponnée à  l'universel?
Où sont les conjugaisons insolites, les expériences inédites, les cocktails aux couleurs improbables?

Deux doigts de piano, ça ira merci,  que je m'envole.

Regarde derrière la glace, soulève la couverture des nuages  tout à toi et respire encore  doucement d'autres paysages, d'autres rêves où tu pourrais accrocher les rides comme un trophée sur tes illusions bricolées et revendiquer enfin  la gloire pour chacun et la nostalgie  pour tous.

Aux premières peintures du jour, quand le sommeil te lâche parce qu'il n'a plus rien à te dire, dans la pénombre des repères, pour ne pas  encore déranger  l'ordre du  sage chaos qui t'habite, tu soulèves gentiment  le rideau du grand capharnaüm qui trône en son boulevard et tu te dis qu'enfin tout peut arriver puisque tu  n'attends vraiment  plus rien.


mardi 21 novembre 2017

jusqu'ici


"Je ne suis pas pressé. Pressé pour quoi?
La lune et le soleil ne sont pas pressés: ils sont exacts.
Etre pressé, c'est croire que l'on passe devant ses jambes,
ou bien qu'en s'élançant, on saute par-dessus son ombre.
Non ; je ne suis pas pressé.
Si je tends le bras, j'arrive exactement là où mon bras arrive.
Pas même un centimètre de plus.
Je touche là où je touche, non là où je pense.
Je ne peux m'asseoir que là où je suis.
Et cela fait rire comme toutes les vérités absolument véritables.

Mais ce qui fait rire pour de bon c'est que nous autres nous pensons toujours à autre chose
et sommes en vadrouille loin d'un corps."
Fernando Pessoa extrait de: "Je ne suis personne"

 
Au ras des pâquerettes 
qui n'en sont pas
j'aperçois le monde
du niveau de la mer
Finis Terræ





                 Plus qu'hier
le lierre
dans la théière
au moins 
       des
                deux mains
dans la terre.

ça va bien. 

 
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Festival Légend'air | Kerjezequel, Lesneven | samedi, 25. novembre 2017

 

Des tailles

 

 Mr yeye

 

 Hilight tribe

 
La cafetera Roja



Les ramoneurs de menhirs




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cyberaction : L'eau ne doit pas financer la chasse