samedi 11 mars 2017
je suis un romantique désespéré
Entre deux eaux
pour ne pas toucher le fond
ni faire surface
ou alors...
surnager
mais encore:
devenir un poisson volant qui ne sait plus trop
si son univers est liquide ou gazeux ?
Parfois,
tu sais,
ça agace
d'être autrement
que ce qu'il faudrait être
en fonction des conventions qui résument la multitude,
en fonction des principes réducteurs de corps et de tête.
Hier déjà
Opportuniste aboyait irrévocablement un camarade assermenté
et reproduit en vase clos comme s'en fabriquait alors à la pelle
ou plutôt à la faucille et son marteau
dans les écoles du Parti( pris) et matérialisme dialectique tac
en toc
Forcément, lui, le scout à médailles
il courait après
son Graal en béton armé
mais
l'aura-il trouvé enfin?
Question quête du gras, j'imagine qu'aujourd'hui c'est gagné.
Mais pour la révolution
Ah la révolution...
les pantoufles passées par là,
au soleil comme sous la pluie...
la pensée s'émousse
les couleurs déteignent
et puis,
les angoisses du soir ferment à double tour
le bréviaire des générosités supposées envers l'autre
puisque le Soi, bien entendu
il est au sacrifice
pas là pour se plaire, se plaindre ou se faire du bien
NON
juste au service de la Cause, rien que la cause, sortez la main de là et dites je le jure.
enfin...
était
puisque le brouet idéologique a beaucoup vieilli
et son Soi avec.
et puis...
tout se mélange avec l'âge au nom du raisonnable
N'est-il pas?
"La lucidité se tient dans mon froc" disait Léo Ferré
"Je suis un romantique désespéré" raconte Michel Onfray
Entre les deux mon coeur et mes peurs balancent en suivant des ptites lumières qui brillent mes nuits.
mercredi 8 mars 2017
pars cours
Ecoute,
Ecoute...
Dans le silence de la mer, il y a comme un balancement maudit
qui vous met le coeur à l'heure.../..."
Léo Ferré
Va savoir pourquoi?
Ces mots là , ils ne t'avaient jamais quitté.
Léo du cinq à sept remettait les pendules
toutes à l'heure,
quand tu déambulais sur la promenade,
hier
et plus avant encore.
Histoire de survivance en terre liquide,
rivage avec ses pieds
pour les ceusses qui comme toi ne savent plus nager
mais qui aiment tellement patauger.
On vient de là
mer l'a dit et répété.
Alors!
Comment j'ai pu oublier
en sortant du port maternel
pour me faire la belle en lâchant la bouée ?
On s'accroche aux arbres gêné c'est logique
quand tu sors de la baille et du lot
ça rebique
Ben! Quoi!
C'est un garçon.
...
On en fera un marin
comme tous les autres
sauf que le dernier canote est parti à la casse
ou coulé dans le cimetière du canal.
Enfin..
je ne sais plus très bien.
Un truc du genre
en tout cas.
Alors quoi d'autre?
voyons...
goémon sur son rocher,
mouette qui sent bon
Tu trouves pas que ça fait un peu PD ?
Chut tu vas le réveiller.
Si tu crois que j'ai que ça à faire, j'embarque à la marée
et j'aimerais bien avant
dans quelle baille on va le marier.
Gardien de phare.
Bernique sa mer.
Dormeur qu'en pince pour la godille en crabe.
Capitaine de carte postale qu'enlève son canotier devant les dames de nage.
Dans le silence de la mère il y a...
Inscription à :
Commentaires (Atom)