vendredi 20 février 2015
marée vous
"Profiter de la vie : L'expression me dérange
Aimer la vie n'est pas abuser d'elle."
-Michel luneau-
"La récréation du monde : enfin un projet sérieux."
Michel Luneau
"Si vous ne vous sentez porteur d'aucun message,
vous pouvez commencer d'écrire."
Michel Luneau "Pour l'amour des mots" Editions Joca Seria
Indignation à géométrie variable
"Un agent de sécurité de 30 ans travaillant à l'aéroport de Marseille apporte, sur sa page Facebook, son soutien aux djihadistes de début janvier.
Propos intolérables.
Un homme de 27 ans martyrise sa compagne de 19 ans: coups répétés, tentative d'étranglement, piercing arraché, menace de viol et entaille de sept centimètres aux jambes avec deux couteaux.
Scène de violence conjugale insupportable.
Le premier a été condamné à deux ans de prison ferme.
Le second à un an.
La tuerie des attentats intégristes parisiens a effaré des millions de personnes qui n'ont pas hésité à descendre dans la rue pour proclamer leur indignation. Quelques jours après, le groupe islamiste Boko Haram massacrait plus de deux mille femmes, enfants et personnes âgées à Baga, une ville du nord-est du Nigeria. La rue est restée vide : ni manifestation de protestation, ni émotion particulière.
Fin janvier, la décapitation d'un otage japonais par l'Etat islamique, a submergé d'horreur l'opinion mondiale. Dans le même temps, les dirigeants internationaux se sont précipités en Arabie Saoudite pour présenter leurs condoléances après le décès de l'autocrate qui veillait à la préservation des traditions dans ce pays. Ils auraient pu prolonger leur séjour, histoire d'assister à une curiosité locale : la décapitation des condamnés à mort. Soixante dix-huit en 2013, quatre vingt-sept en 2014 et dix depuis le début 2015.
Dans l'échelle des valeurs judiciaires, est-il moins grave de massacrer son conjiont que de proférer des insanités sur Internet ?
Dans l'échelle des valeurs de la vie, est-il moins grave d'exterminer deux mille victimes en Afrique que dix-sept à Paris?
Dans l'échelle des valeurs humaines, est-il moins abominable de décapiter des coupables d'apostasie (renoncer à sa foi publiquement) que de le faire avec des otages innocents ?
Certes, comparaison n'est pas raison.
Mais ce qui justifie tant d'émotion ici, n'explique pas tant d'indifférence là."
-Jacques Trémintin -source Lien Social- n°1157-
"Avoir un ennemi déclaré, et de qualité si possible, aide à vivre."
-Michel Luneau-
découverte de par ici
jeudi 19 février 2015
souvent il y a du blanc
".../...Tel est l'animal humain: le monde se renverse sous ses yeux et,
après un moment de stupeur,
il reprend le cours de sa vie comme si de rien n'était.
La surface des eaux se reforme toujours."
-Bernard Quiriny-
Poème Express : source: TAPIN 2
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Anonyme, 34 ans "L'essentiel, c'est de conserver notre sens de l'humour.
avant que tout déraille, j'étais déjà convaincu de l'absurdité de la vie, et du fait que rien n'est utile ni sensé. Sous cet angle les choses n'ont pas changé: tout reste absolument stupide, et la vie n'est pas plus folle ni moins valable. Est-il plus normal selon vous d'habiter une planète si vaste qu'il faudrait cinq vies pour l'explorer, ou un territoire si restreint qu'on en a fait le tour en trois jours ? Avant, c'était trop grand ; maintenant, c'est trop petit. Dans les deux cas, c'est insensé, et je ne vois donc aucune raison de m'alarmer."
-Bernard Quiriny-
"Vincent Videlier, 37 ans, employé de bureau, deux enfants."D'une certaine manière, il y a une justice.
Exemple. Mes voisins, les Meunier, sont des gens très bien, mais beaucoup plus riches que nous.
Lui travaillait dans une société pétrochimique à Névry, elle était comptable à domicile pour un cabinet parisien. Ils nous ont toujours regardés de haut. Leur maison est superbe, très épurée, avec des meubles modernes et beaucoup d'espace. Le contraire de notre bicoque, où ma femme et moi entassons des vieilleries dans chaque recoin, jusqu'au fond du jardin. M. Meunier a toujours jeté sur mon bric-à-brac un regard dédaigneux, comme s'il vivait à côté d'une brocante. Mais, maintenant, il fait une autre tête: mon bazar est une mine d'or, où je déniche chaque jours des objets utiles. Sa maison d'architecte, elle, est une coquille vide ; son chauffage par le sol est tombé en panne cet hiver, et il n'a rien chez lui pour brûler dans sa cheminée, à part des meubles en contreplaqué qui font une fumée d'enfer. Les derniers seront les premiers, et les premiers seront les derniers."
-Bertrand Quiriny- extraits de: "Le village évanoui"- Editions Flammarion-
"Un beau matin d'automne, ils sont coupés du monde!
Plus personne ne sort, plus personne ne rentre...
Pour le canton rural de Chatillon-en-Bierre, la réalité ressemble à de la science fiction.
Les habitants se retrouvent coincés dans un huis clos campagnard, démunis de tout progrès technologique devenu indispensable, confrontés à des questions insolubles de ravitaillement, de carburant, de chauffage, et plus largement de salaires, de sécurité, de santé et de loisirs (plus de télévision, plus d'Internet).
Et pas question de dire: "Mais que fait l'Etat?"
En dehors d'un maire dépassé et de gendarmes inutiles, ils sont tous seuls, en autarcie pour gérer leur micro société, hors du monde civilisé qui n'existe peut-être plus. Il y a de quoi perdre les pédales!.../..." source: Tynn-Babelio
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"Eclaircie comme une joie qui s'échappe d'une journée trop maussade, car même dans le plein-gris souvent il y a du blanc [...] Là-bas, derrière le dernier peuplier, une fumée s'enfuit dans une maison et te dit que l'hiver s'avance vers février [...] J'aime cette nuance, comme si nous avions de la réserve, des jours, des mois en plus à nous mettre sous les yeux".
Yvon Le Men- cité par Oliver Roellinger -source Bretagne Magazine- Hors série-Autommne-hiver-2014-2015-
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