"CHANGEONS LA VILLE"
-DEMANDEZ LE PROGRAMME-
La
réussite éducative pour tous les
Nazairiens.
Garantir un égal accès à la réussite
éducative doit être un objectif prioritaire pour la
Ville. Dans ce but nous garantirons une totale égalité de traitement
entre toutes les écoles,
qu’elles soient privées, associatives ou publiques, pour
l’accès aux
équipements municipaux.
La carte de la répartition des centres de
loisirs et d'accueil pour les enfants sera revue
en concertation avec les
parents. Toutes les activités
péri-éducatives seront et resteront
gratuites.
Les écoles devront aussi être des
lieux d’éducation à la citoyenneté et à la
responsabilité écologique,
dans la cadre du péri-scolaire. Les cantines serviront des
repas cuisinés
avec des
produits biologiques issus de circuits courts, à
prix constants. Il est urgent de
travailler au développement d'une
filière qui permette de passer du discours aux actes !
Les écoles publiques feront l’objet
d’un audit qui établira, en liaison avec les
parents et les enseignants,
leurs besoins en matériel
(jeux de plein air, ordinateurs équipés de logiciels
libres...)
Dynamiser
l’éducation supérieure.
Nous devons dynamiser l’offre
en matière d’enseignement supérieur, et donc
favoriser l’implantation d’instituts de
recherche et d’établissements
d’enseignement, notamment dans les domaines de la mer et
des énergies renouvelables.
L’école d’art
accueillera une véritable
école supérieure en arts appliqués avec une
section préparatoire digne de ce
nom. Des négociations seront entamées avec l’Institut
de Science Politique (IEP) de Rennes
pour créer une antenne à Saint-Nazaire.
Nous
créerons un institut de recherche sur le patrimoine matériel et
immatériel en architecture, archéologie et
histoire, en lien avec le Service Régional de
l'Archéologie et les
universités. Il sera ouvert aux associations
spécialisées.
Une
politique de santé environnementale.
- Nous travaillerons à un
Plan Local de Santé
Environnementale (PLASE) à élargir aux
autres communes. Rien n'oblige à
attendre 2020 pour être en conformité avec la loi. Ce
plan de santé concernera la qualité
de l’air et de l’eau mais aussi le bruit et les
nuisances
causées par les champs
électromagnétiques.
- Nous mettrons en place des indicateurs de
santé et les laisserons en libre accès sur
le site de la
Ville.
- Nous créerons un
observatoire citoyen des
nuisances sonores et olfactives.
- Nous irons vers
l'objectif zéro
phytosanitaire, bien avant l'horizon 2020 voté
à l'Assemblée. Dans cette
optique, la Ville encouragera la démarche « Jardinons au
naturel » auprès des particuliers.
Nous serons une ville modèle
dans ce domaine.
Assurer
la tranquillité publique.
Certains surfent sur la vague de la
peur et de l’insécurité, d’autres sur celle de
l’angélisme. Entre ces deux
extrêmes il nous faut
trouver, ensemble et sans démagogie,
des solutions où se mélangent
politesse, tolérance et protection légitime des biens et
des personnes. Il n’y a pas de solutions miracles, et il
ne sert à rien d’opposer prévention
et sanction.
Les deux ont leur rôle à jouer.
Là aussi ,comme dans bien
d’autres domaines, c’est en étant à l’écoute des
nazairiens, làoù ils vivent,
et c'est en s’appuyant sur l’expérience et le
professionnalisme des différents acteurs de la sécurité et du travail
social, qu'il nous faut réfléchir, sans tabou, à
des outils pour lutter contre
délinquance et incivilités.
Nous sommes également favorables à
l'extension du contrat local
de sécurité à la CARENE avec comme priorités la
lutte contre les
cambriolages et la sécurité aux abords
des écoles et des
collèges.
Nous axerons la prévention sur les
principaux facteurs de violence: l'alcoolisme, l'exclusion... Sur ces points
nous utiliserons et
amplifierons le dispositif des
médiateurs.
La crise économique qui plonge la
jeunesse dans une vie/voie sans issue est lourde de
responsabilité sur les comportements
extrêmes, notre combat doit donc être global afin
de redonner espoir et de favoriser
le lien social.
Vieillesse
et handicap.
Nous faciliterons l’accès aux transports et
services publics de ceux qui ont une
mobilité ou une autonomie
réduite. Nous inciterons et aiderons les commerces à se mettre
aux normes
d'accessibilité.
Nous équiperons les feux piétons de
vibreurs, afin de sécuriser la traversée des rues
par les aveugles et les
malvoyants.
Nous créerons, comme à Nantes,
une maison des
aidants, un lieu de ressource convivial
pour les proches ayant un membre de
leur famille fragilisé par l’âge ou la maladie.
Petite
enfance.
Nous créerons un
guichet unique petite
enfance qui centralisera les offres de garde
et offrira un guichet unique
pour informer, conseiller et accompagner les parents et
futurs parents dans la
recherche du mode de garde le plus adapté à leurs
besoins.
Nous créerons, sous forme
associative, une halte-garderie dans les zones
commerçantes du centre-ville.
Agir
pour les plus démunis.
Si le foyer Blanqui répond au
besoins des sans-abri nazairiens, ils ne les accueillent que
la nuit. C’est pourquoi
nous renforcerons, en lien
avec les associations, un accueil de
jour.
Nous élargirons cette problématique
à la CARENE afin de faire jouer à plein la solidarité
communautaire.
Nous soutiendrons tout projet d'épicerie
solidaire, fournissant des produits de
base.
Au niveau de la CARENE, une
tarification sociale de
l’eau, basée sur le quotient familial,
sera mise en place.
Nous créerons, en partenariat avec
les banques, un système de micro-crédit destiné aux
Nazairiens confrontés à des difficultés
passagères. Nous soutiendrons toutes les
initiatives de financement
solidaire.
Améliorer
le traitement des déchets.
Nous impulserons et accompagnerons
une reprise en main citoyenne de la gestion des déchets,
en privilégiant leur réduction, leur réutilisation, leur
recyclage au plus près des lieux de production (ateliers de réparation,
ressourceries de quartiers, composteurs partagés, etc.) Nous souhaitons promouvoir aux
établissements scolaires la gestion associatives des déchets alimentaires et
autres.
Nous étudierons une
gestion coopérative du
traitement des déchets, sous forme de
Société Collective d’Intérêt
Collectif (SCIC) comme dans le pays de Vilaine, avec une
représentation des usagers et une
transparence des coûts.
Nous organiserons
l'installation d'une
recyclerie dans les déchetteries et
remettrons
en place un
ramassage des déchets verts. Nous réorganiserons le
ramassage des déchets.
Nous optimiserons la station d'épuration des Ecossiernes qui,
bien que neuve, satisfait à peine aux exigences du Grenelle de l'environnement. Nous
l'améliorerons pour traiter
les rejets médicamenteux et
récupérer le
biogaz.
Nous optimiserons la traitement de l’eau
potable afin que la CARENE devienne un
modèle en matière de qualité des
eaux.

Relions Saint-Nazaire
à sa culture et à son histoire.
Saint-Nazaire
est une Ville combative. Elle a su relever tous les défis, pendant la
poche avec la résistance, après la guerre pour se reconstruire et au cours des crises
industrielles pour relever la tête et se réinventer.
Elle a vu naître des personnages
historiques connus pour leurs convictions d'hommes de
progrès, que ce soit dans le
syndicalisme, la politique, la culture ou le sport, tels que
Odette du Puigaudeau, Jean Dotto,
Fernand Pelloutier ou Aristide Briand.....
Saint-Nazaire
est une Ville innovante et solidaire.
Elle a créé les premières bourses du
travail, les premières coopératives, SCOP, COOP,
Castors, Socali... Les initiatives
de ses travailleurs ont souvent précédées les avancées
sociales à l’échelle
nationale. Saint- Nazaire est une mémoire à transmettre.
Saint-Nazaire
est une Ville ouverte.
La devise de la ville est « aperit
et nemo claudit » ou « elle ouvre et nul ne referme ».
Saint-Nazaire est une ville à forte
personnalité, agréable à vivre. Quand elle aura renoué
avec son histoire, elle redeviendra
une terre d’accueil.
Saint-Nazaire
est une ville bretonne.
Depuis plus de 30 ans, la
Municipalité ignore et met sous le boisseau l'identité
bretonne de la ville. Elle
refuse de comprendre les conséquences humaines, sociales et
économiques de cette
fermeture.
La Municipalité a refusé
d’exploiter les atouts extraordinaires, économiques,
sociaux, culturels,
maritimes... que l'histoire nous offre. La force de ses réseaux
portuaires, industriels,
touristiques, culturels, a été niée.
C'est une faute politique que nous
corrigerons, notre liste permettra aux citoyens
de renouer avec leur histoire
et d'en mesurer les bienfaits.
Nous faisons nôtre la charte de
Bretagne Réunie et remettrons
le Gwen ha Du ( drapeau breton )
sur les édifices publics et notamment la Mairie, ce
que faisait Étienne Caux et François Blancho, les prédécesseurs de Joël
Batteux.
Nous donnerons aussi des
noms de personnalités
bretonnes à certaines rues.
Nous aiderons au
développement linguistique du
breton sous toutes ses formes: l'immersion à l'école associative Diwan et le
bilinguisme dans les écoles publiques ( Div yezh) et privées (Dihun ) ainsi que l'option
langue dans les collèges et les lycées.
Nous signerons la Charte « Ya
d’ar Brezhoneg / Oui à la Langue Bretonne et notre
action sera conforme à la
charte européenne des langues
régionales et minoritaires votée au
parlement.
Retrouvons
l’histoire de Saint-Nazaire.
L’histoire de Saint-Nazaire ne
commence ni avec le Second Empire ni avec la reconstruction. Nous restaurerons et mettrons en valeur le
patrimoine historique de Saint-Nazaire, des monuments
mégalithiques aux manoirs et maisons de caractère. Nous
élargirons
les missions de l’écomusée pour en faire un véritable musée
de l’histoire
nazairienne. Nous y associerons un département des arts
destiné à présenter les collections actuellement en réserve.
Nous organiserons un événement sur le modèle des
Rendez-vous de l’Histoire de Blois,
mais centré sur les spécificités
nazairiennes, avec une dimension culturelle et scientifique mais aussi festive et
ludique.
Des parcours touristiques, centrés,
selon les cas, sur l’histoire ou sur l’industrie,
seront mis en place avec des
panneaux explicatifs.
Pour
des activités culturelles et sportives accessibles à
tous.
Donner de l'air au débat politique,
tel est le marqueur de « Changeons la Ville »
Ces mondes qui se croisent doivent
aussi cohabiter, se connaître, se comprendre.
Encourager les artistes et les
créations artistiques locales est une priorité.
La
culture sous
toutes ses formes doit avoir sa place dans notre
cité. Les initiatives de collectifs
d'habitants seront stimulées et
soutenues.
Des lieux de
vie doivent être réinvestis tel le « Vieux Saint-Nazaire » dit
Petit Maroc.
Des espaces publics sont sous
utilisés. Ces lieux d'histoire peuvent recréer du lien
social entre les habitants,
sans engager de dépenses excessives.
Des manifestations festives trouveront leur place
entre la tradition et la modernité
nazairienne .
On ne pourra faire l'impasse sur une
vaste réflexion incluant citoyens et élus sur les
directions et moyens à donner à la
politique culturelle de la Ville.
Des choix d'infrastructures ont été
faits, comme le Life ou le Théâtre. On peut
bien entendu en déplorer
certains mais, pour des raisons logiques et budgétaires, il faut
se poser la question de leur
utilisation, afin qu'ils profitent au plus grand
nombre.
L'action culturelle ne se limitera plus aux
grandes manifestations, nous la démocratiserons. Elle touchera des publics
actuellement ignorés. dans notre cité. Les initiatives de collectifs.
Pour
des "Escales" plus ouvertes.
Le succès des escales est
indéniable, mais malgré des progrès son caractère écologique
doit encore être
renforcé.
Il serait dommage qu'un festival
porteur de belles découvertes et rencontres, perde, au
fil des ans, le sens d'une histoire
locale sociale et culturelle sans un vaste partenariat
avec le
riche terreau associatif nazairien.
De nombreuses petites associations
ne trouvent plus « place », pour des raisons financières et logistiques, dans
l’enceinte des Escales. Cela est à revoir..
Les subventions publiques sont trop
élevées (620.000 €, soit 9 € par habitant
et par an).
Nous devons rechercher des partenaires
privés. Ils doivent aussi contribuer au
rayonnement culturel de leur
ville.
Rendons
le sport plus populaire.
Le sport est partie intégrante de la
vie nazairienne, le football, la hand ball, la boxe, le
rugby , la course à pied. la
voile... Saint-Nazaire est une ville
de sportifs.
Nous promouvrons le sport à la
fois comme lien entre les habitants et comme vitrine
pour la ville, sans favoriser
l’un de ces aspects au détriment de l’autre.
Nous pratiquerons en
conséquence une transparence
absolue dans l’attribution des
subventions au sport de haut
niveau et à la pratique amateur.
Nous créerons des
espaces dédiés aux pratiques
sportives émergentes telles que le
skimboarding, le kite-surfing
afin de garantir la sécurité à la fois des pratiquants et
des autres
usagers.

Nous
sommes opposés aux petits et grand projets socialement inutiles
!
Il est absurde de prétendre que
certains projets lourds et souvent conflictuels ne
relèveraient pas de la « compétence
communale » et ne mériteraient donc pas d’être
débattus.
Tous les projets d’aménagement du
territoire nous concernent que ce soit les
extensions portuaires
ou le projet aéroportuaire de Notre
Dame des Landes.
Celui-ci est typique des choix
d’aménagement calamiteux des dernières décennies et
contribuerait à la raréfaction des
terres agricoles et à l’érosion de la biodiversité.
Cet immense « bassin d'eau »
joue un rôle considérable .
Les Nazairiens et les habitants de
la CARENE participent financièrement à ce projet. Ils le
font, en tant que contribuables, à
plusieurs niveaux car les collectivités auxquelles ils
payent des impôts subventionnent la
multinationale Vinci. La subvention
de la CARENE,
pudiquement qualifiée d’ « avance
remboursable », est de 2,9 millions d'euros. Elle
s'ajoute à d’autres
subventions, de la Région Pays de la Loire, du Conseil Général et
bien sur de l’État, qui
toutes sont financées par nos impôts.
Nous
militons pour que ce projet inutile économiquement, coûteux pour
les contribuables et
nuisible écologiquement, soit abandonné. Il sera de
toute évidence rejeté au titre de la loi sur l'eau, ratifiée par la
France.
Nous plaidons pour la modernisation
de l'actuel aéroport de Nantes - Bouguenais. Cette
opération serait à la fois moins
coûteuse et plus aisée. De plus, elle contribuerait au
renforcement du site d'AIRBUS et au
maintien des emplois fragilisés par l'éventuelle
fermeture du site
actuel.
Nous souhaitons qu'à minima la subvention CARENE
soit « gelée » tant que tous les
recours juridiques en cours
n’auront pas été épuisés. Ils sont nombreux, et
juridiquement pertinents,
notamment ceux déposés au titre des directives européennes « loi
sur l'eau ».
Par ailleurs, nous diminuerons
drastiquement l’artificialisation des sols qui crée
infiniment plus de problèmes
qu’elle n’en résout.
Cette artificialisation-bétonnage
n’est possible, à tous les niveaux , qu’avec l'accord
des élus communaux et
intercommunaux. Ils multiplient les
petits projets inutiles qui dévorent les espaces, enlaidissent les
entrées de ville et asphyxient les commerces et les
activités
des centres villes
et des bourgs.
On ne peut pas «
pleurer » sur la désertification du centre ville et accorder à
profusion des
autorisations
d’ouverture dans les zones
périphériques.
Outre le fait qu’elles nuisent
à la biodiversité, elles ne font trop souvent que « déplacer
» les emplois et transforment
les villes en cités dortoirs. Par ailleurs, elles mettent en
concurrence nos communes alors
qu’il faudrait miser sur la coopération et la
complémentarité.
C'est cette
politique qui organise la fuite des habitants vers les zones
périphériques de Saint-Nazaire. Les discussions sur la
démographie de notre ville oublient trop souvent ce
point. Nous sommes décidés, nous, à
l’inclure dans notre réflexion et à en débattre sans
tabous.
Nous ferons du maintien de l’agriculture
périurbaine un de nos objectifs. En dépit
du projet que nous partageons de
Périmètre de protection des Espaces Agricoles et
Naturels périurbains ( PEAN)
Saint-Nazaire et la CARENE perdent
leurs agriculteurs, alors que nous ne cessons de parler de productions
locale et de relocalisation des emplois.
Il faudra pourtant bien nourrir les
villes autrement que par des importations massives !
Une agriculture de proximité saine
n'est pas compatible avec la disparition des terres
agricoles. Cette politique contraire à la relocalisation des
emplois nous coûtera très cher à
terme. Encore une fois, ce seront
les citoyens qui payeront le prix de décisions prises
à
leur place.
Mettons
un terme à l’augmentation des
impôts.
La Ville n’a pas la pleine
maîtrise des impôts. Seuls les taux d’imposition sont votés
par le Conseil Municipal. Les
bases, elles, sont augmentées automatiquement chaque année
du montant de
l’inflation.
Notre objectif doit être de
maintenir ces taux stables
tout au long de la mandature. Cela
passe par l’abandon des petits
et grands projets inutiles mais aussi par une gestion rigoureuse
des dépenses communes: gestion active de la dette,
réduction des délais de paiement, généralisation des logiciels
libres...
Nous reverrons, et si nécessaire
réviserons, les contrats de délégation de service public et
les partenariats public-privé, comme
l'hôpital. Le système d’attribution des
subventions sera remis
à plat afin de faire des économies et de garantir
la transparence.
Mieux
utiliser notre espace et notre
patrimoine.
Nous devons mieux vivre notre ville.
Cela passe par une ville rénovée, moins minérale
avec une démocratie libérée et active, et
des entreprises, des commerces et des associations mieux soutenues.
Nous utiliserons mieux
la Soucoupe.
Cette vaste salle de 2300 places assises sur 3500 peut avoir d'autres usages. Nous étudierons
comment mieux l'utiliser (activités collectives, sports, culture,
concerts...).
La question conflictuelle de la base
sous-marine ne doit pas porter exclusivement
sur son maintien ou sa
destruction. Nous poserons d’abord un diagnostic : celui de
son
coût, de
son
vieillissement, de sa dangerosité et de son usage
très limité.
Contrairement aux promesses qui ont
conduit à l'ouverture de quelques alvéoles, aucun des commerces privés qui
devaient s'y installer et garantir les coûts de fonctionnement
ne s'est installé. Les activités de
spectacles qui auraient dû couvrir les coûts de maintenance
ne s'est pas non plus
matérialisé.
C’est une réalité que nous
devons prendre en compte. Nous ferons donc un appel
populaire à projets. Cet espace
gigantesque peut être un vrai lieu d'activités ponctuelles
aussi bien dans les alvéoles
vacantes que sur sa terrasse et ce à peu de frais. Idées...
idées encore, invitez vous
!
La rénovation annoncée de la gare
SNCF en 2017 sera l’occasion d’un
vaste débat
sur son
avenir. Le « lifting » qui semble prévu, financé à
87% sur des fonds publics, n'est sûrement pas à la hauteur des
enjeux.
Nous exigeons que tous les aspects
du problème soient étudiés, y compris les travaux «
différés » pour l'aménagement de
l’entrée nord qui seront, eux, très onéreux. Cet
aménagement devra intégrer la
question de l’entrée de ville que les travaux récents
ont rendue très compliquée.
Nous reviendrons sur la
décision de confier la gestion des
carrefours à
une société privée.
L’espace de 8 ha libéré par
l’ancien
hôpital devra être réaménagé, dans le respect
des contraintes financières
et environnementales, en concertation avec les riverains, avec
une multiplicité
d’activités. Il peut devenir un
éco quartier exemplaire.
Le camp désaffecté de la
Torpille, à Saint-Marc-sur-Mer fera, à terme,
l’objet d’un projet de réaménagement. Il est trop tôt pour se
prononcer sur la pertinence de tel ou tel projet mais la population sera associée à son
élaboration. Il devra prendre en compte le nécessaire accès aux plages et aux parking, et
respecter le grand espace boisé
des
landes de
Cavaro.
Y construire comme le font certaines
communes de bord de mer, des logements de « vacances », vides la plus grande partie de
l’année, n'est pas une solution viable.
Extensions futures ! Là encore les
schémas qui circulent dans les services seront débattus en amont. Le maintien des indispensables corridors
écologiques et le respect des trames
vertes et bleues seront une priorité. Cela vaut
pour les Ecossiernes,
du
périmètre d'Océanis à Pornichet, mais aussi pour
d'autres sites comme le pourtour
du Bois Joalland.
Nous veillerons également à ce que
le Bois de
Porcé, cher aux Nazairiens, ne soit pas
amputé par des projets
d'urbanisation.
Revitaliser
les quartiers historiques de Méan
Penhoet
Ces quartiers sont délaissés, la
Ville doit envisager avec les habitants des rénovations
simples. Elle doit promouvoir à la
revitalisation des habitats, rendre plus attractive un
quartier soumis aux aléas des
chantiers navals.

Créons
une économie
solidaire et
responsable sans augmenter
les impôts.
Solidifions et
stimulons l'économie et l'emploi. Pour un plan local de l'économie
et de l'emploi.
La crise économique est une crise structurelle, celle d'une
économie où les gains de productivités dévorent les emplois. Elle
ne devrait pas engendrer de « pauvreté » puisque la production
augmente en même temps que le chômage.
C'est donc bien la question du « partage et de la redistribution
des richesses » qui se pose. Or l'économie ne connaît que le «
client » et elle est de plus en plus contrôlée par le monde de la
finance. C'est ce système qui détermine et creuse les
inégalités.
Alors, que faire
localement ?
Nous devons trouver, par le débat, avec les entreprises, les
commerçants, les citoyens, les organisations syndicales, les
associations...comment mieux optimiser le potentiel de notre Ville
et de notre bassin d'activités.
Un « Plan Local de
l’Économie et de l'Emploi » nous donnera un
regard transversal et évitera les cloisonnements « corporatistes ».
Il contribuera à démocratiser la ville en impliquant,
individuellement et collectivement, les citoyens.
Nous soutiendrons les PME,
TPE et les entreprises de l'économie sociale et
solidaire, et les aiderons à innover.
La Ville ne freinera plus les
initiatives mais au contraire travaillera à
l'éclosion des projets.
Elle se dotera de « référents » parmi les 49
conseillers municipaux pour aider, impulser les échanges et
faciliter les mobilisations sans les diriger, ni les piloter.
La Ville
soutiendra, initiera, encouragera les activités
soucieuses de partage. Ce « partage» peut être celui des bureaux,
mais aussi celui des moyens humains dans le respect du droit social
tout comme les partages matériels.
La Ville s'investira plus
auprès des forces vives et travaillera à renforcer
les nouvelles économies solidaires et le télé-travail.
Elle soutiendra aussi des
initiatives qui ne sont modestes qu'en apparence :
monnaie locale, renforcement des AMAP et ACAPE, marchés de
producteurs locaux.
Les halles de Saint-Nazaire, spacieuses, mais hélas trop peu
fréquentées à cause de la concurrence des commerces de périphérie
redeviendront attractives: un
espace de producteurs bio dédié et bien identifié, un marché de
nuit... Toutes ces pistes seront
étudiées avec les partenaires concernés.
Des industries à
soutenir et à renforcer.
Saint-Nazaire, malgré ses difficultés, a un potentiel industriel
exceptionnel.
Nous conserverons et amplifierons sa diversité, la transformerons
en richesse pour consolider
les emplois et en créer.
Protéger et consolider le port dans ses fonctions industrielles,
de
logistique ainsi que dans toutes ses fonctions maritimes.
Le port devrait être la
locomotive pour les industries voisines et
régionales. Il est loin, très loin de la saturation, puisque les
volumes d'importation de combustibles fossiles (pétrole et gaz)
déclinent. Il est également loin d'avoir atteint sa pleine capacité
dans les
domaines de la manutention des conteneurs, puisque son volume
potentiel est chiffré par le port autonome lui même à 800 000
conteneurs / an, et qu'il piétine sous la barre des 200 000 !
Les terminaux rouliers ne réalisent pas non plus leur plein
potentiel. Ce qui est appelé abusivement « autoroute de la mer »
n'est en fait qu'une activité maritime classique. Nous sommes très
loin des 300 000 camions que le port devait accueillir pour
désengorger les routes.
Nous avons sous les
yeux un fleuron économique porteur d'emplois et nous ne le
valorisons pas !
Joël Batteux comprenait parfois les enjeux. Nous avons de sérieux doutes
en ce qui concerne les prétendants à la succession socialiste. Sauront-ils
appréhender les mutations économiques et écologiques nécessaires
?
Nous entendons discuter au plus haut niveau des potentialités de
notre port et des obligations écologiques de l’État et de
l’Europe.
Le « marché libre » ne peut apporter de réponses aux questions
fondamentales du bien commun. Le port ne peut continuer à
considérer que son espace est restreint. Il ne peut, avec les
encouragements des collectivités, refuser de comprendre que
son
développement passe aussi par
la préservation de ses richesses
environnementales.
Le conflit d'usage sur le projet d'aménagement de la
Vasière de
Méan est l'exemple stérile car ce projet est
inutile et improductif. La méthode est encore et toujours le
passage en force, en dépit des lois ratifiées par la France.
La disparition programmée de la Vasière de Méan aurait des
conséquences lourdes et multiples ; pour la Loire et son bouchon
vaseux, pour les plages locales et du littoral Baulois promises à
l'envasement, mais aussi pour la Brière déjà soumise aux
inondations.
Les complicités politiques
sont irrationnelles et se nourrissent l'illusion du plein
emploi.
C'est du populisme de seconde
zone. Les réponses sont ailleurs et
autrement.
Débattons
!
La « démocratie représentative » montre ses limites car elle ne
travaille qu'avec ses propres institutions. Les compensations
environnementales obligatoires et coûteuses sont
illusoires. Ce projet sera juridiquement rejeté, d’où
l'urgence à mobiliser les énergies sur des aménagements
productifs.
Notre industrie aéronautique est un fleuron européen. Nous la
soutiendrons et conforterons les politiques d'emploi.
Malgré les difficultés, la baisse des commandes et de charge de
travail, le potentiel des
chantiers navals, est intact. L'avenir de la
construction navale est important pour notre région, notre ville,
notre pays.
Elle ne peut être monopolisée par les marchés asiatiques à bas
coûts pour tous les navires de charges. Ces navires sont
abondamment utilisés par des armateurs européens,
les trois leaders mondiaux du conteneur le sont ! Maersk- CMA/CGM
et MSC. C'est une aberration.
Nous devons promouvoir une nouvelle approche, à l'échelle
européenne et mettre fin aux
concurrences stériles entre chantiers navals. Nous
devons aller au delà de simples alliances économiques entre
chantiers privés.
Il nous faut oeuvrer à une « Charte des armateurs européens » cette
idée ne relève pas de l'utopie. Ces derniers utilisent les
infrastructures publiques dans toute l’Europe, ports, routes,
voies ferrées, navigation fluviale.... Ils ne peuvent, en tant
qu'européens, refuser de participer à la production industrielle
des navires qu'ils utilisent pour faire le commerce.
N'oublions pas que 80 % des marchandises consommées en Europe sont
concernées par le transport maritime......
Les chantiers navals de Saint
Nazaire doivent continuer à construire des navires. Nous ne pouvons
nous contenter de flatteries sur les compétences et les
savoirs-faire. Nous savons tous que les Nazairiens sont des
professionnels des constructions navales, c'est l'histoire même de
notre ville.
Nos chantiers doivent construire d'autres navires que les paquebots
: des navires de charges, vraquiers et porte-conteneurs, navires de
maintenance pour les énergies marines, navires fluviaux, ferries
destinés au renouvellement des flottes de la Britannies Ferry et de
la SNCM...
Ils doivent aussi investir dans la recherche afin de fabriquer des
navires plus écologiques. Le port autonome doit s’intéresser
enfin au recyclage des navires. L'économie circulaire doit
s'insérer dans les logiques industrielles. Cette démarche se
traduira par la mise
en
place d'une filière bretonne
de Brest à Saint-Nazaire. Le démantèlement des
navires devra naturellement se faire avec toutes les garanties de
sécurité pour les salariés comme pour l'environnement
Nous renforcerons les plates-formes logistiques existantes, ce qui,
avec le poids de l'agro-alimentaire, pourrait être créateur
d'activités et d'emplois. Montoir est aussi le port
d’exportation pour les Antilles.
Les 120 ha des chantiers
navals seront optimisés afin de favoriser la diversification
industrielle et les énergies marines
renouvelables.
L'économie de la mer a un gros
potentiel de développement, mais celui-ci doit être harmonieux et
respectueux des écosystèmes.
Nous étudierons la possibilité de mettre en place une filière
nautique: la grande plaisance, la création d'un
port à sec, les réparations de navires nous semblent les réponses
les plus adaptées au bassin d'emplois et aux usages partagés.
Un port de plaisance classique à Saint-Nazaire ne peut se faire
sans des modifications sensibles des aires de vie et de travail,
d’accueil des navires, c'est à dire des coûts très
élevés.
Tous ces sujets devraient conduire à une recherche de consensus
plutôt qu'à des clivages. Les débats et la confrontation d'idées
feront émerger les solutions pour les Nazairiens et les populations
de l'agglomération.
Saint-Nazaire doit
devenir « le port d'attache » des recherches
et des productions sur les extraordianires gisements d'emplois que
porte en elle la mer et le maritime. Nous travaillerons sans
relache sur ce point avec Christian Buchet pilote du Grenelle de la
mer.
Nous devons soutenir les PME
– TPE.
La Ville soutiendra et stimulera la chaîne des PME-TPE, nombreuses
dans les plates formes logistiques, la formation, les services des
industries locales aéronautiques, la construction navale, les
filières portuaire et agro alimentaire. Elles doivent savoir que
la
Ville est à leur écoute et peut faciliter la mise en commun de
leurs moyens.
Nous devons revitaliser le
commerce de proximité.
Le commerce de centre-ville et de proximité a beaucoup souffert de
la concurrence des grandes enseignes installées en périphérie et
des perturbations engendrées par les travaux. En concertation avec
les commerçants, nous lui donnerons un second souffle afin
de restaurer la qualité de vie dans notre ville.
Nous proposons donc de limiter l’expansion des zones commerciales
de périphérie dont la concurrence étouffe le
commerce, à la fois en centre-ville et dans les quartiers, en
arrêtant
de voter systématiquement les autorisations en CDAC. Par ailleurs,
nous étudierons, en concertation avec les commerçants, l'octroi
d'autorisations
d’ouverture le dimanche en les limitant au
centre-ville.
Nous adapterons le
stationnement dans les artères commerçantes aux
exigences du commerce en le limitant à de courtes durées.
Nous mettrons en place un manager de centre-ville
indépendant de la CCI.
Soutenir et mieux
développer les activités de tourisme.
Là encore, le potentiel est fort, notre ville et ses environs
méritent d'être mieux connus.
Le tourisme ne doit pas se limiter à la consommation de masse. Il
doit s'étoffer et s'ouvrir.
Nous étudierons la mise en place d'aires de camping-car modernes et
adaptées.
Nous valoriserons notre
territoire à travers la cartographie publicitaire,
en la plaçant dans la Bretagne touristique et en
mettant en avant le tourisme industriel, le port, les plages, mais
aussi les marais salants et le parc de Brière qui sont de vraies
richesses
écologiques.
Nous utiliserons au maximum
le patrimoine historique, trop souvent ignoré, de
notre ville, en lien avec les acteurs, dont l'éco musée
Concilier par la pédagogie, économie et protection de
l’environnement.
Nous mettrons en place un plan ambitieux de
préservation de la
biodiversité. Il définira les zones à préserver et
informera sur les fonctions « économiques et humaines » de la
biodiversité, richesse non marchande indispensable à la vie de
tous.
La Ville a le devoir de faire naître de véritables débats entre les citoyens, les
associations et les communes périphériques. Seules
d'autres pratiques démocratiques peuvent ouvrir les discussions et
limiter les conflits d'usage.
Faire adhérer la Ville à des fournisseurs d'énergie
renouvelables
La Ville sortira de ses
contrats avec EDF pour aller vers des fournisseurs
d'énergies renouvelables. Nous inciterons les citoyens Nazairiens à
faire de même. Nous
encouragerons toute initiative, citoyenne ou privée, visant à
sortir enfin du tout nucléaire.

Un
nouveau schéma directeur des transports et des
déplacements.
Le plan de circulation de la ville
est un casse tête, il n'est pas non plus sans danger.
Nous le réexaminerons et procéderons
aux modifications nécessaires sans gêner encore plus les usagers et les commerçants par
d'interminables travaux.
Nous mettrons en place une vaste
réflexion pour revoir la
politique des transports:
- la place des transports en
commun
- la place de la voiture et de son
stationnement
- la place du vélo et des
déplacements doux...
Le consensus ne peut venir que du
dialogue et de l'écoute.
Les
transports en commun.
Nous revisiterons certaines
dessertes de bus. Les décideurs et opérateurs doivent
être à
l'écoute des demandes des
usagers, comme la suppression du bus devant la CPAM qui
handicape les personnes les moins
valides.
Le réseau doit être « maillé » et moins
centralisé, et des parkings-relais seront
prévus pour gérer l'interface
entre transports publics et transports individuels.
Nous ferons un bilan objectif des
transports publics. Nous devons savoir quelle est
l'évolution du nombre de passagers,
sur quelles lignes, à quels coûts, avec quels dysfonctionnements. Cela nous permettra de
trouver des solutions pour améliorer les services et les rendre attractifs.
La question
de la gratuité des bus sera co-étudiée avec une groupe de travail
citoyen:
faisabilité, avantages,
inconvénients, et pourquoi pas expérimenter puis faire un
bilan comparatif de
l'attractivité !
Une renouvellement écologique de la
flotte des transports en commun.
Saint-Nazaire a un parc STRAN
conséquent, le renouvellement récent des bus nous
interpelle. Nous étudierons le
passage à des carburants écologiques, au fur et à mesure
du renouvellement. Le
biogaz sera
étudié ainsi que d'autres carburants propres.
Le
déplacement en voiture.
Nous favoriserons son usage quand
elle est irremplaçable, et limiterons son stationnement devant les commerces. Nous
favoriserons sa mobilité en simplifiant les trajets.
Nous mettrons le
stationnement payant en régie
municipale, actuellement géré par
Vinci, et étudierons la
mise en zone bleue du
stationnement.
- Nous remettrons à plat la question
des parkings pour ne pas obliger les Nazairiens à se
garer toujours plus loin. Nous
prévoyons des parkings de
délestage en continuité avec les transports en commun ou des possibilités de
déplacements doux: vélo en
location…
Nous favoriserons le covoiturage, et
mettrons en place un Plan de Déplacement d' Entreprises (PDE) .
Des
mobilités douces et apaisées.
Les déplacements à pied ou à vélo
seront favorisés. Le réseau
de pistes cyclables sera étendu et rendu plus
sûr.
Les piétons disposeront de zones de
circulation apaisée.
Les évolutions de l'usage du vélo
seront intégrées. Les usages récréatifs ne doivent pas
être les seuls pris en compte. Le
vélo a aussi, et de plus en plus, une utilisation pour aller
à son travail ou pour des
déplacements rapides .
Les enfants et les adolescents doivent pouvoir
l'utiliser en toute sécurité. Il faudra
relier les écoles, les aires
sportifs, les centres d'art plastique, de musique, de danse par
un réseau maillé de pistes
sécurisées.
Les abords des établissements
scolaires seront particulièrement protégés.
Nous souhaitons systématiser le tourne à droite aux
feux pour fluidifier et rendre attractif ce mode de déplacement.
La mise à disposition de
vélos en
location fera l'objet d'une étude, avec un «
garage
associatif » de petites
réparations.
Propreté, navette
fluviale, charte de l'arbre: Nous ferons
preuve d'une extrême vigilance dans le domaine de la propreté
publique. La question des
déjections
canines n'est pas une question de seconde zone.
Nous lancerons un effort
soutenu de sensibilisation, et verbaliserons les
contrevenants.
Étudier la mise en place d’une navette
fluviale. Ce
projet était associé à la circulation alternée et la mise en place
de bus cadencés entre
les deux rives. La droite et le
centre s’y étaient alors opposé préférant un autre pont
sur la Loire ! Nous
relancerons les études sur ce sujet.
Charte de l'arbre.
A l’instar d'autres villes,
Saint-Nazaire établira une charte de l’arbre qui garantira la
place de l’arbre et des
espaces boisés dans la ville, dans un objectif de biodiversité,
de valorisation du paysage et
de respect des essences locales.

MERCREDI 19 - à partir de 15 heures rendez-vous sur le front de mer (devant l'école Saint-Louis) pour gavotter et souhaiter la bienvenue au Printemps des lendemains qui...
On en cause dans la presse:
"L’homme
du pouvoir municipal actuel, David Samzun, qui attend depuis 18 ans
pour s’asseoir dans le fauteuil de Joel Batteux, ne fait pas l’unanimité
chez les militants PS nazairiens. Son coté blinbling que certains, même
dans son camp, n’hésitent pas à qualifier d’ « affairiste » en raison de ses liens étroits avec le lobby de l’immobilier liés à sa fonction d’adjoint à l’urbanisme.
La
fièvre immobilière, qu’il assume avec aplomb, a profondément changé
l’aspect de la ville. De nombreux programmes immobiliers souvent
critiqués pour leur esthétique sont sortis de terre. Mais il ya aussi la
vente d’un jardin public ( Le petit Jardin) , d’un square (Delzieux) et
de la grande place Marceau ( programme « Ruban bleu ») à de grands
groupes privés, qui étonnent et indignent une part notable de la gauche
nazairienne.
Ce
quadragénaire ( né en 1970) est un pur apparatchik élevé au biberon PS
depuis sa prime jeunesse. Il cumule les indemnités : adjoint,
vice-président de la CARENE ( agglo) et président de l’office HLM
Silène.
Alors
que l’ensemble des listes vont dépenser le minimum d’argent pour leur
campagne municipale la liste PS-PCF- EE LV se distingue avec un budget
de près de 70 000 euros. Dans une ville sinistrée par la conjoncture économique, ça fait désordre.
Son caractère que certains qualifient volontiers de « colérique » et son attitude reçue comme « hautaine et méprisante » lui
ont déjà aliéné une partie de l’électorat traditionnel du PS local. Le
risque de se retrouver dans l’opposition semble le rendre encore plus
nerveux car, comme beaucoup de candidats de sa liste qui sont des
professionnels de la politique, il a beaucoup à perdre matériellement.
Parmi
les personnels de la mairie qui, traditionnellement était acquis au PS,
la révolte gronde avec une souffrance au travail liée à un management.
Pour eux, bon nombre de chefs de service devraient leur poste à ce qui
s’apparente à du clientélisme. Les bons connaisseurs du marigot
municipal parlent des «7 familles» qui se partagent les postes de
responsabilité dans les services municipaux et au sein du conseil
municipal. 31 ans de pouvoir de l’équipe Batteux sans partage auraient
créé cette situation.
Le
ralliement de EE LV à Samzun ne passe pas dans la base écologiste.
Cette base ne peut en effet cautionner la politique bien peu écologique
du pouvoir municipal. Refusant ce ralliement pour des postes, une partie
notable du mouvement soutient la liste du dissident Gilles Denigot où
on retrouve également l’UDB et des membres de l’association Natur
Action. Cette association bien implantée à Saint-Nzaire est la bête
noire de Samzun pour son engagement contre le bétonnage à tout va de la
commune. Les instances Pays de Loire qui conditionnent les décisions des
militants EE LV du 44 ont exclu préventivement Denigot et 3 autres
membres de EELV.
Ce
cocktail débouchera peut-être sur la perte de la ville par le PS dans
une commune qui vote pourtant à plus de 60% à gauche – en 2008 déjà le
vent du boulet avait soufflé très près avec une quadrangulaire où le PS
Joel Batteux était passé de justesse avec 40 % des voix. Un sondage
confirmerait cette tendance avec Ludovic Le Merrer arrivant en tête au
2e tour.
Une campagne à suivre de près à Saint-Nazaire."
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