mercredi 5 février 2014

agathe the blues




 billet d'où?


Tu vas  quand même pas me dire que cette photo de bain de boue au soleil sur le front de l'ouest a été prise séjour-ci?
Hé non, Raymond
Provenance directe sur son train de vie au 31 janvier 2011
 et si je l'ai posée à la Sainte Agathe the blues
c'est parce que
ne me sentant pas tout à fait et tanche et arrimé comme il faudrait
j'évite ici et maintenant d'aller chercher la nouvelle vague
au risque qu'elle m'emporte,
et que je prenne un bouillon dès onze heures.




Comment vas-tu vieille branche?


petit clin d'oeil des deux yeux
au Marquis de l'Orée mis sur pause
et à 
Anne des Ocreries
qui pause aussi



                                                                               ]]]]]]]]]]]]#########~~~~~~

bigot trottoir:
"J'ai pris de l'assurance à la macif pour tous"



                                                                               }}}}}}}}}}}}\\\\\\\\\\\\{{{{{{{



ça se pose sur Mars










J'ai aimé lire:


"Je voudrais m’évader

Par un carré de ciel bleu

Soupirail

Par dessus les nuages

Jouant lignes de départ

Et d’arrivée,

Sous les acclamations de la foule

Des grands jours

D’exécution publique.



Ma tête ne tient plus

Qu’à un fil,

Retenue par une simple ligne de terre

Que personne n’écrira,

Où personne ne marchera

Sauf les fous obsédés

Par la démence de vivre.





Malgré mes rages et mes cris

La révolte ne peut finir….."
   "Ligne de terre" Pascal Sauvaire   sur: Mots Perdus



 Sotchi dans la colle



illustration source:Christopher Stribley
 
"Poutine" ça ressemble à une soupe d'hiver avec des yeux sur le dessus
et des gros morceaux en-dessous.
Roboratif à s'en faire des cheveux au vert missel.

L'ambassadeur de Russie en France s'appelle Orlof
et quand on le cuisine, ce matin sur Inter,
il sort sa langue des bois
chargée d'histoires à vomir debout.
On pourrait presque en rire si....


 illustration source: Toile

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"Tout le monde vient d'un point particulier
mais ils s'en vont ailleurs."




mardi 4 février 2014

cherche son horizon en dehors des cloisons



"Combien de temps déjà combien de temps passé
dans ce tunnel sous la cour des cent pas éternels
éternellement enfoui derrière la porte close
et la vitre sans tain, la peau de quartz vert

Il ne fait jamais nuit
sous ce jour de néons
mille aiguilles ont surgi
sous les paupières closes

Parfois la porte s'ouvre pour aller faire tourner
ton fantôme sur lui-même sous un ciel barbelé
quartier de sol glacé, de haute sécurité
ce soir les chiens Ninja hurleront au sous-sol

Je sais qu'il faut se taire
au loin le tonnerre gronde
éradiqué du monde
évincé de la terre

Cherche ton horizon
entre les cloisons

Le rythme carcéral
passe par la tuyauterie
un dialogue de misère
pour dire qu'on est en vie
ou bien qu'on fait comme si
et qu'on sait que ça n'a plus
ni le moindre sens
ni la moindre importance

Qui de ma tête
ou de mon coeur va
imploser comme une étoile ?
quel débris ou quel morceau de moi
d'abord te rejoindra, te rejoindra ?

Cherche ton horizon
entre les cloisons

Au-dehors le spectacle abject continue
et tous les doigts pointés en déluge de papier
envahissent les avenues
et tentent de boucher les pores de nos peaux
prière pour que jamais ils n'y arrivent
tout à fait

Cherche ton horizon,
traverse les cloisons..."


Bernard Cantat-"Horizon"






Comme un arbre dans la ville

Je suis né dans le béton
Coincé entre deux maisons
Sans abri sans domicile
Comme un arbre dans la ville

Comme un arbre dans la ville
J'ai grandi loin des futaies
Où mes frères des forêts
Ont fondé une famille
Comme un arbre dans la ville

Entre béton et bitume
Pour pousser je me débats
Mais mes branches volent bas
Si près des autos qui fument
Entre béton et bitume

Comme un arbre dans la ville
J'ai la fumée des usines
Pour prison, et mes racines
On les recouvre de grilles
Comme un arbre dans la ville

Comme un arbre dans la ville
J'ai des chansons sur mes feuilles
Qui s'envoleront sous l'œil
De vos fenêtres serviles
Comme un arbre dans la ville

Entre béton et bitume
On m'arrachera des rues
Pour bâtir où j'ai vécu
Des parkings d'honneur posthume
Entre béton et bitume

Comme un arbre dans la ville
Ami, fais après ma mort
Barricades de mon corps
Et du feu de mes brindilles
Comme un arbre dans la ville"

-Maxime Le Forestier-







Souvent,
on fait
comme il se pleut
                            avec l'eau probre
et chacun
en raison
 se protège
de son chéneau manquant