samedi 30 novembre 2013

pour un instant

Juste un instant,
un
instant
damné
où l'on cherche à poser ses fesses
au plus près
 des jambes coupées
Ces premières secondes que l'on imagine figées
dans un souvenir
qui commence pourtant déjà sa lente et inexorable  progression vers
l'oubli.
L'oubli d'une voix qui n'était pas enregistrée
l'oubli d'un visage qu'aucune photo ne pourrait expliquer
l'oubli de l'irremplaçable
Unique et commune vérité de l'Être
puis de son néant.

A cet instant,
que l'on se répètera en boucle.
quelques temps
avant de passer à autre chose,
plus tard
c'est obligé,
c'est forcé.
Et...
c'est sans doute mieux ainsi.
On n'a pas le choix des armes
ni celui des larmes.
La cruauté est de règle
dans la vie
et personne ne sait à l'avance
ou presque,
quand s'arrêtera le film.

Certains jours moins bien lotis que d'autres, on ose se faire une ptite idée
mais que l'on chassera vite, très vite, d'un revers de main agacé
 comme la mouche qui rodait dans ses parages immédiats
et qui commençait à bien faire.
Non mais...

Juste un instant,
un court instant
l'oreille collée au combiné
à quelques syllabes envolées
et terribles
de banalité

"Il est mort"

Silence.
On ferme
...







A Julien




jeudi 28 novembre 2013

manteau de gloire



Rose du soir
espoir
de lendemain
aux pieds secs.

Immaculée périphérique
 toute timide
ce mercredi,
les yeux au ciel.

La nuit promettait d'être 
fraiche.
Pour un plaisir prévisible
 les codes seraient respectés
et 
le dicton coutumier
emballé
dans un joli papier cadeau



Attiré par la lumière
comme
insecte au volant,
qui se gare sur le bas côté
du marais.

En terrain d'hiver,
 le paludier
oeuvre  discrètement  son monde
dans un décor
de pâte à sel
mélangée
sur une palette d'oeillets
aux peintures de l'eden


chanson  découverte chez  "Rêveuse de mots"




"Je croise des rêves, je croise des gens,
je croise des morts et des vivants.
Le jour se lève en emportant
de la poussière, des ossements.
Sous les mensonges, sous les tourments,
la nuit s'étire, l'ombre s'étend.
Petite éponge noyée de sang,
ne vois-tu rien venir devant ?
Qu'est-ce que l'on cherche ?
Qu'est-ce qu'on apprend ?
Où sont les perches
que l'on nous tend ?
Manteau de gloire, Manteau d'argent,
on va tout nu par tous les temps.
Chanson pour boire, chanson seulement,
pour dire le vide que l'on ressent.
Poignée de sable qu'on voit filant,
d'entre nos doigts, n'y rien pouvant.
Sur son nuage va chevauchant
chacun de nous
cheveux au vent.
Manteau de gloire, Manteau d'argent,
on va tout nu par tous les temps.
Chanson pour boire, chanson seulement,
pour dire le vide que l'on ressent.
Ce que main donne, l'autre reprend,
ce que l'on tient fichera le camp.
Noir dit un homme, l'autre dit blanc,
il faut parfois tuer le temps.
Qu'est-ce que l'on cherche ?
Qu'est-ce qu'on apprend ?
Où sont les perches
que l'on nous tend ?"

-Stephan Eicher-

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-envoi de Serge-
que nous appellerons 
"Fontaine de jouvence"
"Pourquoi jouvence
fais chier, pas envie d'être immortelle" (n.d.c.-Caca prout imaginé de la dame aux mots Vé! genre)



Brigitte Fontaine emmerde la presse par Telerama_Doc