dimanche 15 septembre 2013

la nuit du milieu

C'est ma nuit du milieu
                                     et
                                      le milieu de la nuit
avec
        entre deux rives,
un rectangle de papier comme un rituel retrouvé, ressorti du grenier des vieilles habitudes;
du temps
              où les mots avaient encore l'idée de se tromper en grimpant sur les gradins d'une feuille presque vierge et en se prenant bien souvent les poings  déliés dans les ornières d'une écriture artisanale.

Et puis...disaient les ceux qui savent et le font savoir qu'ils le savent: Revenir aux fondamentaux
alors
que,
les bourrasques occupent la nuit qui commençait à s'ennuyer -depuis l'ancien temps des équinoxes-
un peu trop clément peut-être à son goût épicé.
La tempête tropicale ou ce qu'il en reste
va surfer sa vague atlantique et venir s'échouer de tout son long littoral sur un lit de coquillages agglutinés à la bonne parole des sables émouvants
comme...

Jour qui rit
Jour qui pleure
et tous les JEAN du grand  thêatre

My chère Lady( C.)
...
Je suis de l'anti-chambre, la pièce montée de toute pièce
pour les besoins des passeurs d'étoile, boursicoteurs de lune
et
bricoleurs de rêves insomniaques.

Tu vois.
Je prends encore la tasse,
à la santé de toutes les rizières
 et à la reine des toréros en herbe.
Les seuls qui valent vraiment la peine
du costume et de la poudre de riz
pour faire illusion
et
que le spectacle continue malgré Tout
et son Contraire.

Valkyrie
Val qui pleure.
Les guerriers sont dans la pleine et  comme d'habitude n'ont aucune intention d'en sortir,
puisqu'ils font si bien  la parade du bain et des boeufs.

 Pourvu que ça dure
disait le marchand de soupe
en lançant son échelle

et
hop!
pom-pom-pom-pom.


Une cuillerée qui rit
une cuillerée qui pleure
et ça fait
 des grands slurp!


Après,
 il sera toujours temps de mettre sur Pause,
de s'enfoncer dans le jour
et d'y chercher l'ombre
dans l'arrière boutique
de l'arrière saison.
Après on verra bien puisqu'il sera demain
et ça me fera les pieds.
Saluez public
et marche arrière jusqu'à la sortie.

Des gentils rient
Des gentils pleurent.

À mon "jeune" frère…



Parce que l'amour, l'infini, a toujours besoin qu'on lui parle

le courrier  de  Lady C.


À mon "jeune" frère…





"Ce prénom Jean…

Il faut bien que j'y pense un peu… 
Il faut bien que je l'écrive… 

Que je dise enfin que je l'aime qu'il n'est pas daté, qu'il reviendra ici et maintenant comme les Jules, comme les Ferdinand, qu'il sera de nouveau empereur, pape ou imposteur…


Je sais de source sûre que Cocteau dont le souvenir m'électrise m'y autorise !


Jean mon frère fragile 
Jean l'apôtre préféré
Jean de l'Apocalypse 
…et tous les Jean conjugués… 

Jean-Jo, Jean-François, Jean-Jacques
Tous ces Jean-De-Foutre-Dieu 

Baptisés, confirmés, aimés…
Génération d'écrivains, sculpteurs, peintres, fous, poètes…  


Les Jean qui aiment d'autre Jean (Jean Cocteau, Jean marais) 

Les Jean qui s'aiment et n'ont pas froid aux yeux… 
Les Jean qui aiment les garçons mais aussi les filles libres… 

celles qui aiment les garçons qui aiment les garçons…
Les Jean qui aiment les Parents et les Enfants terribles…

Les Jean qui préfèrent aimer plutôt que détester… 
Les Jean, Narcisse, Bacchus et Orphée, tout mélangés… Quelle sarabande échevelée… 

Les Jean évanescents, de sexe indéterminé, d'âme bien trempée…  
Les gens fragiles comme des brindilles, roseaux plutôt que chênes, les Jean de la Fontaine…
Les Jean jeune génie*
Lady C