lundi 3 décembre 2012

vers l'aventure





Ce jour là, un lundi je crois,
alors que nous étions attaqués, de tous les points de vue,
par de fines gouttes introspectives,
et contemplant le résultat d'une tentative de sortie de la veille,
il décida
petit
Tas,
de consulter au plus vite,
les officines de la technologie adaptée,
très adaptée même
afin de prendre quelques cours appro-priez
sur le maniement de son récent joujou photographique
et z'y puiser tout ce que les conseils avertis
élogeaient
(chez l'habitant?).

Les habitués du site le savent, la maison éprouve quelques difficultés
avec la technologie (à relier "chez l'habitant" bien sur)
qui sont très certainement
et comme Toutin§Chacun (les fameux clowns)
le résultat d'une enfance.




 vers l'aventure.


Au galop
Au trop 
et
à l'essai.

Les  indulgences
 sont à déposer dans la corbeille, en sortant,
 meeeerrrrciiiiiiii






Une fois de plus, comprenant la détresse tragique (la maitresse dragique?) dans laquelle je me trouvais, en cet embarras de semaine,
Brigitte, abonnée à l'année,   ( c'est beaucoup moins cher, pensez-y pour les fêtes) de ce blog aux marrons sur page déglacée
et qui Bosphore
pour se payer des vacances
à  Istan(red)bul et consort (le soir)
décida de voler (c'est pas bien de voler) à mon secours en m'envoyant quelques instantanés 
de son séjour entre Europe et Asie,  des fois, on ne sait plus,
En tout cas,  il faisait 22 degrés, la semelle derrière.
Ah ouais, quand même.
...














 Brigitte (faites coucou) et Sainte Sophie, deux incontournables d'Istanbul  en automne


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 Nouvelle rubrique:

- trois phrases d'un livre-




"Il m'est arrivé de penser sérieusement, sans intention de rabaisser les hommes, qu'une femme dit la vérité même lorsqu'elle ment. Cela vaut en amour comme à la guerre."





"Nietzsche a dit que quand nous nous réveillons désorientés au milieu de la nuit, les ennemis que nous avons vaincus il y a bien longtemps reviennent pour nous faire peur."





"Ses rides sont claires, elles disent que le passé est une bonne caisse à outils pour ceux qui n'attendent plus rien du présent ni du futur."



extraits de: "Face au mur" de  Cesare Battisti-2ditions Flammarion-







"tu connaissais pas la consigne,mon ange
tu m'as coupé par la racine,mon ange
blanc comme un sachet d'héroïne,mon ange
tu connaissais pas les remords,ma belle
ni ce que ça fait d'être mort au ciel
la lune est bleue comme un passeur fidèle
tu connaissais pas les ravines,mon ange
ni le sanglot que j'aurais pris,mon ange
tu joues avec la carabine,mon ange
tu connaissais pas la consigne,ma belle
fallait-il que tu la devines,ma belle
pour que l'amour enfin soit éternel

prendre la vie comme on veut
on priera le ciel si non mieux
on s'en mettra plein la panse
prendre la vie comme elle vient
on ira au ciel si on veut bien
on ne marche plus ,on avance

laisse aboyer les chiens

tu connaissais pas la consigne,mon ange
ma poule,ma p...des îles, mon ange
vois-tu les cheminées d'usine,mon ange

tu connaissais pas le silence,mon coeur
le siège arrière d'une ambulance,mon coeur
c'est trop tard une fois qu'on s'élance son coeur

comme un ange qui passe
comme une fissure dans la glace
comme ta première passe
comme on découvre en première classe
ça peut te sembler
ça peut te sembler long

comme un ange qui passe
un inconnu dans la glace
qui laisse une trace
ça peut te sembler dégueulasse
ça peut te sembler
ça peut te sembler bon

prendre la vie comme on veut
on priera le ciel sinon mieux
on s'en mettra plein la panse
on prendra la vie comme elle vient
on prendra la vie si on veut bien
on marche plus,on avance
on prendra la vie comme elle vient
on ne sera plus jamais un chien
on aura des récompenses
on prendra la vie comme on veut
on priera le ciel un jour sur deux
on s'approche plus, on s'avance

laisse aboyer les chiens
la caravane est loin
laisse aboyer les chiens
la caravane est loin

tu n'as pas suivi la consigne,mon ange
tu gis sans vie dans la cuisine orange
vêtu d'un t-shirt et d'un jean à frange"
-Benjamin Biolay-

dimanche 2 décembre 2012

comme une bernique sur son rocher




Dimanche
en
revue d'estuaire.
Une légère infidélité à La Loire
puisque Vilaine...
Entre Quimiac et tenue d'Hiver
Mesquer, son réverbère
et le soir qu'arrive
dare-dare.

Faudra bientôt songer à rallumer la bougie



Loupé le marchand de glace
ou trop tôt
ou trop tard
Va savoir!

Sur la plage orpheline
qui compte ses pas
un peu à reculons.
Trop d'émotion en solitude
peut-être...



Pour l'autoroute de la mer
faudra repasser
Un peu plus haut sur la carte.
Un peu plus bas dans la vague.

Ici, on a l'huitre pépère
 et le temps de voir pousser
les bourriches 
au marché de Noël.





Conseil d'aviso:
Ne pas trop jouer aux chèvres insulaires
qui ont la patte beaucoup plus marine
que certaines prétentions artistiques
sur rocher 
et à découvert.
Au risque d'une fin de glissade
dans la soupe froide.


                                                      /////////////////////////°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°



Philippe nous propose:



"Alors que la situation s’enlise sur le site du futur aéroport, la "mission Notre-Dame-des-Landes" apparaît déjà comme l’une des plus vastes opérations de police menées en France. Elle a mobilisé jusqu’à 2 200 hommes au plus fort de la crise et commence à agacer dans les rangs.
Les gendarmes et les policiers la surnomment « mission Notre-Dame-des-Landes »*. Un nom simple qui désigne une des plus importantes opérations de maintien de l’ordre menées à ce jour en France. Pas forcément en terme d’effectifs. Le G8 de Strasbourg en 2009 ou le G20 de Deauville en 2011 ont mobilisé plus de policiers et de gendarmes. Mais durant une semaine... La « mission NDDL » dure déjà depuis un mois et demi et son issue paraît aléatoire.
NDDL mobilise à la fois des gendarmes mobiles et des CRS. « Ils viennent de toute la France. Avignon, Nice, Lille, Guéret, Saint-Brieuc et Lille. C’est un incroyable chassé-croisé ! », souffle un gendarme. Sur le terrain, cependant, les rôles sont bien définis. A quelques exceptions près (lire ici), les gendarmes interviennent dans la campagne, autour et sur le site du futur aéroport du grand Ouest. Les policiers, eux, veillent sur la préfecture et le centre-ville de Nantes, ou encore sur la plateforme de Nantes Atlantique. Quand les événements l’imposent, ils prêtent main forte à leurs collègues militaires.
Deux fois plus d'hommes à NDDL qu'en Afghanistan
Ce fut le cas dans la semaine du 16 octobre, au plus fort des premières évacuations menées dans les maisons de la Zone d’aménagement différé (Zad). Combien étaient-ils exactement ? Selon le syndicat de police Unité SGP, jusqu’à 15 compagnies républicaines de sécurité* et 14 escadrons de gendarmes mobiles* ont été mobilisés sur cette période. Soit près de 2 200 hommes. Deux fois plus que le nombre de soldats français déployés actuellement en Afghanistan...
« Tout le monde n’est pas intervenu au même moment », nuance Thierry Boutier, délégué zonal du syndicat Unité SGP des CRS. Au ministère de l’Intérieur, on s’en tient au chiffre officiel, le seul avancé jusqu’à aujourd’hui. « Ce qu’on peut dire, c’est qu’au plus fort de la crise, à un instant T, il y a eu plus de 500 gendarmes et policiers à intervenir sur les expulsions », assure Pierre-Henry Brandet, porte-parole.
Les chiffres avancés par les syndicats seraient-ils faux ? « Il y a des compagnies qui sont venues une seule journée, d’autres deux. Certaines étaient en repos, en réserve, d’autres sécurisaient certains sites sensibles, détaille le porte-parole du ministre de l’Intérieur. Je ne dis pas que les chiffres des syndicats sont faux. Je dis qu’il ne faut pas les additionner, car ils ne représentent pas la réalité. »
Sujet sensible
Combien de policiers et gendarmes restent déployés ? Quel est le coût d’une telle opération ?** Autorités locales et gendarmes ne souhaitent pas communiquer. Il faut dire que le sujet est très sensible. La « mission NDDL » n’a pas été placée sous la tutelle du préfet de Loire-Atlantique, comme c’est généralement le cas quand des forces mobiles sont engagées. Le ministère de l’Intérieur, via son unité de coordination des forces mobiles (UCFM), gère en direct avec le préfet.
Dans les rangs, la mission commence à agacer. Seuls à prendre officiellement la parole, les syndicats de police relaient le ras-le-bol commun des deux « corps » engagés sur le terrain. « D’accord, les CRS sont là pour gérer les imprévus, mais cela fait maintenant un mois et demi que ça dure, rappelle Thierry Boutier. On continue à envoyer un jour une compagnie de Nice, le lendemain une de Lille, et le surlendemain une de Saint-Brieuc. Cela rajoute du trajet et beaucoup de fatigue à des missions qui ne sont déjà pas faciles. » Même son de cloche chez Alliance CRS, syndicat de gardiens de la paix affilié à la CFE-CGC. « On n'a aucune visibilité sur notre mission. Les gars savent quand ils partent de chez eux, mais jamais quand ils reviennent. »
L'opération du 23 novembre, sur le site du futur aéroport, semble aussi avoir révélé les limites du dispositif. Problèmes de mobilité, de communication, difficultés pour se repérer liées à une méconnaissance du terrain, manque de munitions… Les gendarmes engagés dans les violents affrontements en fin de semaine dernière ont éprouvé des difficultés à faire face. Leur tenue de "Robocop", pas franchement adaptée au terrain, n'a pas simplifié les manoeuvres. Et l'opération s'est révélée compliquée à commander car ses contours juridiques étaient flous. 
Engagés jusqu'en 2017 ?
Outre les ennuis tactiques, les policiers pointent les problèmes logistiques engendrés par l’importance des effectifs présents. Depuis quelques semaines, les locaux de la CRS 42, la compagnie de Nantes, sont devenus un véritable « hall de gare ». La cantine peine à nourrir tout le monde. De même pour l’hébergement. Il est arrivé que plus un seul lit ne soit disponible dans la capitale de Loire-Atlantique. Résultat : des policiers niçois, sécurisant Nantes, ont dû dormir à Rennes.
Le malaise latent au sein des forces de l’ordre est accentué par l'impossibilité à envisager une sortie de crise. « Si encore on connaissait la date de la fin de notre mission, confient en chœur des policiers. Mais là, on n’a aucune visibilité. Les opposants ne lâcheront pas le morceau. On risque d’être présents jusqu’à la mise en service de l’aéroport, en 2017 ! »
Au cabinet du ministre, on se veut plus optimiste. Une commission de dialogue a été mise en place ce vendredi. « Si on arrive à s’entendre, ça peut évoluer vite », affirme le porte-parole du ministère. Rien n'est moins sûr.
*Une compagnie républicaine de sécurité compte 80 policiers.
*Un escadron de gendarmes mobiles compte 70 gendarmes.
**Une source citée par Presse océan a avancé la somme de 500 000 € pour l’opération du 16 octobre. Ce chiffre n’a jamais été démenti."
 -Claire Staes avec Killian Tribouillard- pour: Le Mensuel de Rennes




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-LA BERNIQUE ET LE ROCHER-

"Sur les côtes du bout de la terre, un rocher
Se lamentait de sa condition à en désespérer.
- Je subis de l’océan le mauvais caractère,
J’aimerais dire deux mots à Neptune, son père !
Les marins me maudissent en s’échouant sur moi,
A la vue de leur navire, j’en pâlis d’effroi.
Même pas une belle sirène pour s’alanguir,
Tout serait différent si j’étais un menhir.
Je serais célèbre car je serais très rare,
Au large, seule m’adoucit la lueur d’un phare.
Quand à la nuit tombée il eut fini son soliloque,
Quelqu’un chuchota sous une toute petite coque :
- Tu es bien injuste envers toi, ignores-tu
Que si tu n’existais pas, je serais perdue ?
Sans rochers, il n’y aurait pas de berniques,
Oublie les calomnies et toutes les critiques !
Seul un récif peut affronter la mer déchaînée
Et aucun menhir ne serait digne de ta destinée
Car nous pouvons survivre sur ton dos solide
Dit le coquillage aussi sincère que candide.
Le rocher ne sentit plus les vagues sur lui
Et soudain à l’horizon le vent s’était enfui.
Il n’y a pas de honte à accepter un compliment
Quand il cache avec pudeur un beau sentiment."
 -Isaconte-