jeudi 25 octobre 2012
fille de darse
La brume avait pris le bateau par les cornes.
L'estuaire trainait mollement sa descente de lit.
Au regard des évènements du ciel, la tendance semblait de mise
dans les variations du gris
roulant en écume de mer.
Maintenant,
l'avant port avait toute la l'attitude à s'envoyer en mer.
Mais il restait là sagement assis sur ses principes d'amarrage
à regarder pousser la mousse au fond d'un verre, pendant que les alchimistes
du parc d'attraction,
là, derrière,
continuaient à orchestrer une mise en Loire
pour géants des mers
Ce n'est pas la taille qui compte,
souviens t'en.
Y a des demi qui voient double
au bar des vrais semblants.
De quoi porter sa bouée en bandoulière.
Eh!
Sauve qui peut,
la mer.
mercredi 24 octobre 2012
à force de chaque jour
"La force de chaque jour
est dans cet itinéraire
qui nomme les heures au cadran.
Là.
J'épèle l'envers des mots
pour goûter l'avide conscience de l'air.
Instance où je témoigne.
Pour moi, seul.
Je réinvente des lois
qui ne sont que prélude à l'abolition des lois."
"Le rythme des heures a pris corps dans mon corps,
annonçant l'arrivée frontale des saisons.
Les pierres connaîtront le gel, le chant des oiseaux, l'odeur des blés qu'on coupe, l'été, l'automne aussi...
Mon sang arrive à marée haute.
Le relief des outils émerge dans mes rêves, et creuse le rêve.
Mes mains savent l'heure."
"au cadran les aiguilles se fendent, et, dans l'espace, le ciel, tout le ciel contenu déborde.
Nul mot alors sur mes lèvres, et le vertige à se savoir loin de tout rivage.
A nouveau j'ai baissé la tête.
Le silence alors et comme pour étouffer le cri, l'égorger sur la pierre brûlante.
Là, de tout mon poids inutile, avec le ciel sur les épaules, pesant à me faire plier le genou en terre.
Terre, qui s'étale comme un désert.../...
".../...J'appareille vers d'autres rivages.
Là gisant entre les crêtes aux clartés inconnues, j'attends, j'entends ce piétinement des heures qui traversent mon corps.
Transhumance.
Terre et moi, terre à terre. Et les pierres autour.
Terre la bouche, et terre les yeux, terre les mains et terre mon sexe.
Je compte mes os par cette terre rossa bue à même ces pierres devenues fontaine, source, où l'avenir se révèle à l'image d'un pays qui en aurait fini de mourir
Immobilité."
extraits de: " Loin de tout rivage" de Jean-Claude Izzo- les Editions du Ricochet
Mathilde Bellec est une jeune chanteuse nantaise que je viens de découvrir par la grâce de Johann qui m'a envoyé le morceau qui suit.
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LE SITE DU FESTIVAL
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