jeudi 19 juillet 2012

l'été réchaud


Le marteau piqueur.
Un bras nu piqué.
La boulangerie fermée pour un mois
et moi, et moi émoi.
Comme pour faire rigoler la galerie, le quartier en transhumance.
Une carte postale de Palavas où l'on grésille, où l'on s'entasse
Des volets à bride rabattue
Les poils qui frisent dans la chemisette largement toute verte.
On s'en paie une tranche
de melon délavé
d'abri côtier,
Un triangle de bermude cent pour cent coton  chiné.
et une fois que  l'heure de la débauche a sonné
le calme monastique des pieds nus  sur terre version modèle réduit à jardiner.
Demain peut-être

Et encore...

Quelques photos à recycler...










Fume, c'est du bateau








mercredi 18 juillet 2012

pile en face



Il prit la pile de livres, pour faire face au vide d'un instant.
Le premier en haut de la pile, face contre mer, il l'avait refermé en début d'après-midi, en mettant les volets sur l'espagnolette, comme il se doit, en temps de sieste.

"Savoir perdre"..Drôle de titre, légèrement saugrenu, à l'époque où le savoir gagner, réussir ou encore faire sa place après avoir tiré la chasse...semblaient nettement plus vendeurs dans les rayons du prêt à consommer

Mais c'était ptêt bien pour cela qu'il l'avait choisi, finalement, en grappillant au hasard la chance,des étagères de la bibliothèque municipale.
Il aimait bien cette façon de ranger les bouquins par ici, dans le mélange des genres, qui permettait ainsi de découvrir des styles et auteurs qu'il n'aurait sans doute jamais fréquenté si le classement avait ressemblé à ce qui se faisait d'habitude dans ce monde.

Seulement voilà, après avoir savouré le dernier feuillet, il ressentait un léger désoeuvrement, comme c'était toujours le cas à la suite d'un bon bouquin. Il fallait  suivre quelques paliers de décompression pour éviter l'asphyxie et ranger  sagement dans un coin ce qui n'était déjà plus, qu'un souvenir.

Il devait "savoir perdre" en somme...

Plus tard, il serait toujours temps de tirer la pile en face pour rentrer la tête la première dans une nouvelle aventure qui lui apporterait -espérons- sa dose quotidienne d'oxygène, sans laquelle la vie qui va lui semblerait juste un peu.... délavée.