mardi 3 avril 2012

à peine


A peine un brin de naïveté comme la tige d'une plante nouvelle et printanière ballotée par les vents et toute surprise d'en être encore là, sur la roue qui tourne du grand manège aux flonflons bien huilés.
 Les colères sont passagères, parfois clandestines, parfois saisonnières, parfois délurées, parfois...
Elles investissent l'espace de l'impossible quand il oublie que tout cela n'est qu'un jeu de quilles et  même de jonquilles sur un bord de route poussiéreuse.
Regarde et range tes mots, un instant.
Regarde, à peine  une histoire de secondes et l'aventure finit, mais il en restera une douce chaleur dans les troublés ministères de ton vertige  intérieur.
La sauvagerie a parfois des leçons à t'offrir quand elle te ramène aux origines de l'essentiel, chez tes frères de souche au pied de l'arbre qui t'enracine.

A peine un peu de fraîcheur et d'innocence à réserver pour les jours de hasard ou d'incertitude , à la croisée des rencontres autrement  qu'improbables  qui te rappellent ce que tu semblais oublier parfois.
Tu n'es qu'un gosse mal fagoté.
 Alors pleure et bien souris à ta frêle boutonnière,
mon  ptit bonhomme.


photos: Patrick Lecouffe





lundi 2 avril 2012

le peuple à l'oeil







"Les flics au pied, l’armée au doigt
Le peuple à l’œil
Les flics au pied, l’armée au doigt
Le peuple à l’œil
Tu ressembles à un petit roi
Gonflé d’orgueil
Mais comme tout le monde tu finiras
Dans un cercueil
Et ce jour-là, je f’rai la fête
Je s’rais content
Si on m’a pas tranché la tête
Scié les dents
Pour avoir voulu tenir tête
Au président
Les flics au pied, l’armée au doigt
Le peuple à l’œil
Et les médias j’t’en parle pas
Ils n’sont qu’un seul
Ils ne travaillent que pour toi
Leur porte-feuille
Les flics au pied, l’armée au doigt
Le peuple à l’œil
Les flics inquiets, l’armée au pas
Les armes aux yeux
Encore une guerre pour je n’sais quoi
Des foutus Dieux
Dieux du pétrole et Dieu de l’emploi
Ils vont par deux
Comme les couilles qu’il me faudra
Pour vivre heureux
Loin de tes règles et de ton droit
Hors de ton jeu
Les flics au pied, l’armée au doigt
Le peuple à l’œil
Ça d’vient du grand n’importe quoi
La France en deuil
Tu propagandes à tour de bras
Tu terrorises
Un coup la peur des attentats
Un coup la crise
Mais ne te réjouis pas trop vite
Je n’suis pas seul
Dans les p’tites ruelles où j’habite
J’entends qu’ça gueule
Y’a des millions de gens comme moi
Qui en ont plein l’dos
De tes tazers et de tes lois
De tes bourreaux
Qui cherchent à étouffer nos joies
Quitte à s’en prendre à nos marmots
Les flics au pied, l’armée au doigt
Les gosses à l’œil
Les flics au pied, l’armée au doigt
Les gosses à l’œil
Les flics au pied, l’armée au doigt
Les gosses à l’œil
Aux armes citoyens
Aux armes
Aux armes citoyens
Allons déboulonner ces chiens
Aux armes citoyens
Aux armes
Aux armes citoyens
Allons déboulonner ces chiens
Allons déboulonner ces chiens"
-Zoufris Maracas-


"Travaillez plus, gagnez plus: vous aurez moins de temps. Le temps c'est de l'argent, vous aurez moins d'argent."
-Zoufris Maracas-






















illustrations: source toile