samedi 10 décembre 2011

jeudi 8 décembre 2011

porté, transporté




Il fallait être porté, transporté,
jamais gratuitement.
Avantage et dépens.  

Poursuivre sa ligne de vie
en veine de fuite de mots
et contre-sens.

Ne rien parier, laisser satisfaire,
Monter la côte encore,
cette fois.
Profiter uniquement et ne plus rien devoir.
Accepter les tempêtes
avec ou sans conflits d'intérêt.

Ne plus souffrir
faute de temps.
Ne plus mourir,
faute d'argent.
Car pour bien se servir de sa mort 
il serait  franchement  indispensable d'y trouver du crédit.
Sinon?

A quoi ça rime:
Toutes ces histoires
de petites  coupures.
Toutes  ces épines
dans la machine.
Toutes ces promesses
à chavirer
Toutes ces maladresses
redressées
tant bien que mal
et plutôt...
...que...






Porté, transporté,
recyclées les images,
sans jamais
comprendre
qu'une grève inachevée
puisse encore s'inspirer des ravages de l'espoir
pour soulager la peine d'un mousse
qui ne savait pas nager et pour autant,
remettait le couvert. dans l'évier.




Porté, transporté
le marchand de glaces est repassé
en lieu et place du marchand de sables
Les temps sont durs, faut s'adapter
la vue
sur berge.

Faire du sport cérébral
Conserver son homme demain , sa femme de lettres
Et.
Au moins,
cinq fois par jour
récolter les fruits du savoir.

Aider la chance à pas de chance.
Attendre sagement son tour
pour en  être sur la photo
à noyer l'horizon
sans qu'on le sache.
ou  parfois,
dans les rivages
se prendre pour le Zorro
d'une curieuse équation.