vendredi 11 novembre 2011

onze bretons et leur mer










LES BREIZH FOLIES


Ta mer, elle est en nage quand elle te court après.

Ta mer, elle fait des vagues parfois.

Ta mer, elle collectionne des coquillages qui brillent,
des colliers
de perles rares
en toc.

Ta mer, vit à contre-courant et lorsque tu crois parfois la mener en bateau,
c'est elle qui tient la barre et t'embarque où elle veut.

Ta mer en thérapie,  consulte les marées,  étoiles, sémaphores...
A l'ancre de ses carnets, elle  raconte
pour qui, pourquoi?
L'horizon.
Son estuaire habitué à ne jamais grandir,
à jouer avec ses doutes, avaler des palourdes,
et en  bouquet final
passer des grises aux roses.

Ta mer en poésie,
C'est Trénet sous la pluie, rayon Farz et attrapes.
pour faire valser les conventions
dans les jupes qui tournent des petites filles.

Ta mer maquille les jours et oublie la nuit,
ou alors l'Artifice
de rires et de bulles du même acabit,
pour tordre le cou aux dépressions sur Atlantique.
Ta mer, agitée  et  localement forte
d'avoir survécu le temps destiné.

Ce jour là,
tout en onze.
Ta mer,  elle cabotait entre ses eaux,
godillait sur son golfe
coiffait une carte postale...
en voulant
définitivement
faire sa fête
à l'explication de texte.

Bonne fête maman.






source: Toile

"Tu vois, le danger", dit le sage à son disciple qui venait juste de le quitter pour aller relever ses casiers en baie de somme, ou avant la sieste, si vous préférez-"Tu vois le danger" "ça tu l'as déjà dit-voix boaf!)
"c'est de prendre du plaisir à sa
mal-propre 
connerie
seulement, c'est tellement bon"...

POILUS SANS FRONTIERES 



...pas la guerre"
Quarto Negro · Vesânia II (Delírio Mútuo) from Quarto Negro on Vimeo.

jeudi 10 novembre 2011

loutre façon


 source: Toile


treize heures vingt-trois- le robot aspirateur dernier modèle de chez Nuit-Sens et  programmé à la seconde, laisse une trace sonore et écrite sur le parquet flottant entre deux os de l'étage supérieur.
Les thés meurtriers m'emmènent  à aller  soulager ma conscience et au dernier instant , poussant  la porte de la ville d'eau, je me rappelle qu'envoyée dans le cadre des échanges inter-sels, une otarie albinos  de l'avant-veille a élu domicile dans la partie la plus  aquatique de la maison. 

"On a failli ne ne plus se voir" me dit en souriant de toutes ses dents l'Artocephamus gazella. tout en rangeant  ses petites affaires dans un grand sac Hermès en peau de loutre toute  retournée. 
"J'ai rechargé mon Tomtom avec les derniers relevés cartographiques et  je vais pouvoir y aller à la prochaine levée des eaux. Le voyage continue..."

-Mais cela prendra cinq minutes, permettez-moi au moins de vous accompagner jusqu'à la côte?

"Vous êtes gentil, mais ce n'est pas la peine; d'après mes calculs, nous sommes à huit-cent mètres à peine du front de mer et comme vous dites par chez vous "quand la nuit fut venue" je vais me glisser avec une certaine volupté je dois l'avouer, dans les eaux froides  et noires de l'estuaire vers d'autres rencontres tout aussi charmantes."

C'est toujours la même affaire  avec les chambres d'hôtes . On rencontre des gens super attachants et puis voilà quelques heures plus tard  ils sont déjà repartis .
La vie se laisse à réfléchir.