dimanche 16 octobre 2011

digression briéronne, emballage compris



Samedi matin: jouons au bois, abreuvez musette.
La Brière mire ses canaux sous le clément  soleil d'octobre.
et 
les brouettes comme  tous les ans, bûches et  se croisent.
d'où
L'importance du joli tas avant  sa mise en plis, sa mise  au poêle.
Ah le rugissement de la tronçonneuse qui fend la bise et mord à la poussière.
C'est quelque chose,
sans doute 
 incompatible avec la grasse matinée...
Messieurs du genre technique, Faudra ptêt songer à l'avenir au modèle silencieux.
A moins que ce ne soit un fait exprès pour présager que la coupe du bois,  c'est une affaire virile et donc...grande gueule associée.
Mais comme disait un photographe de nos connaissances
"Méfions-nous de clichés".



 Quand au dimanche à repasser
 et bien je ne peux que  vous le souhaiter:
"Ni dieu ni maître"
et franchement et en somme
récupérateur
du style:
-Moderne-
(avec Ferré deux en un)








vendredi 14 octobre 2011

éloge de l'énergie vagabonde



".../...Dans sa boulimie de production, la modernité crée des produits sans avenir. Le capitalisme c'est la réduction de l'intervalle entre le moment où l'on achète un objet et où on le remplace. Les gens abandonnés, eux, peuvent s'en sortir, les objets non. ils rouillent, ils partent en poussière; Je ne leur suis plus aussi indifférent qu'autrefois. quand on les méprise, ils s'abîment. il faut alors les jeter; en acquérir d'autres et, ainsi, devient-on un consommateur compulsif. c'est le matérialisme qui gagne une partie engagée au nom de l'indifférence à la matière. Hommes qui n'aimez pas les choses, accordez leur grand soin pour n'en point trop posséder, ni devoir les changer sans cesse!



".../...Le philosophe allemand  Peter Sloterdijk professe que l'homme s'est distingué du règne animal en s'isolant dans des sphères mentales (la conscience de soi, la culture) et des sphères matérielles (la maison, la ville). L'effet de serre  ne serait-il pas la conséquence d'un effet de sphères? a trop vivre en nos bulles  individuelles nous avons oublié que nous vivions sur une boule unique. Le jour où nous renouerons avec son sol, recommencerons à en caresser la surface, le jour où nous baisserons la température à laquelle brûle notre amour de nous-mêmes , le climat général retombera peut-être../..."



Extraits de "Eloge de l'énergie vagabonde"  de Sylvain Tesson-






 source: Toile




 source: Toile

"../...Lorsque la lumière s'éteindra dans les centres de nos mégapoles, l'une des tortues du soir continuera peut-être de battre le fond des océans de ses lentes nageoires. Elle retrouvera  la plage de ses premiers pas. Se hissant sur le rivage, guidée par l'instinct, elle déposera ses oeufs sur le sable, petits barils de vie qui contiennent en eux le principe entier de l'univers: ce besoin de croître, de souffrir et de vivre, cette obstination à mener la course sans qu'il n'y ait aucune bonne raison apparente de le faire../.."
-Sylvain Tesson-




 source: toile