samedi 9 juillet 2011

murs mûrs et autres mots dits



-rajouté sur une affichette proposant des leçons de piano:
"Non, s'il vous plait, pas de piano! Apprenez plutôt la flute à bec ou les castagnettes"
(signé: Les déménageurs Déméco)



"Heureux l'étudiant qui comme la rivière arrive à suivre son cours sans sortir de son lit"
-Lausanne-




sur la vitrine d'un magasin de chaussures:
"nous n'exposons qu'un pied demandez l'autre aux vendeuses."
-Thonon-les-bains



"La droite met son oseille à gauche, et, pour le trouver la gauche est vachement adroite"
-Tours-



"c'est aujourd'hui dimanche, je vais voir ma p'tite maman.
Je lui apporte des rolls blanches, car elle les aime tant."
-Issy-les Moulineaux-



"Je viens d'apprendre qu'il y a des députés d'extrème droite en Isrel. On croit rêver!
...et alors? il y a bien des gauchos en Argentine!
toilettes messieurs, bistrot Mulhouse



"Souvent, la nuit, seule sur mon rocher, je chante. Et les mouettes hurlent à la mort."
Stéphanie-
toilettes messieurs- restaurant, Monaco



"Pour répondre à votre question: Oui, on peut être à la fois valétudinaire et hypocondriaque, atrabilaire et cyclothymique à condition de posséder un bon dictionnaire"
-Paris-



extraits de: "Les murs se marrent" de Régis Hauser-

quand aux photos et assimilés, ils  proviennent de la toile immense, cirée, aime, rit, au vent du large et sous entendu réunis ce samedi  tout neuf ,avec un ciel légèrement couvert mais relativement bien dans son assiette quand même.


vendredi 8 juillet 2011

venus d'ailleurs


"Ils s’appellent Kervarec, Dos Santos, Boldyreff, Tran, Jaworski, N’Diaye…
Ils sont Nantais, venus d’ailleurs. À un moment ou un autre de notre histoire, ils ont été regardés comme des étrangers, traités comme tels, se sont sentis rejetés, méprisés.
Ce qui fait l’étranger, en effet, ne se limite pas aux papiers d’identité : c’est le regard de l’autre. Notre regard. Sur la couleur de la peau, la différence de langue, la religion, l’allure ou le vêtement.
Même à Nantes et dans l’agglomération, dans cet Ouest prétendument « sans étrangers ». Nos « étrangers » d’hier ont contribué à construire la ville, ils sont devenus et se sentent Nantais, Herblinois, Rezéens, Couëronais. Et ceux d’aujourd’hui ?
Dans un pays qui s’interroge sur son « identité nationale », il n’est pas indifférent de raconter l’histoire de ces Nantais venus d’ailleurs.
C’est même un acte citoyen."  
-source-




Nantais venus d'ailleurs par Chateau_ducs_de_Bretagne