mardi 30 novembre 2010

JEAN JAURES PRESIDENT



Ah ben dame. Excusez du peu mais franchement...
Les esgourdes encore  toutes frémissantes des bruissements du nombril tricolore, notre service politique ouvert à tous les fumets de campagne, a fini par conclure, avant de passer aux choses sérieuses- une potée au chou et son bouillon miséricordieux- que le seul candidat justifié et grand rassembleur de l'unité de la gauche enfin retrouvée était Jean-Jaurès l'Himself  (défense ou service c'est selon).
En effet, et là-forcément- j'agite un peu les manches au dessus de la tribune pour enlever les miettes de ma car-bure d'avocat- 12,5- au compteur:
A l'heure où un ceusse qui  se tait  et survole d'un léger et très chic grésillement du trolley  les aspérités du monde pour lui faire pleinement  profiter de sa bienveillante  pondération-sel et poivre compris- ou encore  celuisse qui  ayant eu  les vents sous la poupe à force de parler à l'oreille des ruminants, sont, si j'en crois les échos de la presqu'île et plus encore, les préférés de nos ami(e)s électeurs et tristes; quoi de plus normal et j'allais dire: évident de devant- que de proposer aux suffrage de l'universelle clarté sous la lune, un homme rassembleur de tous les osselets éparpillés et ne pouvant techniquement parlant  qu'être d'accord avec lui-même et les z'autres, I mean: Jean-Jaurès , le seul capable d'unir la gauche du rose délavé sans Woolite au  tendre  fushia , jusqu'en son  rouge carmin.

Non, je vous en prie, compatriotes triotes, ne me remerciez pas, c'est  grâce à une fulgurance nocturne que cette solution m'est venue en l'esprite, portée en cela,  par tous les tomes de l'internationale bradée socialiste rachetés en solde sur: Pas cher point com.
avec, comme raisonnement ultime que je laisse à l'appréciation de mon cher public des mardis et du reste de la semelle bien entendu:
"Puisqu'il faut élire un muet, autant que ce soit celui qui ne risquera plus jamais de l'ouvrir.
N'est-il pas?



lundi 29 novembre 2010

yezhoù bihan (les langues minoritaires)

photo: Menhir





"Yezhoù ma vez graet bihan ac'hanoc'h
Evel ar stered o strinkat brozh an noz
Ha petra vefe al loar hep ho skedoù
Met ur goulou nemetan kreiz an egor goullo

Yezhoù ma vez graet bihan ac'hanoc'h
Evel gwad hag aour bokedoù ar prajoù
Ha petra vefe ar goet hep ho garmoù
Met lavnioù oll heñvel en ec'honder unton

Teangacha mionlaigh, mar a thugtar oraibh,
Realtai breactha ar ghuna na hoich
Ni bheadh sa Re gan bhur lasracha gle
Ach solas aonair i bhfolus siorai

Yezhoù ma vez graet bihan ac'hanoc'h
E-giz inizi war ar mor bras hadet
Ha petra vefe ar mor hep ho glasted
Nemet irvi hag irvi hep diwez an tonneu

Teangacha beaga, mar a thugar oraibh,
Fuil agus or na mblath fiain
Ni bheadh sa bhfear gan bhur screach
Ach ionannas leamh o lann go lann

Teangacha beaga, teangacha mionlaigh,
Oileain scaipthe san fharraige mhor
Ni bheadh sa mhuir gan bhur bhfuinneamh
Ach iomairi seasca na dtonntracha buan."
-Gilles Servat-