jeudi 23 septembre 2010

TON HERITAGE



"Si tu aimes les soirs de pluie
Mon enfant, mon enfant
Les ruelles de l'Italie
Et les pas des passants
L'éternelle litanie
Des feuilles mortes dans le vent
Qui poussent un dernier cri
Crie, mon enfant

Si tu aimes les éclaircies

Mon enfant, mon enfant
Prendre un bain de minuit
Dans le grand océan
Si tu aimes la mauvaise vie
Ton reflet dans l'étang
Si tu veux tes amis
Près de toi, tout le temps

Si tu pries quand la nuit tombe

Mon enfant, mon enfant
Si tu ne fleuris pas les tombes
Mais chéris les absents
Si tu as peur de la bombe
Et du ciel trop grand
Si tu parles à ton ombre
De temps en temps

Si tu aimes la marée basse

Mon enfant, mon enfant
Le soleil sur la terrasse
Et la lune sous le vent
Si l'on perd souvent ta trace
Dès qu'arrive le printemps
Si la vie te dépasse
Passe, mon enfant
...
Ça n'est pas ta faute
C'est ton héritage
Et ce sera pire encore
Quand tu auras mon âge
Ça n'est pas ta faute
C'est ta chair, ton sang
Il va falloir faire avec
Ou, plutôt sans

Si tu oublies les prénoms

Les adresses et les âges
Mais presque jamais le son
D'une voix, un visage
Si tu aimes ce qui est bon
Si tu vois des mirages
Si tu préfères Paris
Quand vient l'orage

Si tu aimes les goûts amers

Et les hivers tout blancs
Si tu aimes les derniers verres
Et les mystères troublants
Si tu aimes sentir la terre
Et jaillir le volcan
Si tu as peur du vide
Vide, mon enfant
..
Si tu aimes partir avant
Mon enfant, mon enfant
Avant que l'autre s'éveille
Avant qu'il te laisse en plan
Si tu as peur du sommeil
Et que passe le temps
Si tu aimes l'automne vermeil
Merveille, rouge sang

Si tu as peur de la foule

Mais supportes les gens
Si tes idéaux s'écroulent
Le soir de tes vingt ans
Et si tout se déroule
Jamais comme dans tes plans
Si tu n'es qu'une pierre qui roule
Roule, mon enfant
...
Mon enfant"


-Benjamin Biolay- 

nouvelles du front



Attendez que je consulte!
Ah voui ,c'est sur, c'est un peu chaud mais peut mieux faire sans doute. Un gros rhume de courants d'air et passage obligé dans la courbe des températures de chez matin pâle et après-midi au soleil consistant.
Rien de tel pour mettre à mal un organisme, me direz-vous..
Et puis rajoutons dans la balance l'automne qui nous débarque sur sa pleine lune et quoi qu'en disent certains bons esprits qui ne croient qu'en leur science à tout faire, tout cela joue sur l'équilibre fragile de notre petite chose. 
Mais...
Croyez pas pour autant que je vais m'en aller consulter quelque blouse blanche/cravate au moindre coup de grisou. D'abord je supporte pas les noeuds croulants chez qui contrairement à la sentence bien connue -l'habit fait  toujours le moine- et ensuite je me suis débarrassé tant bien que mal (et encore) des donneurs de leçons en bonnes ou mauvaises nouvelles et  kit religieux incorporé (Jésus, Marx, et qu'on sort) pour ne pas, à la moindre alerte existentielle les remplacer par d'autres gourous/épiciers aux ongles - en général -soignés certes mais à la morale et conversation plus que douteuses, consistant  au final à vous refiler quelques cachetons multicolores,  histoire de faire tourner leur officine et les caisses de leurs  sponsors -labos, ministères, instituts de bronzage, palais Brongniart , agences de voyages...
Alors,
autant que faire se peut
Vive l'autonomie camarade, le libre choix et la pharmacopée d'à côté qui  ne participe en rien au trou de la sécu. dont les fabricants de pelles à tartes nous rabâchent les oreilles...

Eh! Oh! On se calme Robert , sinon tu vas pas être en forme pour aller battre la semelle sur le pavé des retraites.

"ah mais on peut pas faire autrement, il faut que les français comprennent..." 

La  chorale des gros pipeaux nous joue encore et toujours  son air préféré, une petite musique d'ennui qui remonte à l'origine de l'idée même de l'exploitation de l'homme par l'homme et qui consiste pour ceux qui ont la meilleure gamelle à utiliser tous les moyens possibles pour faire en sorte de la conserver.
Parfois à coups de gourdin (le pipeau est polyvalent) parfois avec un certain trémolo dans la foi, en provenance des meilleurs cours d'écoles de formation de baratineurs en chef, parfois les deux  quand  le danger leur racle les fesses.

Si, si, on peut... mon colon
Tu veux que je te montre?
D'abord on va commencer par faire des économies sur ta retraite à toi -ah oui parce que celle-là , elle a bien ton air "honnête" de ne pas y toucher...- et puis on pourrait aussi revoir ton salaire, heu! scuse tes indemnités...tu nous la joues représentant du peuple alors que tu ne sais même pas ou plus (au cas où tu l'aurais su un jour..) ce que c'est que le peuple, et puis pendant qu'on y est on va regarder aussi les comptes et dividendes de tes potes actionnaires, de tes copains journalistes et girouettes, et toutes les serpillères annexes... bref de tous ceux qui disent d'un air con-descendant et voix de fausset  "Ah mais oui, mais on peut pas faire autrement"

-On pourrait également re-nationaliser les banques, l'énergie, l'eau... et pendant qu'on y est  rajouter la santé.Tiens, je le verrais très bien fonctionnaire l'onctueux  praticien du boulevard.  Ah c'est sur il pourrait plus se payer son beau 4/4 pour viriliser  dans les rues de La BÔle mais heu! lui aussi , plus près du peuple il comprendrait mieux les pathologies, et puis t'es vacciné non? ah non ben comment ça se fait?  t'as pas confiance ou quoi?...ben mince alors...

Bref les mecs, si vous voulez des conseils, pour se sortir de ce soit disant mauvais pas,  pani problem, on va vous en donner et gratuits en plus contrairement à vos boites de vautours  branchouilles qui fleurissent comme morpions sur la misère humaine.

Voyez,  il suffit de demander.

Tiens pour détendre
tous ensemble
une ptite chanson:

motivés, motivés....