dimanche 12 septembre 2010

ni sa coquille de noie



C'est une histoire qui fait qu'alors j'étais ptit.

Il y avait deux bassins en lisière du parc.
Le premier pour l'apprentissage et les vérifications d'usage
et le deuxième
pour se mettre  à l'eau...


...enfin, je parle du bateau, bien sur,
un voilier de toutes les tailles
et de toutes les imaginations
comme dans la vraie vie du port...
avec déjà dans l'idée et les manières
précoces?
de certains
et en toutes saisons,
que le pouvoir de posséder le plus gros gabarit
lui permettrait de passer à l'abordage
de ta pacifique et modeste embarcation.
en plein milieu du grand bassin...


L'eau est froide et pas trop claire.
mais,  pas d'autre solution pour récupérer le voilier en bois
qui  est lamentablement vautré aux yeux de tous.
 ...
C'est ainsi,
Nous n'étions pas
 préparés à la guerre
ni moi
ni sa coquille de noie
.

C'EST ASSEZ DIT LA BALEINE...

Chronique d'un équipage
Il s'avérait important de  toujours bien faire son entrée dans le port... comme pour reprendre -avec les formes bien sur- l'habitude d'horizons plus rétrécis, d'un sol qui ne se dérobait plus et avec lequel il fallait souvent lutter pour retrouver son équilibre, et puis...retrouver des codes, des valeurs, des relations...que la vie en mer  bousculaient, distendaient, malmenaient...


Trois jours pleins au quai de la loire à  vider les cales, remplir des tonnes de paperasses, prévoir la suite avec l'armateur et profiter un peu d'une ou deux sorties en ville, histoire d'acheter des bricoles pour l'intendance et boire une ou deux bières avec quelques équipages et déambuler un peu bizarrement sur les pavés et le bitume. -mal de terre- qu'ils disaient...



C'était bien de pouvoir mettre un peu son sac à terre après de longues périodes maritimes, mais je le savais aussi que  rapidement je me sentirais un peu décalé, ici  sur la terre ferme, plus vraiment à ma place dans des espaces trop courts qui forcément jouaient  sur ma raison...de vivre.
 J'étais  un oiseau du grand large depuis tellement longtemps que comme l'albatros de monsieur Baudelaire, ici, je cognais mes larges ailes tellement  inadaptées à un environnement étroit et statique...


C'était ainsi, le bateau n'avait de sens qu'obéissant aux  vagues et le marin sur son dos à scruter ciel, étoiles et quelques humeurs liquides.



La mer lavait des grandes angoisses existentielles ou tout au moins  faisait qu'on les appréhendait de manière beaucoup plus sage et relative. La mer payait en nature, toujours, et il valait mieux le savoir...


j'allais repartir...Ces bribes d'histoire lacustres ne seraient bientôt qu'un léger souvenir à mettre sur la liste conséquente des bouts de terre où j'étais d'aventure passé et qui à force se mélangeaient en ports d'incertitudes , en antichambre de ma liberté... ou tout au moins de ce que je m'imaginais d'elle...



Que zaco "Beluga?"
C'était un dauphin blanc, une presque baleine, habituée des grands fonds et amatrice de crabes, de crevettes et de pieuvres...C'était un mammifère habitué aux grands froids de la banquise et connu dans le vaste monde des glaces comme" canari de mer" pour sa capacité à siffler...
C'était un esturgeon et un caviar réputé , un sous-marin russe, une équipe de hockey, une variété de lentille, un label de musique...
et encore un dériveur, une bande dessinée,  un avion cargo...