jeudi 8 juillet 2010

LA COLERE DE MICHEL



"Quand je suis très en colère, je ne sais plus parler, je ne sais que pleurer et écrire."
Ruia-le Chêne Pointu-

"Qui sème la misère récolte la colère ils n'étaient pas bien nombreux, ce jour-là, armés de banderoles déteintes par la pluie. Ils n'étaient pas bien nombreux et le brigadier Bidouin, du fond de son bureau hésitait: "Me font chier à gueuler comme des putois! "empêcher les troubles" qu'il a dit le préfet. Le préfet, il y connait quoi, aux troubles? Le maintien de l'ordre, appris dans les meubles de l'ENA...Et ça le trouble pas, toute cette colère qui brave la pluie? Le préfet, il me fait chier autant que les autres avec leurs banderoles!" songea le brigadier, qui faisait déjà dans sa tête l'itinéraire pour rejoindre la Normandie avec sa femme. Un week-end qu'ils attendaient depuis trois mois. "Avec tous ces cons et leurs banderoles, à quelle heure je vais rentrer chez moi?"
Il s'avança vers la fenêtre pour compter le nombre de manifestants. Ce jour-là, l'Histoire retiendrait que les manifestants étaient douze, "selon les chiffres de la police". Douze personnes en colère, ça faisait pas beaucoup pour une si grande cause.
Au journal télévisé, à peine deux minutes d'antenne sur cette manifestation, si on n'aboutit pas pour notre cause c'est la catastrophe, il faut arriver à exprimer notre colère pour avoir une société plus juste pour l'avenir de nos enfants. Cela ne s'arrange pas, on s'enfonce encore plus, jusqu'à mourir pour nos enfants? et pourquoi pas! L'avenir de nos enfants  en vaut bien la peine non?
Au bois, on entendait les gros bras du préfet hurler dans l'attente d'en découdre.
Nous n'avions pas peur. Les yeux rouges de colère, nous nous sommes tous levés, les enfants, les femmes, les hommes, et, à l grande stupéfaction des brigades déguisées qui nous tenaient en respect, nous nous sommes mis à marcher droit devant nous dans leur direction. Puis à courir à perdre haleine. Plus de peur, seulement la volonté d'atteindre notre objectif...

Michel lâcha le porte-voix et se retourna vers ses camarades...Incrédule, il ôta ses lunettes couvertes de buée, essuya les verres, les remit sur son nez. Il était seul, comme un con, depuis il ne savait combien de temps. La pluie avait eu raison de l'ardeur révolutionnaire. En face de lui, il n'y avait que Bidouin, ce con de Bidouin. Il se marrait? Non, il ne se marrait pas. Il ouvrait son parapluie, se hâtait vers la Mégane- maigre cadeau du divisionnaire en échange de l'astreinte-: "Gardez la voiture, Bidouin!"
Il esquissait un sourire gêné: " c'est fini ça, Michel, faudra faire autrement. "Quelques jours plus tard, la colère éclata."
-"La colère de Michel" -Atelier d'écriture, l'Orange Bleue-



  Peintures: Oswaldo Guayasamin

« Ma peinture a pour but de blesser, de griffer et de frapper le cœur des gens, pour montrer ce que fait l’homme à l’encontre de l’Homme.»







LES ENTRELACES


Le département de la Mayenne et plus particulièrement la commune de Lassay-Les-Chateaux- et son équipe d'un village en fête proposent du 11 au 14 juillet la seizième édition du festival des "entrelacés".
Au programme: une foule de spectacles -gratuits- des arts de la rue, du cirque, un apéro géant, un vide grenier, pique-nique, barbecue et tout qu'il faut en surprises, bonne humeur, artistes décalés, spectacles délirants.
avec:
la compagnie cirque exalté  dans "Complètement Swing"



 Léandre dans "Chez Léandre"

La compagnie La plaine de joie Tanguy Simonneaux



La compagnie du Tire-Laine dans" les enfants du bal"

La compagnie Joseph K avec Stanislas





La compagnie Etoile de Mer  dans "juste pour rêver"



 La compagnie Pied en sol dans "cabaret daba"

La compagnie 4 à corps dans "mieux vaut pas avoir l'air"




Okidok dans  "slip expérience"

et encore plein d'autres spectacles que vous pourrez découvrir par ici