mercredi 7 juillet 2010

O. N. U.





Si comme moi, très premier degré, vous pensiez que le plastique n'est pas comestible et même peut-être mauvais pour la santé c'est que vous ne viviez pas avec votre temps. Du plastique il y en a, dans le lait de vos bébés et l'O.N.U. en fixant une dose maximale nous assure (on a confiance) que maintenant on ne pourra plus en mettre trop. Le problème pour l'O.N.U. n'est pas qu'on fasse manger du plastic aux citoyens mais qu'on en fasse pas trop manger, peut-être pour laisser de la place pour d'autres produits pétroliers "alimentaire". Le bon côté ? Un bébé plastifié revient moins cher qu'un bébé congelé (chaine du froid à respecter).
Bon appétit
Serge

"L'organisation des Nations unies (ONU) a établi, ce mardi 6 juillet, des niveaux maximum tolérés de mélamine dans les produits alimentaires à l'occasion de la 33ème session de la Commission du Codex Alimentarius qui se déroule du 5 au 9 juillet prochains à Genève (Suisse). Ces niveaux seront désormais de 1mg/kg pour les préparations en poudre destinées aux nourrissons et aux enfants et de 2,5mg/kg pour les autres produits alimentaires et aliments pour animaux.

"La fixation de ces teneurs maximales aidera les gouvernements à différencier les faibles niveaux inévitables de mélamine ne causant aucun risque pour la santé des adultérations délibérées afin de protéger la santé publique sans entraver inutilement le commerce international", indique Martijn Weijtens président de la Commission du Codex sur les contaminants alimentaires.

La mélamine est un produit chimique utilisé dans de nombreux procédés industriels, notamment pour la fabrication de plastiques. Des niveaux élevés de mélamine dans l'alimentation peuvent générer des risques pour la santé humaine. En septembre 2008, la commercialisation de lait frelaté à la mélamine en Chine a entraîné l'hospitalisation de dizaines de milliers d'enfants chinois."
sur site

JE ME SOUVIENS...



.../...Je me souviens. Je ne me souviens plus. Je faisais partie de la mafia des lettres. Ma mémoire est une émeute. J'ai commencé prolétaire dans un atelier d'aphorismes. L'affaire a périclité, et avec mes indemnités de licenciement j'ai fait l'acquisition d'un lopin de langage.Ce sont mes souvenirs qui se battent sur le port comme des matelots ivres. Je cultivais des histoires, des courtes dont j'avais des bosquets, des garrigues, des landes. D'autres hautes comme les platanes qui poussaient à Marseille quand j'étais minot dans la cour de l'école. J'entends mes souvenirs tombés du quai, ils se débattent, ils n'ont jamais su nager.
Voila que ma raison prend l'eau, c'était un petit bateau, un youyou. Je naviguais comme je pouvais, mon cerveau était un bras de mer qui servait d'entrepôt aux tornades.
Je ne sais si je coule ou si je m'évapore dans la nuit chaude..../..."

extrait de: Week-end familial à Clichy-sur- Mer- une nouvelle de Régis Jauffret