samedi 27 février 2010

mourir d'aimer



Evidemment , j'allais dire,
puisqu'il faut bien...
dire quelque chose
n'est-ce pas;
quand le silence est trop pesant
embarassant
insupportable...
et que de toute façon
la seule envie
qu'il nous viendrait à l'esprit
en cet instant
c'est de Hurler
en majuscule.
J'ai découvert cette photo, par hasard;
elle a quelques années déjà me diront les spécialistes
de l'info suivante
qui annule aussi vite la précédente ou il ne faut surtout pas s'attarder
Mais 
Il  est où le temps
pour ne pas oublier?

Cette photo que j'aurais tant voulue truquée ,
m'a autant horrifié que fasciné
je ne pouvais plus détacher-(tu parles d'une expression...)-mes yeux de cette " image",
où l'on connaissait d'avance  la monstrueuse, l'ignoble suite
et fin.

C'est quoi ce monde, cette insanité?
Mais c'est le tien répondit l'écho, et il faudra bien que tu t'y fasses,
même si tu le refuses de tout ton être
de toute ta rage
de toute ta compassion...
En attendant, il existe
et d'ailleurs tu le savais
sans le voir
parce que c'est trop , c'est...

Comment a t'il fait celui qui l'a prise, pour ne pas trembler
était-il complice?
et les bourreaux , les juges... étaient sans doutes aussi de bons pères de famille
Va savoir!
et ils ont condamné puis  assassiné (en Iran pour cette fois) deux  garçons adolescents qui étaient coupables de s'aimer.

Parfois, j'ai  peur
j'ai très peur...

tu penses à quoi?

Ou vont les souvenirs après qu'ils nous visitent?
Rentrent-ils sagement dans leur boite à ambiance jusqu"à ce qu'on leur offre la permission de revenir?
Mais ont-ils vraiment besoin de notre accord pour débarquer n'importe comment et de préférence quand on ne les sollicite pas?
Font-ils preuve de lucidité ou au contraire sont-ils le pâle reflet d'une réalité?
Ont-ils encore et toujours le goût, l'odeur, la vue...ou s'habituent-ils, au fur et à mesure qu'ils prennent de l'âge,  à ne plus ressembler à grand chose ou à perdre les sens ?
Ont-ils quelque idée de la hiérarchie, du devoir, de l'histoire?
Comment se comportent-ils en société alors qu'en général ils préféraient la solitude?
Pourquoi sont-ils  si douloureux ou joyeux ou pénibles ou...?
 Pourquoi parfois  le passé prend-il  le parti du présent jusqu"à lui prendre la place?
Pourquoi  n'arrivent-ils pas ces foutus souvenirs à se faire oublier comme on le voudrait  tant, alors qu'à d'autres moments  ils s'effacent, même si l'on aurait voulu qu'ils restent encore un peu?
Sont-ils un luxe, un boulet ou autant de racines,
une maladie d'en trop avoir ou de ne plus rien savoir?
Peut-on leur faire confiance?
ainsi,
Tu vois,
je m'interroge!