mardi 25 août 2009

C'est ton style, c'est ton cul

"Tous ces cris de la rue ces mecs ces magasins
Où je te vois dans les rayons comme une offense
Aux bijoux de trois sous aux lingeries de rien
Ces ombres dans les yeux des femmes quand tu passes
Tous ces bruits tous ces chants et ces parfums passants
Quand tu t'y mets dedans ou quand je t'y exile
Pour t'aimer de plus loin comme ça en passant
Tous ces trucs un peu dingues tout cela c'est ton style

Ton style c'est ton cul c'est ton cul c'est ton cul
Ton style c'est ma loi quand tu t'y plies salope !
C'est mon sang à ta plaie c'est ton feu à mes clopes
C'est l'amour à genoux et qui n'en finit plus
Ton style c'est ton cul c'est ton cul c'est ton cul

Tous ces ports de la nuit ce môme qu'on voudrait bien
Et puis qu'on ne veut plus dès que tu me fais signe
Au coin d'une réplique enfoncée dans ton bien
Par le sang de ma grappe et le vin de ta vigne
Tout cela se mêlant en mémoire de nous
Dans ces mondes perdus de l'an quatre-vingt mille
Quand nous n'y serons plus et quand nous renaîtrons
Tous ces trucs un peu fous tout cela c'est ton style

Ton style c'est ton cul c'est ton cul c'est ton cul
Ton style c'est ton droit quand j'ai droit à ton style
C'est ce jeu de l'enfer de face et puis de pile
C'est l'amour qui se tait quand tu ne chantes plus
Ton style c'est ton cul c'est ton cul c'est ton cul

A tant vouloir connaître on ne connaît plus rien
Ce qui me plaît chez toi c'est ce que j'imagine
A la pointe d'un geste au secours de ma main
A ta bouche inventée au-delà de l'indigne
Dans ces rues de la nuit avec mes yeux masqués
Quand tu ne reconnais de moi qu'un certain style
Quand je fais de moi-même un autre imaginé
Tous ces trucs imprudents tout cela c'est ton style

Ton style c'est ton cul c'est ton cul c'est ton cul
Ton style c'est ta loi quand je m'y plie salope !
C'est ta plaie c'est mon sang c'est ma cendre à tes clopes
Quand la nuit a jeté ses feux et qu'elle meurt
Ton style c'est ton cœur c'est ton cœur c'est ton cœur." léo ferré-

envoyé par sir stephen

les derniers jours d'une daube


On aurait pu penser que ce n'était pas la saison et bien si figurez-vous.
Hier, j'ai vu, de mes yeux vu-un navet- et un gros en plus. il s'est matérialisé sur un écran de cinéma et sous le titre "les derniers jours du monde".
Quand je pense qu'il a fallu qu'ils se mettent à deux -les frères larrieu- pour produire une pareille insignifiance...
Et ce qui fait râler, outre le fait qu'au prix grand luxe du cinoche, on a pas forcément envie de gâcher, c'est que, il y avait,à priori , tous les ingrédients pour que ce soit un film sympa, intéressant, agréable à regarder quoi! et en tout cas pas les deux heures et des broutilles à se demander quand est ce que ça commence...
La bande annonce vue quelques semaines auparavant était du genre bien ,alléchante et heu! attrape gogo que je suis-grrrr-avec une belle brochette d'acteurs- Mathieu Amalric, Catherine Frot, Karin Viard, Sergi lopez- les dialogues sont tellement nuls qu'on a l'impression qu'ils jouent mal, les pôvres ils sont pas aidés non-plus, enfin flute, z'étaient pas obligés de s'exprimer là dedans.
Ah dame, on sait ce que c'est, des traites à payer, la toiture à refaire...

Pour tout vous dire, le moment que j'ai préféré dans le film, et c'est bien le seul, c'est la chanson de la fin. Forcément c'est Léo ferré qui chante -" ton style, c'est ton cul"
Et faut dire que du cul -soft- il y en a dans le film, on se demande même si ce n'est pas l'idée d'une hypothétique fin du monde due à on sait pas trop bien quoi, qui les rend si excités, nos protagonistes. Et vas y queue je te avec un mannequin au jeu aussi plat que sa charpente, et rebelote avec la bibliothécaire, et dix de der avec la fille du copain, sans parler de sa femme pour les questions subsidiaires, la partouze chicos au château et je suis sur que j'en oublie
.
Et à part ça, ben rien! on sait pas, on comprend pas ce qui se passe.On a des suites d'images collées les unes aux autres, comme si on avait récupéré dans la poubelle de la pellicule dont on ne savait trop que faire, un bon coup de colle par là dessus, et le tour est mal joué!
Voilà, ça m'apprendra, j'aurais du les écouter l'autre soir au "masque et la plume" ils l'ont tous démonté le film, y'avait bien une raison quand même. Ah oui mais voilà, je me suis dit que les intellos parisiens ben des fois, ils se la pétaient un peu dans le rôle de l'avant-garde culturelle et que...z'avaient raison.
Donc vous voilà prévenus, n'allez surtout pas voir ça, à moins que, vous vous disiez de quoi il se mêle l'autre etc etc...

finalement la présence de cinq spectateurs dans la salle n'avait pas forcément le même sens que d'habitude...