jeudi 21 mai 2009

vla le printemps avec un grand T


Mais non camarade dépité, notre fière jeunesse n'est pas aujourd'hui atteinte des seuls symptômes du "ta mère..." ou encore "ça me casse ou j'm'en bat les c." et n'a pas non plus qu'un grand vide existentiel sous la casquette.
Il existe des jeunes créatifs autrement que dans la poubelle ma-cramée et un exemple s'il le fallait parmi une multitude d'autres avec "les rencontres théâtrales du printemps comète/ grand T" .
Le nom ne semblerait pas à première vue très vendeur si j'en crois notre consultant permanent en marketing mais comme ce blog ne l'est pas non plus- nous en resterons donc là sur le sujet- et comme disait
jaqueline huet "veuillez d'avance nous excuser pour cette digression bien involontaire de notre volonté" -
Reprenons donc- et à la ligne-

Chaque année, près de 400 collégiens et lycéens d'une vingtaine d'établissements scolaires de loire-atlantique passent une journée au grand T (dynamique lieu culturel nantais ). Cette journée est pour eux un grand moment de rencontres et d'échange entre professionnels et élèves autour de leurs créations et l'occasion également d'un grande fête parce que on ne le dira jamais assez, contrairement aux idées reçues et pour reprendre une expression chère à nos ados farceurs "le théâtre ça casse pas forcément les c".
Certes si on en connait que molière ou racine accouché au forceps de prof particulièrement imaginatif et inspiré -à moins d'avoir eu la chance de rencontrer quelque contre-pouvoir on peut en faire une allergie toute sa vie. Eh! les djeuns on est passé par là , savez-vous- et l'on pourrait également et naturellement parler aussi musique, histoire, géographie, français, maths...! mais là je sens que je m'égare et que je vais encore une fois me mettre à dos une partie non négligeable de l'éducation nationale -ou you ouille - attention bobo!...

mercredi 20 mai 2009

s'entrer dans les mots




"Entrer dans le jour comme l'oiseau dans la vague le regard perçant de la voile Entrer dans le jour comme la perle sur la gorge le baiser sur la peau Entrer dans le jour comme l'enfant dans la vie le sommeil dans la nacre../...jacques kupfer-

-Les mots ont cette élégance d'intervenir quand bon leur semble, avec juste parfois un coup de pouce et de langue qui vous nettoient le bol plus surement qu'un lave-vaisselle nouvelle génération. Mais qu'est ce qu'ils faisaient là-les mots- ? demanda le témoin goguenard-Oh! ils étaient juste tombés d'un verre, sans se faire mal ou tout au moins sans qu'il y ait de traces visibles à l'oeil nu.
Les mots sont tout terrain et quand ls se blessent ils s'arrangent pour que personne n'en sache rien, enfin pas tout de suite.
Les mots sont à rebours et c'est ce qui compte en définitive. Les mots sont des autres et parfois quand on en place un, ils respirent l'universel sous les aisselles.
Ce qu'il y a de bien finalement avec les mots c'est qu'ils se tordent dans tous les sens sans jamais se fatiguer ni donner l'impression d'avoir déjà vécu même s'ils se répètent un peu parfois. Mais faut les excuser, je voudrais bien vous voir à leur age. Les mots dominent le monde sans prétentions aucune, ils ne sont pas responsables de ce qu'on en fait, ni de leur traduction - ils sont un mal nécessaire sans doutes- Tant qu'on a pas trouvé au lépine autre chose. Les mots sont raccourcis pour aller à l'essentiel et son grand malheur. Mais pour pas faire trop long ou trop pénible, les mots savent se faire discrets-
jusqu'à s'envisager muets comme une tombe.

(photos d'emprunt)