vendredi 13 mars 2009

j'l'ai pas lu mais j'en ai entendu parler


Odile m'a envoyé ce message:" Voilà un livre à savourer, à prendre le temps pour ne pas que les pages se referment...
je vous le conseille, je ne l'ai pas fini mais je m'y sens bien ....
"

Mais de quoi donc s'agit-il- donc-? Et bien cher auditeur,lecteur, bloogeur qui compte pas pour du beurre, notre lectrice néo-briéronne voulait parler d'un roman de claudie gallay qui s'appelle "les déferlantes". Je suis un grand écumeur de bibliothèques, bouquineries et autre palais de l'écriture en tout genre mais comme je n'avais point entendu parler de la chose-c'est sur je connais pas tout (et odile aussi ,ha!ha!ha! ) je suis donc allé me promener sur la toile histoire de glaner quelques infos sur le dit roman, et figurez-vous qu'on en cause en bien et même plus que ça et... je crois que je vais me laisser tenter lorsque j'aurai fini la douzaine en court de route. Voui j'aime bien faire comme ça, plonger dans des histoires différentes au risque de tout mélanger parfois, mais la vie n'est elle pas une prise de risque permanente hein(g) ? je vous le demande! Vous n'êtes pas obligés de répondre tout de suite, surtout qu'il fait un temps printanier et c'est pas vraiment le moment de se prendre la tête, profitons de l'instant, de la nature qui se délie les pinceaux après la rudeur hivernale et du merle qui s'égosille (l'enfoiré) à 6 heures du matin dans le mimosa géant et croulant (toi même) sous des vagues odorantes. Et en parlant de vagues, justement le roman de claudie gallay- si j'ai bien tout compris- débute dans la tempête. une histoire d'eau en quelque sorte , à la pointe du cotentin et qui décoiffe à cause du vent mais également pour son style aéré, l'intrigue qui se promène sur la lande entre naufrage et chasse aux secrets. Un pavé de 528 pages mâtiné de polar avé de la douleur, de la douceur, de la sagesse et une belle écriture pour envelopper le tout et des phrases métaphoriques du genre de celle ci : Il y a toujours mille raisons pour s'enfermer. Sortir est beaucoup plus difficile." Bon, odile quand tu l'as fini tu le prêtes? Ouah! trop gentille! Ah au fait c'est paru aux éditions du rouergue (très bonne maison et je dis pas ça (uniquement) parce que c'est aveyronnais, non franchement , sérieux, y'a pas que l'aligot dans la vie , y'a aussi ..heu! le confit.

ciels de miel et d'ortie







"Il y aura toujours une lumineuse journée, comme une lampe allumée dans la nuit. Elle n'éclairera pourtant pas grand chose, sera plus un repère qu'un remède. Parfois l'éblouissement ne durera qu'une heure. Le bonheur viendra en souvenir. Mais on continuera toujours vers la prochaine flamme, la future aurore. Sans savoir que ce soleil perdu était peut-être le dernier."





"Pourquoi la cime des arbres fait-elle tous ces signes d'adieu? Pour le nuages qui s'en vont, et ne reviendront pas (pas les mêmes tout au moins) ? Le vent conduit un effarant train de voyageurs. Il a emporté mes souvenirs, preuve que mon cerveau n'était pas bien fermé. Eole, fait le ménage, il y a des tas de choses inutiles qui traînent encore. Ensuite, serais-je neuf? Vide? Les branches mortes sur le chemin me font craindre le pire. Les arbres là-bas ne supportent plus longtemps cette tristesse et agitent la main pour appeler les premières larmes de la pluie.."


"Comment la lumière fait-elle pour passer? Et pourquoi? Qui la pousse à éclairer ce qu'on ne peut voir? Elle n'est plus un moyen pour distinguer, apercevoir, mais un bloc irradié, un mur luminescent. Une prison blanche n'est pas moins prison qu'un cachot gris...Partir. "Ce mur" s'ouvre à chaque pas. Mais vous ne le franchissez jamais. Et il faut beaucoup de foi pour ne trouver de lumière qu'en soi même."
"La "paix du soir"...Sous-entend qu'il y aurait eu la "guerre du jour". Sinon la guerre, du moins l'agitation, la passion, le fracas. La "paix du soir" se signe généralement en été. Après les assauts du fier soleil et de ses bataillons d'excessifs désirs, tentations, tourments...Enfin l'air s'immobilise, se parfume et revêt un chemisier léger. les oiseaux reprennent le ciel, comme les gamins le terrain de football après la partie des grands. Et l'on se dit qu'il est triste d'avoir attendu si tard pour faire la apix avec soi-même ou que peut-être cette quiétude de l'âme n'est qu'une forme suave de la renonciation."

ces textes proviennent d'un recueil de jean-claude martin "ciels de miel et d'ortie" paru aux éditions tarabuste