samedi 28 février 2009

Ben dis-donc! robert,
















"Ben dis-donc, robert, t'as pas l'air inspiré aujourd'hui" -je précise pour ceux qui auraient loupé une maille du tricot que -robert- c'est moi même, j'ai tendance à m'appeller comme ça quand je me cause dans le poste, et parfois aussi raoul ou rené quand je prends mes R; Et sinon, les guillemets c'est pour la ptite voix intérieure qui reflexionne régulièrement et qui signe -c'est selon: voix off ou justement -petite voix intérieure- ou -n.d.c. (note du claviste) ou ... entre parenthèse. et c'est vrai, convenons-en, que sur les coups de presque cinq heures ("oh oui encore" - le fouet de paul préboit-) j'avions l'inspiration dans les chaussettes. c'est une image bien sur, je signale pour les lourds ou mal entendants, inutile d'aller chercher si elles vous montrent du doigt. En général, chez le bipède moyen et basique ça ne se tient pas par là. Oui mais alors où ? répondit l'écho - "un point de détail" comme dirait un breton vite oubliettes dans les cabinettes, "on sait bien que chaque jour suffixe à sa peine seulement, on est déjà demain! et je n'ai pas la moindre idée de ce que je pourrais bien raconter ici même, présentement et perse au nellement. "Allons! mon bon" -petite voix moyennageuse- "ne vous inquiétez donc point, et puis où avez vous lu quelquepart qu'il phallusse que vous rende à scier une copie pour chaque jour que dieu con fite?" Et oh! le copiste médiéval, je sais bien que personne ne m'oblige à pondre chaque lune, un billet dur ou doux , mais vous avez pensé à mon public, hein(g)?... Et là mon xylographe attitré je vois bien que le doute fait pernissieusement son ptit effet sous sa presse inspirée et pour la bouddhique somme qui le tient encore éveillé, il plonge de ses deux chacras de morue dans les eaux -où qu'elle est fraicheu" des isles lofoten. "Et bien, en vla un qu'on reverra pas de si tôt" pensais-je, en contemplant mes blessures internes, visibles à l'oeil nu quand il est exercé. Dame! j'ai l'air de me gausser comme ça; seulement, finalement, au bout du compte et de la jetée réunis, ça ne changera pas la cour de l'humanité si un jour par hasard ou lassitude ou par pitié je ne dis rien, mais alors ce qui s'appelle: rien de rien. Haie non, qu'est -ce que vous croyez! je ne regretterais rien! et d'ailleurs personne même pas moi s'en apercevra! c'est dire. Mais ne croyez-pas que cela me désole, y' pas d'indispensable, même pas et surtout ceux qui croient laborieusement le contraire comme par exemple l'agité du bocal de neuilly qui s'imagine qu'à chaque fois qu'il se hausse sur ses ptits pieds rageurs y'a le monde qui retient son souffle alors que le monde... c'est plutôt qu'il s'empèche de rire, par politesse , ou qu'il a même pas fait gaffe qu'il avait marché sur un truc qui colle aux semelles. Non! l'idée générale, mon adjudant c'est qu'ici bas on se présente tranquillement en prenant les patins, et quand on repart un peu plus tard, on le fait en fermant délicatement la porte, et entre les deux? Hé! hé! c'est rien que du vent, qui nous ballote et à nous de saisir dans quel sens il va , vi! parce qu'il est du genre changeant le bougre. et d'ailleurs ô maman où je vous cause je sens bien qu'il a déjà tourné z'et fraichit et qu'il va me falloir réduire la voile- allez matelot "hisse et oh santiags no" on tire sur le bout ("mais non pas celui là grand voyou" -ndc) et l'on ramasse la toile - tous ensemble, tous ensemble ouaiche! ouaiche! et sur ces entrelacs je vous souhaite d'avance et ainsi de suite une bon week-end et même et surtout pour ceux qui comme moi (mais pas cette fois) peuvent bosser tous les jours de la semelle et même les fériés et d'ailleurs surtout les nuits. mais non! c'est pas pour gagner plus... vous pouvez pas le ranger cinq minutes dans la malle du grenier vot pantin qui fatigue! (il est pas de pantin il est de neuilly -le cartographe d'astreinte-)

vendredi 27 février 2009

renaissance


"Sortir de la crise par la relance de la consommation est sans aucun doute la pire des inepties qu'il soit possible d'entendre aujourd'hui; or, professée par les experts de droite comme de gauche et entonnée par les politiciens, elle dit bien l'incapacité des uns comme des autres à proposer un autre modèle de gouvernance que celui usité depuis plusieurs décennies. La consommation est une source de destruction invraisemblable de ressources humaines et naturelles et prolifère à partir d'un gaspillage qui, jour après jour, pousse la planète vers le gouffre. Et si le pire n'est jamais certain, il devient de plus en plus probable au fur et à mesure que l'homme retarde la prise de décisions nécessaires à sa propre survie. La crise de civilisation dans laquelle se trouvent plongées les sociétés contemporaines requiert un mouvement comparable à la Renaissance du 16èm siècle; à cette époque, l'affaiblissement de l'idée de Dieu et l'ouverture des limites du monde provoquent une crise de pensée sans doute comparable à celle d'aujourd'hui sous l'effet de la complexité des savoirs et de la mondialisation. Et, si l'histoire ne se répète pas, au moins est-il possible d'en retenir les leçons. Ce n'est donc pas la consommation qu'il faut soutenir mais la création. Sur les milliards consacrés aux banques et autres constructeurs automobiles, il faut ponctionner les sommes nécessaires à l'édification de lieux de développement et de transmission des svoirs. Il faut construire des écoles et des universités de tous les âges. Il faut regarder d'un oeil bienveillant l'émergence d'écrivains, de poètes et de philosophes. Il faut soutenir l'édition, fgavoriser la diffusion des revues et l'émergence de médias de qualité. Il faut multiplier les espaces de rencontres artistiques et d'innovations technologiques. Il faut renforcer le travail social. Toutes choses que ne font pas les gouvernements actuels habitués à considérer les richesses ailleuirs que dans l'humain." -renaissance- lucien bargane-lien social n°917- page 5-chronique-