samedi 24 janvier 2009

régime sans selles











Ce matin j'ai appellé marc qui vit à bordeaux pour savoir si tout allait bien.Vous savez chez les celtes (c'est un expatrié) on a toujours l'angoisse de se prendre le ciel sur la tête! La nuit a été décoiffante mais à part un arbre déraciné dans son jardin, pas d'autres bobos, si ce n'est... une belle gastro, ce qui m'a fait dire que la tempête étant autant dehors que dedans! Excusez d'avance si je cause ainsi aux alentours du repas de la mi-journée, mais pour en rajouter une couche (ha!ha!ha!) j'ai reçu ce matin au courrier postal une missive éditée sous le haut (ho!ho!) patronage du ministère de la santé, de la jeunesse et des sports (ça ratisse large maintenant) et me rappellant que l'on m'avait déjà écrit à deux reprises pour m'inviter à bénéficier du dépistage du cancer colorectal. Sont drôlement gentils je trouve de s'inquiéter pour ma santé de quinquagénaire, et cette fois pour m'inciter à faire le test en question et bien l'on me propose un dépistage à domicile. La démarche est simple m'explique t'on- première étape déterminer si on est concerné par le test et pour cela il faut répondre à un questionnaire. Si je dis oui à une seule des propositions , pour le test c'est perdu . Bon d'accord j'ai pas fait médecine ( mon père était pas toubib) mais ce qui me semble étrange dans ce questionnaire c'est que si je suis en bonne santé et bien faut me faire dépister alors que si j'ai eu droit au cour de mon aventure terrestre à une des horreurs contenues dans la liste -maladie inflammatoire, rectolotite hémorragique et autres subtilités -pas la peine de faire un don à la science. moi j'aurais pensé le contraire mais heu!... j'ai pas non plus mes entrées sous les blouses blanches et comme mes relations avec le corps médical sont réduites au strict minimum, en général politiquement j'ai du mal... ( en tout cas c'est pas moi qui creuse pour la sécu) et que j'ai tendance à naviguer au large de tout ce qui peut ressembler de près ou de loin à hopital, clinique et accessoires, c'est ma façon à moi de me soigner (mais naturellement chacun fait ce qu'il veut ou presque) et jusqu'à preuve du contraire, même si j'ai ptêt eu de la chance, je ne m'en porte pas plus mal. Et puis maintenant vla ti pas que les costumes trois pièces salon du ministère de l'économie chez les autres nous blatérent qu'un hosto ça doit fontionner comme une entreprise et bien, c'est pas ça qui va me redonner confiance dans le serment d'hypocrite, ses labos collés aux bourses, et le bronzage madarine du courchevel et inversement. Mais revenons à nos étrons et là ça m'en bouche un coin, figurez-vous que l'on me propose d'envoyer par retour de courrier ce qui est appellé poétiquement et pudiquement "échantillon biologique", amis postiers vous n'imaginez pas tout ce qui voyage par chez vous... comme dirait coffe "c'est de la M..."




Serge m'a envoyé ce matin une de ses dernières créations et il m'a mis en accompagnement "petit montage blogien, je suis sur que tu vas nous pondre un beau commentaire" Alors! t'en penses quoi?

vendredi 23 janvier 2009

le soldat et le gramophone


".../... Quand on me demande aujourd'hui ce qu'est ma mère, je réponds la plupart du temps qu'elle est fatiguée. On est très fatigué quand on travaille toujours plus qu'il ne faudrait et qu'on ne sait que répéter qu'on travaille trop. Le travail fait vieillir; Mes parents rentrent de leur travail et parlent de leur travail. Mon père ôte sa chemise et prend un bain de pieds dans la salle de bain. Il travaille dans une usine où le bois est transformé en meubles mais hélas, il n'est pas bûcheron, il est assis entre des ordinateurs dans une pièce où il y a un calenrier de table sur chaque bureau et il porte une chemise. A la maison il ne porte jamais de chemise et travaille dans son atelier, mais là il ne parle jamais de travail. Il dit qu'il supporte encore moins les chiffres qu'il ne supporte notre gouvernement. Papa essuie ses lunettes et en examine de près les verres en faisant la grimace pour y distinguer des taches. Quand j'aurai son âge, j'aurais ses cheveux gris sur les tempes. Quand j'aurai l'âge de ma mère, je serai moi aussi capable de parler une heure d'affilée de soucis, mais il ne s'agira pas de mes soucis à moi. En fait maman aurait voulu faire du patinage artistique. Et maintenant, elle patine et s'échine devant nos tribunaux. Elle dit: cette législation elle devient presque sympathique à force d'être démunie. Le soir, elle prépare les sandwichs pour le travail : Bon alors je vais préparer les sandwichs pour le travail- c'est une phrase qu'elle répète toujours, c'est comme le bain de pieds de mon père. Je me demande pourquoi ce n'est pas pour elle et papa qu'elle prépare les sandwichs. Un jour, j'ai réagi : Un travail, ça n'a pas besoin de manger, et ma mère a répondu : Mais si, mais si, il me dévore jour après jour..../..." extrait de: "le soldat et le gramophone" de sasa stanisic- la cosmopolite- stock-