mercredi 19 novembre 2008

le prix pinocchio et son nain de jardin


Un lecteur m'envoie - et naturellement (si j'ose dire) je l'en remercie- une information concernant la création par l'association les amis de la terre, d'un prix -pinocchio- du développement durable qui récompensera les entreprises les plus cyniques et hypocrites en matière d'écologie mais aussi en ce qui concerne les droits humains. il existe trois catégories: "droits humains", "environnement" et "greenwashing" parmi les "heureux" nominés cette année- nous trouvons -dans deux catégories- bravo, bel effort- nos pollueurs bien connus de l'estuaire et financeurs (en autre) de la manifestation du même nom (estuaire) ....j'ai nommé l'entreprise -total-
Areva, suez, alstom, la société générale, renault, le crédit agricole, bnp paribas...font également partie de la distribution- alors- faîtes vos jeux- Sur le site des amis de la terre on vous explique en détail pourquoi ils ont été retenus- et vous pourrez donc voter ensuite pour votre préféré. (le dessin ilustrant l'article provient du site des amis de la terre)
Et maintenant toujours de l'humour, toujours de la bonne humeur, avec une petite vidéo qu'elle est rigolote mais je vous laisse juger par vous mêmes chers z'ami(e)s lecteurs, auditeurs et à tout à l'heure (j'ai acheté un dictionnaire de rimes mais chuuut que cela reste entre nous)

mardi 18 novembre 2008

souvent au commencement
















Souvent, au commencement de l'aventure, il y avait comme un mot, une phrase ... enfin! quelque chose de glané par hasard ou de "volé" dans le poste, un passage de bouquin , un brin de conversation, un rêve souvenir, une bulle qui s'éclatait...Et s'en était ainsi de la manière première, farine, glaise, sable... qu'il fallait ensuite délayer à la source pour construire peu à peu... une histoire. Quelle histoire? Du verbe à conjuguer, au passif- l'imparfait, du présent maquillé, au JE majuscule qui prend son pied en coulisse et toujours la musique... les strophes qui causent toutes seules, petites notes fragiles ou symphonie décapante- affaire d'humeur en quelque sorte, et le ciel et le jour et les heures, l'ambiance... et la peinture toujours fraîche au décors de théâtre. J'étais dans mon élément, forcément liquide, ici ou tout finit et tout commence à l'orée de l'océan, les vagues qui s'amolissaient sur l'estuaire rythmaient mes émotions vagabondes et malgré tout collées au rocher comme l'huitre sauvage qui s'est enfuie du parc pour s'imaginer libre jusqu'à la plage suivante. Mais qu'est ce que je dis là moi? de quoi je parle? c'est quoi ce fatras ? serais-je en train de m'impressionner avec une reprise bon marché de la condition humaine ? mais oui tu sais bien: le qui on nez ou con va ? Poing d'interrogation qu'on se ramasse en plein dans le flan pour le dessert avant la vaisselle. Non mais... tu vois, ton problème, c'est qu'avec tes pompes pas adaptées tu glisses toujours sur le goémon, alors forcément t'en fais des tonnes pour essayer de trouver un équilibre qui n'existe pas, mais ça t'es pas obligé de le savoir ou alors tu t'en arranges pour la formule, pour la poésie du bigorneau quand tu le poses sur un lit de sel de guérande et qu'il se croit en thalasso chez bobet "baisse la tête t'auras l'air d'un coureur" qu'il disait le pêcheur devant l'éternel -muscadet. Deux trois accords ça vous brasse une chanson de marin, du moment où t'a zouqué ferme ta barcasse au café du port , tu peux t'essayer aux céréales pression et sans mousse s'il vous plait. Et demain? La même chose garçon, repassez-moi le plat de côte sauvage. Ouais je veux bien croire, à la longue c'est bouratif mais je m'en lasse pas, de la brise démerde, du granit aussi rose que le danube c'est bleu, des odeurs putréfiées de la vase en bouillote, un peu derrière chaque oreille et je pourrais me sentir breton, alors que l'autre qu'a entrouvert la porte de son quatre quart gordini il dit: "la vache ça fouette" on est où ici ? Tiens c'est nouveau, on appelle ça du slam de fond- les mots tu les épluches, t'en fait des ricochets bien lisses et tu vois là bas le grand machin qui flotte si! si! c'est un bateau, même que c'est chez nous que ça se construit! attention petit, respect en chantier même de faire votre connaissance atlantique; un fond de pension ça va deux ? tu les a sur les bras! et les mots t'en fais des bouteilles vite fait jetées au grand môle les grands remèdes- saint nazaire deux minutes d'arrêt -correspondance- le croisic à marée basse quai B voix quatre- veuillez emprunter le massage souterrain s'il vous plait! Souvent au commencement de l'aventure il y avait momo et sa phrase... du genre: "j' ai un sein dicaliste il est plus gros que l'autre mais comme le trois décembre c'est les prudhommes faudra bien faire avec, pourtant" Enfin tu vois ce que je veux dire? franchement! ...partiellement Eh! patron à l'heure qu'il est, c'est ma tournée en général! Allez- gavotte pour tout le monde ! Et un et deux et trois et huitre!