Tu te rends compte, la vigne vierge qui prend ses aises sur les murs du jardinet commence déjà à rougir, et nous ne sommes qu'en juillet...On m'avait prévenu pourtant, les années s'écoulant (secoue lo rhume) le temps n'a plus vraiment la même signification, il se la joue élastique du genre à te revenir dans la tronche aussi vite qu'il se délie. Bon, ça c'est dit mais quand même, à peine le soleil vient se dorer le cancer entre deux averses qu'il faudrait presque jouer à la fourmi et engranger je ne sais pas trop quoi...J'vais pas non plus remplir la baignoire de gaz de ville sous prétexte qu'à la rentrée les trous du cul d'actionnaires- j'ai du fric sur mon canal - vont nous faire le coup de l'augmentation qu'elle est inévitable mais que c'est pas de leur faute, leur très grande faute- amène...Et puis, tant qu'il y aura des gogos dans mon genre pour se chauffer, pour se faire un ptit frichti vite fait sur le suez et consommer à la masse, ben les tréfonds de pension ils auront encore de quoi se payer le lifting et la croisière qui va bien au sortir du penhoët. Attention camarade, je te vois venir, qu'il me dit le camarade, tu vas pas cracher non plus sur ce qui fait vivre les travailleuses et yeurs, Ah lala! pas simple l'affaire, si y'avait pas de riches y'aurait pas de travail pour les pauvres! Vous avez deux heures et je reprends les copies en sortant! Tiens comme faut toujours citer histoire de grapiller un demi-point supplémentaire j'ai la phrase qui illustre le propos- "le jour où les capitalistes auront des couilles en or c'est la cgt qui leur taillera des pipes" (font) Mince c'est pas franchement politiquement correct, mais bon si t'arrives à trouver du correct dans l'immonde politique tu me fais signe karl! Quand je vois un socialiste je sors mon strauss khan et j'en pouffe maman, à me taper le ventre tellement la comédie humaine est irrésistible. "Ah oui mais à force de taper sur la gauche tu fais le jeu de la droite"-disait le couleuvrier du haut de ces certitudes! Et bien si je te dis que justement j'ai envie d'être méchant-grrrrrr- avec ceux qui m'ont fait croire (et j'ai été assez con pour ça sans doutes) qu'ils voulaient un monde de justice et de partage...Avec les autres on savait déjà depuis longtemps à quoi s'en tenir! le pouvoir ça pue sous les aisselles, ça confine dans les chaussettes et tant que l'on jouera les mêmes fausses notes sur la partition, on pourra bien faire valser les étiquettes, derrière ce sera toujours la même multinationale du "aie confiance", "crois en moi" et mon cul c'est du boulet, alors ça boum! -mais t'as besoin de t'énerver comme ça? c'est pas bon pour ton coeur et blabla léno ooo!
lundi 21 juillet 2008
dimanche 20 juillet 2008
c'est la mer qui ferme le rivage
"S'il n'avait pas un grand manteau pour abriter son corps de terre que ferait-il avec ses doigts torturés comme des racines. S'il n'avait pas l'eau bleue du vent pour y plonger sa tête lourde comment pourrait-il contenir la forêt en feu de ses tempes. Où s'arrèteraient ses foulées s'il n'avait pas tous les chemins pour égarer les serpents noirs qui se mélangent à ses pas. Et quand s'allument au fond de lui les yeux de mille oiseaux de proieoù cacherait-il leur tourment s'il n'avait pas le mur des nuits pour y clouer ses ailes d'ombre." -marcel béalu-
"Il est tard. C'est la mer qui ferme le rivage. Le sable qui choisit la vague bordée d'algues et le pas qui se même à l'ombre qui se couche. C'est vers toi que je marche étoile de mes yeux qui pose ma prunelle au faîte des falaises. Il est tard. Le soleil a séché ce qui fut une larme la main est retombée sur le dernier baiser. La tête a détourné son front marqué d'enfance. Il est tard. Dans le ciel la marée a jeté des éclairs les nuages ont fui la torture du vent. Le sel a sur la lèvre un parfum de grand large. Falaise qui s'avance au-devant de l'espace c'est vers toi que je tends les lianes de mes doigts. C'est vers toi que je vais, calcaire crevé d'air. Trou noir où j'ai cherché l'écho de mes artères. Sur mon dos c'est le vent qui cache mes frissons. Sur ma face un regard soulève mes cheveux. il est tard. J'ai perdu la ligne d'horizon. Et j'avance tout seul comme une voile éteinte." -jean bouhier-
"La parole doit se maintenir en nous sentinelle aux portes des grands sommeils et garder en veille les songes. Si les songes un instant s'endormaient le monde ce vieillard solitaire en vain recompterait le soir ses arbres et ses cailloux. En vain se dresserait décoré d'étoiles à jamais en exil là-bas où passent sans fin chantant de leur voix inconcevable les déserts." -pierre delisle-
Inscription à :
Commentaires (Atom)