jeudi 10 juillet 2008

madame la dépitée de saint-nazaire


lu dans l'excellent: estuaire mag : "Notre députée est-elle naïve? Dans un interview à Ouest-France paru le 8 Juillet, Notre députée de Saint-Nazaire Madame Bouillé, dénonce avec justesse "Le bradage de nos services publics. Tout ça pour faire des économies." Avalerait-elle l'explications de Sarkozy et comparses? "f aire des économies."? Sous ces mots répétés se cache une toute autre stratégie. Celle mise au point par les doctrinaires dits néo-libéraux, qui consiste pour soit disant relancer l'économie, à offrir à des investisseurs privés en recherche de profits, de nouveaux terrains de jeux d'argent: les entreprises et services publics qui leur échappaient, énergie, éducation, santé, défense sécurité, communication, placement professionnel etc...Une stratégie économique.Il y avait du blé à se faire dans la télé. Ainsi naquit et profita TF1. Il y a du blé à se faire dans la distribution et les services assurés jusqu'ici par la poste. Affaire d'imagination! Il y a du blé à se faire dans la santé. C'est même fou avec les peurs qu'on entretient. Ce sera l'affaire des assurances, de mêche avec les industriels pharmaceutiques et les marchands de soins. Il y a du blé à se faire dans des écoles privées, des cours sur tout et de n'importe quelle manière pour les bébés des élites!!! Aux minables on re-fabrique une école de minables qui apprenne à obéir, à subir, et à penser comme la télé ou la pub.Il y a du blé à se faire dans la sécurité et la défense. A l'exemple de ce qui se passe chez Bush, ,l'armée doit être réduite à un corps essentiellement de pros (pas des amateurs comme l'a dit Sarkozy à Carcassonne) des jeux électroniques et informatqiues, exercés aux écrans. (L'exploitation télévisuelle de l'intervention contre les araisoneurs du Ponant a été un moment important comme un propotype des interventions militaires futures.)Les interventions musclées sur le terrain seront sous-traités (comme dèjà en irak) à des entreprises de mercenaires et pour qu'ils aient du travail, on offrira nos services au commandement américain (par otan interposé ou non) qui se charge de désigner sans cesse les fauteurs de troubles et les terroristes à combattre...Il y a du blé à se faire dans les programmations pour la sécurité, les équipements de contrôle et de surveillance.. Les militaires qui s'étaient engagés sur un idéal sont en train de comprendre qu'ils n'ont plus leur place. Des mercenaires salariés les remplaceront dans des guerres sans sentiments ni règles, sauf celles du profit toujours plus.Que partout où il, y a du profit possible, Sarkozy a décidé de liquider tranquillement les effecrifs pour préparer sournoisement, c'est sa différence avec Bush, la mutation économique.Faire diriger la nation sur le modèle des entreprises et par les hommes d'entreprises et pour leur profit. Dès le soir et le lendemain de l'élection professionnelle, cette conception était affichée et lisible!Pour cela, il faut neutraliser les syndicats, les droits et les espoirs des travailleurs. C'est bien parti. Déstructurer la justice tant qu'on y est. Il faut même encourager les pauvres avec la complicité naïve de Martin Hirsh et des religions à accepter d'être pauvres.Les députés de droite, et les sénateurs sont les complices de cette braderie honteuse et les fossoyeurs de la démocratie, des traitres au service des hommes d'affaires qui se jouentd'eux, tellement bouchés d'ailleurs que pour la plupart ils ne s'en rendent pas compte.Et Madame Bouillé du Parti socialiste dans tout ça? Elle croit naïvement aux explications du gouvernement au lieu d'appeler à la révolte? "-scaf de fond-
et oui cela s'appelle l'ami -accord multilatéral sur l'investissement-cela est planifié et mis en place peu à peu et par dessus les états dits souverains, par les néo-libéraux (de droite comme de gôche, si cela veut encore dire quelque chose...) et ce depuis 1995... Mais dites moi les privatisations des services publics n'ont-elles pas commencées quand la gôche était au pouvoir en france? et quand celle ci dirigeait l'europe avons-nous vu une différence de point de vue sur la question? le dessin provient z'aussi de l'excellent estuaire mag

mercredi 9 juillet 2008

dans le sens des départs











Il s'appelle vincent turquois et c'est un peu par hasard que j'ai découvert ses blogs-ah ben oui, il en a plusieurs et ils sont drôlement bien faits. Sur celui là qui s'appelle "dans le sens des départs" , il parle figurez vous de saint-nazaire dont il a bien saisi, il me semble, l'ambiance particulière-écoutez plutôt: "A Saint-Nazaire, ceux qui ont un parapluie sous la bruine ne sont pas de Saint-Nazaire. Là-bas, la pluie n’est ni une péripétie, ni un contretemps ; elle fait partie du décor mais ne fait pas fondre. Le matin, sur le boulevard Albert 1er, les retraités prennent le frais sous les gouttes sans sourciller. Plus tard, les collégiens reviennent du McDo sous l’averse comme si de rien n’était, les cheveux collés au front et les bouches jointes, où se déchaînent d’autres tempêtes. A son tour, on avance donc la tête au vent, le pébroc protégeant l’appareil photo, observé par des autochtones humides, la parka bien vite trempée mais le corps en mouvement, entre les coques, les paquebots, les grues et les cargos, au milieu des cris des mouettes et des plaintes de l’acier sous les presses, derrière la tôle des ateliers. Au fond d’un bassin, le Poesia est terminé et les premiers membres de l’équipage italien viennent le découvrir avec ferveur ; les yeux levés au ciel, ils admirent sa robe blanche et sa cheminée qui fume déjà ; pour un peu, on se croirait place Saint-Pierre. En face, dans la forme Joubert, le Jasmine Knutsen est en cale sèche pour maintenance. Sous sa coque immense, deux playmobils minuscules donnent une idée de la taille du tanker, si haut et démesurément long. Face à ce monstre, on ne souhaite qu’une chose, qu'il ne se rompe jamais, ni en mer, ni dans l’estuaire. Le soir a la bonne idée d’apporter le brouillard et de chasser la pluie. On se précipite pour refaire le parcours de l’après-midi et chasser les ombres, les lumières artificielles et les scintillements de l’eau. Les rues du port qui serpentent entre les hangars sont désertes. Seules quelques voitures circulent dans la nuit déjà tombée et les ponts mobiles semblent s’écrouler sous leurs pneus qui les traversent bruyamment. L’ambiance est lugubre. On se retourne plusieurs fois pour vérifier qu’il n’y a personne, le doigt hésitant sur le déclencheur ; on pourra toujours dire plus tard que le flou est artistique… La coque du Jasmine Knutsen n’est plus rouge mais sombre, comme les grues, le ciel, l’eau des bassins, le bitume. On se retourne encore ; dans cette impasse mal éclairée, on reste dans la voiture, les coudes en appui sur la vitre ouverte, en se persuadant qu’il s’agit simplement d’être plus stable. Mais alors pourquoi laisser le moteur tourner ? On rentre vite.../..." Il écrit bien le monsieur non? sa promenade dans la région va aussi le conduire à la baule, le croisic mais aussi à remonter l'estuaire sur sa rive gauche, mais je vous laisse découvrir par vous même la suite de l'histoire: "dans le sens des départs" -les photos (très belles) proviennent du blog en question.