jeudi 1 mai 2008

bonne fête


"Il est revenu le temps du muguet
Comme un vieil ami retrouvé
Il est revenu flâner le long des quais
Jusqu'au banc où je t'attendais
Et j'ai vu refleurir
L'éclat de ton sourire
Aujourd'hui plus beau que jamais
Le temps du muguet ne dure jamais
Plus longtemps que le mois de mai
Quand tous ses bouquets déjà se sont fanés
Pour nous deux rien n'aura changé
Aussi belle qu'avant
Notre chanson d'amour
Chantera comme au premier jour
Il s'en est allé le temps du muguet
Comme un vieil ami fatigué
Pour toute une année pour se faire oublier
En partant il nous a laissé
Un peu de son printemps
Un peu de ses vingt ans
Pour s'aimer pour s'aimer longtemps." - le temps du muguet -francis lemarque-


"C'est le Premier Mai. Debout, camarades ! Pour les travailleurs, pour les ouvriers, c'est un jour de fête ! Et tous, aujourd'hui, relevant la tête, désertent l'enfer de leurs ateliers... C'est le Premier Mai. Marchons, camarades ! Sous le libre azur des cieux printaniers !
C'est le Premier Mai. Debout, camarades ! Esclaves courbés sur les durs travaux des grandes usines, un peu de fierté monte en nos poitrines avec le parfum des lilas nouveaux.. .C'est le Premier Mai. Marchons camarades ! Un grand souffle ardent passe en nos cerveaux !
C'est le Premier Mai. Debout, camarades ! Au milieu du ciel, le soleil vainqueur luit pour tout le monde : Hélas ! notre part de sa clarté blonde sert à fabriquer l'or de l'exploiteur...C'est le Premier Mai. Marchons camarades ! Nous avons aussi des droits au bonheur !
C'est le Premier Mai. Debout, camarades ! Par la ville allons, la main dans la main et crions justice.Il est temps qu'un peu d'équité fleurisse entends-tu, bourgeois au cœur inhumain ? C'est le Premier Mai. Marchons camarades ! Et clamons nos droits sur notre chemin ! C'est le Premier Mai. Debout, camarades ! Déjà l'Avenir se laisse entrevoir : Ayons confiance ! Après l'âpre hiver, le printemps s'avance, chassant les corbeaux au triste vol noir... C'est le Premier Mai. Marchons, camarades !Les jeunes rameaux sont couleur d'espoir !"
-gaston couté- (sur l'air du temps des cerises)
et puis aussi bien sur cette chanson là, parce que ça me donne des frissons partout quand je l'entends et en plus vous allez voir comme c'est moderne- aujourd'hui on fait karaoké- vous cliquez sur la page de droite et vous pouvez chanter avé les paroles! allez zou 3/4 - tous ensemble: "Accroche à ton cœur un morceau de chiffon rouge
Une fleur couleur de sang
Si tu veux vraiment que ça change et que ça bouge
Lève-toi car il est temps
Allons droit devant vers la lumière
En montrant le poing et en serrant les dents
Nous réveillerons la terre entière
Et demain nos matins chanteront
Compagnon de colère compagnon de combat
Toi que l’on faisait taire toi qui ne comptais pas
Tu vas pouvoir enfin le porter
Le chiffon rouge de la liberté
Car le monde sera ce que tu le feras
Plein d’amour de justice et de joie

Accroche à ton cœur un morceau de chiffon rouge
Une fleur couleur de sang
Si tu veux vraiment que ça change et que ça bouge
Lève-toi car il est temps
Tu crevais de faim dans ta misère
Tu vendais tes bras pour un morceau de pain
Mais ne crains plus rien le jour se lève
Et Il fera bon vivre demain
Compagnon de colère compagnon de combat
Toi que l’on faisait taire toi qui ne comptais pas
Tu vas pouvoir enfin le porter
Le chiffon rouge de la liberté
Car le monde sera ce que tu le feras
Plein d’amour de justice et de joie"

Paroles : M. Vidalin
Musique : M. Fugain

mercredi 30 avril 2008

la page blanche

La page blanche, c'est un peu comme le grand bain à la piscine, le tout c'est de se lancer; seulement, ça me va bien de donner ce genre d'avis "éclairé", moi le mec qui ne sait pas nager. Mais que celui qui n'est pas à une contradiction près me lance la première bouée! La page blanche, elle me nargue depuis toujours, enfin disons depuis que ne sachant rien faire d'autre de mes dix doigts que de tenir- très mal j'en conviens- un stylo, j'ai eu comme une envie irrésistible de faire pousser des phrases pour qu'elles se tiennent ensuite en équilibre instable sur les lignes du cahier. Mais je vous parle de ça, c'était au siècle dernier forcément-ah! ah! vous avez remarqué vous aussi, on peut sans façon se poser le cul d'un siècle à l'autre, que dis-je, encore plus fort, d' un millénaire au suivant, et continuer comme si de rien n'était, à deviser avec son ombre sur la taille des mots-alors que pourtant chacun sait bien que ce n'est pas la taille qui compte mais la vigueur, enfin...La page blanche, elle sent la genèse au bord de l'encrier, et il en aura fallu des bâtons et des taches, de la patiente aussi pour qu'une fois la partition à peu près apprise, on puisse arriver à se faire comprendre. Encore que! ça fait déjà un moment que j'en aperçois quelques uns qui se tortillent sur leur chaise, en se demandant où je veux en venir! Parce que vous imaginez peut-être que c'est moi qui dirige l'orchestre? D'accord j'ai sans doute un égo pas trop rabougri pour oser m'étaler présentement et en mettre partout de mon nez-moi, eh moi- et moi! mais de là à penser que je suis responsable de ce que je réchauffe sur un coin de toile! non là, je vous arrête tout de suite, c'est trop, n'exagérons rien, je ne suis qu'un modeste interprète d'une partition décidée à l'avance et je ne sais par qui, vu que personne ne m'a présenté à... La page blanche, par définition, elle prend le rôle de réservoir, entonnoir, passoire, enfin tous ce trucs en oir comme heu! ... soir, foire ou déboire, qui vous poussent au cul du poignet à jouer à l'écriture; la page blanche, elle peut pas rester comme ça au risque de mettre au chômage des bûcherons des papetiers ou des libraires. Pour tout vous dire elle a horreur du vide la page blanche, déjà toute petite, du genre carnet, elle avait le vertige, alors imaginez en grandissant, ça ne s'est pas, bien sur arrangé! Oui je sais, chacun à ses problèmes, on peut craindre les grands espaces, les voyages en italique, les suspension déglinguées...la page blanche, mais que cela reste entre nous, je la soupçonne fortement d'être hypocondriaque, toujours à se froisser pour un oui, pour un non, à jouer sa révolte dans la marge, à se la péter dans le lin... Pourtant, la page blanche elle boucle aussi mes nuits de fidèle solitude et quand les premiers baillements d'oiseau se font entendre vers les cinq heures , suivant le solstice bien sur, elle me rend une fière chandelle en pompant jusqu'à ma dernière goutte d'encre, l'angoisse... de la page blanche.