vendredi 11 avril 2008

saint nazaire , tocqueville et compagnie






















il est un sujet qui au pays de la langue de bois fait particulièrement recette- au propre comme au figuré sans doutes- c'est celui du montant de l'indemnité des élus- il y a quelques temps, lorsque j'avais demandé-en autre- aux candidats à la mairie de saint nazaire leur avis sur la question, j'avais reçu ceci en provenance de la liste du maire sortant: "l'esprit d'équipe": "En ce qui concerne les indemnités des élus on vous invite à relire ou découvrir Tcqueville : de la démocratie en Amérique où il disait très bien que les charges gratuites étaient réservées aux nobles et aux rentiers." c'était une façon dédaigneuse de botter en touche tout en voulant démontrer que son auguste personne (celle qui répond) avait de la culture- elle! ... Il n'y a pourtant rien d'extraordinaire il me semble à demander en tant que citoyen, que les élus de la nation fassent part de ce qu'ils touchent pour cette tache qui leur est confiée par nos soins- il existe des pays où cela est affaire courante et d'ailleurs inscrit dans leur constitution, mais par chez nous, où là! , en voilà d'une histoire! et comme ce ceux sont les mêmes qui bien sur vous diront la main sur le coeur " qu'ils n'ont rien à cacher" on finit par se poser des questions- d'autant que sur le sujet on semble très consensuel chez les représentants du peuple- quelle que soit la couleur politique- du député au sénateur en passant par les mairies, intercommunalités et autres assemblées publiques et assimilées, c'est: "no comment" étrange non? et forcément cette façon de nous prendre pour des pov' nuls qui peuvent pas comprendre, ne peut qu'alimenter les rumeurs les plus folles sur le train de vie de l'état et celui de ses valets- Heureusement, de temps en temps grâce à des cours régionales des comptes ou de rares journalistes, un peu pervers sans doutes... on apprend des choses qui sont bien sur rapidement étouffées d'un haussement des yeux au ciel et de quelques soupirs convenus. "le peuple enfin! ah celui là! après tous les sacrifices qu'on fait pour lui...aucune reconnaissance..." et il arrive figurez-vous que parfois "non, si! c'est dingue" que quelques élus s'indignent du montant des avantages qui leur sont réservés, et l'on peut penser qu' "on" devrait rapidement leur demander de se calmer (allez, t'a vu comme t'es tout pâle, un ptit voyage d'études au soleil ça te fera le plus grand bien) ou d'aller jouer ailleurs plutôt qu'embêter ainsi leurs petits camarades... si je vous cause de ça présentement, c'est qu'un fidèle lecteur m'a envoyé un article paru aujourd'hui même dans rennes ma ville.com concernant une réunion de l'intercommunalité rennaise- écoutez voir: "À la Métropole, les indemnités ont fait débat
Une fois installé, le conseil de la Métropole a élu son bureau et décidé des indemnités de ses membres. Un maire aurait aimé les revoir à la baisse. Un voeu pieux.
Vingt-cinq vice-présidents et cinq conseillers constituent le nouveau bureau de Rennes Métropole autour de Daniel Delaveau, élu président. Une élection massive et sans surprise, même si tous les noms proposés n'ont pas tous reçu le même plébiscite de la part de l'assemblée. Si les représentants de la minorité politique sont restés neutres sur cette affaire, un maire de gauche a mis les pieds dans les plats dressés sur cette nouvelle table.
Gilles Nicolas, maire de Chevaigné, aurait aimé être associé en amont à la constitution de ce bureau. « Je me suis toujours situé dans la majorité de ce conseil, mais cela ne signifie pas rester passif, notamment quand il s'agit de prendre des décisions importantes pour les six années à venir » lança-t-il à l'assemblée.
Plusieurs points l'ont légèrement agacé et notamment le nombre de vice-présidents (30 dans l'ancien conseil, 25 dans le nouveau). « On aurait pu se contenter de 20, surtout si l'on se réfère au taux d'absentéisme des vice-présidents lors des réunions de bureau du précédent mandat. Plus une assemblée est importante, moins elle est productive. »
Gilles Nicolas a plaidé également pour un non-cumul des fonctions. « Ces vice-présidents ne devraient pas être affectés à d'autres tâches que la préparation et l'exécution des décisions de cette assemblée qui leur attribue, pour cela, une indemnité conséquente. »
Un amendement rejeté
Pour le maire de Chevaigné, il faudrait une équité d'indemnités entre tous les conseillers communautaires. « L'exercice d'un mandat est un principe gratuit et les indemnités de fonction, perçues à ce titre, n'ont le caractère ni de salaire, ni d'un traitement, ni d'une rémunération. Je m'interroge sur les sommes attribuées. Pourquoi les vice-présidents de la Métropole perçoivent davantage d'indemnités que la plupart des maires de cette agglomération ? »
Au moment d'adopter la délibération sur ces fameuses indemnités, Gilles Nicolas a soumis au vote, à bulletin secret, un amendement visant à ramener leur montant au niveau de la moyenne de ceux que perçoivent des maires.
Un peu gêné, Daniel Delaveau n'a pas souhaité s'engager davantage sur ce terrain glissant. Lorsqu'il s'agit d'argent, il est des discussions pas toujours populaires. Le président est resté sibyllin. « La Métropole ne fait qu'appliquer les textes législatifs et réglementaires » expliqua-t-il pour justifier les sommes allouées.
Visiblement, Gilles Nicolas n'était seul à plaider pour un peu plus de sagesse en la matière. Certes, son amendement a été rejeté par 64 conseillers, mais 33 ont tout de même voté pour et 6 blancs. Si on enlève les 31 personnes concernées par le gros des indemnités, cela donne une assemblée assez partagée sur cette question...
Toujours est-il que la délibération a été votée. Le président de la Métropole touchera donc 5 424,82 € bruts par mois ; chaque vice-président sera indemnisé à hauteur de 2 591,94 €; chaque conseiller délégué touchera 600,10 €; et enfin les autres conseillers se verront attribuer 224,48 €. Notons, tout de mêmes, que si les taux sont identiques pour le président par rapport à son prédécesseur, ceux des vice-présidents ont, eux, légèrement diminué. On peut donc parler d'économies, même légères..."
Édouard REIS-CARONA.






alors naturellement on aimerait bien connaitre les indemnités de nos élus municipaux et en autre carénistes de service mais là vous connaissez comme moi la réponse-et l'on ne s'en lasse pas: "En ce qui concerne les indemnités des élus on vous invite à relire ou découvrir Tcqueville : de la démocratie en Amérique où il disait très bien que les charges gratuites étaient réservées aux nobles et aux rentiers" - et donc pour ma culture j'ai été faire un tour du côté de chez tocqueville et j'ai trouvé ceci: "Quelle triste chose que sur toute la terre les gouvernements soient toujours précisément aussi coquins que les moeurs de leurs sujets peuvent leur permettre de l'être". et également cela: "Il y a plus de lumière et de sagesse dans beaucoup d'hommes réunis que dans un seul." et une ptite dernière: "En politique, ce qu'il y a souvent de plus difficile à apprécier et à comprendre, c'est ce qui se passe sous nos yeux." c'est ben vrai ça , sacré alexis!...

mercredi 9 avril 2008

qu'entendez-vous par là?






















"une table tout près, une lampe très loin








Qui dans l'air irrité ne peuvent se rejoindre,








Et jusqu'à l'horizon une plage déserte.








Un homme à la mer lève un bras, crie: "Au secours!"








Et l'écho lui répond : " Qu'entendez-vous par là?" naufrage-jules supervielle-
















"Et maintenant, Mesdames et Messieurs, nous vous présentons en grande première mondiale, sans cage, avec son poitrail multicolore et toute sa crinière au vent: Le bonheur! ( tambour et musique.) Il apparut. C'était vrai, c'était le bonheur. Et de quelle taille! Comme il n'était pas encore apprivoisé, il se jeta dans le public en rugissant et dévora la plupart des spectateurs." au cirque-géo norge-
















"Il devient urgent de renouveler le langage de la politique dont les termes, gauche et droite ne veulent plus dire grand-chose; En revanche, naturels, frais, conservateurs, rances, pourris, synthétiques, salés, sucrés, allégés, sans colorants artificiels, basses calories, seraient plus adaptés et donneraient des indications précises et précieuses aux consommateurs de bulletins de vote" -roland topor














Lorsque je me mets à écrire, l'encrier s'emplit de lettres, ma plume de mots et la feuille blanche de phrases. Alors je ferme les yeux et, tandis que j'entends le tic-tac de l'horloge, je vois tourner autour de mon cerveau, le-pauvre-fou-amnésique poursuivi par le philosophe-à-la- mandragore. Quand j'ouvre les yeux, les lettres, les mots et les phrases ont disparu et sur la feuille blanche je peux commencer à écrire: "lorsque je me mets à écrire, l'encrier s'emplit de lettres, ma plume..." etc " -la pierre de la folie- fernando arrabal-












"../... Le pouvoir, quand on l'emmerde, ne ressemble à rien d'autre qu'à un caprice de sale gosse. Le pouvoir, quand on l'emmerde, est une pathologie insignifiante. Le pouvoir, quand on l'emmerde du fond du coeur, n'existe pas vraiment. Le pouvoir, quand on l'emmerde, fond quand on ne prononce plus son nom, se liquéfie quand plus personne ne rêve de le croiser sur un coin de route, n'allume plus les yeux d'aucun Papa ni ne gêne plus aucune Maman quand il se noie dans son propre sang, dont l'existence même ne fait d'ailleurs plus débat, ne retient plus le geste de personne à la sonnette d'une porte, ne trouble plus aucun regard, n'excite plus aucun idiot, ne toise plus aucun mort-né.../... ../...Les sales gosses, ceux qui en ont rêvé très fort, du pouvoir, et l'ont donc obtenu, puisqu'il s'offre sans vergogne à quiconque veut bien s'en emparer, sont là, existent, respirent, militent, suent tous les jours que ni dieu ni maitre ne fait pour tenter de lui donner une consistance. Au prix de la liberté des autres, bien entendu (le pouvoir ne prospérant qu'au prix de l'oxygène du reste du monde, évidemment), au prix de l'insouciance, de la rêverie, de l'imagination, autant de poncifs éculés qui pourraient exister pleinement s'ils n'avaient pas été classés comme tels, et définitivement, à un moment donné.../...

- Tu fais quoi, dans la vie ?
- J'essaie d'écrire / Je suis comédien / Je monte un spectacle de puces borgnes / Je suis chiropracteur nihiliste.
- Ah oui, d'accord.
- Quoi, "d'accord" ?
- Rien. D'accord, juste.
- Quoi, "d'accord, juste" ?
- Rien. J'aime bien les gens comme toi. C'est important, dans une société.../.." extraits de: "le pouvoir quand on l'emmerde" de Franswa P. dans strictement confidentiel