mercredi 9 avril 2008

qu'entendez-vous par là?






















"une table tout près, une lampe très loin








Qui dans l'air irrité ne peuvent se rejoindre,








Et jusqu'à l'horizon une plage déserte.








Un homme à la mer lève un bras, crie: "Au secours!"








Et l'écho lui répond : " Qu'entendez-vous par là?" naufrage-jules supervielle-
















"Et maintenant, Mesdames et Messieurs, nous vous présentons en grande première mondiale, sans cage, avec son poitrail multicolore et toute sa crinière au vent: Le bonheur! ( tambour et musique.) Il apparut. C'était vrai, c'était le bonheur. Et de quelle taille! Comme il n'était pas encore apprivoisé, il se jeta dans le public en rugissant et dévora la plupart des spectateurs." au cirque-géo norge-
















"Il devient urgent de renouveler le langage de la politique dont les termes, gauche et droite ne veulent plus dire grand-chose; En revanche, naturels, frais, conservateurs, rances, pourris, synthétiques, salés, sucrés, allégés, sans colorants artificiels, basses calories, seraient plus adaptés et donneraient des indications précises et précieuses aux consommateurs de bulletins de vote" -roland topor














Lorsque je me mets à écrire, l'encrier s'emplit de lettres, ma plume de mots et la feuille blanche de phrases. Alors je ferme les yeux et, tandis que j'entends le tic-tac de l'horloge, je vois tourner autour de mon cerveau, le-pauvre-fou-amnésique poursuivi par le philosophe-à-la- mandragore. Quand j'ouvre les yeux, les lettres, les mots et les phrases ont disparu et sur la feuille blanche je peux commencer à écrire: "lorsque je me mets à écrire, l'encrier s'emplit de lettres, ma plume..." etc " -la pierre de la folie- fernando arrabal-












"../... Le pouvoir, quand on l'emmerde, ne ressemble à rien d'autre qu'à un caprice de sale gosse. Le pouvoir, quand on l'emmerde, est une pathologie insignifiante. Le pouvoir, quand on l'emmerde du fond du coeur, n'existe pas vraiment. Le pouvoir, quand on l'emmerde, fond quand on ne prononce plus son nom, se liquéfie quand plus personne ne rêve de le croiser sur un coin de route, n'allume plus les yeux d'aucun Papa ni ne gêne plus aucune Maman quand il se noie dans son propre sang, dont l'existence même ne fait d'ailleurs plus débat, ne retient plus le geste de personne à la sonnette d'une porte, ne trouble plus aucun regard, n'excite plus aucun idiot, ne toise plus aucun mort-né.../... ../...Les sales gosses, ceux qui en ont rêvé très fort, du pouvoir, et l'ont donc obtenu, puisqu'il s'offre sans vergogne à quiconque veut bien s'en emparer, sont là, existent, respirent, militent, suent tous les jours que ni dieu ni maitre ne fait pour tenter de lui donner une consistance. Au prix de la liberté des autres, bien entendu (le pouvoir ne prospérant qu'au prix de l'oxygène du reste du monde, évidemment), au prix de l'insouciance, de la rêverie, de l'imagination, autant de poncifs éculés qui pourraient exister pleinement s'ils n'avaient pas été classés comme tels, et définitivement, à un moment donné.../...

- Tu fais quoi, dans la vie ?
- J'essaie d'écrire / Je suis comédien / Je monte un spectacle de puces borgnes / Je suis chiropracteur nihiliste.
- Ah oui, d'accord.
- Quoi, "d'accord" ?
- Rien. D'accord, juste.
- Quoi, "d'accord, juste" ?
- Rien. J'aime bien les gens comme toi. C'est important, dans une société.../.." extraits de: "le pouvoir quand on l'emmerde" de Franswa P. dans strictement confidentiel






































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