mardi 26 juin 2012

question de point de vue








".../...Le mardi, l'arrivée de ma mère m'obligea à oublier les Doors, J'allai la chercher à l'aéroport et à notre retour je préparai des sandwiches au fromage fondu, pendant qu'elle allait et venait avec agitation dans la cuisine. Il y avait un sac contenant des Coors vides que je n'avais pas eu le temps d'emporter dans le garage. Elle s'assura que je remarquais son regard réprobateur mais s'abstint de tout commentaire.
Après cet en-cas elle monta avec moi et s'assit sur le canapé pendant que je me mettais à l'ouvrage. Elle lut, fit des travaux d'aiguille, tria des papiers et recopia des listes. J'avais envie de boire mais pas de subir un sermon. J'attendis une heure puis trouvai un prétexte pour descendre et m'envoyer une bière d'un trait.
.../..."

extrait de "Fugues" de Lewis Shiner-Editions Denoël-




Des nouvelles du temps:




Le régime, c'est pas tous les jours rose.




Le retour des Soldes



Le Ministère de l'Intérieur envisage de nouveaux rapports avec la police.




Pendant les grandes vacances, le service est compris



carte postale pour la cousine restée à Paris:

Grâce à mon bouclier fiscal, j'ai pu encore cet été emmener la bonne dans notre maison de Sainte-Marguerite, mais ce sera sans doute ,hélas la dernière fois.
Que voulez-vous, le monde marche sur la tête.
Bien à vous.
Mathilde










                                                       \\\\\\\\\\\\\\\\[[[[[[[[[[[[[[[[[\\\\\\\\\\\\\\\\







nota bene:
illustration: pâte(s) à Serge









 Complexe de la chaise vide:
va bene






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PROGRAMME







REGARD'AILLEURS

lundi 25 juin 2012

hey you





"J'attendais un bonheur aussi grand que la mer
et de l'aube au couchant couleur de la chimère
un amour arraché de ses chaînes impies
Mais la réalité l'entend d'une autre oreille
et c'est à sa façon qu'elle fait ses merveilles
Tant pis pour les rêveurs tant pis pour l'utopie."

-Aragon-extrait de: "La nuit de Moscou"








"Faut-il partir? rester? Si tu peux rester, reste;
Pars, s'il le faut.L'un court et l'autre se tapit.
Pour tromper l'ennemi vigilant et funeste,
Le temps! Il est, hélas! des coureurs sans répit,"

Charles Baudelaire- extrait de: "Le voyage"








"Hey you
Can i breathe
If my chest is covered

Hey you
Is my face making sense
Eyes can't be still
In a moment so tense

Here babe
Are the notes you must play
This babe, is the procedure

Here babe
Not in another way
I can assure you
That you will be okay

Once would do
Once could change everything
Once could tell
And help me to clear out
Some things

Once would make
No difference at all
Once or not
I've already made this fall

Hey you
Make the most of the time
You've got to cross many borders

If you can't control your mind
Something will happen
It's just a question of time

Oh babe
I can't concentrate
I'm here for the wrong reason

It's you who makes my knees shake
One season, then
The brakes are gonna break"







photo: Fulup

dimanche 24 juin 2012

Michaux pour la saison


"un homme qui ne sait ni voyager ni tenir un journal
a composé ce journal de voyage.
Mais, au moment de signer, tout a coup pris de peur,
il se jette la première pierre.
Voilà"



"Voilà deux ans qu'il a commencé, ce voyage. On m'avait dit: "Je t'emmènerai" Deux ans, une sorte de constipation et maintenant, c'est pour mardi matin. Je suis soumis toute la journée à une sorte de projection à distance. On cherche mon regard. Quel effort il me faut pour revenir à moi, et combien "impur" ce retour, comme on cède à une image de sexe dans la prière."






CLOWN

"Un jour.
Un jour, bientôt peut-être;
Un jour ,j'arracherai l'ancre qui tient mon navire loin des mers;
avec la sorte de courage qu'il faut pour être rien
et rien que rien,
je lâcherai ce qui paraissait m'être indissolublement proche.
Je le trancherai, je le renverserai, je le romprai, je le ferai
dégringoler.
D'un coup dégorgeant ma misérable pudeur,
mes misérables combinaisons et enchaînements
"de fil en aiguille".
Vidé de l'abcès d'être quelqu'un, je boirai à nouveau l'espace nourricier.
A coup de ridicules, de déchéances (qu'est ce que la déchéance?) par éclatement, par vide, par une totale dissipation-dérision-purgation, j'expulserai de moi la forme qu'on croyait si bien attachée, composée, coordonnée, assortie à mon entourage et à mas semblables, si dignes, si dignes, mes semblables;
Réduit à une humilité de catastrophe, à un nivellement parfais comme après une in tense trouille.
Ramené au-dessous de toute mesure à mon rang réel, au rang infime que je ne sais quelle idée-ambition m'avait fait déserter.
Anéanti quand à la hauteur, quand à l'estime.
Perdu en un endroit lointtain (ou même pas), sans nom,
sans identité.


CLOWN, abattant dans la risée, dans le grotesque, dans l'esclaffement, le sens que contre toute lumière je m'étais fait de mon importance .
Je plongerai.
Sans bourse dans l'infini-esprit, sous-jacent ouvert à tous,
ouvert moi-même à une nouvelle et incroyable rosé à force d'être nul
et ras...
et risible..."

-Henri Michaux-




illustrations sur Toile


C'est comme ça, aujourd'hui ce sont les gosses qui ont le blues.




samedi 23 juin 2012

repos




Je me sens...


Comme
un pot 
 sourd,
quand ça l'arrange.
Un pot au feu
qui mijote
sa flamme.
Un pot de terre
qui s'enferre.
Un pot de trente ans
qui craint la casse.


mais pas encore
pot de chambre,
peau morte
potage...


plutôt

potache
en son
troupeau
pour le meilleur
et pot l'écrire.
plein pot
et
sauve qui pot.
aussi
avec des ailes
pour se
faire l'appeau.





                                                              §§§§§§§§||||||||||||||||||||||||§§§§§§§§§

source: Les orientales.

Dans un monde désorienté
protégeons Les Orientales




SANAM MARVI


Pritam, Sanam Marvi - Coke Studio par Cokestudio



LE FESTIVAL


« Quelle rive voudrais-tu traverser, Ô mon cœur
Il n’y a pas eu de voyageur avant toi, il n’y a pas de route
Où est le mouvement, où est le reste, sur cette rive ?
Il n’y a pas d’eau, de bateau, de batelier.
Même pas une corde pour attacher le bateau, pas un homme pour le tirer
Pas de terre, de ciel, de temps, rien n’est là-bas, pas de rivage, pas de gué
Là-bas il n’y a ni corps ni esprit mais où est donc l’endroit qui doit assouvir la soif de l’âme, surement pas dans le vide.
Soyez fort et entrez dans votre propre corps  ne laissez pas votre cœur allez ailleurs.   

     Chassez votre imagination et                                                                                                        restez fidèle à ce que vous êtes… »
Kabir, poète hindou et musulman (XVe siècle)


 HOMAYUN SAKHI

« L’aboutissement du fleuve est la mer. Son devenir est son embouchure dont il ne connaît pas la direction lorsqu’il surgit de sa source. Il est, comme l’homme, ignorant de sa destinée tout en y allant inexorablement, Tant que le fleuve va à la mer, il reste fidèle à sa source »
Hamidou Sall - Rhapsodies fluviales





AMBUYA NYATI

« La lune est dans le ciel, pas dans l’eau »
Jalal-el Din Rumî


ENSEMBLE NOUR




« Je bois, Je me lave, Je mange, Je te prie Grand fleuve Djoliba, Je ne peux vivre sans toi, Grand fleuve Djoliba, Je ne peux me fâcher contre toi. »
 chanson traditionnelle







SAMBA DIABATE







 “Il monta dans la barque et ses disciples le suivirent
Et voici, il s’éleva sur la mer une si grande tempête que la barque était ouverte par les flots. Et lui, il dormait.
Les disciples s’étant approchés le réveillèrent et dirent : Seigneur, sauve nous, nous périssons !
Il leur dit : Pourquoi avez-vous peur, gens de peu de foi ? Alors il se leva, menaça les vents et la mer, et il y eut un grand calme.”


Mathieu 8, verset 23-24-25-26 – Nouveau Testament




ABIR NEHME






ERIK ALIANA § KORONGO JAM




du 27 juin au 1er juillet
à
Saint-Florent-Le-Vieil
Maine et Loire


illustrations et textes source: Les Orientales




                                            ]]]]]]]]]]]]]]]]]\\\\\\\\\\\\\\\\]]]]]]]]]]]]


monopoly
poiur
être
honnête








                                                                 ``````````}}}}}}}}}}}``````````





LA NUIT DE L'ERDRE




programmation




                                                            #########{{{{{{{{########




Et ça c'est quoi?

Ben!
 Un  reste de mur
mal rasé
 avec un arbre derrière
et le ciel
au-dessus

Ah? !!!



                                                               ##########~~~~~~~~~~~~~#######

on n'arrête pas le temps (an amzer)



vendredi 22 juin 2012

Le vent



"Je suis le vent joyeux, le rapide fantôme
Au visage de sable, au manteau de soleil,
Quelquefois je m'ennuie en mon lointain royaume;
Alors je vais frôler du bout de mon orteil
le maussade océan plongé dans le sommeil.
Le vieillard aussitôt se réveille et s'étire
Et maudit sourdement le moqueur éternel
L'insoucieux passant qui lui souffle son rire
Dans ses yeux obscurcis par les larmes de sel.
.../...



.../...A me voir si pressé, l'on me croirait mortel:
Je déchaîne les flots et je plonge ma tête
chaude encor de soleil dans le sombre élément
Et j'enlace en riant ma fille la tempête;
Puis je fuis. L'eau soupire avec étonnement;
-C'était un rêve, hélas!-non, c'était moi, le Vent!
Ici le golfe invite et cependant le passe;
Là-bas la grotte implore et je fuis son repos;
Mais, poète! comment ne pas aimer l'espace,
L'inlassable fuyard qu'on ne voit que de dos
Et qui fait écumer nos sauvages chevaux!
.../...





../... Il n'est rien ici-bas qui vaille qu'on s'arrête
et c'est pourquoi je suis le vent dans les déserts
Et le vent dans ton coeur et le vent dans ta tête;
Sens-tu comme je cours dans le bruit de tes vers
Emportant tes désirs et tes regrets amers?
Les amours, les devoirs, les lois, les habitudes
Sont autant de geôliers! Avec moi viens errer
A travers les Saanas des chastes solitudes!
Viens, suis-moi sur la mer, car je veux te montrer
des ciels si beaux, si beaux qu'ils te feront pleurer
Et des morts apaisés sur la mer caressante
.../...





../...Tu n'interrompras point cette course farouche;
Tu fuiras avec moi sans t'arrêter jamais;
La vie est une fleur qui meurt dès qu'on la touche
.../...





.../... Ici  j'éteins le ciel, plus loin je le rallume;
Quand ce monde d'une heure a perdu son attrait
Je souffle: Le réel s'envole avec la brume.../...





.../...Un jour tu me crieras: "Je suis las de ce monde.../...





.../... Alors je soufflerai, rieur, sur ton visage
Du pur soleil d'automne et sur l'esquif errant
Le frisson vaporeux des pourpres du naufrage;
Et l'aube te verra dormir profondément
Sur le sein de la mer illuminé de vent!"

extraits de:  "Le vent" - Oscar Vladislas De Lubicz- Milosz

 Esprits Nomades




Les Amis de Milosz



La revue critique

mercredi 20 juin 2012

sur la langue








"Se rappeler que dans toute langue se trouve le langage, le point commun avec celui qui lit, qui peine sur l'assiette du texte, la rencontre de l'illusoire et de l'étroitesse de la page.
Le temps contrôle le geste, le blanc prend l'importance du mot, du verbe.
J'attends la suite, ce qui vient après le point."





"Je pensais à l'écriture, à la main qui mène, aux gestes quotidiens, à celui qui happe avec un marteau, à la peau du dedans qui connaît le temps, au lien du corps et de l'esprit,
le petit matin qui tue des pages, à ceux qui n'écriront plus, à l'envers de la page.
Je me souviens de la nuit. La première."




"Littérature.


Comment dire ce que l'on ne peut.
Se rattraper sur le papier n'est pas l'action, c'est même une forme de désespoir, de refus;
J'ai écrit des rencontres qui ne sont pas, j'oublie tout de vous, l'illusion détruit le rêve. L'idée de vous était la clarté, l'obscur franchit je vous voyais et vous n'étiez, il fait jour et la nuit entoure la lueur."





"J'ai écrit sur la nuit parce que c'est là que tout se passe, que ça se passe, l'écriture me vient la nuit quand tout revit, que l'homme sort de l'homme, de sa profondeur de l'être."


illustrations source: Toile





"L'heure n'attend pas, je crois en votre solitude, écrire est une farce, je ne crois qu'en cela et pourtant vous existez."

extraits de: La nuit panse la blessure de l'écriture" de Oliviers Devers-
Territoires- Editions Fourbis.

mardi 19 juin 2012

rafale en été


En résumé voilà l'affaire.
Alors ça se passe du côté de Mesquer. Vous savez, à la louche (et je ne dis pas cela par hasard)  entre Saint-Molf et Piriac.
Et si vous ne savez pas, veuillez consulter le plan.


source: image


Il s'agit d'un festival de théâtre, à la campagne, en milieu rural comme on dit dans les écoles d'agriculture.- Du vendredi 29 juin au lundi 2 juillet-  au complexe de la vigne- n'y voyez aucune allusion particulière, à moins  que,  la compagnie organisatrice et ses fidèles bénévoles ne vous proposent chaque soir un apéro-concert, une soupe et une charmante Compagnie.
et tout cela Mesdames mes Cieux pour la modique somme de huit euros version adulte et six euros pour les moins de douze zan


Demandons le programme:



-Dès 18h30, tous les soirs, les ateliers théâtre de la Cie Louise Rafale  présentent cette année :
Le Grand Chariot
Une pièce de Jacky Viallon
Au temple de la grande consommation, les disciples s’agitent, se révoltent, se
prosternent. En route pour la grande promotion.

Chroniques des jours entiers, des nuits entières
(Extraits)  de Xavier Durringer
On se croise, on se cherche, on se toise. Bribes du quotidien de jeunes adultes.
Tu es qui, je suis qui…

Vendredi 29Juin

Apéro-concert avec La Tambouille !
(Chorale)
Ça leur a pris comme ça, comme une envie de chanter. L’occasion de se retrouver
entre copains autour d’une p’tite bolée, de bons p’tits produits et de beaux p’tits
chants. Et puis, ils aiment tellement ça se retrouver et chanter que ça continue ! Des
fois, ils comprennent ce qu’ils chantent, d’autres fois pas. Leur chorale pourrait aussi
bien s’appeler « Sons d’Ici et d’Ailleurs ». La Tambouille ?! De bonnes vibrations de
cordes dans la bonne humeur… et comme ils disent « ça fait toujours du bien » !
La terre nous est étroite par la Compagnie Smash Théâtre
(Théâtre)
Sur un carré de terre, deux femmes sortent de tonneaux. A l’aide d’objets tombés du
ciel, comme une aide minimale et providentielle, elles vont tenter d’occuper ce
nouveau territoire.
Elles ne se connaissent pas mais ont une histoire commune. Elles ne connaissent
pas cet endroit. Elles sont hébétées, boueuses, perdues. Dans un premier temps
elles « habitent ». Puis la parole leur vient pour raconter leur fuite, leur exil. Elles ont
vécues la guerre et tentent de se souvenir, de témoigner.
La Terre nous est Étroite est une tentative de théâtre contre l’oubli et l’indifférence
dans une époque obscure, en prise aux regains de nationalisme. Un rappel des
morts aux vivants. Les témoignages d’expériences individuelles nourrissent et
construisent la mémoire collective, la fragilité humaine s’oppose à la violence du monde.
http://ciesmashtheatre.fr/






Samedi 30Juin

Apéro-concert avec Thomas et son groupe électrogène
Thomas chante des textes extraits de sa correspondance avec des prostituées, des
chansons anciennement écrites pour le Théâtre des Cerises, et des poèmes volés à
des amis proches.
Avec une prédilection pour l’humour noir et le Grand Guignol, le Groupe
Électrogène s’interroge sur la nullité et la poésie de la chanson dite « de variété ».

Téléchargez-nous gratuitement, par Les Kag
(théâtre-chanson-humour)
« Un spectacle musical professionnel
Une mise en scène carrée
Des costumes propres
Des chanteuses homologuées
Pour une meilleure compréhension des musiques à but lucratif :
Chers tous,
Nous sommes sûres que jouer de la musique, n’est pas innocent.
C’est pour cela que nous avons fait un spectacle explicite sur ce thème.
Nous espérons que cela vous plaira.
Merci d’avance pour vos applaudissements »
http://www.leskag.com/




Dimanche 01 Juillet

Apéro-concert avec The Nuts Crackers
Le trio des casses-noisettes est un cocktail de rockabilly, de rock’n’roll et un peu de
blues ! Les lascars des Nuts Crackers vous renvoient en direct dans les 50’s… C’est
le moment ou jamais de ressortir la 403 du garage, le vieux marcel et les robes
vichy…
Rouge Chaperon par la Compagnie Mouka
(Théâtre d’objets)
Ce spectacle est une plongée dans le conte
cruel du petit Chaperon Rouge.
Monde mouvant, minuscule et imprévisible.
Ici, ustensiles de cuisine, marionnettes et
manipulateurs se glissent dans la peau des
personnages et nous entraînent à la dérive
de nos fantasmes dans un univers d’une
poésie tendre et saignante.
Le choix du conte du Petit Chaperon Rouge
est parti du désir de reprendre l’histoire qui
avait bercé les comédiens durant toute leur
enfance, pour en donner un point de vue
d’adultes et ressusciter le plaisir intense de
la peur du Grand Méchant Loup.
La Compagnie Mouka est allée puiser non
dans le conte moraliste de Perrault mais à
l’origine populaire Nivernaise de cette
légende (tradition orale) dont l’issue diffère
largement de celle que l’on connaît…
http://ciemouka.jimdo.com/






Lundi 02 Juillet

Apéro-concert avec L’horloge Ivre
(Traditionnel)
Tout droit venu du Morbihan, ce trio nous invite à nous jouer du temps qui passe !
Entre compositions originales et influences d’ici et d’ailleurs, L’horloge Ivre
vagabonde avec poésie entre musique folk et airs d’Europe de l’est.

Socrate dans Sam Suffi par le Théâtre du Caniveau
(Solo clownesque)
Socrate est un clochard fier et tendre dont le nez rouge est à la fois celui du
clown et de l’ivrogne. Entre un Charlot à la peau noire et un Diogène du monde
libéral, il est cet anarchiste de la rue qui, pour se faire aimer ou pour réveiller les
consciences, use à tout-va de son humour et de son charme.
Chanteur d’opéra raté, magicien maladroit, slameur malgré lui, il détourne les
objets d’une poubelle, déchets de notre société boulimique, pour en faire son
royaume éphémère.
Tour à tour Père Noël, Jean Moulin, guide de supermarché, ou révolutionnaire de
la Jet Set politique, Socrate nous rappelle, le temps d’un spectacle, que la
Liberté est belle lorsqu’elle est nue et ne possède rien.
http://www.myspace.com/socratesamsuffi




source: Compagnie Louise Rafale
crédit photos: Les Compagnies