samedi 18 février 2012

illusions retrouvées




Dans notre page cuisine du samedi
Serge nous propose la prochaine élection française à la sauce CNN 
...



Et pour le dessert Brigitte ramène sa fraise




                                                       :::::::::!!!!!!!!!!!!!!!::::::::!!!!!!!




Un chanteur (auteur compositeur)  à textes, à voix, à poésie... Herbert Pagani également peintre, dessinateur,sculpteur...né à Tripoli et mort à Miami.
(désolé pour la rime)
 heu!
 Il repose à Tel Aviv

Deux chansons " amies de 30 ans" comme  diraient certains  gonflés à l'hélium
et encore et plus que jamais  d'actualité
Message personnel pour Anne grande prêtresse des Ocreries, j'avais dit pas plus tard qu'il y a peu,  qu'on ne verrait plus jamais par ici la tronche de "qui vous savez" et je m'aperçois qu'elle est présente dans les vidéos qui suivent, seulement je n'ai pas trouvé d'autre version de Mégalopolis
Allez, concentrons nous sur le fond , quand à la forme, j'allume des bâtons d'encens pour désinfecter l'écran.







                                                               (((((((((((((çççççççççççç))))))))))))))








Un oeil ça trompe énormément
 ou encore:
 tout est illusion 
 mais aussi:
 Il faut ravaler sa façade comme des larmes sous la pluie,
 pour faire en sorte que le théâtre de la vie 
ouvre toutes grandes  ses fenêtres sur celui de la ville
et de ses vertes  compagnes
afin  que brille
dans  nos regards -parfois légèrement blasés-
le fard du merveilleux... 







Tu sais, la poésie se pare au moins  des mille couleurs et 
à y regarder d'un peu plus près  infuse de toutes les  vertus.













Ne croyons pas qu'il s'agisse là uniquement d'un maquillage destiné au paraître plutôt qu'à l'être.
En allant chercher au fond de soi, les racines du sourire, les traces de l'enfance,
la paix des braves...
le mur qui se déguise nous rend plus indulgent avec nous-même
et nous ouvre ainsi aux autres et à l'espace revisité
et magique.




Joli pied de nez à nos ancestrales peurs.
Douce et salutaire folie créatrice.
traduction multilingue  d'un:
 "rien n'est  jamais perdu
pourvu que...l'on y pense"



















































































































































(merci à Serge pour la mise en plis)






Une découverte de par ici

ET
 un dernier pour la route emprunté à  RUMINANCES


vendredi 17 février 2012

fesses tival








"J'aime tes fesses
Pourquoi
J'aime tes fesses
Parce que j'aime tes fesses
Pourquoi j'aime tes fesses
Parce que j'aime tes fesses
Pourquoi j'aime tes fesses
Parce que j'aime tes fesses
Parce que j'aime tes fesses!
J'aime tes fesses!
J'aime tes fesses

J'aime tes fesses

Pourquoi
J'aime tes fesses
Parce que j'aime tes fesses
Pourquoi j'aime tes fesses
Parce que j'aime tes fesses
Pourquoi j'aime tes fesses
Parce que j'aime tes fesses
Parce que j'aime tes fesses!
J'aime tes fesses!
J'aime tes fesses!

J'aime tes fesses 

J'aime tes fesses
Pourquoi
J'aime tes fesses
Parce que j'aime tes fesses
Pourquoi j'aime tes fesses
Parce que j'aime tes fesses
Pourquoi j'aime tes fesses
Parce que j'aime tes fesses
Parce que j'aime tes fesses!
J'aime tes fesses!
J'aime tes fesses

J'aime aussi ta langue

Ton cerveau tes sinus
Ta glande thyroïdale
Et ton oesophage
J'aime aussi ton foie
Ton foie ton estomac
Tes intestins ta vessie
Et ton utérus
Oh j'aime tes fesses
J'aime tes fesses

-Jeanne Balibar-

J'aime tes fesses
Pourquoi
J'aime tes fesses
Parce que j'aime tes fesses
Pourquoi j'aime tes fesses
Parce que j'aime tes fesses
Pourquoi j'aime tes fesses
Parce que j'aime tes fesses
Parce que j'aime tes fesses!
J'aime tes fesses!
J'aime tes fesses

J'aime tes fesses 
J'aime tes fesses"
-Philippe KATERINE-

invention des autres jours




Les allumettes de sûreté

"Cinquième jour de l'été. La chaleur est là, sur les murs et les visages. Rue du Calvaire, personne ne passe.

Je suis l'homme qui attend l'homme qui allumera ma cigarette. Dans mon sac de toile il y a un livre, un couteau, une couverture noire et un casque de scaphandrier. C'est ce que je possédais avant d'être incarcéré, c'est ce qu'on m'a rendu lorsque je suis sorti de prison. Je n'ai plus d'allumettes, pas de lieu ou dormir. Sur le feuillet  que m'a remis l'administration pénitentiaire, il est écrit que je suis apte à travailler, fin prêt à intégrer la vie civile.

cinquième jour de l'été. Je suis libre de me mêler à la foule ou de m'y soustraire. Si je veux des papiers d'identité, il faut que je me présente à la préfecture de police. Si je veux fumer, il faut que j'attende l'homme qui passera devant moi et allumera ma cigarette;

La chaleur est partout. Le soleil, comme un rond de métal, pèse sur les murs de la ville et irradie les corps qu'il marque de son fer. Flanquée d'immeubles hauts, la rue du Calvaire n'est qu'un passage étroit, tortueux, qui fabrique de l'ombre à toute heure. Gueule ouverte dans le mur, à deux, trois coudées de la marche où je me tiens, un soupirail exhale une fraîcheur terreuse et malodorante, mais cela vaut mieux que le reste. Deux rues plus loin, la foule, les commerces, le soleil lourd et brûlant, les bruits de l'été.

Le mur qui me fait face est hérissé de câbles et de gouttières éventrées. Des fissures dévorent lentement la façade et( permettent le passage de petits animaux . Dans la rue du Calvaire, les portes n'ont plus de numéro. Pourtant au troisième étage, à quelques mètres au-dessus de ma tête, une fenêtre est ouverte. Sur le rebord de la croisée, il y a un oiseau dans une cage. En montant la rue, juste avant de m'asseoir sur cette marche, j'ai entendu le chant de l'oiseau.
Dans la rue du Calvaire, il n'y a pas de commerce, pas de soleil, pas d'allumettes, pas de bruits, pas l'ombre d'un homme qui allumera ma cigarette. Je reste assis là, sur une marche refroidie par les soupirs de la cave. Je fuis le soleil et les foules urbaines; languissant de pouvoir fumer, j'attends. J'attendrai jusqu'à la nuit, jusqu'à ce que l'oiseau chante.
..../...."
-extrait de:  "Invention des autres jours" un roman de Jean-Daniel Dupuy -Editions Attila-
(ce livre m'a été conseillé par Frédérique du "sel des mots")


"Jean-Daniel Dupuy est né à Casablanca en 1973. Son grand-père maternel est un photograveur italien qui s'est arrêté au Maroc sur la route des Etats-Unis; son grand-père paternel est grossiste en pharmacie mais rêvait d'être marchand de vin. il grandit à Montpellier, où il découvre à l'adolescence la littérature grâce à L'Autre Journal, de Michel Butel ; il lit les auteurs russes, hispaniques, anarchistes, et Manchette, Debord, Volodine...
il abandonne à l'hiver 1995 sa maîtrise d'histoire sur "la plaisanterie dans la vie politique à Rome" pour se rapprocher des mouvements sociaux, lancer un journal, Parenthèse,  et créer un spectacle de rue, sur une échelle de la rue de La Loge à Montpellier.
A vingt-cinq ans, il apprend qu'il y a une" pénurie de veilleurs de nuit" à Montpellier. il prend alors un poste dans une maison pour enfants en difficulté et écrit, dès les premiers jours, "Arrière-guerre", une fable sur le conflit au Kosovo.
Depuis, il écrit la nuit, tandis que les enfants dorment... ou viennent partager avec lui leurs tracas, leurs idées et leurs doléances."  source: préface de "Invention des autres jours"




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Rubrique Affichage& revue de Toile   proposée par Anne  Serge et Laure


























jeudi 16 février 2012

la france forte


 La France forte qu'il disait zébulon
Ah! ah! ah! 
On appelle cela  je crois du copié coulé
m'enfin,
bref,
 la non-actualité du moment  vue par Rémy,
Sneck pour les intimes
 ou alors c'est  l'inverse, je ne sais plus

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P. Bouquerel

 Découvert  par hasard dans une vitrine alors que  avec mon ptit panier sous le bras j'allions faire quelques  courses pour ravitailler la maison.
 Voilà maintenant c'est dit,  vous savez tout.


 Pascal Bouquerel -nazairien  "se mélangeant  les pinceaux"-



P. Bouquerel

Z'et puis, alors que nous étions sur le point d'abaisser le rideau  de fer  de vent , de ce blogofort, un lecteur débarque en fanfare et  nous propose un lien musical et (pour causer moderne): inter-actif  mais pas pipeau...


LE LIEN (oh! oui)

mercredi 15 février 2012

un mercredi en vrac



Laure nous suggère ceci:
"Le Guillon qu'il ne fallait pas rater"

Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo







Philippe nous signale que: 


"L’Eglise a enfin dit oui au préservatif !
On sent encore un manque de pratique…"



La seconde culturelle:
Entendu par là mais de chaise pas ki
"La littérature c'est l'obsession du langage"




On nous signale que pour les congés, il reste encore quelques places dans les centres aérés de la NASA

"Dansons la capucine
Y'a pas de pain chez nous
Y'en a chez la voisine,
Mais ce n'est pas pour nous !
Piou !
Dansons la capucine,
Y'a pas de vin chez nous...
Dansons la capucine,
Y'a pas de feu chez nous...
Dansons la capucine,
Y'a du plaisir chez nous
On pleur' chez la voisine
On rit toujours chez nous !
Piou !"




Fulup nous annonce la sortie d'un hors série se Ouest France
Ah mais tabernuche  j'ai compris pourquoi,
il est en photo dedans...

illustrations: Hors série Ouest-France





illustrations source: Toile

mardi 14 février 2012

couleur de temps



".../...
-En fait, il est de la couleur du temps!
Je la regardais, étonné:
-Couleur du temps?
Je faisais comme si ce qu'elle venait de dire avait pour moi une importance capitale.
Comme si je m'intéressais à tous ces bâtiments que son père avait fait construire. en fait, je ne pouvais pas détacher mes yeux des siens. Je crois que j'étais tombé amoureux d'elle. Pas besoin d'accomplir de grandes choses ensemble. Simplement, je me sentais bien quand elle était auprès de moi.
-Bien sûr. Tu connais l'histoire de Peau d'Âne?
Je fis un signe évasif de la main. Elle continua:
-Les contes sont souvent monstrueux quand on y réfléchit! A la mort de la reine, le roi demanda à sa fille de l'épouser...Pour éviter l'inceste, la jeune princesse promet le mariage à son père à condition qu'il lui fasse une robe couleur de temps. Epreuve difficile, quasi impossible, non?
 -A-t-il réussi?
-Oui! je ne me souviens pas de la couleur de la robe qu'il fit faire. Tout ce que je sais, c'est qu'il y parvint., ce qui obligea la princesse à fuir déguisée sous une peau d'âne.
Quand mon père m'avait raconté cette histoire, il y a bien des années, il avait interrompu sa lecture pour me dire qu'il était très simple de faire plaisir à la petite princesse. Que si je le voulais, il me ferait faire une robe couleur de temps. Il suffisait de la recouvrir de petits miroirs qui refléteraient la couleur du ciel. Le ciel a la couleur du temps! Maintenant, quand je regarde toutes les constructions qu'il a réalisées ces dernières années, des pierres, des briques ou du béton alternant avec des panneaux de vitres réfléchissantes, je me dis qu'il a mis ces théories en pratique, et qu'il a bien réussi. Tous ses bâtiments ont la couleur du temps!
.../..."
-extrait de: Jérusalem interdite- de Jérôme Bucy- Liv'Editions-




A force de voir ou d'entendre  aux heures de pointe du rayon information toutes ces tronches enfarinées.
A force de se faire retourner comme une crêpe
et sans faire dans la dentelle.
A force aussi  de marcher sur des oeufs
et de battre sa coulpe
en bon client de son espace culturel.
il était plus que temps d'engager la recette
Ce mardi, au rayon tradition et couleur du temps, Philippe nous suggère la chandeleur indienne










Guy Beart Les couleurs du temps par gerald_w-a


"La mer est en bleu entre deux rochers bruns.
Je l'aurais aimée en orange
Ou même en arc-en-ciel comme les embruns
Etrange
 
Je voudrais changer les couleurs du temps
Changer les couleurs du monde
Le soleil levant la rose des vents
Le sens où tournera ma ronde
Et l'eau d'une larme et tout l'océan
Qui gronde

J'ai brossé les rues et les bancs
Paré les villes de rubans
Peint la Tour Eiffel rose chair
Marié le métro à la mer
Le ciel est de fer entre deux cheminées
Je l'aurais aimé violine
Ou même en arc-en-ciel comme les fumées
De Chine

Je suis de toutes les couleurs
Et surtout de celles qui pleurent
La couleur que je porte c'est
Surtout celle qu'on veut effacer
Et tes cheveux noirs étouffés par la nuit
Je les voudrais multicolores
Comme un arc-en-ciel qui enflamme la pluie
D'aurore

Je voudrais changer les couleurs du temps,
Changer les couleurs du monde
Les mots que j'entends seront éclatants
Et nous danserons une ronde
Une ronde brune, rouge et safran
Et blonde"
-Guy Béart-


illustrations: Toile