samedi 18 février 2012

illusions retrouvées




Dans notre page cuisine du samedi
Serge nous propose la prochaine élection française à la sauce CNN 
...



Et pour le dessert Brigitte ramène sa fraise




                                                       :::::::::!!!!!!!!!!!!!!!::::::::!!!!!!!




Un chanteur (auteur compositeur)  à textes, à voix, à poésie... Herbert Pagani également peintre, dessinateur,sculpteur...né à Tripoli et mort à Miami.
(désolé pour la rime)
 heu!
 Il repose à Tel Aviv

Deux chansons " amies de 30 ans" comme  diraient certains  gonflés à l'hélium
et encore et plus que jamais  d'actualité
Message personnel pour Anne grande prêtresse des Ocreries, j'avais dit pas plus tard qu'il y a peu,  qu'on ne verrait plus jamais par ici la tronche de "qui vous savez" et je m'aperçois qu'elle est présente dans les vidéos qui suivent, seulement je n'ai pas trouvé d'autre version de Mégalopolis
Allez, concentrons nous sur le fond , quand à la forme, j'allume des bâtons d'encens pour désinfecter l'écran.







                                                               (((((((((((((çççççççççççç))))))))))))))








Un oeil ça trompe énormément
 ou encore:
 tout est illusion 
 mais aussi:
 Il faut ravaler sa façade comme des larmes sous la pluie,
 pour faire en sorte que le théâtre de la vie 
ouvre toutes grandes  ses fenêtres sur celui de la ville
et de ses vertes  compagnes
afin  que brille
dans  nos regards -parfois légèrement blasés-
le fard du merveilleux... 







Tu sais, la poésie se pare au moins  des mille couleurs et 
à y regarder d'un peu plus près  infuse de toutes les  vertus.













Ne croyons pas qu'il s'agisse là uniquement d'un maquillage destiné au paraître plutôt qu'à l'être.
En allant chercher au fond de soi, les racines du sourire, les traces de l'enfance,
la paix des braves...
le mur qui se déguise nous rend plus indulgent avec nous-même
et nous ouvre ainsi aux autres et à l'espace revisité
et magique.




Joli pied de nez à nos ancestrales peurs.
Douce et salutaire folie créatrice.
traduction multilingue  d'un:
 "rien n'est  jamais perdu
pourvu que...l'on y pense"



















































































































































(merci à Serge pour la mise en plis)






Une découverte de par ici

ET
 un dernier pour la route emprunté à  RUMINANCES


vendredi 17 février 2012

fesses tival








"J'aime tes fesses
Pourquoi
J'aime tes fesses
Parce que j'aime tes fesses
Pourquoi j'aime tes fesses
Parce que j'aime tes fesses
Pourquoi j'aime tes fesses
Parce que j'aime tes fesses
Parce que j'aime tes fesses!
J'aime tes fesses!
J'aime tes fesses

J'aime tes fesses

Pourquoi
J'aime tes fesses
Parce que j'aime tes fesses
Pourquoi j'aime tes fesses
Parce que j'aime tes fesses
Pourquoi j'aime tes fesses
Parce que j'aime tes fesses
Parce que j'aime tes fesses!
J'aime tes fesses!
J'aime tes fesses!

J'aime tes fesses 

J'aime tes fesses
Pourquoi
J'aime tes fesses
Parce que j'aime tes fesses
Pourquoi j'aime tes fesses
Parce que j'aime tes fesses
Pourquoi j'aime tes fesses
Parce que j'aime tes fesses
Parce que j'aime tes fesses!
J'aime tes fesses!
J'aime tes fesses

J'aime aussi ta langue

Ton cerveau tes sinus
Ta glande thyroïdale
Et ton oesophage
J'aime aussi ton foie
Ton foie ton estomac
Tes intestins ta vessie
Et ton utérus
Oh j'aime tes fesses
J'aime tes fesses

-Jeanne Balibar-

J'aime tes fesses
Pourquoi
J'aime tes fesses
Parce que j'aime tes fesses
Pourquoi j'aime tes fesses
Parce que j'aime tes fesses
Pourquoi j'aime tes fesses
Parce que j'aime tes fesses
Parce que j'aime tes fesses!
J'aime tes fesses!
J'aime tes fesses

J'aime tes fesses 
J'aime tes fesses"
-Philippe KATERINE-

invention des autres jours




Les allumettes de sûreté

"Cinquième jour de l'été. La chaleur est là, sur les murs et les visages. Rue du Calvaire, personne ne passe.

Je suis l'homme qui attend l'homme qui allumera ma cigarette. Dans mon sac de toile il y a un livre, un couteau, une couverture noire et un casque de scaphandrier. C'est ce que je possédais avant d'être incarcéré, c'est ce qu'on m'a rendu lorsque je suis sorti de prison. Je n'ai plus d'allumettes, pas de lieu ou dormir. Sur le feuillet  que m'a remis l'administration pénitentiaire, il est écrit que je suis apte à travailler, fin prêt à intégrer la vie civile.

cinquième jour de l'été. Je suis libre de me mêler à la foule ou de m'y soustraire. Si je veux des papiers d'identité, il faut que je me présente à la préfecture de police. Si je veux fumer, il faut que j'attende l'homme qui passera devant moi et allumera ma cigarette;

La chaleur est partout. Le soleil, comme un rond de métal, pèse sur les murs de la ville et irradie les corps qu'il marque de son fer. Flanquée d'immeubles hauts, la rue du Calvaire n'est qu'un passage étroit, tortueux, qui fabrique de l'ombre à toute heure. Gueule ouverte dans le mur, à deux, trois coudées de la marche où je me tiens, un soupirail exhale une fraîcheur terreuse et malodorante, mais cela vaut mieux que le reste. Deux rues plus loin, la foule, les commerces, le soleil lourd et brûlant, les bruits de l'été.

Le mur qui me fait face est hérissé de câbles et de gouttières éventrées. Des fissures dévorent lentement la façade et( permettent le passage de petits animaux . Dans la rue du Calvaire, les portes n'ont plus de numéro. Pourtant au troisième étage, à quelques mètres au-dessus de ma tête, une fenêtre est ouverte. Sur le rebord de la croisée, il y a un oiseau dans une cage. En montant la rue, juste avant de m'asseoir sur cette marche, j'ai entendu le chant de l'oiseau.
Dans la rue du Calvaire, il n'y a pas de commerce, pas de soleil, pas d'allumettes, pas de bruits, pas l'ombre d'un homme qui allumera ma cigarette. Je reste assis là, sur une marche refroidie par les soupirs de la cave. Je fuis le soleil et les foules urbaines; languissant de pouvoir fumer, j'attends. J'attendrai jusqu'à la nuit, jusqu'à ce que l'oiseau chante.
..../...."
-extrait de:  "Invention des autres jours" un roman de Jean-Daniel Dupuy -Editions Attila-
(ce livre m'a été conseillé par Frédérique du "sel des mots")


"Jean-Daniel Dupuy est né à Casablanca en 1973. Son grand-père maternel est un photograveur italien qui s'est arrêté au Maroc sur la route des Etats-Unis; son grand-père paternel est grossiste en pharmacie mais rêvait d'être marchand de vin. il grandit à Montpellier, où il découvre à l'adolescence la littérature grâce à L'Autre Journal, de Michel Butel ; il lit les auteurs russes, hispaniques, anarchistes, et Manchette, Debord, Volodine...
il abandonne à l'hiver 1995 sa maîtrise d'histoire sur "la plaisanterie dans la vie politique à Rome" pour se rapprocher des mouvements sociaux, lancer un journal, Parenthèse,  et créer un spectacle de rue, sur une échelle de la rue de La Loge à Montpellier.
A vingt-cinq ans, il apprend qu'il y a une" pénurie de veilleurs de nuit" à Montpellier. il prend alors un poste dans une maison pour enfants en difficulté et écrit, dès les premiers jours, "Arrière-guerre", une fable sur le conflit au Kosovo.
Depuis, il écrit la nuit, tandis que les enfants dorment... ou viennent partager avec lui leurs tracas, leurs idées et leurs doléances."  source: préface de "Invention des autres jours"




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Rubrique Affichage& revue de Toile   proposée par Anne  Serge et Laure


























jeudi 16 février 2012

la france forte


 La France forte qu'il disait zébulon
Ah! ah! ah! 
On appelle cela  je crois du copié coulé
m'enfin,
bref,
 la non-actualité du moment  vue par Rémy,
Sneck pour les intimes
 ou alors c'est  l'inverse, je ne sais plus

                                                          ----::::::::--------::::::::::------::::::::-----

P. Bouquerel

 Découvert  par hasard dans une vitrine alors que  avec mon ptit panier sous le bras j'allions faire quelques  courses pour ravitailler la maison.
 Voilà maintenant c'est dit,  vous savez tout.


 Pascal Bouquerel -nazairien  "se mélangeant  les pinceaux"-



P. Bouquerel

Z'et puis, alors que nous étions sur le point d'abaisser le rideau  de fer  de vent , de ce blogofort, un lecteur débarque en fanfare et  nous propose un lien musical et (pour causer moderne): inter-actif  mais pas pipeau...


LE LIEN (oh! oui)

mercredi 15 février 2012

un mercredi en vrac



Laure nous suggère ceci:
"Le Guillon qu'il ne fallait pas rater"

Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo







Philippe nous signale que: 


"L’Eglise a enfin dit oui au préservatif !
On sent encore un manque de pratique…"



La seconde culturelle:
Entendu par là mais de chaise pas ki
"La littérature c'est l'obsession du langage"




On nous signale que pour les congés, il reste encore quelques places dans les centres aérés de la NASA

"Dansons la capucine
Y'a pas de pain chez nous
Y'en a chez la voisine,
Mais ce n'est pas pour nous !
Piou !
Dansons la capucine,
Y'a pas de vin chez nous...
Dansons la capucine,
Y'a pas de feu chez nous...
Dansons la capucine,
Y'a du plaisir chez nous
On pleur' chez la voisine
On rit toujours chez nous !
Piou !"




Fulup nous annonce la sortie d'un hors série se Ouest France
Ah mais tabernuche  j'ai compris pourquoi,
il est en photo dedans...

illustrations: Hors série Ouest-France





illustrations source: Toile

mardi 14 février 2012

couleur de temps



".../...
-En fait, il est de la couleur du temps!
Je la regardais, étonné:
-Couleur du temps?
Je faisais comme si ce qu'elle venait de dire avait pour moi une importance capitale.
Comme si je m'intéressais à tous ces bâtiments que son père avait fait construire. en fait, je ne pouvais pas détacher mes yeux des siens. Je crois que j'étais tombé amoureux d'elle. Pas besoin d'accomplir de grandes choses ensemble. Simplement, je me sentais bien quand elle était auprès de moi.
-Bien sûr. Tu connais l'histoire de Peau d'Âne?
Je fis un signe évasif de la main. Elle continua:
-Les contes sont souvent monstrueux quand on y réfléchit! A la mort de la reine, le roi demanda à sa fille de l'épouser...Pour éviter l'inceste, la jeune princesse promet le mariage à son père à condition qu'il lui fasse une robe couleur de temps. Epreuve difficile, quasi impossible, non?
 -A-t-il réussi?
-Oui! je ne me souviens pas de la couleur de la robe qu'il fit faire. Tout ce que je sais, c'est qu'il y parvint., ce qui obligea la princesse à fuir déguisée sous une peau d'âne.
Quand mon père m'avait raconté cette histoire, il y a bien des années, il avait interrompu sa lecture pour me dire qu'il était très simple de faire plaisir à la petite princesse. Que si je le voulais, il me ferait faire une robe couleur de temps. Il suffisait de la recouvrir de petits miroirs qui refléteraient la couleur du ciel. Le ciel a la couleur du temps! Maintenant, quand je regarde toutes les constructions qu'il a réalisées ces dernières années, des pierres, des briques ou du béton alternant avec des panneaux de vitres réfléchissantes, je me dis qu'il a mis ces théories en pratique, et qu'il a bien réussi. Tous ses bâtiments ont la couleur du temps!
.../..."
-extrait de: Jérusalem interdite- de Jérôme Bucy- Liv'Editions-




A force de voir ou d'entendre  aux heures de pointe du rayon information toutes ces tronches enfarinées.
A force de se faire retourner comme une crêpe
et sans faire dans la dentelle.
A force aussi  de marcher sur des oeufs
et de battre sa coulpe
en bon client de son espace culturel.
il était plus que temps d'engager la recette
Ce mardi, au rayon tradition et couleur du temps, Philippe nous suggère la chandeleur indienne










Guy Beart Les couleurs du temps par gerald_w-a


"La mer est en bleu entre deux rochers bruns.
Je l'aurais aimée en orange
Ou même en arc-en-ciel comme les embruns
Etrange
 
Je voudrais changer les couleurs du temps
Changer les couleurs du monde
Le soleil levant la rose des vents
Le sens où tournera ma ronde
Et l'eau d'une larme et tout l'océan
Qui gronde

J'ai brossé les rues et les bancs
Paré les villes de rubans
Peint la Tour Eiffel rose chair
Marié le métro à la mer
Le ciel est de fer entre deux cheminées
Je l'aurais aimé violine
Ou même en arc-en-ciel comme les fumées
De Chine

Je suis de toutes les couleurs
Et surtout de celles qui pleurent
La couleur que je porte c'est
Surtout celle qu'on veut effacer
Et tes cheveux noirs étouffés par la nuit
Je les voudrais multicolores
Comme un arc-en-ciel qui enflamme la pluie
D'aurore

Je voudrais changer les couleurs du temps,
Changer les couleurs du monde
Les mots que j'entends seront éclatants
Et nous danserons une ronde
Une ronde brune, rouge et safran
Et blonde"
-Guy Béart-


illustrations: Toile


lundi 13 février 2012

conversation avec mon moi de février




Serge, notre vigie (délicatement pirate) des médias , nous propose en ce début de semelle un article du blogueur SuperNo  "jamais content jamais d'accord mais toujours prêt à le dire!"

"Allez, un peu de littérature, ce n’est hélas pas si fréquent par ici.
 
Amok, c’est un mot originaire d’Asie du sud-est, qui désigne l’énergie du désespoir et la folie destructrice qui n’obéit plus à aucune logique. C’est le titre d’une nouvelle de Stefan Zweig. On trouve aussi ce mot chez Kipling ou dans les « Voyages » du capitaine Cook.

Si vous n’aimez pas la littérature, tant pis pour vous. Mais vous avez une nouvelle chance de connaître la signification du mot Amok : elle s’étale en filigrane dans tous les journaux qui narrent par le menu le comportement désespéré, aberrant et destructeur de Nicolas Sarkozy. Comme il n’a plus la moindre chance cartésienne de gagner, il cherche à provoquer le destin. N’ayant plus rien à perdre, il peut tenter les plus grosses âneries, des fois que ça marcherait…
 
Cette campagne électorale vire donc au grand n’importe quoi. Tous les jours ou presque depuis le début de l’année, c’est une nouvelle pitrerie, un nouveau scandale, une nouvelle saloperie.

  L’époque serait pourtant propice aux vrais choix de société :
  • La crise de la dette devrait nous faire réfléchir à la pertinence de mettre le pays à genoux (regardez bien la Grèce !) pour rembourser une dette indue.
  • Le Peak Everything, (dont deux des symptômes, le prix de l’essence et le risque de coupure de courant, se manifestent justement maintenant) devrait enfin mettre sur la table le débat sur l’opportunité de poursuivre cet objectif fou de la croissance infinie et de la société de con-sommation.
Mais non.
 
Les médias-aux-ordres ont sélectionné les candidats dits « importants ». D’ailleurs ils ne sont plus que deux. Les autres ? Il semble avoir été décidé qu’ils sont insignifiants. Oh, certes on écoute bien de temps en temps Madame Le Pen éructer, Monsieur Bayrou raconter des salades  ou Monsieur Mélenchon faire un bon mot, mais ça ne va pas plus loin. Pire, les autres (Joly, Dupont-Aignan, Villepin, Poutou, Arthaud) n’existent même pas. Ne parlons pas d’Hervé Morin, lui n’existe vraiment pas.
 
Et comme par hasard, les deux candidats restants sont d’accord sur tout ou presque. En tous cas sur le remboursement de la dette et sur le dogme indépassable de la croissance.
 
Ça limite forcément le débat.
 
Dans ces conditions, que dire, que faire ?
 
On glose sur les marronniers (le moment de la déclaration de candidature du sortant, le manque de signatures du FHaine). Et à deux mois et demi de l’échéance, pas la moindre idée de fond sur la table.
 
Une chose est sûre, (ou presque), Sarkozy va se faire ratatiner, écrabouiller, karchériser. Une boucherie. A côté, les autres en sont déjà au partage des postes. Et ça, il ne l’admet pas. Sa petite fierté en est toute retournée. Alors il fait n’importe quoi. Amok.
 
Il y a la hausse de la TVA patronale. Comme je l’avais souligné, c’est un suicide électoral. Tous ceux qui veulent s’en donner la peine et ne pas tomber dans le piège de la propagande UMPatronale du « ah oui, mais ça va créer des zemplois » peuvent comprendre qu’il s’agit de faire payer aux salariés (et aux chômeurs, retraités…) ce qui était auparavant payé par les entreprises. Un peu comme si votre patron décidait du jour au lendemain que désormais, c’est vous qui allez acheter les fournitures de bureau (voire les ordinateurs) avec votre pognon.
 
Plus généralement, cette polémique ridicule sur « le coût du travail » en France devrait réveiller le sens critique le plus endormi. Car le gros du « coût du travail », c’est tout de même le salaire. Et ce que Sarkozy et Parisot appellent « le coût du travail », c’est la seule source de revenus de la plupart d’entre nous. Qu’ils souhaiteraient évidemment bien diminuer. Ah, c’est sûr, si les salariés français acceptaient de travailler gratuitement, la France serait plus compétitive et il y aurait moins de chômage !
 
La remise en cause du code du travail et des conventions collectives au profit du contrat entre employeur et salarié relève aussi de la pire saloperie, et n’est évidemment que la transcription d’un fantasme du Medef.
 
L’accumulation de ces mesures antisociales en ces derniers mois de mandat, après un quinquennat qui restera lui-même dans les annales du recul social, n’est certes pas le fruit du hasard. Sarkozy est un terroriste en service commandé, il sait qu’il va être abattu par les électeurs, et il met toute l’énergie qui lui reste pour remplir son contrat et faire le maximum de dégâts tant qu’il le peut encore.
 
Dans ces conditions, le sauvetage à tout prix de l’usine Lejaby par son ami et témoin de mariage Arnault, première fortune de France, est tellement gros qu’il a une force comique. Il ne pensait tout de même pas que ce sauvetage artificiel et relevant de la pure propagande allait faire oublier les 700 000 chômeurs supplémentaires officiels (et bien plus en réalité) du bilan sarkozyste ? Dans la vraie vie, les usines ferment tous les jours, dans l’indifférence et le mépris des politicards, de droite comme de « gauche ».
 
Dans le genre Amok, l’entrée en campagne d’Angela Merkel, la VRP des banksters, l’oppresseuse des Hellènes, explose aussi les limites de la décence et de la contre-productivité. Outre l’incongruité totale de l’ingérence d’un chef d’État étranger dans nos affaires, c’est à se demander si Sarkozy n’a pas débauché l’équipe de stratèges et de communicants de Jospin en 2002. A moins qu’il ait confié le truc à Benjamin Lancar, après le succès du Lipdub … Car franchement, au niveau potentiel de génération d’enthousiasme, Angela Merkel doit être à peu près entre Hervé Morin et le Père Fouettard… Chacune de ses apparitions télévisuelles provoque un pic de consommation d’antidépresseurs. Sans compter les vieux qui ont connu les privations de l’occupation allemande (une tranche importante de l’ex-électorat sarkozyste) et qui disent encore « Les Boches  », qui vont forcément lui faire une ovation… D’autant que la santé économique de l’Allemagne est nettement survendue.
 
La dernière foutaise en date est particulièrement symptomatique de l’état de désespérance de Sarkozy. Utiliser Claude Guéant pour agiter une fois encore les antiennes racistes et beaufesques force le respect : les pitoyables et pathétiques pitreries de ce petit pignouf de préfet puant, dragouillant avec une lourdeur pesante les bas instincts des électeurs du FHaine, c’est insupportable autant que désespéré. Il a déjà oublié que les nombreuses tentatives précédentes se sont transformées en boomerang et lui sont revenues en pleine gueule. Rappelez-vous le fumeux « débat sur l’identité nationale »… Rappelez-vous les objectifs d’expulsion…
 
Tiens, Sarkozy, Guéant, Besson, Hortefeux… Ce sont les mecs qui ont voté les traités européens qui abolissent les frontières intérieures de l’Europe. Ce sont les mecs qui y ont fait entrer la Roumanie. Ce sont les mecs qui s’étonnent ensuite de voir les Roumains déferler sur la France. Ce sont les mecs qui les expulsent avec un petit billet, les comptent et se félicitent d’en expulser de plus en plus. Ce sont les mêmes qui s’étonnent de les retrouver en France 15 jours après. Mais tant mieux, ils peuvent les expulser à nouveau, c’est bon pour les statistiques. Heureusement que ces mecs sont français, car « ça aurait été des Belges, on se serait foutu de leur gueule un moment »®.
 
Bref, quand Guéant déballe devant les petits fachos de l’UNI son couplet à 2 balles sur « toutes les civilisations ne se valent pas », ce n’est que la traduction faux-derche de quelque chose comme « Y’a trop de bougnoules en France. C’est vrai, quoi… On est envahis ! Et y’a rien à en faire, ces gens-là ne sont pas comme nous… Y vivent des zallocs et du RMI pendant qu’on bosse, et leurs femmes sont bonnes qu’à chier des gosses. Et ça égorge le mouton dans la baignoire… » ® etc. etc.
 
Qu’est-ce que ça vient foutre dans la campagne électorale ??? C’est totalement surréaliste !
 
Du coup, quand un député « socialiste » embraye et nourrit le troll en faisant remarquer que ce genre de raisonnement a conduit au nazisme (ce qui n’est pas faux, en plus), le pataquès occupe instantanément la totalité de l’espace médiatique, et tient lieu de campagne électorale. Plus besoin de programme, la course au buzz médiatique est largement suffisante.
 
On aura tôt fait de se retrouver ainsi au 22 avril, pas plus avancés.
 
D’ici là, Sarkozy, terroriste qui vide sa Kalach, peut encore tenter les nouveaux coups que Laurence Parisot lui susurre dans l’oreille : supprimer le SMIC, comme en Allemagne…… Supprimer le CDI, comme Mario Monti, la marionnette installée par les banksters, est en train de le faire en Italie…
 
Tous les chasseurs vous le diront : les réactions d’un animal blessé à mort sont imprévisibles et d’autant plus dangereuses."
SuperNo





-et pendant ce temps là la Grèce " tout feu tout flamme" n'en finit plus de désespérer des mesures d'austérité que le FMI  (rimant particulièrement bien  avec infamie) et Bruxelles (pas la belle, l'autre) leur ont concoctées soit-disant pour redresser le pays, traduisons: pour protéger leurs potes financiers et faire payer aux smicards du cru et ptites retraites tous les détournements de fric instaurés depuis des lustres avec la bénédiction des comptables étoilés, les fameux techno-gratte tout ce que tu peux.
Pour l'instant , nous autres, on assiste gentiment au spectacle du monde qui s'émulsionne avec au fond du décor tricolore  les fameux rideaux ignifugés bien de chez nous sensés nous protéger- comme autant de chantrale nugléaire- made in Franchouille- de tous les risques passés présents et en devenir.




Certes, ça ne fait pas plaisir de voir une bibliothèque brûler. Voui, je m'excuse mais même si je n'apprécie que modérément des méthodes consistant à cramer des bâtiments quels qu'ils soient, mon coeur d'artichaut breton fait que je suis plus touché lorsqu'on brûle des livres (et ça rappelle de bien sinistres choses...) que la succursale d'une banque quelconque.
 Comme le disait précédemment,  avec ses mots à lui, Msieur Lacroix,  from Belgique, les pouvoirs en place (de grève)  ont toujours eu une certaine habitude de laisser pourrir et donc dégénérer les situations, pour ensuite envoyer la cavalerie de l'ordre, la morale et tout le fatras au service de nos peurs et surtout de leur grain de vie.

Ben oui mais toi quand t'étais jeune? ( voix made off)

Quoi! tu veux me faire dire que parfois j'ai été très con...Ben oui...et  je  reconnais volontiers que les méthodes utilisées produisent parfois  l'effet contraire de celui souhaité. Et là, encore  je veux parler des  quelques fois où l'on fait semblant de  penser  avant d'agir ce qui est loin d'être toujours le cas...
A dame forcément ça te fait rigoler , tu te dis que l'autre énervé d'hier, il est en train de prendre un coup de vieux et donc de mou. Vi, t'as sans doute raison mais ptêt aussi  (oh l'excuse) qu'avec les z'ans zi barre j'ai appris comme le miroir de la salle de bain qui me renvoie heu!- quelque vérité- ben j'ai appris à réfléchir.
Seulement, la colère, celle qui nous empêche d'être complètement paillasson devant "Seigneur, mon bon maître"
 elle est toujours là, vivace, dans cet  éternel jeu de dupes;
  C'est au niveau des moyens employés que la formule a changé. J'ai découvert peu à peu l'inutilité de fonctionner comme les bouledogues du kapital, car à moins de se venger d'avoir loupé son examen d'entrée de garde de sécurité mobile et compagnie -ce qui serait quand même un comble vu le niveau requis- ou de soigner son romantisme comme un François-René sur son caillou battu par les vents; il me semble -humblement qu'il y a certainement des manières plus intelligentes, productives (et rigolotes)  de s'attaquer au pouvoir que de cramer une bibliothèque , un cinéma et même...une banque.

Il ne faut jamais utiliser les mêmes armes que ses ennemis au risque  de se confondre un jour avec leur ombre...

Mes bien chers soeurs et frères, le sermon du jour est fini, vous pouvez filer direct à la boulangerie vous prendre un pain. et surtout, n'oublions jamais :

"La révolution sera joyeuse ou ne sera pas."