vendredi 30 décembre 2011

voeux vaches et coton mal peigné parfois même




Chers ami(e)s
Chers camarades
Chers contribuables et client(e)s.
C'est du coin du feu qui frisote gentiment que je m'adresse à vous en cette fin d'année deux en un
qui aura tenu toutes ses promesses du temps qui passe inexorablement
à cent sous de l'heure et peut-être même parfois
un peu plus.
Tant il est vrai
que la valse des étiquettes nous fera danser encore et surement
à l'endroit mais aussi à l'envers
d'un décor
connu, reconnu et pieds joints dans l'inconnu
d'une logique incomparable
voulant que l'un et l'autre face d'oeufs
et toi même répondit l'Ego.

Je vous promets -virgule- du sang, des larmes
et quelques
liquides amniotiques tout aussi nourrissants et indigestes,
qu'un beau foie gras de saumon élevé sous la mer de Norvège
et s'étalant impudique à la page trois du dernier peste c'est l'air de votre centrale d'achat préférée.

A ce point de l'histoire et pour revenir à la ligne
j'en profite pour tordre le cou farci 
à quelques rumeurs tenaces 
et prétendument
qu'il n'y a pas de fumet sans feu
pour affirmer haut et pas trop fort
que je ne serais pas candidat 
à la prochaine érection pestilentielle
que chacun sent d'ici venir
dur dure
mais certainement  moins qu'après demain.

M'aime pas peur
puisque tous les perdants ont bien joué
pour empocher  dans l'oeuf les sept milliards
de leurs semblables
et leur sussurer à l'oreille d'un terne:
Pousse toi de là que je m'en  remette à la raison des tas.

Certes,
et cependant,
je devais initialement m'adresser à vous
 en  me mettant sur mon 31 à l'heure de l'apéro;
mais comme on nous prévoyait déjà, sous le lustre à gui-gui guili de pétez haut France,
une certaine bousculade et son bouchon de chair humaine
sous les "comme on nous parle"
j'ai décidé de mon petit pouvoir en peau de Zébulon
de prendre les devants en offrant mes voeux au prix fort
 à la veille de la rentrée des glaces et ses nuits de troisième oeil.

Au nom du droit d'en rire encore,
tant et si bien que l'on existe
Au croisement des dents qui grincent et des portes ouvertes enfoncées gaiement
A la santé de tous les doutes naviguant dans des environs jamais très éloignés du bord
Aux grâces de l'incélébrité
Au vivant qui n'a pas de place attitrée
 Aux rêves qui signent toute la différence entre la logique d'une Histoire prétendue et la poésie soit disant éternelle.
A vous qui passez par ici sans me voir et comprenez comme bon vous semble
Aux cherche midi à 14 heures
A tous les mots rafistolés
A la gloire de nos verres progressifs
Aux pas à l'aise dans leurs babouches
Aux aventuriers timides
Aux bricoleurs de l'effet mer qui en font parfois des montagnes
A ceux qui trébuchent

 A la délicatesse et aux petites vertus
Aux pas vraiment méchants
Aux gentils même 
A l'art qui n'a pas son pareil pour faire sa tête
Aux marchands de rien en plein vent
Au terrier que je nous souhaite pour soulager des  intempéries
Au marché des dupes qui se reconnaissent
A la colère en armée de plume
Au clown sur sa banquette arrière
A tous les condamnés amor
Au fragile qui nourrit son homme
A vos souhaits enrhumés
...
et qui sait
ptêt
même
A l'année prochaine



Bonne chance à vous.









Les tâches par lejournaldepersonne

lundi 19 décembre 2011

l'heure de la pause a zoné



 photo Chantal B.



Couleurs d'Aencre fait sa  crève  trêve de Noël

A très bientôt

jean-Jacques




une vidéo proposée par Lionel

dimanche 18 décembre 2011

rencontre du troisième type


"Noël Noël tu vas venir bientôt
Oh ! bon Papa Noël n'oublie pas mes cadeaux
Et pour ce jour si merveilleux
Petit Papa Noël exauce tous mes v?ux

Que ma petite maman s'arrête de tousser

Peut-être que notre voisin aura fini de gueuler
Fais que mon p'tit papa sorte enfin de prison
Qu'y me ramène voir les femmes comme au bon temps dans leur maison.

Je voudrais que grand-mère ne me réveille plus

Quand elle rentre le matin beurrée comme un p'tit Lu
Pardon si je l'ai battue mais qu'elle me répète plus
J?ai une dent contre toi, d'abord il lui en resterait plus

Pour faire mes ongles en deuil j'voudrais un p'tit canif

Ça fait quand même plus propre pour se les fourrer dans le pif
Et j'voudrais pour ma tête une tondeuse électrique
Je sens que j'ai le chou farci de p'tits grains de riz mécaniques

Je te promets en échange de plus crever les pneus
De plus me laver les nougats dans le truc du pot-au-feu
Et je te jure sur l'honneur de plus gratter sans motif
Les bonbons à liqueur que j'ai chopés sur le tarbouif"






Tout autant chorale approximative que chantrale déglinguée
"La Mauvaise Troupe" suivie discrètement
depuis la nuit de l'étang par nos 
correspondants en trouble marée
est intervenue à contre-courant
de l'estuaire
et
plongeant dans l'inconnu dongeois
raffiné comme il se doit
mais
hélas
il faut bien  le dire
légèrement  sur les bords
pour fêter un Noël avant terme 
et comme il se pourra
dans les méatitudes de la Loire.







Ront-point des générations,
quand la pensée se fait des cheveux
à force de civilité




samedi 17 décembre 2011

retour progressif à la normale



Vitesse et précipitations
confondues
n'en déplaise au dicton-taine.


 Petite annonce en vitrine de l'agence de la Brise de mer
où l'on recherche::
"TTS-TLN
Tempête
technicienne de surface
travaillant 
la nuit."



Le lendemain, à l'ouverture du bureau du port-ex-port
c'était pas la dernière à se faire mousser




Retour progressif à la normale 
pouvait-on lire en cinq colonnes sur la dune.

"Vous étiez à l'essai" 
déclara tout de go
Monsieur Météo
en la recevant
dans son bureau.

"Désolé! mais nous ne pourrons pas vous garder,
Il faudra repasser le permis de circuler, puisque vous n'avez pas réussi de manière concluante l'exercice de simulation du cargo malté
et malheureusement dilué dans  de l'eau salée
en courant se perdre dans les bras d'Etel...."


Epitaphe:
de trois fois rien:
Capitaine abandonné
équipage enchainé
et navire à la traine.

photos: "la côte sauvage-Le Croisic-" Vendredi 16 décembre-2011- par Chantal B..-




vendredi 16 décembre 2011

impression passagère sur Joachim et compagnie


 source:: comme le Port-Salut c'est écrit dessus

Qu'on le prononce à la briéronne ou à la portugaise, dans les deux cas,  l'est drôlement dans le vent, le Joachim.
Il a débarqué dans  le bourg avec clairon et trompette
et depuis lors
il nous fait du tapage nocturne, le bougre,
à se demander comment il n'a pas encore réveillé toute la maisonnée
Mais Chut!
car
c'est bien connu, à cet âge là, on dort profondément
Et donc
reste plus que ma pomme pour se demander si à force on va pas finir  par s'envoler tellement l'autre le Joachim,  il semble  en colère , le genre: grand dépressif...
Selon les spécialistes des yeux au ciel et des doigts dans le nez, il parait que le gazier aérophagien .va  continuer à s'époumoner sur nos côtes, jusqu'en début d'après-midi (et plus si affinités).
Bon... même si c'est très beau à voir, il est fortement conseillé de ne pas s'aventurer en bord de mer, ni  d'ailleurs d'aller ha!ha!ha! "prendre l'air", on  risque de se prendre"une tuile"du ciel sur la tête. et c'est bien connu on aime pas ça nous autres,   quand le ciel il nous tombe sur la cabessa

Allez, les gens,  on croise les doigts...


                

mercredi 14 décembre 2011

le lis de mer





".../...La mer était à sa gauche, au-dessous du chemin, tranquille comme un lac, claire et brillante, libre de toute voile et de toute fumée; à sa droite était la pinède, comme une autre mer plus sombre et d'un vert d'oxyde, brillante également avec un moutonnement figé en l'absence du moindre courant d'air. Des fils de fer barbelés l'entouraient, pour protéger les jeunes arbres contre  les chèvres de Sainte Lucie, mais Vanina savait que le réseau n'allait pas plus loin qu'à la première crique, et qu'il était inutile de se salir, ou de déchirer sa jupe à travers les pointes rouillées.
Elle descendit par un sentier abrupt, une coulée de sable ou des racines aidaient au pied et à la main ( les pins de lisière, sur leurs racines à demi déterrées, avaient l'air d'être plantés sur le dos de grandes araignées noueuses) , et elle arriva au bord de la mer, sur une plage de cailloux et de rochers bas. Ceux-là même où selon ses racontars, le pécheur avait surpris une murène et un serpent appariés dans leur flamboiement de midi, et mieux valait en pareil cas fuir au plus vite, car le serpent se fût lancé contre l'homme ou la femme assez téméraire pour vouloir assister à leur union contre nature.
Vanina pressa le pas, jetant un regard sur les rochers de pierre rouge et déchiquetée, où les mousses faisaient comme du poil brun au fond de petites mares. Des crabes, sans doute, s'y trouvaient blottis, mais on ne voyait rien remuer, et de poisson et de reptile il n'y avait ombre ni trace..
A l'autre extrémité de la baie, terminée par un chaos de roches plus obscure et de galets comme de gros oeufs bleuâtres, le sentier en pente assez douce remontait vers le bois de pins.
Il fallut traverser un rideau de tamaris, écarter leurs branches au contact soyeux (qui se couvriraient d'une eau salée comme des larmes, à la tombée de la nuit, Vanina s'en souvint en passant).
Le bois, évidemment, était désert, comme les rues du village, les champs, les vignes, les sables et comme on aurait dit que fût tout le reste du monde à cette heure; mais il n'était pas désert avec la même innocence. C'était comme une prison qui eût été un piège aussi, où l'on pouvait à tout moment être assailli de tous côtés. Le caractère sylvestre est d'être clos en même temps qu'ouvert de toutes parts, à cause des milliers de troncs, des dizaines ou des centaines de milliers parfois, qui sont autour de vous comme des poteaux plantés pour vous tenir captif, et des ouvertures multipliées entre tous ces poteaux, par lesquelles un agresseur peut se glisser facilement, mais qui font un dédale où on est empêché de fuir. .../..."
extrait de:" Le lis de mer" de André Pieyre de Mandiargues










source: Toile

lundi 12 décembre 2011

Où vont les rêves?

Question d'un jour brassé,
par les vents
pressés
d'en découdre
aux  nuages.

"Débouchons, l'embouchure "
Le slogan  bien trempé dans son élément maritime
suintait sous la mitraille.
d'un jour à prendre sa revanche
sur les émotions restées à quai.
dans la cambuse
à prendre le bouillon
et mijoter quelque sortilège.



dimanche 11 décembre 2011

entre 16 et 19 degrés



Foi d'Anatole,
qui avait sans doute une certaine connivence avec ses phrases,
pour se permettre ainsi d'en dévoiler leur intimité.
Ainsi donc ce serait  cela  ce qu'on appelle:  l'esprit France?
 Des trésors fragiles joliment empaquetés  par des mains expertes en rubans
pendant que d'autres spécialistes de la  mise en boite
jouent du coffre et s'époumonent.
La transhumance de l'hiver peut bientôt débuter,
à la croisée des accents.





"Il y a ce chien pour se taire à mes jambes
Et le soleil
Bien un chien pour se taire à mes jambes
Bien le soleil

Y en a-t-il
Y en a t-il un
Pour me dire
Qui je suis venu
Rejoindre

Y en a t-il
Y en a t-il un
Pour lui dire
Que je suis venue

On ne laisse pas l’homme attendre ainsi debout
Sous le soleil
On ne laisse pas l’homme attendre ainsi debout
Sous le soleil

Y en a t-il
Y en a t-il un
Pour me dire
Qui je suis venu
Rejoindre

Y en a t-il
Y en a t-il un
Pour lui dire
Que je suis venu"

-Bertrand Belin-




source: Toile

Enfin, un connaisseur:
«A l'ouest de Paris, il n'y a plus personne, à part des vaches et l'Atlantique»
 Günther Oettinger, membre de laCDU d'Angela Merkel

 source: Toile





samedi 10 décembre 2011

jeudi 8 décembre 2011

porté, transporté




Il fallait être porté, transporté,
jamais gratuitement.
Avantage et dépens.  

Poursuivre sa ligne de vie
en veine de fuite de mots
et contre-sens.

Ne rien parier, laisser satisfaire,
Monter la côte encore,
cette fois.
Profiter uniquement et ne plus rien devoir.
Accepter les tempêtes
avec ou sans conflits d'intérêt.

Ne plus souffrir
faute de temps.
Ne plus mourir,
faute d'argent.
Car pour bien se servir de sa mort 
il serait  franchement  indispensable d'y trouver du crédit.
Sinon?

A quoi ça rime:
Toutes ces histoires
de petites  coupures.
Toutes  ces épines
dans la machine.
Toutes ces promesses
à chavirer
Toutes ces maladresses
redressées
tant bien que mal
et plutôt...
...que...






Porté, transporté,
recyclées les images,
sans jamais
comprendre
qu'une grève inachevée
puisse encore s'inspirer des ravages de l'espoir
pour soulager la peine d'un mousse
qui ne savait pas nager et pour autant,
remettait le couvert. dans l'évier.




Porté, transporté
le marchand de glaces est repassé
en lieu et place du marchand de sables
Les temps sont durs, faut s'adapter
la vue
sur berge.

Faire du sport cérébral
Conserver son homme demain , sa femme de lettres
Et.
Au moins,
cinq fois par jour
récolter les fruits du savoir.

Aider la chance à pas de chance.
Attendre sagement son tour
pour en  être sur la photo
à noyer l'horizon
sans qu'on le sache.
ou  parfois,
dans les rivages
se prendre pour le Zorro
d'une curieuse équation.