mardi 12 juillet 2011

c'est un beau roman, c'est une belle histoire...



Odile et Johann m'ont apporté il y a quelques temps  le bouquin en me le recommandant chaleureusement  mais comme j'en étais alors  dans les affaires de "vent d'Espagne", j'avais posé l'objet en question dans un coin en me disant qu'il serait le prochain sur la liste .
Et puis  voilà , comme indiqué au chapitre précédent , toutes  les histoires, même les plus denses, ont une fin  (surtout, prends ton temps Ambre ...) aujourd'hui donc j'ouvre "Wisconsin" .
Monsieur Neuhoff du Figaro si  ou là ( allez,  que voulez-vous, personne n'est parfait) en cause ainsi:
"C'est un roman robuste comme la poignée de main d'un indien Ojbwé, réconfortant comme une bière fraîche au comptoir d'un bar de Milwaukee, sensible comme un adolescent qui élève des souris dans son lit. On a envie de le prêter à tout le monde, de se fâcher avec ceux à qui il ne plaira pas. Faites passer"
c.q.f.d.

Et puis, comme c'est étrange  tabernuche,c'est comme si, il existait  un lien , un pont, un...entre les deux affaires. Dame, au point ou Jean suie, m'en voilà tout ébaubi (solo).

"Ce jour là, partis chasser le cerf, ils s'étaient arrêtés pour se désaltérer et manger leurs sandwichs;
"Le printemps, avait brusquement dit son père en contemplant la cime des arbres, est la saison des femmes et de la naissance. L'automne est la saison des hommes et de la chasse."
Ernie, alors âgé de seize ans, n'avait pas pensé à lui demander des éclaircissements, mais ces paroles étaient suffisamment singulières pour rester gravées dans sa mémoire.
En 1944, il était rentré de la guerre dans le Pacifique depuis deux semaines et venait de se marier quand son père avait eu une première attaque. au lieu de partir en voyage de noces, sa femme et lui avaient soudain dû assumer la responsabilité de la ferme familiale d'Ernie à Olina et prendre en charge ses parents âgés. Durant les longues journées de travail, le temps semblait toujours manquer pour aborder des sujets autres que les considérations d'ordre pratique. De toute façon, Ernie hésitait; il avait peur de bouleverser son père en le forçant à parler alors que celui-ci avait déjà le plus grand mal à formuler ses désirs et besoins les plus vitaux. Pourtant, les soins dont sa bru entourait le vieil homme et la patience dont elle faisait preuve pendant les séances quotidiennes de rééducation semblaient presque lui rendre des forces. Malheureusement, au moment même où il paraissait sur le point de recouvrer sa capacité de parler et de marcher sans aide, il avait succombé à une seconde attaque dans son sommeil.
Ernie avait rapporté à sa mère les propos paternels deux ans plus tard, peu avant qu'elle ne disparaisse à son tour, espérant qu'elle pourrait en déchiffrer le sens. Mais son visage d'ordinaire jovial s'était chiffonné sous l'effet de la perplexité.
"Je ne vois pas."
Elle avait secoué la tête.
"Non, je ne vois pas ce qu'il a voulu dire."
il aurait donné n'importe quoi pour parler de nouveau à son père. Lui demander s'il avait vraiment compris le sens de cette phrase: les femmes appartenaient à la vie, les hommes à la mort-et les hommes tuaient à l'automne ce que les femmes avaient mis au monde au printemps. Même si elle n'était pas à prendre au sens littéral, la métaphore n'en restait pas moins terrifiante.
il fourra ses mains nues dans les poches de sa veste puis il leva les yeux vers le ciel piqueté d'étoiles. Un frisson le parcourut. La vieillesse n'apportait pas la paix. Le nouveau millénaire ne signifiait rien à ses yeux. Sa femme et lui s'étaient couchés de bonne heure le soir du nouvel an, indifférents à la peur nationale d'un attentat à la bombe, du terrorisme frappant à l'aveuglette. Ils n'avaient pas, comme certains de leurs voisins, constitué des réserves d'eau minérale, accumulé des boîtes de conserve, acheté d'énormes générateurs électriques ou transformé leur sous-sol en bunker. Ils avaient simplement dormi, se sachant de toute façon impuissants à modifier le cours des événements.
Sa main droite jouait avec le mouchoir au fond de sa poche. S'il avait bien appris une vérité dans la vie, c'était celle-ci: poser une question pouvait se révéler le plus rebelle des actes et aussi le plus indispensable; laisser subsister les non-dits pouvait faire du mal, à soi comme aux autres.
il en éprouvait chaque jour le goût, comme s'il avait croqué le fruit du clavalier. La brusque intrusion dans sa bouche d'une saveur acide avant qu'elle n'engourdisse ses gencives et sa langue. Même l'eau semblait incapable de la chasser.
L'amertume."

 -Extrait de: "Wisconsin" de Mary R. Ellis. -domaine étranger-Editions 10-18-

                                                                                                     

lundi 11 juillet 2011

la sombra del viento


J'étais presque arrivé à la fin du livre et comme toujours dans ces cas là- enfin quand le bouquin en question m'avait embarqué dans sa toile- je chichitais, je faisais mine d'en lire un peu encore mais pas trop. Bref je jouais les prolongations en sachant bien pourtant que l'affaire était inexorable et fallait me résoudre à l'accepter. Je vivais les derniers moments de l'intense aventure et comme on n'était pas chez Millénium ou Harrry moteur il n'y aurait pas de tome deux, trois...

Dans les dernières pages, j'ai trouvé cette phrase que je me suis retourné en bouche un moment, pour en arriver à la conclusion que cela me semblait tout à fait juste, "pertinent"  dirait le spézialiste et
le monde aux portes courant d'air en était bien le témoin.

Pas vrai garçon?


envoyé par Cordinger



envoyé par Ocnarfeara

dimanche 10 juillet 2011

khwaab







Un moment,
chacun et sa chacune.
et parfois,
chacun a son chacun.
mais encore, 
chacune demanderait la lune,
quand  chacun court après son  destin.

Du féminin singulier en masculin pluriel.
Des regards croisés aux rencontres fugitives.
Les formules entendues et la place du silence..
Combien seront-ils dans une vie à partager un instant ou plus si affinités?

Aux millions d'atomes pas toujours crochus,
A la somme des  exigences individuelles forgeant son  engeance collective
A nos solitudes génétiques, aux illusions reconnues,
Aux rêves en boite.
Aux révolutions à la bonne heure.
Aux marchands d'utopie et sommeil associés.
Aux mots qui désespèrent d'écrire l'Histoire.
Au commencement pas bien fini, à sa chute maladroite, 
Aux foules et à leurs paires.
Aux branlants qui se prennent pour des as.

A chacun sans sa chacune
pour distribuer les cartes.
Prendre le train en marche
et personne sur le quai.

Croassez et multipliez, formule associative.
A rendre ou à laisser
en service après ventre.
Chacun s'prend pour Machin.
et
Chacune 
pas forcément pour une prune.







dimanche trois en un

marée basse inoxydable


 pavillon complaisant pour tête dans les nuages


Base sous-marine sans dessus dessous
mais encore:
argh contemporain chez alvéole 14

épatant la galerie

“Rabbit”, hauteur: 59cm, résine. 2011. Pierre Pétry.
 
 
 
La galerie Pierrick Touchefeu présente


une exposition collective jusqu’au 31 Juillet

Daniel CLARKE (us), Laurent DAUPTAIN (f),
Thierry FEUZ (ch), François FRIES (f),  Maria RUBINKE (d), Pierre PETRY (b)
 
 
 
“Poem”, tech. mixte sur papier, 76x58cm. Daniel Clarke.   

galerie Pierrick Touchefeu
2 rue Marguerite Renaudin
92300 SCEAUX
Tél: 01 47 02 10 62 - 06 18 18 03 56
www.pierricktouchefeu.com

les renc'arts de l'été



c'est la seizième édition qui va pointer tout prochainement le bout de son nez (de clown forcément). Mais voui absolument, il s'agit bien des "Renc'arts" qui entre le 19 juillet et le 18 août vont égayer les rues, places et bords de mer de Pornichet avec la formule bien connue des aficionados (toujours plus nombreux) d'un mardi consacré aux arts du cirque,  théâtre de rue, contes, clowns...et d'un jeudi jazz, salsa, rock, chanson française...
pour tout savoir et rien payer, ben tiens: tout est gratuit- le site qui vous dira tout

http://www.rencarts.fr/public/index.php?a=intro









...

samedi 9 juillet 2011

murs mûrs et autres mots dits



-rajouté sur une affichette proposant des leçons de piano:
"Non, s'il vous plait, pas de piano! Apprenez plutôt la flute à bec ou les castagnettes"
(signé: Les déménageurs Déméco)



"Heureux l'étudiant qui comme la rivière arrive à suivre son cours sans sortir de son lit"
-Lausanne-




sur la vitrine d'un magasin de chaussures:
"nous n'exposons qu'un pied demandez l'autre aux vendeuses."
-Thonon-les-bains



"La droite met son oseille à gauche, et, pour le trouver la gauche est vachement adroite"
-Tours-



"c'est aujourd'hui dimanche, je vais voir ma p'tite maman.
Je lui apporte des rolls blanches, car elle les aime tant."
-Issy-les Moulineaux-



"Je viens d'apprendre qu'il y a des députés d'extrème droite en Isrel. On croit rêver!
...et alors? il y a bien des gauchos en Argentine!
toilettes messieurs, bistrot Mulhouse



"Souvent, la nuit, seule sur mon rocher, je chante. Et les mouettes hurlent à la mort."
Stéphanie-
toilettes messieurs- restaurant, Monaco



"Pour répondre à votre question: Oui, on peut être à la fois valétudinaire et hypocondriaque, atrabilaire et cyclothymique à condition de posséder un bon dictionnaire"
-Paris-



extraits de: "Les murs se marrent" de Régis Hauser-

quand aux photos et assimilés, ils  proviennent de la toile immense, cirée, aime, rit, au vent du large et sous entendu réunis ce samedi  tout neuf ,avec un ciel légèrement couvert mais relativement bien dans son assiette quand même.


vendredi 8 juillet 2011

venus d'ailleurs


"Ils s’appellent Kervarec, Dos Santos, Boldyreff, Tran, Jaworski, N’Diaye…
Ils sont Nantais, venus d’ailleurs. À un moment ou un autre de notre histoire, ils ont été regardés comme des étrangers, traités comme tels, se sont sentis rejetés, méprisés.
Ce qui fait l’étranger, en effet, ne se limite pas aux papiers d’identité : c’est le regard de l’autre. Notre regard. Sur la couleur de la peau, la différence de langue, la religion, l’allure ou le vêtement.
Même à Nantes et dans l’agglomération, dans cet Ouest prétendument « sans étrangers ». Nos « étrangers » d’hier ont contribué à construire la ville, ils sont devenus et se sentent Nantais, Herblinois, Rezéens, Couëronais. Et ceux d’aujourd’hui ?
Dans un pays qui s’interroge sur son « identité nationale », il n’est pas indifférent de raconter l’histoire de ces Nantais venus d’ailleurs.
C’est même un acte citoyen."  
-source-




Nantais venus d'ailleurs par Chateau_ducs_de_Bretagne

l'europe: la leur ou la notre?



Quand il s'agit de soutenir un système bancaire qui n'a que faire des états d'âme et de la morale...  "on" trouve forcément l'argent...mais quand il s'agit du budget d'un programme européen d'aide aux plus démunis, ah là c'est une autre histoire  et l' on nous ressort le discours habituel du genre:  C'est plus possible, pour  votre notre bien, citoyen  aussi crédule que vache à lait  il va falloir faire des économies.

suivez le guide:
En 2011
Le programme européen d'aide aux plus démunis est de 480 millions d'euros pour l'Europe. Il permet d'apporter de l'aide alimentaire à 13 millions de personnes. Il correspond à 1% du budget de la PAC (politique agricole commune) et représente environ 1 euro par Européen.
En France
, le programme est de 72 millions d'euros. Il aide près de 4 millions de personnes à se nourrir par l'intermédiaire de quatre associations (Banques alimentaires, Croix-rouge, Restos du cœur et Secours populaire français).
Pour 2012
La Commission européenne a décidé que, pour l'Europe, le budget sera diminué de plus de 75% : le programme passera de 480 à 113 millions d'euros. Pour être ensuite peut-être menacé de disparition. La part de la France sera amputée de prés de 80%. Elle tombera de 72 à 15 millions d'euros. 

Pour le Secours populaire
qui apporte une aide alimentaire à 1,3 million de personnes, ce programme représente plus de la moitié des produits distribués. Derrière les chiffres, se cache la détresse d'enfants et de familles, de personnes âgées de chômeurs, de travailleurs pauvres, de jeunes... Cette restriction aurait des conséquences dramatiques sur le quotidien des personnes déjà victimes de beaucoup trop de privations. Le "Livre porte-voix de la pauvreté" édité par le Secours populaire en octobre 2010, en témoigne : des familles avec enfants dont le frigidaire est vide le 15 du mois, car il faut payer le loyer, les factures... ; les pensions de retraites insuffisantes pour s'alimenter correctement après toute une vie de travail... Une phrase revient "Heureusement, le Secours populaire m'aide pour la nourriture". Qu'arrivera-t-il si plus de la moitié de cette aide disparaît ?
Réagissons !
Parce que nous nous sentons tous concernés par cette situation,
Parce que les conséquences seront catastrophiques pour les plus démunis d'entre nous,
Je réagis contre cet état de fait intolérable : j’écris. Ma parole est essentielle, elle sera transmise aux décideurs français et européens et au grand public.
J'envoie mon témoignage en ligne
ou
je télécharge le dépliant [pdf - 848 ko]

-source: secours populaire 

le comité de Saint-Nazaire