dimanche 3 juillet 2011
le style
"J'étais dans le cabinet des métaphores, la loupe à l'oeil, à regarder dans le mécanisme compliqué du style."
"Le style c'est cette partie du beau qui s'analyse, dans le repos, quand le spectacle flanche. C'est un arrêt dans la culture, pour mieux goûter."
"Le style meurt d'une intention frauduleuse. le style, c'est une prison dans un champ libre. C'est le baillon du superflu."
extraits de: "Le style"-(fragment) -Léo Ferré-
merci à V. et C. pour leur participation.
on s'aim'ra
"On s'aim'ra cet été
quand la mer est partie
quand le sable est tout prêt
pour qu'on s'y crucifie
quand l'oeil jaune du ciel
nous regarde et qu'c'est bon
et qu'il coule du miel
de ses larmes de plomb
On s'aim'ra
pour une vague bleue
qui fait tout ce qu'on veut
qui marche sur le dos
On s'aim'ra
pour le sel et le pré
de la plage râpée
où dorment les corbeaux"extraits de: "L'art d'aimer"- Léo Ferré-
samedi 2 juillet 2011
le pitch d'où je vous cause
-samedi -5h58-
Comme dans un thriller haletant où toutes les minutes comptent en banque
je baille aux corneilles
qui me guettent
par rangée de trois
sur l'antenne de télévision du pavillon d'en face.
-8h08-
ou plutôt
09,
pour ne pas déranger un palindrome réchauffé de la veille.
Je me hisse, avec une certaine légèreté avouons-le,
sur mon vélocipède mécanique
et la première à gauche
première à droite et encore à gauche
je trace virtuellement dans les airs de ma roue avant
et à l'arrière aussi peut-être
mais pour des raisons de sécurité
j'éviterais d'en parler -plus avant-
je trace disais-je
un sillon symbolique entre l'espace qui m'est imparti pour tisser la toile de mes nuits
à celui d'un week-end de repos les gars repos
commençant à l'heure dite
ou presque.
Voilà en "pitch" (citron) où j'en suis
à l'instant d'où je vous cause.
La journée s'annonce d'elle même
et c'est plutôt bon signe.
Vous trouvez pas?les Chibanis
A l'heure ou les otages reviennent et même semble t-il ceux séquestrés dans des conditions inhumaines dans la jungle de Manhattan; il est d'autres personnes beaucoup moins médiatiques sans doute, ni soutenues par les grandes orgues des salons où l'on cause que notre très humaine administration aux ordres, harcèle le plus -légalement possible, cela va de soi- Nous sommes bien en démocratie tout de même...
Ces "vieux migrants" comme on les appelle sont depuis quelques temps contrôlés et même plus harcelés par les services de la CAF, CPAM ou encore MSA et sous couvert de lutte contre la fraude sociale,alors que tout le monde sait (ou presque) que celle ci (selon le Conseil d'Etat) dans sa grande majorité est le fait des employeurs...
Par des tours de passe passe dont l'administration quand elle veut a le secret... on arrive ainsi à supprimer la quasi totalité des droits sociaux en matière de protection maladie, vieillesse, aides au logement...de vieux immigrés retraités vivant dans des foyers.
A ce propos la HALDE (haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l"égalité) avait déjà en 2009 dénoncé des contrôles discriminatoires et souvent entachés d'irrégularités.
Dans un certain nombre de villes, des rassemblements ont eu lieu devant des caisses d'assurance vieillesse ou les locaux d'organisations de prestation sociale pour dénoncer ses mesures indignes d'une république éclairée.
A quelques mois d'élection présidentielle ou, une fois de plus on risque de plonger dans le vulgaire et le sordide, histoire- en autre- d'essayer de grapiller quelques voix dans le camp d'un pas de l'oie qui aurait changé son casque à pointe contre la panoplie du jouer de pipeau, soyons très vigilants car pour satisfaire la France qui bêle les atteintes à la dignité humaines se font multiples et tout azimut...
vendredi 1 juillet 2011
l'été en bien belle compagnie- premier volume-
"Les tambours brûlent" -troisième édition- à Plouescat les 2 et 3 juillet
et pour continuer dans le Boum Boum mon coeur qui fait
Yop
Là
Boum :
"LES PERCUSSIONS DU MONDE"
les 8 et 9 juillet à Nostang
VENDREDI : Reggae - 20h / 2h
- Israel Vibration
- Bushman
- Mark Wonder
- Queen Omega
- A. Rahman Revelation
- Boulibaï Session feat. Echo Minott
SAMEDI : World - 19h / 2h30
- Alpha Blondy
- Geoffrey Oryema
- dOMb
- Kandia Kora
- Soadan
- Repercussion
- Yengel Yengel
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"L'anarchie est la haute expression de l'ordre" disait Proudhon, et s'il avait bu une chope au Café de la Pente, il en aurait eu la confirmation. Ce bar associatif vit depuis 7 ans sur une base autogestionnaire, donne concerts et soirées à thème, ateliers et stages (cuisine, meubles en carton...), héberge les assos Ingalan (pour un commerce équitable), et Souliers (pour le cinéma amateur), a 3 salariés... qui dit mieux ? Et je vous passe le festival Rock n'jeunes (musicos de plus de 20 ans s'abstenir), à travers chants (rencontre de chorales et radio crochet), les actions de soutien ! Faut dire qu'ils se bougent les 250 adhérents du Pot Commun (asso qui gère le lieu). Ils tiennent le bar, imaginent et organisent les manifestations. Des gens tous différents et donc uniques en leur genre. Chacun a la parole, est responsable et s'investit dans le cadre des commissions, assemblées, tables rondes qui ponctuent la vie du Café de la Pente. Le réseau Caracoles, qui rassemble plus d'une dizaine d'associations des environs, est né de cet esprit collectif et inventif. Ah j'oubliais ! il y a aussi l'épicerie solidaire (GASE) et un marché de producteurs locaux chaque vendredi à 19h. Et puis les résidences d'artistes, les expos, le théâtre, le jardin... La vie quoi."
(Anne Chérain)
source: "Le cri de l'ormeau"-les jeudis de l'été au Café de la Pente à Rochefort-en-terre-(jusqu'au premier septembre)
Plus d'infos : www.lepotcommun.com
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" Séné s'accorde"
le 2 juillet
un festival pour la promotion des groupes locaux et amateurs du Pays de Séné
jeudi 30 juin 2011
un palindrome et quelques circonstances
Ce matin, à l'heure ou rancit la colombe
j'ai reçu ceci:"je viens de vivre le palindrome parfait et supersymétrique
8 h18 !!!!! dans n'importe quel sens ça fait 8h18 !!!!!!!
c'est un peu comme une éruption volcanique dont la lave
serait la clameur d'une foule en délire, épaisse, âcre
comme un nuage de brouillard herbeux qui tel un ouragan
se fraye un passage dans une foret d'axones pour se jeter comme
des bêtes sur des neurones qui en ont vu d'autres et qui ne
demandent pas mieux.
c'est ça la vie dans le Sud"
bises
serge
Ainsi donc, dans la vie d'un aujourd'hui il existerait d'autres évènements indépendants d'un:
-T'es au courant?
Ben de quoi?
-Ils sont libérés
Ah ben oui forcément.
bien sur.
Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit, ni d'ailleurs ce que j'ai dit ou encore ce que j'aurais pu dire; Etant moyennement poli je suis tranquillement de tout coeur avec les festivités organisées pour le retour des deux journalistes de la télé publique française. Le seul problème - presque aussi récurrent que l'histoire de la presse- c'est la sobriété qui se dégage de l'affaire.
Quand le sujet est en or faut le presser (comme son nom l'indique) jusqu'à plus soif ,avé même les deux doigts au fond
et puis...
pour la deuxième couche
là mazette y'a pas à hésiter,on est entre professionnels de la profession alors t'imagine...
Le reste
du monde pourra bien attendre un peu avant d's'écrouler
on repassera demain.
ou plutôt, mieux,
la semaine prochaine
Pour l'heure on est ovaires bouclés.
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mercredi 29 juin 2011
café bleu-dessert et digestif compris
proposé par Brigitte
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ELVIS TITI
PARISBALROK
DJ RICO
MUSTANG
et son
ROCK AND ROLL
FEU D'ARTIFESSES
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________________________________________________au prochain spectacle
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DES BÂTONS DANS LES ROUES
mardi 28 juin 2011
l'intention
Courant d'air s'énerve sur la porte
percussion
sans y paraître.
C'est selon.
Grincent les cieux,
comme gris qui roule entre les bois.
Un peu dur de la feuille
peut-être?
Quand la goutte grâce fait déborder les vapeurs
de l'andropause
qui fait la pause
et se repose
dans les vents contraires
entre estuaire et participe présent.
Futur
démonstratif
possessif
instantané...
Il en fout plein la vue au quotidien,
forcément déjà dépassé
Chacun son rôle
ou alors...jauni comprend plus rien.
Et HUIT.
-envoyé par Hagakure-
Question d'équilibre?
Héros héros petit, pas ta peau
.../..."Les hommes, les groupes d'hommes s'affrontent. Pour la possession d'une terre, pour l'affirmation d'une opinion, pour la gloire, pour leur Dieu, ils se défient. L'essentiel de l'histoire de l'humanité, telle que nous l'apprenons à l'école, est constitué de ces oppositions. Chez les animaux, le plus souvent, le défi n'entraîne pas le conflit; l'un emporte et l'autre capitule sans combat, ou après un simulacre de combat qui s'achève sans trop de dommages pour les adversaires. Les hommes, eux, croient nécessaire d'aller au terme de leurs menaces, il y mettent même leur "point d'honneur". Chaque nation exalte sa capacité a toujours l'emporter. Etrangement on n'entend guère parler que de victoires, les monuments les plus prestigieux servent à en inscrire la liste. Les gares de chemin de fer elles-mêmes servent à perpétuer leur souvenir, gare d'Austerlitz à Paris, Waterloo Station à Londres. Ce petit jeu infantile et mensonger a pu durer jusqu'au milieu de ce siècle (dernier-n.d.c.). Le prix à payer était devenu difficilement supportable pour les deux adversaires, par exemple à Verdun ou a Stalingrad, mais la logique de la force restait acceptée par tous. "Nous gagnerons parce que nous sommes les plus forts", proclamaient les affiches recouvrant les murs de Paris au début de 1940.
Cette logique n'est plus conforme à la réalité de notre monde. Elle ne l'est plus, tout d'abord, en raison du fait que la possession de l'arme nucléaire supprime la notion de "plus fort". Si l'un des adversaires peut tuer l'autre quatre fois (par les radiations, par le feu, par la faim, par le froid de l'hiver nucléaire) et l'autre trois fois seulement, aucun des deux n'est le plus fort. Dès que chacun a dépassé le seuil de puissance lui permettant de détruire totalement l'autre, il n'y a plus de hiérarchie entre leurs forces.
Elle ne l'est plus, surtout en raison de l'effet boomerang des explosions nucléaires. Les populations qui habitent les villes visées sont éliminées instantanément, mais les autres, épargnées lors de l'échange initial, sont, en quelques jours ou en quelques semaines, atteintes par les retombées ou par l'hiver nucléaire. Les possesseurs de cette arme sont ainsi dans la position d'un adepte de l'autodéfense qui s'est muni d'un fusil pour écarter les voleurs, et qui constate que ce fusil envoie simultanément une balle sur la cible, et une balle sur le tireur. Impossible de détruire l'autre sans se détruire soi-même. Ce sont tous les raisonnements à propos de la dissuasion mutuelle qui se trouvent annulés. Pour faire peur à l'autre, il faut le persuader non pas que l'on est plus fort que lui mais que l'on est capable de le haïr à un point tel que, pour le tuer, on est prêt à se suicider. On a longtemps parlé "d'équilibre de la terreur", il faut constater qu'aujourd'hui ce qui est en équilibre est l'ensemble des capacités de chacun à faire croire aux autres qu'il est assez fou pour déclencher le suicide général; Mais est-ce vraiment un équilibre? .../..."
-extrait de: "cinq milliards d'hommes dans un vaisseau"- Albert Jacquard
-envoyé par Berlav-
.../..."Les hommes, les groupes d'hommes s'affrontent. Pour la possession d'une terre, pour l'affirmation d'une opinion, pour la gloire, pour leur Dieu, ils se défient. L'essentiel de l'histoire de l'humanité, telle que nous l'apprenons à l'école, est constitué de ces oppositions. Chez les animaux, le plus souvent, le défi n'entraîne pas le conflit; l'un emporte et l'autre capitule sans combat, ou après un simulacre de combat qui s'achève sans trop de dommages pour les adversaires. Les hommes, eux, croient nécessaire d'aller au terme de leurs menaces, il y mettent même leur "point d'honneur". Chaque nation exalte sa capacité a toujours l'emporter. Etrangement on n'entend guère parler que de victoires, les monuments les plus prestigieux servent à en inscrire la liste. Les gares de chemin de fer elles-mêmes servent à perpétuer leur souvenir, gare d'Austerlitz à Paris, Waterloo Station à Londres. Ce petit jeu infantile et mensonger a pu durer jusqu'au milieu de ce siècle (dernier-n.d.c.). Le prix à payer était devenu difficilement supportable pour les deux adversaires, par exemple à Verdun ou a Stalingrad, mais la logique de la force restait acceptée par tous. "Nous gagnerons parce que nous sommes les plus forts", proclamaient les affiches recouvrant les murs de Paris au début de 1940.
Cette logique n'est plus conforme à la réalité de notre monde. Elle ne l'est plus, tout d'abord, en raison du fait que la possession de l'arme nucléaire supprime la notion de "plus fort". Si l'un des adversaires peut tuer l'autre quatre fois (par les radiations, par le feu, par la faim, par le froid de l'hiver nucléaire) et l'autre trois fois seulement, aucun des deux n'est le plus fort. Dès que chacun a dépassé le seuil de puissance lui permettant de détruire totalement l'autre, il n'y a plus de hiérarchie entre leurs forces.
Elle ne l'est plus, surtout en raison de l'effet boomerang des explosions nucléaires. Les populations qui habitent les villes visées sont éliminées instantanément, mais les autres, épargnées lors de l'échange initial, sont, en quelques jours ou en quelques semaines, atteintes par les retombées ou par l'hiver nucléaire. Les possesseurs de cette arme sont ainsi dans la position d'un adepte de l'autodéfense qui s'est muni d'un fusil pour écarter les voleurs, et qui constate que ce fusil envoie simultanément une balle sur la cible, et une balle sur le tireur. Impossible de détruire l'autre sans se détruire soi-même. Ce sont tous les raisonnements à propos de la dissuasion mutuelle qui se trouvent annulés. Pour faire peur à l'autre, il faut le persuader non pas que l'on est plus fort que lui mais que l'on est capable de le haïr à un point tel que, pour le tuer, on est prêt à se suicider. On a longtemps parlé "d'équilibre de la terreur", il faut constater qu'aujourd'hui ce qui est en équilibre est l'ensemble des capacités de chacun à faire croire aux autres qu'il est assez fou pour déclencher le suicide général; Mais est-ce vraiment un équilibre? .../..."
-extrait de: "cinq milliards d'hommes dans un vaisseau"- Albert Jacquard
-envoyé par Berlav-
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