"All around me are familiar faces
Worn out places, worn out faces
Bright and early for their daily races
Going nowhere, going nowhere
Their tears are filling up their glasses
No expression, no expression
Hide my head I want to drown my sorrow
No to morrow, no to morrow
And I find it kinda funny
I find it kinda sad
The dreams in which I'm dying
Are the best I've ever had
I find it hard to tell you
I find it hard to take
When people run in circles
It's a very, very mad world mad world
Children waiting for the day they feel good
Happy Birthday, Happy Birthday
Made to feel the way that every child should
Sit and listen, sit and listen
Went to school and I was very nervous
No one knew me, no one knew me
Hello teacher tell me what's my lesson
Look right through me, look right through me
And I find it kinda funny
I find it kinda sad
The dreams in which I'm dying
Are the best I've ever had
I find it hard to tell you
I find it hard to take
When people run in circles
It's a very, very mad world... world
Enlarging your world
Mad world" -Gary Jules-
Depuis dix ans maintenant, les onze journalistes, rédacteurs et photographes du collectif ARGOSse sont donné pour mission de sensibiliser l'opinion publique aux questions environnementales. En cette année 2011 -année internationale des forêts- selon l'O.N.U.-le conseil général du Morbihan a demandé à Argos de réaliser une série de photos sur -je cite: "le poumon vert du département" et cela donne lieu à une exposition "Contes et réalités des forêts du Morbihan" exposée dans le cadre du festival photo Peuples et Nature de La Gacilly- (à voir jusqu'au 30 septembre)
"Crickets are chirpin' the water is high
There's a soft cotton dress on the line hangin' dry
Window wide open African trees
Bent over backwards from a hurricane breeze
Not a word of goodbye not even a note
She gone with the man in the long black coat.
Somebody seen him hangin' around
As the old dance hall on the outskirts of town
He looked into her eyes when she stopped him to ask
If he wanted to dance he had a face like a mask
Somebody said from the bible he'd quote
There was dust on the man in the long black coat.
Preacher was talking there's a sermon he gave
He said every man's conscience is vile and depraved
You cannot depend on it to be your guide
When it's you who must keep it satisfied
It ain't easy to swallow it sticks in the throat
She gave her heart to the man in the long black coat.
There are no mistakes in life some people say
It is true sometimes you can see it that way
But people don't live or die people just float
She went with the man in the long black coat.
There's smoke on the water it's been there since June
Tree trunks unprooted beneath the high crescent moon
Feel the pulse and vibration and the rumbling force
Somebody is out there beating on a dead horse
She never said nothing there was nothing she wrote
She gone with the man in the long black coat." -Bob Dylan-
Avec tout ça, j'ai légèrement oublié le chemin de l'estuaire, celui qui offre par ici un avant-goût océanique. Enfin disons que cela fait bien -une dizaine -pour causer comme certains chapeletifs (dégarnis) que mes gambettes alertes (sans malibu hu! hu! hu! -Voix off qu'aurait mieux fait de la fermer) ne sont point venues au contact de ce qui se fait -en mieux semble-t-il- sur le territoire de la commune nazairienne; à savoir son sentier côtier qui sous ses allures quasi méditerranéennes cache quelques trésors paysagers et joint à deux pas de la ville, le paisible à l'agréable.
Territoire des promeneurs, rêveurs, et "Foresteurs" en tout genre sans oublier- hélas- quelque crotteur égaré à qui (radio Andorra ha!ha!ha! -voix off deux claques qui se perdent) son compagnon tétrapode a oublié d'apprendre quelque règle élémentaire de bienséance en collectivité. M'enfin passons en regardant néanmoins où l'on met les pieds.
Ce jour là, un subtil crachin à se faire presque oublier accompagnait l'échappée belle de notre petite troupe composée d'aveyronnais du sud et de bretons qui l'étaient tout autant.
En tant que régionaux de l'étape ( Macarelle, on voit que c'est bientôt le tour de France- voix off occitane dans l'âme) nous aurions pu alors nous excuser de la météo et déblatérer comme il est d'usage dans ces cas là sur un: "Ah dame si vous étiez venu, tiens, pas plus tard que le mois dernier vous auriez vu cette chaleur qu'on avait ...et pâtes à ti tata..."
Mais non! partant du principe qu'il faut prendre les choses comme elles se présentent et que, n'en déplaise à quelque beauferie aussi lourde que jacobine, cela donne un charme indéniable au paysage, même si le soleil qui joue si bien à cache cache est tout autant le bienvenu quand il ramène sa tronche d'allumé. (Comme dirait Bayrou-pète: La balle au centre quoi- i! oi! oi! -voix off qu'a dû manger du steack à chier).
La truffe au vent, les sens au réveil, nous papotions du tout et de son rien compagnon, des massages de pied salés ou pas, du bac avec ou sans lauréat et j'en profitais pour citer mon défunt géniteur qui disait en son temps: " Ben moi, licencié de nombreuses écoles et poursuivi par les études, le seul bac que j'ai eu, c'est celui de Mindin- mais avec mention."
Je rappelais alors pour nos amis d'outre-Loire que dans ma folle jeunesse et avant construction d'un certain pont - haubané comme il se mode- il existait par ici un bac qui reliait St Nazaire à l'autre rive de l'estuaire. Il semblerait d'ailleurs que dans les cartons du conseil général repose un projet de retour ,en quelque sorte, aux sources, mais avec l'installation récente aux commandes du département d'un nouveau et "dynamite" président adepte du: Oui mais, on sait pas, j'veux pas déranger... -tout comme pour le rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne- si chère à son prédécesseur, le dossier transport maritime local risquait bien de prendre la poussière pour éviter de faire des vagues (zozialistes).
Et sinon, ton fils le bac? Ah ben... t'as vu les sujets en Histoire et Géo ?...l'Europe et ses colonies, l'Afrique et son Malawi, j'en passe et des meilleures... Comme dirait un vieux cadre à réaction nostalgique du bon temps...: Ben mon colon
"L'autre, c'est d'abord soi. D'abord soi, dictait l'homme de la science tout en gravant les mots sortis de sa bouche sur sa tablette à cristaux liquides de la taille d'un codex. D'abord soi, répétait-il, le crayon électronique coincé entre le pouce et le majeur. Et partant, poursuit-il tout à sa dictée, l'autre se décrète, s'éprouve et se construit à partir de soi. A partir de soi, point. Nos capteurs sensibles ne se trompent jamais. On ignore encore par quel mouvement secret de l'âme cet Autre obsède nos jours et nos nuits mais toujours est-il que l'altérité se décrète à partir de notre propre engagement. C'est logique, dit-il en faisant mine de s'étonner de ses propres mots. C'est par le corps tout entier que s'endure le premier contact avec l'Autre.
Nous avons toujours sucé le lait du communautarisme olfactif. L'homme reste, le savant le sait de longue date, un animal qui tâte, hume ou mordille avant de montrer son talent poétique.
C'est partout l'odorat qui aurait laissé le plus intense souvenir à l'explorateur parti à la rencontre de l'Autre, en Afrique, en Amazonie et ailleurs-du moins si l'on en croit les chroniques léguées par les scribes voyageurs qui comptent parmi eux le pire et le meilleur../...L'identification, la reconnaissance, le cadastre des terres lointaines passerait d'abord par le nez. On se fierait à son pif, comme le groin va immanquablement à la truffe, ricane l'homme de science en triturant sa tablette pas plus grande que la paume de sa main."
CHAIR CONTRE CHAIR
".../...et comme en pareil cas, la peau se découvre des aptitudes qu'elle ne soupçonne, poursuit le savant; elle ne se savait pas si souple. Elle se surprend en imitant les mouvements d'autrui. Imiter, c'est le désir de devenir autre. Elle danse et danse au rythme des rythmes nègres. Au son des tam-tams, des balafons, des mbalax, des conques et des congas, énumère l'homme de science. Elle soulève des nuées de poussière dans le Sahel-palette ocre et tabac. Elle chante independance cha cha à Brazzaville, à Praia ou à Libreville, toutes ces villes qui sentent le sel et l'eucalyptus. Elle est nimbée de sueur. Elle tourbillonne, elle jubile. Elle est ivre. Elle est appel, désir, sensualité faite chair. Lourde tantôt de senteurs de lait et de sperme, tantôt de poudre et de fourrure, tantôt de remugles d'ail et de gingembre. Elle traîne des odeurs de fauve impudique. Sur son passage, le commun des mortels se tamponne une goutte de parfum sous les ailes du nez. Qu'importe, dit-il. Elle cherche par toutes ses fibres l'émoi, l'amour, la confusion, le dérèglement des sens. Elle veut fusionner avec la peau de l'autre, mêler sa sueur, ses larmes, ses effluves à ceux de son prochain. Elle veut vriller dans sa chair, boire son eau. Remonter à la source en compagnie. Etendre son empire. signer une paix blanche avec autrui. Pas de domination, pas de négation. Emulsion, fusion. Comme Adam et Eve. Elle respire, elle est comme au Paradis murmure le clairvoyant. Peau contre peau, accord des corps."
extraits de: "frontières glissantes" de Abdourahman A. Waberi
"Alors quoi, qu-est ce que ça veut dire? trois jours sans donner de nouvelles, c'est à la limite de l'impolitesse ou un biniou du genre."
Et bien cher lecteur battu par les vents du large, permettez-moi en quelques mots et sans non plus trop m'éterniser de vous expliquer de qui quoi quoi il s'agit:
Voyez-vous, après une récente et belle promenade dans les rues nantaises (près de 10 bornes quand même) nous étions pour ainsi dire aphone et surchauffé du pied.
Certes, vous me direz (ptêt) que ce sont les aléas du "métier" , surtout quand on veut coller comme nous autres, au plus près possible à l'actualité localo,breizhono excèstéro, de la réalité sociale, du monde de la culturel, de la pâte philo (et ta soeur elle fait du kouign amann? -voix off) et tout ça quoi!
Mais voilà, malgré notre réactivité reconnue par tous et surtout par nous-même, il arrive que la machine surchauffe, que les neurones fassent du mou et que la boutique doive se mettre en relâche .
Vous remarquerez bien que comme cela se produit au moment du retour des soldes, nous supputons et plus encore que vous trouverez aisément de quoi compenser et rassasier votre grande soif de Kulture et assimilés.
Sachez, que nous ne serons jamais très loin et qu'à tout moment nous serons susceptibles ("ah ça c'est sur" voix off en pleine forme, elle) de reprendre l'antenne toujours au service public du grand spectacle,de la futilité permanente et de son pouvoir d'en rire avant de louper la marche.
Là-dessus et ailleurs également, portez vous le mieux possible et comme la récréation vient de sonner, veuillez s'il vous plait quitter les rangs et pisque c'est l'été, aller manger (proprement) votre goûter dans les flaques d'eau de la cour.
Nous étions 5000 a parcourir les 10 km de cette première marche qui nous a
amené à venir protester contre le symbole de la partition de la Bretagne.
Des milliers de citoyens déterminés à montrer la lassitude et la colère
d'une situation qui reste depuis trop longtemps sans réponse démocratique
de la part des institutions.
Une motivation sans précédent accompagnait les manifestants. En effet, les
trois quarts ont pris le nouveau pont Eric Tabarly, menant au centre ville
par le château des ducs de Bretagne, rallongeant le parcourt initial de
deux kilomètres ! Les actes de barbouillages dans les rues nantaises, le
concours de jet d'oufs de peinture sur le palais de région, auront marqué
la solidarité populaire qui existe autour des barbouilleurs volontaires
sous le coup de procédures judiciaires. Le palais de région était sous
surveillance policière... Malgré la volonté des manifestants de rester
dans le cadre d'actes pacifiques et symboliques, un manifestant se sera
fait arrête entrainant une certaine tension. Une arrestation inutile qui
aurait bien faillit dégénérer. Mais voilà le commissaire Bouhier s'ést
pris un peu peinture sur la casquette, et n'a pas apprécié... C'est en
tout cas ce que semble avoir dit les policiers qui ont interrogé Jérôme*,
militant au collectif 44=Breizh, qui est sorti il y a une petite heure du
commissariat.
Actuellement, la fête pour l'unité de la Bretagne et nos droits
démocratiques, linguistiques et culturels continue ! D'autres personnes
arrivent pour les concerts d'Unité Maü Maü, Alan Simon, Nolwenn Korbell,
Costik et... les Ramoneurs de Menhirs !!!
On attend la réponse que donneront les responsables politiques à ces
milliers de personnes convaincus qui ont manifesté pour l'unité de la
Bretagne, mais aussi le retour du breton à la fac de Nantes, sur les
antennes publiques de Loire-Atlantique et à la TV, ...
The trees they grow high,
the leaves they do grow green
Many is the time my true love I've seen
Many an hour I have watched him all alone
He's young,
but he's daily growing.
Father, dear father,
you've done me great wrong
You have married me to a boy who is too young
I'm twice twelve and he is but fourteen
He's young,
but he's daily growing.
Daughter, dear daughter,
I've done you no wrong
I have married you to a great lord's son
He'll be a man for you when I am dead and gone
He's young,
but he's daily growing.
Father, dear father, if you see fit
We'll send him to college for another year yet
I'll tie blue ribbons all around his head
To let the maidens know that he's married.
One day I was looking o'er my father's castle wall
I spied all the boys aplaying at the ball
My own true love was the flower of them all
He's young, but he's daily growing.
And so early in the morning
at the dawning of the day
They went out into the hayfield
to have some sport and play;
And what they did there,
she never would declare
But she never more complained of his growing.
At the age of fourteen, he was a married man
At the age of fifteen, the father of a son
At the age of sixteen, his grave it was green
Have gone, to be wasted in battle.
And death had put an end to his growing.
I'll buy my love some flannel
and I will make a shroud
With every stitch I put in it,
the tears they will pour down
With every stitch I put in it,
how the tears will flow
Cruel fate has put an end to his growing."
"The trees they grow so high and the leaves they do grow green,
And many a cold winter's night my love and I have seen.
Of a cold winter's night, my love, you and I alone have been,
Whilst my bonny boy is young, he's a-growing.
Growing, growing,
Whilst my bonny boy is young, he's a-growing.
O father, dearest father, you've done to me great wrong,
You've tied me to a boy when you know he is too young.
O daughter, dearest daughter, if you wait a little while,
A lady you shall be while he's growing.
Growing, growing,
A lady you shall be while he's growing.
I'll send your love to college all for a year or two
And then in the meantime he will do for you;
I'll buy him white ribbons, tie them round his bonney waist
To let the ladies know that he's married.
Married, married,
To let the ladies know that he's married.
I went up to the college and I looked over the wall,
Saw four and twenty gentlemen playing at bat and ball.
I called to my true love, but they would not let hime come,
All because he was a young boy and growing.
Growing, growing,
All because he was a young boy and growing.
At the age of sixteen, he was a married man
And at the age of seventeen he was a father to a son,
And at the age of eighteen the grass grew over him,
Cruel death soon put an end to his growing.
Growing, growing,
Cruel death soon put an end to his growing.
And now my love is dead and in his grave doth lie,
The green grass grows o'er him so very, very high.
I'll sit and I'll mourn his fate until the day I die,
And I'll watch o'er his child while he's growing.
Growing, growing,
And I'll watch o'er his child while he's growing."
"The trees they grow high,
the leaves they do grow green
Many is the time my true love I've seen
Many an hour I have watched him all alone
He's young,
but he's daily growing.
Father, dear father,
you've done me great wrong
You have married me to a boy who is too young
I'm twice twelve and he is but fourteen
He's young,
but he's daily growing.
Daughter, dear daughter,
I've done you no wrong
I have married you to a great lord's son
He'll be a man for you when I am dead and gone
He's young,
but he's daily growing.
Father, dear father, if you see fit
We'll send him to college for another year yet
I'll tie blue ribbons all around his head
To let the maidens know that he's married.
One day I was looking o'er my father's castle wall
I spied all the boys aplaying at the ball
My own true love was the flower of them all
He's young, but he's daily growing.
And so early in the morning
at the dawning of the day
They went out into the hayfield
to have some sport and play;
And what they did there,
she never would declare
But she never more complained of his growing.
At the age of fourteen, he was a married man At the age of fifteen, the father of a son
At the age of sixteen, his grave it was green
Have gone, to be wasted in battle.
And death had put an end to his growing.
I'll buy my love some flannel
and I will make a shroud
With every stitch I put in it,
the tears they will pour down
With every stitch I put in it,
how the tears will flow
Cruel fate has put an end to his growing.."