jeudi 23 juin 2011

l'homme au long manteau noir qui se met en quatre






version découverte par ici









"Crickets are chirpin' the water is high
There's a soft cotton dress on the line hangin' dry
Window wide open African trees
Bent over backwards from a hurricane breeze
Not a word of goodbye not even a note
She gone with the man in the long black coat.

Somebody seen him hangin' around
As the old dance hall on the outskirts of town
He looked into her eyes when she stopped him to ask
If he wanted to dance he had a face like a mask
Somebody said from the bible he'd quote
There was dust on the man in the long black coat.

Preacher was talking there's a sermon he gave
He said every man's conscience is vile and depraved
You cannot depend on it to be your guide
When it's you who must keep it satisfied
It ain't easy to swallow it sticks in the throat
She gave her heart to the man in the long black coat.

There are no mistakes in life some people say
It is true sometimes you can see it that way
But people don't live or die people just float
She went with the man in the long black coat.

There's smoke on the water it's been there since June
Tree trunks unprooted beneath the high crescent moon
Feel the pulse and vibration and the rumbling force
Somebody is out there beating on a dead horse
She never said nothing there was nothing she wrote
She gone with the man in the long black coat." -Bob Dylan-

voix des pays



plus d'infos

le bac avec mention



Avec tout ça, j'ai  légèrement oublié le chemin de l'estuaire, celui qui offre par ici un avant-goût océanique. Enfin disons que cela fait bien -une dizaine -pour causer comme certains chapeletifs (dégarnis) que mes gambettes alertes (sans malibu hu! hu! hu!  -Voix off qu'aurait mieux fait de la fermer) ne sont  point venues au  contact de ce qui se fait -en mieux semble-t-il-  sur le territoire de la commune nazairienne; à savoir son  sentier côtier qui sous ses allures quasi méditerranéennes cache quelques trésors paysagers et joint  à deux pas de la ville, le paisible à l'agréable. 
Territoire des promeneurs, rêveurs, et "Foresteurs" en tout genre sans oublier- hélas- quelque crotteur  égaré à  qui  (radio Andorra ha!ha!ha! -voix off deux claques qui se perdent)  son compagnon tétrapode a oublié d'apprendre quelque règle élémentaire de bienséance en collectivité. M'enfin passons en regardant néanmoins  où l'on met les pieds.

Ce jour là, un subtil crachin à se faire presque oublier accompagnait l'échappée belle de notre petite troupe composée d'aveyronnais du sud et de bretons qui l'étaient tout autant.
En tant que régionaux de l'étape ( Macarelle, on voit que c'est bientôt le tour de France- voix off occitane dans l'âme) nous aurions pu alors  nous excuser de la météo et déblatérer comme il est d'usage dans ces cas là sur un:  "Ah dame si vous étiez venu, tiens, pas plus tard que  le mois dernier vous auriez vu cette chaleur qu'on avait ...et pâtes à ti tata..."
Mais non!  partant du principe  qu'il faut prendre les choses  comme elles se présentent et que, n'en déplaise à quelque  beauferie aussi lourde que jacobine, cela donne un charme indéniable au paysage, même si le soleil qui joue si bien à cache cache est  tout autant le bienvenu quand il ramène sa tronche d'allumé. (Comme dirait Bayrou-pète: La balle au centre quoi- i! oi! oi! -voix off qu'a dû manger du steack à chier).

 La truffe au vent, les sens au réveil, nous papotions du tout et de son rien compagnon, des massages de pied salés ou pas, du bac avec ou sans lauréat et j'en profitais pour citer mon défunt géniteur qui disait en son temps: " Ben moi, licencié de nombreuses écoles et poursuivi par les études, le seul bac que j'ai eu,  c'est celui de Mindin- mais avec mention."
Je rappelais alors pour nos amis d'outre-Loire que dans ma folle  jeunesse et avant construction d'un certain  pont - haubané comme il se mode- il existait par ici  un bac qui reliait St Nazaire à l'autre rive de l'estuaire. Il semblerait d'ailleurs que dans les cartons du conseil général  repose un projet de retour ,en quelque sorte, aux sources, mais avec l'installation récente aux commandes du département d'un nouveau et "dynamite" président adepte du: Oui mais, on sait pas, j'veux pas déranger... -tout comme pour le rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne- si chère à son prédécesseur, le dossier transport maritime local  risquait bien de prendre la poussière pour éviter  de faire des vagues (zozialistes).



Et sinon, ton fils le bac? 
Ah ben... t'as vu  les sujets en Histoire et Géo ?...l'Europe et ses colonies, l'Afrique et son Malawi, j'en passe et des meilleures...
Comme dirait un vieux cadre à réaction nostalgique du bon temps...: Ben mon colon

mercredi 22 juin 2011

frontières glissantes




NEZ A NEZ

"L'autre, c'est d'abord soi. D'abord soi, dictait l'homme de la science tout en gravant les mots sortis de sa bouche sur sa tablette à cristaux liquides de la taille d'un codex. D'abord soi, répétait-il, le crayon électronique coincé entre le pouce et le majeur. Et partant, poursuit-il tout à sa dictée, l'autre se décrète, s'éprouve et se construit à partir de soi. A partir de soi, point. Nos capteurs sensibles ne se trompent jamais. On ignore encore par quel mouvement secret de l'âme cet Autre obsède nos jours et nos nuits mais toujours est-il que l'altérité se décrète à partir de notre propre engagement. C'est logique, dit-il en faisant mine de s'étonner de ses propres mots. C'est par le corps tout entier que s'endure le premier contact avec l'Autre.
Nous avons toujours sucé le lait du communautarisme olfactif. L'homme reste, le savant le sait de longue date, un animal qui tâte, hume ou mordille avant de montrer son talent poétique.
C'est partout l'odorat qui aurait laissé le plus intense souvenir à l'explorateur parti à la rencontre de l'Autre, en Afrique, en Amazonie et ailleurs-du moins si l'on en croit les chroniques léguées par les scribes voyageurs qui comptent parmi eux le pire et le meilleur../...L'identification, la reconnaissance, le cadastre des terres lointaines passerait d'abord par le nez. On se fierait à son pif, comme le groin va immanquablement à la truffe, ricane l'homme de science en triturant sa tablette pas plus grande que la paume de sa main."



CHAIR CONTRE CHAIR

".../...et comme en pareil cas, la peau se découvre des aptitudes qu'elle ne soupçonne, poursuit le savant; elle ne se savait pas si souple. Elle se surprend en imitant les mouvements d'autrui. Imiter, c'est le désir de devenir autre. Elle danse et danse au rythme des rythmes nègres. Au son des tam-tams, des balafons, des mbalax, des conques et des congas, énumère l'homme de science. Elle soulève des nuées de poussière dans le Sahel-palette ocre et tabac. Elle chante independance cha cha à Brazzaville, à Praia ou à Libreville, toutes ces villes qui sentent le sel et l'eucalyptus. Elle est nimbée de sueur. Elle tourbillonne, elle jubile. Elle est ivre. Elle est appel, désir, sensualité faite chair. Lourde tantôt de senteurs de lait et de sperme, tantôt de poudre et de fourrure, tantôt de remugles d'ail et de gingembre. Elle traîne des odeurs de fauve impudique. Sur son passage, le commun des mortels se tamponne une goutte de parfum sous les ailes du nez. Qu'importe, dit-il. Elle cherche par toutes ses fibres l'émoi, l'amour, la confusion, le dérèglement des sens. Elle veut fusionner avec la peau de l'autre, mêler sa sueur, ses larmes, ses effluves à ceux de son prochain. Elle veut vriller dans sa chair, boire son eau. Remonter à la source en compagnie. Etendre son empire. signer une paix blanche avec autrui. Pas de domination, pas de négation. Emulsion, fusion. Comme Adam et Eve. Elle respire, elle est comme au Paradis murmure le clairvoyant. Peau contre peau, accord des corps."


extraits de: "frontières glissantes" de Abdourahman A. Waberi



avec la participation de Monsieur Serge

mercredi remise en plis toute au beurre



Un lecteur de la pointe bretonne nous écrit: 
"Alors quoi, qu-est ce que ça veut dire?  trois jours sans donner de nouvelles, c'est à la limite de l'impolitesse ou un biniou du genre."
Et bien cher lecteur battu par les vents du large, permettez-moi en quelques mots et sans non plus trop  m'éterniser de  vous expliquer de qui quoi quoi il s'agit:
Voyez-vous, après une récente et  belle promenade dans les rues nantaises (près de 10 bornes quand même) nous étions pour ainsi dire aphone et surchauffé du pied.
Certes, vous me direz (ptêt) que ce  sont les aléas du "métier" , surtout quand on veut coller comme nous autres,  au plus près possible à l'actualité localo,breizhono excèstéro, de la  réalité sociale, du monde de  la culturel, de la pâte philo  (et ta soeur elle fait du kouign amann? -voix off) et tout ça quoi!
Mais voilà, malgré notre réactivité reconnue par tous et surtout par nous-même, il arrive que la machine  surchauffe, que les neurones fassent du mou et que la boutique doive se mettre en relâche .
Vous remarquerez bien que comme cela se produit au moment du retour des soldes, nous supputons et plus encore que vous trouverez aisément de quoi compenser et  rassasier votre grande soif de Kulture et assimilés.
Sachez, que nous ne serons jamais très loin et qu'à tout moment nous serons susceptibles ("ah ça c'est sur" voix off en pleine forme, elle) de reprendre l'antenne toujours  au service public du grand spectacle,de la futilité permanente et de son pouvoir d'en rire avant de louper la marche.
Là-dessus et ailleurs également, portez vous le mieux possible et comme  la récréation vient de sonner, veuillez s'il vous plait quitter les rangs et pisque c'est l'été,  aller manger (proprement) votre goûter dans les flaques d'eau de la cour.

samedi 18 juin 2011

UNITE DE LA BRETAGNE- 18 juin NAONED










nous avons reçu ceci:

Bonjour / Demat !


Nous étions 5000 a parcourir les 10 km de cette première marche qui nous a
amené à venir protester contre le symbole de la partition de la Bretagne.
Des milliers de citoyens déterminés à montrer la lassitude et la colère
d'une situation qui reste depuis trop longtemps sans réponse démocratique
de la part des institutions.

Une motivation sans précédent accompagnait les manifestants. En effet, les
trois quarts ont pris le nouveau pont Eric Tabarly, menant au centre ville
 par le château des ducs de Bretagne, rallongeant le parcourt initial de
deux kilomètres ! Les actes de barbouillages dans les rues nantaises, le
concours de jet d'oufs de peinture sur le palais de région, auront marqué
la solidarité populaire qui existe autour des barbouilleurs volontaires
sous le coup de procédures judiciaires. Le palais de région était sous
surveillance policière... Malgré la volonté des manifestants de rester
dans le cadre d'actes pacifiques et symboliques, un manifestant se sera
fait arrête entrainant une certaine tension. Une arrestation inutile qui
aurait bien faillit dégénérer. Mais voilà le commissaire Bouhier s'ést
pris un peu peinture sur la casquette, et n'a pas apprécié... C'est en
tout cas ce que semble avoir dit les policiers qui ont interrogé Jérôme*,
militant au collectif 44=Breizh, qui est sorti il y a une petite heure du
commissariat.

Actuellement, la fête pour l'unité de la Bretagne et nos droits
démocratiques, linguistiques et culturels continue ! D'autres personnes
arrivent pour les concerts d'Unité Maü Maü, Alan Simon, Nolwenn Korbell,
Costik et... les Ramoneurs de Menhirs !!!

On attend la réponse que donneront les responsables politiques à ces
milliers de personnes convaincus qui ont manifesté pour l'unité de la
Bretagne, mais aussi le retour du breton à la fac de Nantes, sur les
antennes publiques de Loire-Atlantique et à la TV, ...

Diouzhtu diouzhtu Unanet !
Réunification maintenant !

* prénom modifié

Le collectif 44=BREIZH
www.44breizh.com

 photo:44Breizh.com

































les arbres ont grandi- trois en un -

... Ils ont vieilli un peu sans doute aussi
mais leur magicienne poésie
quelle que soit leur version 
défie les lois du temps.




The trees they grow high,
the leaves they do grow green
Many is the time my true love I've seen
Many an hour I have watched him all alone
He's young,
but he's daily growing.
Father, dear father,
you've done me great wrong
You have married me to a boy who is too young
I'm twice twelve and he is but fourteen
He's young,
but he's daily growing.
Daughter, dear daughter,
I've done you no wrong
I have married you to a great lord's son
He'll be a man for you when I am dead and gone
He's young,
but he's daily growing.
Father, dear father, if you see fit
We'll send him to college for another year yet
I'll tie blue ribbons all around his head
To let the maidens know that he's married.
One day I was looking o'er my father's castle wall
I spied all the boys aplaying at the ball
My own true love was the flower of them all
He's young, but he's daily growing.
And so early in the morning
at the dawning of the day
They went out into the hayfield
to have some sport and play;
And what they did there,
she never would declare
But she never more complained of his growing.
At the age of fourteen, he was a married man
At the age of fifteen, the father of a son
At the age of sixteen, his grave it was green
Have gone, to be wasted in battle.
And death had put an end to his growing.
I'll buy my love some flannel
and I will make a shroud
With every stitch I put in it,
the tears they will pour down
With every stitch I put in it,
how the tears will flow
Cruel fate has put an end to his growing."




"The trees they grow so high and the leaves they do grow green,
And many a cold winter's night my love and I have seen.
Of a cold winter's night, my love, you and I alone have been,
Whilst my bonny boy is young, he's a-growing.
Growing, growing,
Whilst my bonny boy is young, he's a-growing.
O father, dearest father, you've done to me great wrong,
You've tied me to a boy when you know he is too young.
O daughter, dearest daughter, if you wait a little while,
A lady you shall be while he's growing.
Growing, growing,
A lady you shall be while he's growing.
I'll send your love to college all for a year or two
And then in the meantime he will do for you;
I'll buy him white ribbons, tie them round his bonney waist
To let the ladies know that he's married.
Married, married,
To let the ladies know that he's married.
I went up to the college and I looked over the wall,
Saw four and twenty gentlemen playing at bat and ball.
I called to my true love, but they would not let hime come,
All because he was a young boy and growing.
Growing, growing,
All because he was a young boy and growing.
At the age of sixteen, he was a married man
And at the age of seventeen he was a father to a son,
And at the age of eighteen the grass grew over him,
Cruel death soon put an end to his growing.
Growing, growing,
Cruel death soon put an end to his growing.
And now my love is dead and in his grave doth lie,
The green grass grows o'er him so very, very high.
I'll sit and I'll mourn his fate until the day I die,
And I'll watch o'er his child while he's growing.
Growing, growing,
And I'll watch o'er his child while he's growing."



"The trees they grow high,
the leaves they do grow green
Many is the time my true love I've seen
Many an hour I have watched him all alone
He's young,
but he's daily growing.
Father, dear father,
you've done me great wrong
You have married me to a boy who is too young
I'm twice twelve and he is but fourteen
He's young,
but he's daily growing.
Daughter, dear daughter,
I've done you no wrong
I have married you to a great lord's son
He'll be a man for you when I am dead and gone
He's young,
but he's daily growing.
Father, dear father, if you see fit
We'll send him to college for another year yet
I'll tie blue ribbons all around his head
To let the maidens know that he's married.
One day I was looking o'er my father's castle wall
I spied all the boys aplaying at the ball
My own true love was the flower of them all
He's young, but he's daily growing.
And so early in the morning
at the dawning of the day
They went out into the hayfield
to have some sport and play;
And what they did there,
she never would declare
But she never more complained of his growing.
At the age of fourteen, he was a married man At the age of fifteen, the father of a son
At the age of sixteen, his grave it was green
Have gone, to be wasted in battle.
And death had put an end to his growing.
I'll buy my love some flannel
and I will make a shroud
With every stitch I put in it,
the tears they will pour down
With every stitch I put in it,
how the tears will flow
Cruel fate has put an end to his growing.."

source des lyrics et pour la petite histoire

vendredi 17 juin 2011

BRETAGNE= CINQ DEPARTEMENTS



d'accord, je radote peut-être
MAIS
pour info:
"Le collectif 44=BREIZH appelle tous les personnes soutenant la
réunification de la Bretagne à venir manifester ce samedi 18 juin à Nantes
(départ 14H devant les machines de l'île) pour défendre les droits
culturels, linguistiques et politiques des habitant-e-s de la Bretagne.
Réunification, langues bretonne et gallèse, promotion et sauvegarde des
cultures locales nécessitent une véritable volonté politique qui n'est pas
à l'ordre du jour pour la majorité de nos élus.

Par cette manifestation, le collectif 44=BREIZH et l'ensemble des
co-organisateurs entendent montrer  l'aspiration de la population à
davantage de démocratie pour la Bretagne. Puisque nos revendications,
portées par une majorité de la population, ne sont toujours pas écoutées,
il semble évident que seule une mobilisation massive et un effort constant
des  bretons permettra d'obtenir des résultats.

Depuis 10 ans, les mobilisations pour la réunification sont régulières,
l'association Bretagne Réunie a donc choisi cette fois un parcours
original et novateur consistant en une marche sur le palais de région des
"Pays-de-la-Loire".

Le parcours sera donc aussi inédit que difficile l'hôtel de région
n'étant pas situé directement en centre ville mais sur une des extrémités
de l'île de Nantes.
Le cortège de la manifestation ne passera donc pas par le centre ville
d'ailleurs occupé par une manifestation de motards et principalement
rempli de personnes allant faire leurs emplettes. L'objectif est donc
d'interpeller directement les responsables politiques et les médias en
massant des milliers de personnes devant la vitrine des "Pays-de-la-Loire"
siège d'une région bidon et symbole du mépris envers les droits culturels
et linguistiques des bretons.

Rejoignez-nous pour cet événement festif et militant, prévenez vos
proches, invitez vos amis les moins sensibilisés à notre cause à venir
assister aux concerts gratuits qui auront lieu devant les machines de
l'île .
Toutes les informations sur la manifestations (heures, points de RDV, cars
et concerts) sont disponibles sur notre site (www.44breizh.com)"


y'a pas photo

 "Dix-sept impair et branque "annonça le comique croupier d'une voix de Baryton
alors qu'il s'appelait Roger.
"Pour le personnel, merci Monsieur"
Dans une autre vie, se souvenait-il ,
à la pause syndicale,
il avait été
également
plaquiste
joueur de rubis
puis plaqué.
Le temps et la raison avaient fait le reste,
dans leur costume rouge  d'opérette,
aux poches et  bouche cousues.
"Je ne veux ni ne dois rien savoir."
Telle était la devise d'un contrat signé avec
le diable, les anges et la vierge
 immaculée
posée
sur  sa table achevée
et
qu'il retournait chaque matin dans son liquide amniotique
pour avoir l'heure
et la météo d'un jour à peine levé.
Celui-ci, sonnait relâche
et pour le spectacle
à montrer les crocs
et  également
pour la peine
de son pater noster
il irait comme de juste
et coutume
au géant casino
mais juste
incognito
simplement client
parmi la multitude
d'une fin de semaine à remplir les coffres
et les frigos.

Il tendit le bras pour appuyer sur l'interrupteur qui commandait
fermement
mais en couinant un peu tout de  même
le volet roulant suisse
qui glissa alors  en chuintant dans son corset rouillé.

Décidément ,
(il avait l'adverbe facile)
c'était presque bien un jour comme les autres,
avec son cortège de nuages ventripotents,
d'arbustes rabougris secoués comme un  plumeau
sur une étagère à grenouilles,
de merles primesautiers,
de futurs retraités
Dupont déchausssé
et de morues dessalées
car
-on l'aurait presque oublié-
on était  tout de même
vendredi
Chaint Hervé.

jeudi 16 juin 2011

Russel chaud show



"N'y a-t-il pas quelque chose d'un peu absurde dans le spectacle d'êtres humains qui tiennent devant eux un miroir et qui pensent que ce qu'ils y voient est tellement excellent que cela prouve qu'il doit y avoir une Intention Cosmique qui, depuis toujours, visait ce but... Si j'étais tout-puissant et si je disposais de millions d'années pour me livrer à des expériences, dont le résultat final serait l'Homme, je ne considérerais pas que j'aurais beaucoup de raisons de me vanter."





"Le défaut fondamental des pères est de vouloir que leurs rejetons leur fassent honneur." 










"Tout le problème de ce monde, c'est que les idiots et les fanatiques sont toujours si sûrs d'eux, tandis que les sages sont tellement pleins de doutes."



 cadeau bonus




"Ce que les hommes veulent en fait ce n'est pas la connaissance, c'est la certitude"






"L'un des symptômes d'une proche dépression nerveuse est de croire que le travail que l'on fait est important."








Chez Monsieur le Marquis


Des textes en ligne argh! en anglais (si tous les traducteurs du monde..)









"Nous pouvons détruire les animaux plus facilement qu’ils ne peuvent nous détruire : c’est la seule base solide de notre prétention de supériorité. Nous valorisons l’art, la science et la littérature, parce que ce sont des choses dans lesquelles nous excellons. Mais les baleines pourraient valoriser le fait de souffler et les ânes pourraient considérer qu’un bon braiment est plus exquis que la musique de Bach. Nous ne pouvons prouver qu'ils ont tort, sauf par l’exercice de notre pouvoir arbitraire. Tous les systèmes éthiques, en dernière analyse, dépendent des armes de guerre."

 Jean-Claude raconte



textes-citations de de Bertrand Russel
avec la délicate participation de Serge

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sur  la plage musicale du jeudi: