dimanche 19 décembre 2010
les mots magiques
L'atelier du livre qui rêve -centre de création pour le jeune public, maison des mots et des images- propose du 27 au 30 décembre à 15h dans l'auditorium du musée Dobrée (à Nantes),: "Les mots magiques"-
"Des comédiens complices pour un embarquement dans un monde de conte où tout est possible."Tarifs - renseignements et inscriptions : 02 40 82 70 38 ou Atelier du livre qui rêve
samedi 18 décembre 2010
est-ce ma faute...
"Est-ce ma faute si, alors que je faisais paître la vache, je me suis mis à regarder le ciel du jour, puis de la nuit, ce qui a semé en moi le concept de l'infini, de l'éternité, de l'Inconnu.
Est-ce ma faute si j'ai choisi d'être orphelin. Est-ce ma faute si j'ai voulu porter tous les malheurs qui ne courent pas les rues mais arrivent à tout le monde. Est-ce ma faute si j'ai voulu vaincre le mal.
Est-ce ma faute si pendant ces avant-derniers jours, je voulais même sauver tous les êtres humains.
Est-il anormal, maladif de désirer le bonheur des hommes, le bonheur de tous, bien sûr, sans exception; est-ce que tous pourraient être heureux en sachant, en étant conscients qu'il y a dans le monde ne fût-ce qu'un seul être malheureux. Est-ce possible, si l'on va dans ce sens-là, de ne pas aller jusqu'au bout, de s'arrêter à mi-chemin.
Est-ce qu'il est possible, dans ce sens-là, de garder la mesure et de respecter cette norme d'or. Est-ce qu'on peut ne pas entourer d'un bras d'amour, est-ce qu'on peut rester indifférent ne fût-ce qu'à un seul homme. Peut-il y avoir des élus et des non-élus, dans l'ordre du monde.
Si oui, on ne peut pas parler d'ordre."Edward Stachura-"Me résigner au monde" traduction: Laurence Dyèvre-Editions Solin-
vendredi 17 décembre 2010
expression libre
Ouvrage collectif, format 20x28 cm, 296 pages, plus de 200 affiches reproduites et racontées… 30 euros.
"La poésie elle quitte les salons et descend dans la rue, c'est ainsi qu'elle cesse de faire le trottoir." -Raymond Cazaux-
un livre parmi quelques autres édités par l'AAEL (association pour l'art et l'expression libres)
8, rue de Bagnolet, 31100 Toulouse aael-toulouse@sfr.fr
plus d'infos: ici même
Et une petite page de pub gratuite et copinage incorporé
dans la série:
Si vous ne savez pas quoi offrir à Noël ou à la Saint glin glin
"La poésie elle quitte les salons et descend dans la rue, c'est ainsi qu'elle cesse de faire le trottoir." -Raymond Cazaux-
"C'est l’histoire, en images, d’un engagement et d’une pratique…
L’édition libre d’affiches «contre», l’expression d’une critique sociale, de l’indignation et de la révolte contre les injustices, l’exploitation, l’exclusion…
Le soutien aux luttes, à l’autonomie et au refus de tous les autoritarismes…"
un livre parmi quelques autres édités par l'AAEL (association pour l'art et l'expression libres)
8, rue de Bagnolet, 31100 Toulouse aael-toulouse@sfr.fr
plus d'infos: ici même
quand on partait de bon matin...
... Quand on partait sur les chemins, à bicycletteu!...Ah , dame, gast , tu prends bien l'air sur fin de nuit d'hiver -rime frissonnante- et tu t'envoies à plein naseaux les senteurs bucoliques de la nature au ralenti et légèrement frigorifiée. Ouais enfin... faut aussi faire la part des choses entre les pots d'échappement qui te frôlent parfois sans vergogne alors que tu traces gentiment ta route matinale sur la piste cycla-be-le et pas toujours très carrossable et les effluves mélangées de l'estuaire à tribord et parc paysager comme ça se prononce ici même sur ton bâbord.
Attention, camarade, c'est pas le tout de poétiser à bon marché après labeur (salé) nocturne, s'agirait également de faire gaffe aux flaques suspectes et brillantes qui ce jour là parsemaient négligemment et j'oserais même dire sournoisement l'espace qui t'était imparti pris.
Oyez! Oh yeah! Sur deux roues l'artiste travaille sans filet pélagique et vous remarquerez, cher public, qu'il n'a pas forcément droit à l'erreur.
Mais... cette fois encore, il arriva à bon port et après le guidon il mit le nez dans son bol aromatisé à la bergamote, avant d'aller quémander un peu de repos auprès de son oreiller préféré.
Une autre fois, s'il passe par là, il racontera ptêt des histoires d'autres saisons, le copain sur sa grosse machine en train de tondre les pelouses collectives et qui t'envoie au passage une belle goulée de chlorophylle premier choix ou encore le gardien de l'école maternelle qui chaque matin te fait un salut sympathique en rejoignant ses classes, ou encore...
Une autre fois j'ai dit... parce qu'avant, il va falloir encore en prendre pour un paquet de semaines de ballades emmitouflées, ce n'est qu'un début nom de leur dieu continuons le glagla.
"Je préfère le vélo au cheval, les feins sont plus facile à vérifier." -Lambert Jeffries-
"Pour lutter contre le mal de mer, sucez une noix de muscade (sans l'avaler c'est toxique) . Si vous n'avez pas de noix de muscade allez-y en bicyclette." -Pierre Desproges-
jeudi 16 décembre 2010
Ar brezoneg eo ma bro
Ar brezoneg eo ma bro
envoyé par Polux
envoyé par Polux
"N'em-eus leh all ebed da zurentez
Nemed yez ma evidon-me
Nemed yez ma evidon-me
Ar Brezoneg eo ma bro
N'em-eus danvez all ebed da zivenn
Nemed al lennad chouchenn bero,
Ar gwelienn gouez
a vag ahanon er-mêz hag ebarz,
Ar Brezoneg eo ma bro
N'em-eus banniel all ebed da heulia
Nemed ar geriou kanab dideuhuz,
Adgweet gand ma glaourenn
Ha a guz ouz ar zellou emon noaz,
N'em-eus danvez all ebed da zivenn
Nemed al lennad chouchenn bero,
Ar gwelienn gouez
a vag ahanon er-mêz hag ebarz,
Ar Brezoneg eo ma bro
N'em-eus banniel all ebed da heulia
Nemed ar geriou kanab dideuhuz,
Adgweet gand ma glaourenn
Ha a guz ouz ar zellou emon noaz,
Ar Brezoneg eo ma bro
Douaroniez an tro-war-dro."
"Je n'ai pas d'autre place de sûreté
Que la langue de mon quant-à-moi.
Le breton est ma patrie.
Je n'ai pas d'autre bien à défendre
Que ce lac d'hydromel bouillant,
Ce brouet sauvage
Qui me nourrit dehors et dedans.
Le breton est ma patrie.
Je n'ai d'autre drapeau à suivre
Que ces mots d'un chanvre inusable,
Retissé de ma salive
Et qui dérobe aux yeux ma nudité.
Le breton est ma patrie.
Tout le reste est géographie."
Douaroniez an tro-war-dro."
"Je n'ai pas d'autre place de sûreté
Que la langue de mon quant-à-moi.
Le breton est ma patrie.
Je n'ai pas d'autre bien à défendre
Que ce lac d'hydromel bouillant,
Ce brouet sauvage
Qui me nourrit dehors et dedans.
Le breton est ma patrie.
Je n'ai d'autre drapeau à suivre
Que ces mots d'un chanvre inusable,
Retissé de ma salive
Et qui dérobe aux yeux ma nudité.
Le breton est ma patrie.
Tout le reste est géographie."
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