mercredi 1 septembre 2010

KERENVOR



FESTIVAL LES GRANDES MAREES



Avenoteurs, coureurs des pré marins et du goémon doux, cueilleurs de fruits océaniers, pêcheurs devant l'éternel et sa belle épuisette... préparez vos accessoires, vos cartes d'état major et vos bottes secrètes..la prochaine grande marée s'annonce en vue des côtes et on lui prédit une forte température puisque si j'en crois la bible bretonne ou petit livre rouge...c'est selon... traduisez en tout cas par  horaire des marées, le prochain accès de fièvre devrait frisonner aux alentours du 10 septembre et  des 116 chrono.
chacun bien sur à ses préférences, sa plage  aux palourdes et son coin à bigorneaux...mais chez nos voisins du sud Loire ils ont décidé de voir lez choses en grand puisqu'ils organisent carrément un festival  "Les grandes marées de La Bernerie" et en quelque sorte trois jours pour avoir la pêche...
 ICI: le plateau de fruits de mer

QUAI DES ARTS



Si par hasard, sur "le Quai des Arts"...
c'est la saison où  les officines culturelles de tous genres et de toutes tailles , des villes et des champs... nous délivrent leur programmation pour la rentrée et ce qui suit. 
Après un coup d'oeil sur le menu du Fanal (scène nazairienne) il y a quelques jours, nous avons reçu -tout chaud- de ce matin, le programme du Quai des Arts, scène pornichétaine  tout aussi riche et  varié.
Voyez plutôt (et Minnie aussi?)

pour tous les renseignements complémentaires: le site adéquat

re, re, re, re, re, re, re, re ...........


8 re....huitres.....ça y est? on a compris....
Tarlouzin de Montpellier est en route vers vos rivages de La Loire Bretonne. Il n'a pas l'intention de se laisser faire et l'épée au poing il/je vous libérerai du joug insupportable de ces salopes d'huitres ! C'est tolérance zéro !! Nature ou au four mais pas bouillies(le diable se reconnaitra).
-Serge-

mardi 31 août 2010

FESTIVAL L'ECOLE VERTE


Au coeur de la Brière, un festival  pour petits et grands organisé par les colverts de Guersac sur le thème de l'écocitoyenneté. (entrée libre)
avec (en autre):


- "Conte Painting" de   la Compagnie Pépaloma


-La Compagnie Croche dans ses "délires Aquatico plastiques"

-Jaouen et Carolina dans: "La biodiversité c'est Kwa?"



-Le Cirque Cristal



Philippe Miko

plus de détails chez les Colverts

de Batz à Saint-jean du doigt...




...il n'y a qu'un bras!

Philippe notre reporter itinéris errant  (petit patapan) nous envoie quelques photo de son périple  sur l'île de Batz qu'en mène pas large du côté de Roscoff (Philippe bien sur- et on lui passe gentiment le sac en papier merci ). Que dire de plus si ce n'est que c'est beau, mais ça...si vous connaissez un peu les iles et les bretonnes en particulier... vous le saviez déjà. et pour lier cette mayonnaise du mardi  ("argh! non, pas la mayonnaise" ressac merci )je vous  propose et sans supplément contrairement à cette fâcheuse habitude qu'ont certains restaurateurs légèrement rapaces de vous rajouter des choses dans le menu  (et comme par hasard ce qui vous feraient envie) moyennant la modique somme de...bref , le menu à 14euros 27 passe rapidement à 23, 72 ...Et donc point de cette entourloupe ici même et c'est ainsi chers camarades, lecteurs, auditeurs, et clients dans le bon sens de bonsoir des thermes, que pour accompagner cette promenade insulaire, nous retrouverons dans la  boite à musique de  la buvette du port "au Bigorneau langoureux" Thomas Fersen qui  nous entretient  d'une fille habitant  la région,  du côté de : Sant-Yann ar biz- ou si vous préférez Saint-Jean du Doigt...







lundi 30 août 2010

ECOUTE



"Ecoute méfie-toi attends encore un peu
nous avons abandonné nos mains derrière nous
Nous les avons renfermées effacées afin de croire au passé
corps à le peau endormie ordre semé
des mots et des  fumées d'usines fatiguées corps marins
corps ébréchés dans la poutre fichés droits
Nous avons décoloré tes yeux troué yeux yeux
pour te regarder au plus près pour y poser la langue
Nous avons abandonné nos mains derrière nous
nous les avons étonnés pétrifiés raides pour tout faire et ne rien dire
nous les avons poitrine épuisée offertes les mains



Toujours redire toujours écrire puis écrire pour toujours
décomposer pour dire ce n'est que décomposer la parole
on découpe ainsi le bleu des mémoires paresseuses, on les taille
La retrousser la mémoire, la clouer l'enclore la creuser aussi
écorcher cacher lever la brûler l'attiser puis la salir
déposer des messages comme chenilles sur les branches des hêtres
On se trompe et son s'accorde un signe pour se départir de cette main
Tu effaces ensuite sur le mur le plâtre de mon départ dépecé../...


../...S'éloigner comme écrire et aligner les murs du chemin
jusqu'à trouver la couleur trouée des souvenirs des sentiers menant à la mer
dénicher les objets abandonnés sur la table au bois bleu
les miettes de pain entre les planches le rêve d'y dormir
Tu me parles et je m'enfuis je m'écroule brise de la toile marine
Tu me parles d'un petit chemin allant vers l'échappée du soleil
maintenant à quoi te servirait-il d'exister pour t'assombrir
moi os pourrir bois dans le feu, toujours une autre phrase à chercher
J'ai les mains en poussière de ne plus entendre de nous découdre du bleu
Il nous faut rendre l'image en cendre, l'image déchirée du flou et du blanc
Tu craches, nous crachons sur les miroirs fendus de nos morts."

-Joan-Ives Casanova-

au 30 du mois da out

-photo google-

Peut-être une passagère envie de jeunisme et même avec le jour qui ne vaut pas sa chanson et c'est tant mieux dira t'on...
Pourtant, si j'en crois les oracles à tout le monde dans mon engeance, le temps, il file comme du sable entre des doigts de pied qui feraient mumuse sur la crique au thon et à la tête d'oeuf. C'est normal, ça fait ça , moi pareil...et blatère noster...Les cinquantièmes rugissants font des vagues avec leurs parallèles et menacent par gros temps d'y laisser leurs doutes envahir la barcasse, et risquer l'implosion à la coule avec leur époque terrible, en tartines d'état d'âme.

Il a posé son sac puisqu'il n'arrivait plus à le porter; c'était une raison suffisante, enfin,  en tout logique, sauf que la logique...à l'heure qu'elle est, il en a plus rien à carrer le comptable revenu de son ile des Mascareignes. Lui qui connaissait les vertus et trésors  de l'océan indien a découvert  par un malencontreux hasard du sablier à roulette une nouvelle race de crustacé , passager clandestin et du genre à te secouer le cocotier mais... l'exotisme en moins... 
Pourtant, il  le sait, il la sent, c'est  bien la mer , là tout près à quelques encablures et il s'imagine dans ses rêves  devenus chimiques qu'il pourrait la rejoindre encore une fois, allez, soyez sympas les  muses des vents , rien qu'une fois... et dare dare, toutes voiles dehors,cap au grand large  du côté de chez Maurice et de ses rhums arrangés.
Mais ce matin là, tu vois, ce n'est  plus lui qui décide et ça l'énerve sacrément, le désole aussi mais ça il  ne le dira pas, préférant  se réserver à la colère contre ces  foutues machines qui décidément ont décidé de l'emmerder, comme si il avait besoin de ça. C'est quand même pas compliqué de composer un numéro sur le portable. D'habitude,   il y arrive quasiment les yeux fermés, et là,  nada! qu'est-ce qui se passe? Tout est contre lui et cette fatigue... qui ne le lâche plus, même pour faire deux pas et passer du lit au fauteuil, il est épuisé. Merde, quand même, je suis encore jeune qu'il se dit et si seulement il pouvait manger un peu, à la place de tous ces tubes qui lui perforent la couenne, mais même un verre d'eau minérale ça lui donne la nausée alors....
Ah! c'est pas encore aujourd'hui qu'il pourra se taper la cloche et d'ailleurs finalement il s'en fout parce qu'il n'a plus envie de rien ou si peut-être  encore dormir, seulement, pour être sur son ile qu'il n'aurait jamais du quitter et échouer sur cet estuaire, à deux pas de la mer, mais pas la sienne. C'est quand même pas de chance, il se sent  comme une grosse  tortue verte qui veut retourner à l'eau après la ponte et qui n'y arrive plus, tellement elle est vannée...
Demain, c'est sur, j'y arriverais ...Demain...au 31 du mois d'août, on vit venir sous l'vent à nous...



dimanche 29 août 2010

LA ROUTE

ON et huit fois JE



"On est rien, on est tout.
On est rien, on est fou.
A la remorque de la machine,
qui nous conduit vers d'autres abimes.


On est rien, on se croit chez nous,
à la place qu'il fallut prendre
dans l'imposture des continents.
On est bien, jusqu'au bout
sollicitude du marabout,
en rentre dedans...



On est chien tout son saoul,
On est sien, on est pou.
Minuscule indispensable,
 conjugaison des pitoyables,
rétroviseur sur l'acceptable
et du ciment pour les ballades.


On est rime en circonstance.
 On est frime sur piste de danse,
quand le parquet ciré nous jette,
en bout de comptoir,
du ramasse-miettes.


On nait frein, on écrou.
On mécanique, on tergiverse.,
avec des mimiques de looser,
du jean qui rit,
des gens qui meurent.



On à mal à disparaître,
du très vite dans la mémoire,
qui pourtant  en a rien à paître,
d'un mouton juché sur sa gloire.


On écrin, on Milou,
Au menu c'est mérou..
Les baleines pour la pluie,
dix vagues dans la nuit,
qui dessèchent
leur os
sur la grève.


On est trêve, jusqu'au bout,
en place pour les mantilles,
les sonates, les hommages,
qu'iront croiser leurs dents sur des rochers arides.
On est vite en mirages.
Dès demain, ce sera tout
et,
en  avant du quai,
laisse filer, laisse du mou...