mardi 24 août 2010
AL DENTE
Monika nous envoie sous forme de parabole, méditation, réflexion...( à chacun selon sa cuisine, bien entendu) une histoire de grenouille (chauffée) source (ou marécage) Olivier Clerc.
Sommes-nous déjà à moitié "cuits" ?
ART BORIGENE
Ci-dessus: Bambatu Napangati, 91x122cm.
La galerie Pierrick Touchefeu présente
ART ABORIGENE
Exposition du 25 Aout au 26 Septembre 2010
Découvrez la sculpture monumentale de Stéphane GUIRAN figurant dans la collection Servan-Schreiber dans le dernier numéro du magasine " Connaissance des Arts " (juillet-aout 2010)
http://WWW.PIERRICKTOUCHEFEU.COM
galerie Pierrick Touchefeu
2 rue Marguerite Renaudin
92300 SCEAUX
Tél: 01 47 02 10 62 - 06 18 18 03 56
galerie Pierrick Touchefeu
2 rue Marguerite Renaudin
92300 SCEAUX
Tél: 01 47 02 10 62 - 06 18 18 03 56
lundi 23 août 2010
LA ROUILLE
et pourtant...
malgré ou grâce à la rouille les liens s'accordent solides
envoyé par Stromtolite
"L'habitude nous joue des tours
nous qui pensions que notre amour
avait une santé de fer.
Dès que séchera la rosée,
regarde la rouille posée
sur la médaille et son revers.
Elle teinte bien les feuilles d'automne.
Elle vient à bout des fusils cachés.
Elle rongerait les grilles oubliées
dans les prisons, s'il n'y venait personne.
Moi, je la vois comme une plaie utile,
marquant le temps d'ocre jaune et de roux.
La rouille aurait un charme fou
si elle ne s'attaquait qu'aux grilles.
Avec le temps tout se dénoue.
Que s'est-il passé entre nous,
De petit jour en petit jour ?
À la première larme séchée,
la rouille s'était déposée
sur nous et sur nos mots d'amour.
Si les fusils s'inventent des guerres
et si les feuilles attendent le printemps,
ne luttons pas, comme eux, contre le temps.
Contre la rouille, il n'y a rien à faire.
Moi, je la vois comme une déchirure,
une blessure qui ne guérira pas.
Notre histoire va s'arrêter là.
Ce fut une belle aventure.
Nous ne nous verrons plus et puis...
Mais ne crois pas ce que je dis :
Tu sais, je ne suis pas en fer.
Dès que séchera la rosée,
la rouille se sera posée
sur ma musique et sur mes vers."
-Maxime Le Forestier-
malgré ou grâce à la rouille les liens s'accordent solides
envoyé par Stromtolite
"L'habitude nous joue des tours
nous qui pensions que notre amour
avait une santé de fer.
Dès que séchera la rosée,
regarde la rouille posée
sur la médaille et son revers.
Elle teinte bien les feuilles d'automne.
Elle vient à bout des fusils cachés.
Elle rongerait les grilles oubliées
dans les prisons, s'il n'y venait personne.
Moi, je la vois comme une plaie utile,
marquant le temps d'ocre jaune et de roux.
La rouille aurait un charme fou
si elle ne s'attaquait qu'aux grilles.
Avec le temps tout se dénoue.
Que s'est-il passé entre nous,
De petit jour en petit jour ?
À la première larme séchée,
la rouille s'était déposée
sur nous et sur nos mots d'amour.
Si les fusils s'inventent des guerres
et si les feuilles attendent le printemps,
ne luttons pas, comme eux, contre le temps.
Contre la rouille, il n'y a rien à faire.
Moi, je la vois comme une déchirure,
une blessure qui ne guérira pas.
Notre histoire va s'arrêter là.
Ce fut une belle aventure.
Nous ne nous verrons plus et puis...
Mais ne crois pas ce que je dis :
Tu sais, je ne suis pas en fer.
Dès que séchera la rosée,
la rouille se sera posée
sur ma musique et sur mes vers."
-Maxime Le Forestier-
circonstances atténuantes
Quand la pluie coince sa bulle
sur la terrasse à août
Le ciel fait tête de mule
mais...
Chut!
comme il peut,
comme il veut,
aussi...
et tant bien que mal
il soigne sa goutte!
FESTIVAL DU SILLON DE BRETAGNE
qu'un généreux festival abreuve notre Sillon
avec pour sa 54em éditions (ah oui tout de même..) et ses quatre jours de fête une envie d'astiquer les cuivres-quintet-musique cubaine-fanfare déjantée-orchestre planant
au programme (en autre) :
ESQUISSE
SECRETO CUBANO
-envoyé par Raphaoulax-
VENTILATOR par la Compagnie Du Buisson
plus de détails et renseignements divers à l'office de tourisme- Loire&Sillon- 02-28-01-60-16
dimanche 22 août 2010
J'AIMAIS PAS LE DIMANCHE SOIR.
J'aimais pas le dimanche soir. C'est sans doute banal de dire ça, et j'imagine qu'on est tout un tas de gens à penser la même chose, ou presque.
Enfin, pour moi, c'était avant, quand j'étais dans ma version enfantine et que le lendemain qui s'écrivait vulgairement : LUNDI, annonçait sans fanfare mais angoisse, un retour à l'école et des retrouvailles avec des personnages inquiétants, moches et hurleurs que l'on appelait en ce temps là- maîtres ou maîtresses- comme dans un film de série B ou Z... sauf que.. dans ce temps-là, le fouet et autres châtiments corporels ça ne faisait vibrer que des tortionnaires en blouse ...
J'aimais pas le dimanche soir , surtout à l'approche de septembre parce qu'il y avait cette odeur si particulière dans l'air qui me disait en douce mais avec insistance qu'il allait falloir bientôt retrouver une classe, n'importe laquelle... elles se ressemblaient toutes dans leur morosité, où pendant presqu'une année je subirais la médiocrité et les flatulences d'un préposé à l'éducatif chargé d'amertume et de vous dégoûter presque à vie du savoir et surtout de l'envie d'apprendre, du moment qu'il pouvait transformer ses éventuels scrupules en chèque de fin de mois.
J'aimais pas le dimanche soir, mais... à l'heure qu'il est, je n'en suis pas bien fier non plus...
parce que les coups de griffe dans le bois du casier du bureau à deux places, que l'on charcutait en douce , pour ruminer la révolte à coup de compas, à coup de ciseaux, à coup de larmes retenues...
ils ont fait des rides et des petits qui savent que ce n'est surtout pas comme cela, que l'on prend plaisir à connaître, à découvrir les merveilles du monde, à s'instruire en s'amusant, en jouant, en partageant...
L'école qui prépare à la vie! ben tiens... mais de quelle vie s'agit-il? celle des carpettes, des collabos, des lisses et formatés ou alors celle de la révolte, du doute, de l'impertinence et de la liberté de penser?
j'aimais pas le dimanche soir et il m'aimait pas non plus...
Aujourd'hui, sans doute que je me suis fait une raison, je fais comme si, je fais comme ça mais au fond tu sais...j'en mène pas large quand-même, parce que je sais bien que l'autre...il va encore revenir me fracasser sa grande règle jaune sur la tête parce que je n'ai rien compris à son problème de maths et que...j'aurais tant voulu lui dire un jour qu'il avait pas le droit de faire souffrir les autres sous prétexte que lui il était sans doute très malheureux et aussi gris que sa blouse,mais quand même...
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