lundi 21 juin 2010

FAITES DE LA MUSIQUE



"La musique donne une âme à nos coeurs et des ailes à la pensée."
-Platon-

Eh! Platon, remettez-nous donc la même chose.
Si j'en crois les éxégèses de la partition libérée, il se pourrait bien que la fête de la musique dans son idée qu'elle était  lumineuse, ait mûri  en 1976 dans le crâne d'un musicien états- uniens : Joel Cohen qui travaillait alors à France musique. Il organisa  tout d'abord  pour les solstices d'hiver et d'été- 21 décembre et 21 juin- un programme musical sur l'antenne de sa radio: "les saturnales de la musique" et puis comme il avait heu! une longue portée, il proposa par la suite pour fêter l'été qu'il arrivait tout beau,tout chaud (ou presque) que ce jour là des groupes d'amateurs s'installent un peu partout et jouent à leur bon plaisir.

"concerto en ombre et soleil pour nuages" par Fazou

Vous savez ce que c'est....il fallut naturlich que tout cela mûrisse lentement, prudemment... et profitant des généreuses utopiales générées par l'arrivée tant attendue de la gauche au pouvoir  qui devait "changer la vie", le grand Jack promu alors  ministre de la culture et des chemises roses décida avec son staff -en 1982 -de nous concocter le premier soir de l'été dans l'espace du possible une grande fiesta à la bonne franquette ou chacun débarquait avec son flutiau, sa guitare sommaire et ses vocalises pour devenir une fois, un jour.. acteur plutôt que consommateur.

jofred87

Ah oui mais là, oh! c'est quoi ce bordel... "faites de la musique" qu'ils disaient mais pas trop de bruit non plus sinon... ça dérange -certains-  et les plaintes et les déliés s'accumulèrent au fil des ans et la grande famille des pouvoirs  publics décida d'organiser tout ce tohu-bohu en y adjoignant des règles concernant le niveau sonore, le temps imparti et...finalement au bout du compte en transformant ce qui devait être une démarche quasi spontanée à la porté de tous (ah!ah!ah!) en concert à telle heure sur la scène machin, bref  un jour de consommation  quasiment comme les autres...
Ceci dit ne mégotons pas (d'ailleurs j'ai arrêté de fumer) , il existe encore quelques poches de résistance qui sortent des sentiers rabattus des comités des fêtes et autres  associations encartées, et puis-comme disait ma grand-mère  "c'est toujours ça de pris"


"Prends un bain de musique une à deux fois par semaine pendant quelques années et tu verras que la musique est à l'âme ce que l'eau du bain est au corps."
-Olivier Wendel Holmes-



"De la musique avant toute chose"
-Paul Verlaine-

Elle s'appelait R.L.P. prononcez: radio libre populaire-ah dame à l'époque,  on faisait dans le lourd camarade..
Avant que les ondes ne soient libérées-en 81- pour les marchands de soupe... il existait des radios alternatives ( y'en a encore quelques unes) qui imaginaient la vie autrement que dans les cartons des ministères ou des grandes épiceries annexes. C'était des repères joyeux de bricolos plein d'imagination  et de rêve qui croyaient qu'il suffisait de tendre un micro à quelqu'un pour que la parole devienne instantanément libérée. Ce qui donnait du très drôle au très chiant mais en tout cas rien de comparable à ce qui se faisait ailleurs chez:  ondes patentées . Et d'ailleurs ces dernières -les malignes- s'inspirèrent par la suite avantageusement de l'énorme potentiel créatif que dégageait les radios pirates, comme on disait alors.

Si je parle de cela "ici et maintenant" (pour reprendre le blaze d'une fameuse radio libre de l'époque), c'est qu'en tant que participant à la première radio nazairienne des années septante et des brouettes, j'ai le souvenir ému (si!si!) de cette "faites de la musique" inaugurale  où toute la nuit des jeunes et un peu moins, investirent nos modestes locaux installés au sous-sol d'un foyer de jeunes travailleurs pour avec grand  bonheur casser les oreilles de tout le monde , faire reprendre de bon  coeur quelques ritournelles éternelles et bref! transformer cette nuit en grand moment de l'inoubliable et du tout est possible quand on veut...si l'on veut!

Cher(e)s paroissiens, vous pouvez ranger vos missels, la messe est finie!

dimanche 20 juin 2010

REQUIEM POUR UN CON

OU QUAND LE P.D.L. FAIT PCHITT....




Citron- Orange?....
Leur grande région -pays de la poire- (mais y' a pas que ça)  qui pour l'occase des sauveteurs en mer avait décidé de faire jouer son infanterie, hier samedi dans le port a dû remballer ses violons et orchestre pour cause de trop grand froid!
Les pôvres!
Plus habitué à fréquenter  les ambiances   moquettes et micro climat compris  de chez  jacobin Auxiette et cie.../...


.../...  le splendid orchestre n'a pas résisté au vif climat de l'estuaire et donc en plein concert a remballé son matos pour aller jouer ailleurs si j'y suis.et...
salut la compagnie!
Aux dernières nouvelles,  le grand timonier de chez nous z'autres , scruteur des marées depuis sa tour infernale,  n'en serait pas encore revenu.

MONSTRUEUX




"Au détour d'un sentier, la lumière nous fauche soudain, abolissant en nous la peur d'une nuit à venir."
-Max Alhau-

Et je m'y jette aussi ( à l'eau) en ce dimanche censé faire sa fête aux paires. Encore une histoire pour  psy sans doute?

Boudiou! 
Depuis quelques heures, "on" ne parle que de cela...De l'égo des mectons en short, boulevard des roustons nationaux. en berne.  Gross malheur pour la chorale des tribunes et une perte (sèche?) pour les débiteurs de  biberons au houblon, à moins que... pour oublier et rappeler sa  maman dont je signale pour  les quelques distraits de la chose pétainiste   "on" a déjà fait la fête il y a peu.!

Si je vous disais ici même et présentement le fond de ma pensée (mélange curieux et local  de marais cage et d'eau légèrement salée, s'il vous plaie),  et bien, j'exprimerais deux trois borborygmes du genre Pfouuuu!!! pchiiittttt!!!!, mouahhhhh! ou encore meuhhhhh! que l'on pourrait traduire en France camaraderie par: J'suis bien content qu'ils se ramassent sur la pelouse- et en vitesse-  les hérons du stade et  pour mes raisons suivantes:
-Tout d'abord et dans mon environnement immédiat  cela fera -et c'est toujours ça de gagné-  un peu moins de hurlements de  voisins mâles en rut ayant coincés la fermeture éclair dans leurs sensibles  attri-buts.
A la place, je pourrais bailler aux corneilles du soir et roucouler avec les tourterelles qui auraient sinon -comme en temps de guerre- désertées les parages pour un genre de  Suisse bien à elles.
-Ensuite, si jamais leur équipée"Oh la belle bleue" avait remporté (ou presque) la baballe , nous aurions eu droit (et gauche confondue) à un concert de congratulations dégoulinantes en provenance  de partout et nulle part où l'hexagone se gratte . que l'on pourrait aisément résumer par:  "on a vachement bien joué, on était les plus forts, qu'est ce qu'on leur a mis,  et vive le ON...
on on on....
-Et puis, suite logique de la précédente, les représentants  élus d'oeufs  mêmes auraient occupé les écrans bleus bleus bleus , pour dire avec fougue, verve, et un bout de saucisson coincé  sous la couronne , qu'ils étaient contents, contents, contents et que d'ailleurs c'était grâce à la politique menée, l'unité nationale et leurs bourses toutes bronzées au miracle de l'été....bla blo bli
-et zou -deux- allez, pour la peine: trois points de plus dans les sondages et ma retraite bien  planquée sous le mouchoir.
Alors que là...Hi!hi!hi! damned "on" a pas réussi à détourner l'attention ! et le râle avorté  de jouissance collectiviste - avec un peu de chance- et par magie- devrait  rencontrer les râleurs du macadam jeudi prochain dans toutes les bonnes rues de nos cités endiablées.
Souhaitons donc objectivement  et à suivre: un été pourri, un tour de France pour cyclistes en gruyère, et quelques catastrophes du même tenant (mais pas trop non plus...) pour que la colère garde toutes ses chances à la rentrée des classes! 
Je sais, je ne devrais pas parler ainsi, c'est pas éthique, Honda civique,  et crottes de bique...et pour la peine, vous me ferez deux pâtés trois ovaires ...




 Pour me faire pardonner- Oh oui, grand fou,  fouette moi!- je vais  de ce pet vous causer d'une expo résolument monstrueuse  qui a  presque emprunté son intitulé à un film culte et à sketchs de messieurs Risi, Scola et Monicelli -réunis-



"Nouveaux Montres " est une expo du Life nazairien  (jusq'au 15 août) dans laquelle  -je cite le document de présentation (compréhensible pour les non formatés  si! si! incroyable...c'est ptêt depuis que le Life a plus de directeur ça n'allège pas que les finances...)  " seize artistes invités à interroger la figure du monstre dans notre société contemporaine. Parmi une sélection internationale, l'exposition regroupe des oeuvres interactives croisant les arts numériques, les arts plastiques et les nouvelles technologies. Le visiteur circule au coeur de sonorités et de lumières qui envahissent l'espace.../..."


Et bien, en tant que (comme diraient...) "nez aux feet" , je n'aurais qu'un mot (ou deux) : Si vous passez par là: allez Z'Y goto. Amenez votre grand-mère centenaire, votre petit neveu de quatre ans, votre éducateur barbu, et les cousins du cantal en vacances.sur l'estuaire.qui vous-voulez mais faites le déplacement et franchement ,je ne suis pas d'habitude du genre à envoyer des fleurs à l'élite culturo-inspirée de la commune, et ben là! franchement-chapeau- c'est intelligent, drôle, poétique, sensible ...à voir et à revoir! 










je vous demanderais en sortant de par ici d'être -comme d'ab.- indulgent avec mes photos, c'est bricolé avec les (petits) moyens du bord (de mer)

Et une petite idée qui bouge par Kub3tv:

PERFECT DAY

samedi 19 juin 2010

QU'UN GROS NEZ ROUGE TITILLE NOS CANONS (de la beauté)



-Camarades, camarades
-pouet! pouet(e)s
-ainsi viques et bateleurs du-Haut- moins le quart...
je vous demanderais -sans vous commander- de prendre connaissance du texte qui suit (celui qui suit -Oups!) et reçu ce matin par première diligence,

et faites zan 
naturlich! 
ce que bon vous semble!

"Coucou Diffusez d'avance ce rdv vitale pour la joie de vivre. Défilé de l'armée des clowns le 14 juillet à Paris Allonzi Faisons de ce 14 juillet 2010 un rassemblement clown de la plus haute farce !!! (lire messe sage ci dessous) Oui, n'attendons pas la force de la tristesse pour se forcer à sourires. Rions sans entraves !!! Bougez vous le nez, révolutionner votre quotidien, faites bouger vos voisin-es, foutez le bordel, rebellez vous, bref, soyez vous mêmes et désobéissez à la tristesse . Rejoint nez l'armée des clowns le 14 juillet pour une parade de la joie de vivre. Répondez vite pour se co organiser pour converger sur la capitaule. Vive l'amour de la vie greenpitre, brigade clown qui fait ce qu'elle peut de l'armée des clowns (circa) greenpitre.canalblog.com Salut à vous brigades de France et de Navarre ! La Bac is back et remet un 14 juillet sous le signe des colonies. Tous nos chers collègues sont bien sur conviés à cette joyeuse débandade. Donc si vous avez envie de participer à l’orga et/ou au défilé faites nous signe ! toute idée est bien venue, qu’on la réalise en commun ou que vous la fassiez au sein du défilé. Sachant que le 14 approche le plus vite vous nous faite signe, le mieux c’est ! La mail liste de la bac à déclaré forfait donc si vous envoyé des mails dessus on ne pourra pas les lire… mais vous pouvez répondre sur mon mail et je transmet ensuite. On peut aussi utiliser le forum http://forum.brigadeclowns.org/index.php Dans la rubrique « l’europe forteresse ». Un sujet 14 juillet va bientôt être créé. Et si vous préféré la voix : 0633425913 Bisous du nez ! Minimir pour la bac"GREENPITRE



pas un jour sans une ligne





"Je n'observe pas le genre humain. Non, je ne suis pas du genre à observer l'Humain. Je crois que j'en sais un bon bout sur le style: "Genre Humain".
C'est toujours approximatif, son degré d'humanité, à un Genre Humain: très vague, flou dans ses idées, ses Grandes Idées Générales. Dans ses actes, en revanche, c'est plutôt précis, ponctuel, organisé. Si un Humain se trouve être du genre  à proclamer, par exemple:: "aimez-vous les uns les autres" ou: tu aimeras ton prochain comme toi-même", les autres Humains du même genre s'empressent d'ajouter: "tu ne tueras point". L'histoire du Genre Humain prouve qu'il n'était pas inutile de le préciser.

Sans que j'aie besoin d'observation ni d'étude, le Genre Humain, moi, il me frappe de ses traits de caractère. Depuis le ventre à Maman que j'en fait partie, du Genre Humain, il me casse les couilles, le Genre Humain, il me les met graves, hirsutes, violacées, tordues, il me les remonte du maxillaire, comme un collier de moules, il me saute à la gorge, me gicle aux yeux, me tord aux oreilles, me cogne à la tête, le genre humain.

Moi, ardent, turgescent, inflammatoire, moi qui n'aime que le clinquant de la vie, l'érection à tous degrés, voilà que je débande, ladies and gentlemen! J'ensuis à l'étreinte molle! Parfaitement! Rien à l'horizon qui puisse me donner envie de frotter ma queue au Genre Humain!

Et, aujourd'hui, c'est, à chaque fois, un peu plus pire qu'hier.
J'ai que la poésie, comme passion.
J'écris, oui. Mais comment doit-on dire, maintenant, en français: un jour néfaste, ou une journée faste?
Merde!
Tout le passionnel est réel
Tout le réel est rationnel
Sale journée!"


NULLA DIES...

"Je n'ai pas envie d'écrire. Voilà!

Je fais les gestes, oui. N'importe qui pourrait dire, là, en me regardant, que je suis en train d'écrire, c'est sûr! Et personne, autour de moi, ne doute que cette action soit volontaire. On n'écrit pas, comme ça, sans y être fermement résolu, sans une dévotion tenace à l'OEuvre en cours.
Nul ne peu supposer, à priori, que je m'adonne à ce luxe, à cette occupation, contre mon gré! Surtout quand on me voit, le reste de mon temps, soumis, comme tout un chacun, à mille odieuses contraintes!

Et je m'attends toujours à la question : "Vous êtes obligé?"

Non. Qui me forcerait?
Si j'étais contraint et forcé, on verrait le Maître et la Règle.
D'ailleurs, je m'arrête à chaque instant.

Heureusement, il y a l'Imparfait, ce mode majestueux, dont l'indulgence est sans limite.
Et la Poésie, qui permet de terroriser."



envoyé par Philonico

MOI

"Où il y avait la rivière,
Un jour, j'irai dormir longtemps;
Où était la mer,
j'irai cueillir au sable,
des bouquets insolents.


Où était le chant du vent,
j'installerai des orages,
des fruits morts,
des soleils cuisants,
au ciel bleu, aux yeux des enfants.

Là je me coucherai comme en vieillissant;

Je jouerai au sauvage,
et je lancerai, en sifflant,
comme une écume à vos visages,
mon désir fou, mon frisson lent."


Les textes proviennent de "Pas un jour sans une ligne"  recueil de poésie de Philippe Léotard -Editions Les Belles Lettres

"J'en suis à tant d'adolescences...!Cinquante-deux ans après ma naissance, je me frotte encore les yeux d'étonnement. Il n'y a que le bonheur qui m'ait aidé à vivre. Je viens seulement de comprendre qu'il pouvait se confondre avec l'amour.
Je my suis donc voué. J'ai voulu saluer chaque jour d'une phrase, une ligne, comme le joint d'une nuit à l'autre.
Et ce n'est jamais moi le plus seul, quand je suis seul.

Si je me suis trompé, en disant: Je t'aime, je préfère avoir dit: Je t'aime.
On ne me fera pas envier celui qui a eu raison sans aimer. " PH.L.

Philippe Léotard est décédé le 25 août 2001 à l'âge de 61 ans

« J'aime les grands brûlés, j'aime les grands acteurs avec un seul rôle, celui de leur vie à tenir à claquer à brandir : J'aime certains hommes, ceux qui savent que la seule liberté que nous possédons, c'est de choisir ses barreaux. J'aime les poètes qui claudiquent sur les marelles du mystère d'être, et qui chantent des mots de moelle et de sang à travers tous les baillons du monde. Je t'aime Philippe Léotard. »
-Claude Nougaro-

vendredi 18 juin 2010

SAMARCANDA

sonnons la retraite (enfin le tocsin)


Pascale m'a envoyé ceci:

Faire entendre les exigences citoyennes sur les retraites

"Le gouvernement français s’apprête à engager une nouvelle réforme qui risque de porter un coup fatal au système de retraite par répartition en jurant une fois de plus que c’est pour le sauver. Le bilan des réformes menées depuis 1993 est déjà catastrophique car toutes les dispositions prises (calcul sur les 25 meilleures années, indexation sur les prix et non plus sur les salaires des actifs, allongement de la durée de cotisation sous peine de décote...) ont déjà fait baisser le niveau des pensions d’environ 20 %. Elles ont aggravé les inégalités déjà fortes entre les pensions des hommes et des femmes. Le Conseil d’orientation des retraites (COR) prévoit que le taux de remplacement moyen - niveau de la retraite par rapport au salaire, passerait de 72 % en 2007 à 59 % en 2050. Cette dégradation continuera donc de frapper les actuels retraités et touchera également les générations suivantes.

Malgré ce bilan désastreux, le gouvernement veut aller encore plus loin en supprimant l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans en le portant à 62, voire 65 ou 67 ans, comme le demande le Medef, et en remettant en cause le calcul sur les six derniers mois d’activité des retraites du secteur public. Jumelées avec un nouvel allongement de la durée de cotisation pour obtenir une retraite à taux plein, ces mesures condamneraient à la pauvreté la plupart des futurs retraités, surtout les femmes et tous ceux et celles qui ont connu et connaîtront des périodes de chômage et de précarité importantes. Ce sont les salarié-es les plus jeunes qui subiraient les effets cumulés de ces orientations au moment de partir à la retraite.

Le gouvernement et le patronat persistent à vouloir durcir les conditions de départ en retraite alors même que les entreprises continuent de se débarrasser des salariés âgés avant qu’ils aient acquis la totalité de leurs droits. Exiger que les salariés travaillent et cotisent plus longtemps, alors que l’âge moyen de cessation d’activité est de 59 ans, ne vise qu’à baisser le niveau des pensions. De plus, cette logique remet en cause la solidarité inter-générationnelle. Il n’y a aucun sens à augmenter l’âge de la retraite alors que le chômage de masse sévit pour les jeunes. Au lieu de voir dans la retraite par répartition une transmission perpétuelle et solidaire de la prise en charge d’une génération par la suivante, le gouvernement et le patronat, afin d’attiser la division, la stigmatisent comme un fardeau pour la seule génération à venir.

Le danger ne s’arrête pas là. Le COR dessine les contours d’une réforme pour remplacer notre système par un autre « par points » ou « par comptes notionnels ». Dans les deux cas, il s’agirait de ne plus avoir à assurer un taux de remplacement du salaire défini à l’avance et de faire de la variation du niveau des pensions le moyen d’équilibre financier des régimes. Cela aggraverait encore la baisse du niveau des pensions et contraindrait les salariés, particulièrement les salarié-es pauvres et effectuant les travaux pénibles, à travailler toujours plus longtemps.

La vraie raison des mesures qui s’annoncent n’est pas liée à la démographie. La crise financière a provoqué une récession et donc une flambée des déficits publics. Les États continuent benoîtement à financer leurs déficits en empruntant sur ces mêmes marchés financiers qui ont provoqué la crise. Réduire ces déficits pourrait se faire par une taxation du capital. Mais les spéculateurs refusent évidemment cette solution, demandent que les États donnent des gages et exigent une réduction des dépenses publiques.

Une alternative à cette régression sociale existe pourtant. A moins de décréter la paupérisation des retraité-es, il est normal de couvrir les besoins sociaux liés à l’augmentation de leur part dans la population par un accroissement des prélèvements sur la richesse produite. Les déficits des caisses de retraite sont essentiellement dus au refus obstiné de le faire. Pourtant, le besoin supplémentaire de financement nécessaire aux retraites est réalisable puisqu’il a été chiffré en 2007 par le COR entre 1 et 2 points de PIB jusqu’en 2050, à comparer avec la chute de la part de la masse salariale de 8 points au cours des dernières décennies et avec l’explosion correspondante des dividendes, qui sont passés de 3,2 % du PIB en 1982 à 8,5 % en 2007. Il est donc juste d’augmenter la part des salaires et des pensions dans la richesse produite en s’attaquant aux profits. Le financement des retraites est possible à condition d’en finir avec l’actuel partage éhonté de la richesse au bénéfice des revenus financiers. C’est ce partage qui constitue le tabou à faire sauter, et non l’âge de départ. Il s’agit là d’un choix politique de justice et de solidarité.

La question des retraites pose celle de la société dans laquelle nous voulons vivre. Nous ne pouvons accepter la paupérisation programmée des futurs retraité-es, l’idéologie absurde du « travailler toujours plus » et la destruction des solidarités sociales. Nous souhaitons contribuer à une vaste mobilisation citoyenne (réunions publiques, appels locaux…) pour stopper cet engrenage." 

-un site

A FLEURS DE PEAU



J'ai déjà trouvé le titre,
enfin... 
il m'est soudainement apparu comme une nécessité, une exigence de l'instant

Mais, j'ai vite compris qu'il me faudrait tourner autour
pour ne pas , sur la préface,
l'effaroucher,  ni même l'effrayer

- "à fleur de peau" -Alain Kieffer-

J'avais déjà trouvé le titre,
et j'étais bien avancé...
tu vois, un peu comme quand tu sens des choses, intuitivement...
et que tu n'oses pas aller plus loin de peur de...
de peur de faire tout le contraire de ce que tu souhaitais initialement.
ou que ça tourne en déconfiture
avec juste ce qu'il ne fallait pas comme murs mais sans les fruits...
Quoi!
Un exemple, tu veux? 
Voilà,
Tu sais que ta boite aux lettres, elle frise l'asphyxie   mais...c'est pas pour autant que tu vas aller la soulager, parce que tu te dis que de toutes façons, y'aura que des mauvaises nouvelles dedans - factures, huissiers, conneries en tout genre... que des trucs à te donner le bourdon ,et pas le miel bien sur.
Et pourtant,
tu devrais, 
car!
On ne  sait jamais,
Un tonton d'Amérique qui n'avait que toi comme héritier(e), un abonnement gratuit pour la piscine de lourdes,
un premier prix au concours départemental, une lettre d'amour, une ptite fleurette glissée là allez savoir comment?,  un poème de sept lieues avec le plan pour y arriver, un baiser en rouge à lèvres au dos d'une pub pour assurance vie, une lettre que tu t'es envoyée parce que t'en avais plus qu'assez de..



j'avais  le titre
 .............
et après,
  je l'avais allongé avec une chouette  guirlande de points de suspension
.................................................................
C'est joli non?
Parce-que  les communicants qui savent tout avant tout le monde, m'avaient expliqué
que...
maintenant, pour réussir
fallait se taire
et ils donnaient l'exemple d'un vieux beau , refait juste comme il faut,
qui n'en mouftait pas une et qui grâce à ça avait toutes ses chances de gagner les prochaines présidentielles,
le style ténébreux, homme fatal, super élévator avec les rides en plaqué or...
un type au sang froid des thermes! au dessus de la mêlée quoi!
bref tout le contraire de l'autre, le sémaphore pour porte avions , l'agité du bocage noeud-yé-un...
DONC!
Tu ne dis rien et ça passe
comme une lettre à la poste!
Ah non, on va pas recommencer avec les histoires de courrier...


"à fleur de peau" Maryse Dandurand-

C'était déjà ça... d'avoir le titre
un vendredi à ce qu'il y parait
ou fait semblant...
Oui parce que...
quand tu bosses la nuit , t'es entre deux eaux, deux rives aussi , deux jours et...la nuit! 
et après des fois t'as du mal à raccrocher les wagons du calendrier!
Tu me diras, qu'est-ce qu'il en a foutre des wagons, le calendrier, hein?
Allez! sois pas plus con que moi, c'est une image (comme dans le temps avec  le chocolat poulain?).

J'avais quand même le titre
"A fleurs de peau" (avec un "S" parce que c'est mieux en bouquet).
C'était un putain de titre...
Le genre à renifler la poésie à cent mètres -au moins-
et il m'était apparu, soudainement,  comme un nuage bleu et vaporeux à la  Bernadette ou encore  la Thérèse (pas celle avec le caddie...)
et comme un sous entendu à cette curieuse et prenante... activité de claviste amateur définie sous le  générique "bloggeur"
"A fleur de peau" c'était à mon humble- à vie - le lien commun de tous ces gens courbés à la tâche de l'encre qui tâche "juste" par rédemption., producteurs de vent arrière , d'écorchures d'étoiles, d'émotions calibrées, de doutes en pagaille, de révoltes démesurées, de peurs à la ligne... et qui en cette saison, allez donc savoir pourquoi? (du côté de la lune peut-être ?)  se lançaient dans une curieuse transhumance.
- Qui décidait d'arrêter d'écrire et le faisait savoir. Qui implosait son blog sans rien dire à personne, Qui changeait les rideaux. Qui se jetait à l'eau (merde et la bouée?) Qui....li qui qui....

"A fleur de peau"
je te dis.

J'avais déjà le titre
et pour le reste... fallait encore que je réfléchisse un peu!
mais je vous tiendrais ptêt et  certainement au courant.
(c'est mon côté allumé).