jeudi 10 juin 2010

AR ROSENN HAG AL LILI...


-envoyé par Walbyx-

j'en fait ma tasse de thé




Une tasse,
pas de bol!
un mug et sa poignée d'amour.
Et le verre... ça va, surtout quand il  vire au rouge.
Alors franchement,
ne plus le voir en peinture...
A cette heure, j'imagine que j'aurais tendance à tout gobelet!
 et pourtant...
-on se rassure comme on peut sans doute-
je chope qu'un peu  des grands mystères de la nuit
et c'est déjà pas mal,
de servir parfois de récipient aux angoisses de l'ombre.
Voilà,
c'est mon gagne pain, et... j'en fait ma tasse de thé.
  Mais attention, 
sans le tremper dedans même bien frais , je ne suis pas ma quignon
ni majorette pour marcher à la baguette!
Manque de pot, parfois le ballon s'envole,
comprenne qui pourra...
allez! c'est fini.
On coupe.

LES ACCORDS DE MARSEILLE



Bien souvent hélas, au mieux l'indifférence et  l'incompréhension, au pire le rejet et  la haine animent les hommes quand il s'agit d'accepter et de laisser une  place à l'autre, celui qu'on appelle l'étranger. Il suffit  pour cela d'ouvrir un journal ou de suivre désabusé les infos radio-télévisées pour en faire chaque jour- un peu plus- le constat. 
Aussi, quand on découvre au milieu des "nouvelles du front" une histoire qui pour une fois ne  ressemble pas aux autres, s'agit pas de faire la fine bouche ,  bien au contraire, celle-là, on a envie de lui faire un peu de pub. 
J'ai ainsi découvert  sur le blog du village des  NRV  une info sur le conflit israélo-palestinien (et inversement) qui ne ressemble pas à celles qu'on a l'habitude d'entendre -surtout en ce moment- concernant ce délicat sujet où si j'en crois les tenants des vérités  du prèt à penser, il serait "raisonnable" de choisir son  camp.
Un réalisateur français Mohamed Ulad  (compagnon de Mazarine Pingeot, fille de François Mitterand) et une philosophe franco-israélienne  Sophie Nordmann ont mis sur pied un projet d'émission de télé réalité d'un genre un peu particulier , dans le sens où ils ont imaginé réunir dans une maison de l'archipel du Frioul  (en face de Marseille) douze israéliens et palestiniens ,filles et garçons de 18 ans, qui seront enfermé pendant trois semaines et qui auront comme tache, sous l'oeil des caméras, de négocier pour aboutir à un accord de paix entre leurs deux peuples. L'émission qui sera diffusée sur la cinq s'appelle "les accords de Marseille" . Elle débutera en septembre et a pour but  louable, en échangeant de manière pacifique les points de vue , d'aider à la résolution d'un conflit dont personne ne voit vraiment le bout - même les Hommes de bonne volonté - sans parler de ceux qui pour des raisons sordides  surfent sur la vague de l'escalade dans  la violence...
Dans une interview accordée au figaro  le réalisateur explique sa démarche:
«L'idée était de créer une émission audiovisuelle qui soit à la fois une expérience «scientifique» et un projet avec des répercussions sur les protagonistes eux-mêmes, les téléspectateurs et le débat public.Je veux restituer ce conflit dans sa complexité pour le rendre accessible au plus grand nombre»

 Plus de détails sur ce projet  ici même

mercredi 9 juin 2010

BIG JET PLANE

AU RISQUE



Au risque de se tromper -mais qu'est-ce que tu risques?-
d'en dire trop ou pas assez...
d'être mal compris, incompris, interprété, déformé, détourné...
et
au risque de loucher
de ne pas voir plus loin que le bout de son nez
-qu'il avait -selon différentes sources- fort avantageux, cependant.
Au risque de passer pour un imbécile
de repasser le plat du jour d'avant
en forme de rigolo du service compris,
mais
sans la taxe à la valeur ajoutée.
Au risque d'enfoncer  des portes ouvertes et  fermées de l'intérieur,
d'en faire une montagne, à déplacer à la petite cuillère
et ,
de ne pas prendre de gants pour se salir l'humain,
d'enfiler des perles d'inculture,
de marcher sur des voeux
qui se réveillent en sueur d'avoir trop mal remué,
 pas assez mélangé, le doute et l'insouciance.
Au risque de  laborieusement se répéter , le doigt sur le papier,
 pour suivre les lignes de fuite qui s'échappent à mesure.
Au risque d'en découdre à tricoter un monde en poing levé qui se rouille, exclamatif et enroué,
 à la parenthèse gigotante et  interrogative.
Au risque d'un monde en suspension, ni trop solide, ni  soluble dans  l'aligot,
à s'en faire tout un fromage!
camembert, je passe mon tour.
Au risque d'être oublié...
qu'est ce qu'on retiendra de moi, le jour où...?
disais-tu  l'autre fois.
Le jour où quoi? je ne sais plus. On ne m'a pas présenté!
Ah parce que tu crois que celui-là, à l'instant où tu te pinces, tu en sais vraiment quelque chose?
Au risque de la vraie vie en apesanterre mais surtout, surtout...  sans la peur.
Au risque de décevoir, de faire du mâle biologique et des salades anthroposophiques à trop regarder sa lune.
Au risque de passer à côté d'une certaine bonne  idée de la nonchalance,
au profit de l'angoisse qui monte, qui monte et qui coupe le cou,
ou...
attaque les grandes artères.
Au risque de jouer au dé chéance
et d'être fanny mais sous  la pluie.
Au risque d'avoir perdu les paroles de la  chanson qui disait
qu''à regarder le monde s'agiter et paraître,
en habit d'imposture et de supercherie"...
Au risque d'être devenu, ce qu'on moquait jadis dans la  fulgurance candeur d'une innocente habillée chez   beauté cruelle,
un vieux con, sans le: qui s'adore,
Au risque de tout perdre sans avoir rien gagné,
de ne pas être habilité à la transparence.

Au risque de n'avoir jamais appris à nager.
et
au risque de continuer, encore un peu...
mais qu'est-ce que tu risques?



COTTONWOOD BAY




découvert chez "Vivre fatigue"

CETTE BLESSURE


-envoyé par Jptalimi

"Cette blessure
Où meurt la mer comme un chagrin de chair
Où va la vie germer dans le désert
Qui fait de sang la blancheur des berceaux
Qui se referme au marbre du tombeau
Cette blessure d'où je viens

Cette blessure

Où va ma lèvre à l'aube de l'amour
Où bat ta fièvre un peu comme un tambour
D'où part ta vigne en y pressant des doigts
D'où vient le cri le même chaque fois
Cette blessure d'où tu viens

Cette blessure

Qui se referme à l'orée de l'ennui
Comme une cicatrice de la nuit
Et qui n'en finit pas de se rouvrir
Sous des larmes qu'affile le désir

Cette blessure

Comme un soleil sur la mélancolie
Comme un jardin qu'on n'ouvre que la nuit
Comme un parfum qui traîne à la marée
Comme un sourire sur ma destinée
Cette blessure d'où je viens

Cette blessure

Drapée de soie sous son triangle noir
Où vont des géomètres de hasard
Bâtir de rien des chagrins assistés
En y creusant parfois pour le péché
Cette blessure d'où tu viens

Cette blessure

Qu'on voudrait coudre au milieu du désir
Comme une couture sur le plaisir
Qu'on voudrait voir se fermer à jamais
Comme une porte ouverte sur la mort

Cette blessure dont je meurs"

mardi 8 juin 2010

plus belle la vie


ceci est un fake ( vous l'écrivez comment? )

AÏE CARAMBA...R


Nous étions, ce dimanche, en  légère tablée, chez notre hôtesse Godile qui gentiment, nous accueillait dans son magnifique jardin  que -sans être spécialiste- je qualifierais -de visu-  "à l'anglaise" tellement il incite à  la découverte en multipliant les variétés de plantes et les recoins ombrés (ollé) tout en donnant à l'ensemble une atmosphère de bien être, calme et oserais-je  le dire- volupté- (nom d'une félicinée armoricaine, il l'a dit).
Ne croyez-pas pour autant que je vous cause ainsi d'une immense propriété comme on en découvre  parfois, en faisant la courte échelle, derrière des grilles acérées et gardiennage à l'avenant .
Le jardin de Godile est modeste en taille comme en présentation, et  vous n'y trouverez pas d'arbustes torturés comme savent les con(e)s y faire, trônant leur vulgarité en grosse bou- boule au milieu d'une pelouse au cordeau et  millimétrée. 
Mélangeant dans un joli fouillis  légumes, simples et plantes diverses, bouturées chez copains et compagnie, il ressemble plutôt, pour donner un exemple,  à un jardin de curé, à l'époque où il y avait encore des curés bêcheurs mais pas prétentieux  et des jardins qui allaient bien avec.

Et ainsi, nous devisions tranquillement alanguis et  le popotin tout à son aise sur de vielles  chaises  en fer forgé, récupérées aux grands encombrants mensuels et retapées avec soin; Nous  goûtâmes  en même temps  à la cuisine des uns et des autres , tant il est vrai, n'est-il pas? que rien ne remplace ces moments de partage autour d'une table, la bouche pleine et le verbe guilleret. 
Je m'empresse de dire, dans une démarche universelle , pour ceux qui n'ont pas dans leur habitude culturelle d'utiliser des tables que la recette fonctionne bien entendu et à merveille assis dans l'herbe, sur le sable, la glace, dans l'eau...  ou sur des coussins! Chacun adaptant comme il se doit,  les préceptes de la convivialité à sa sauce ethnico-géographique.

Après quelques salades avec produits du jardin, plat vietnamien d'été (dont je vous donnerais éventuellement  les détails dans une prochaine émission ..) le dessert  nous arrive tout pimpant du réfrigérateur, il s'agit d'un gâteau au chocolat et spéculos à la sauce carambar confectionné par Lulu sur les conseils avisés de Camille qui l'a trouvé sur la toile et essayé dans son studieux studio d'étudiant.
Mazette! Belle affaire que voilà. Je ne dirais pas qu'il s'agit là d'une cuisine que l'on pourrait définir comme légère mais que cela est bon...et vous plonge illico, mieux que le psy et moins cher, dans les retrouvailles de votre petite enfance avec le plaisir en plus...
Et donc-pour ceux qui ne connaissent pas encore je ne peux,en ce mardi qui fait sa fête aux océans (voir plus bas) que livrer à vos papilles bientôt émerveillés, ce délice qui par un certain côté pourrait ressembler à nos  anciennes côtes erikaniennes mais il va  de soi sans les effets désagréables de l'indigestion...(heu?)

Vous avez, d'ors et déjà, je l'imagine, affûté votre crayon à papier
alors prenez note je vous prie:

-Pour un gâteau de 6-8 personnes (répétons-le, c'est quand même légèrement consistant..) il vous faudra 200grammes de chocolat noir c'est noir, 200 grammes de spéculos, 120 grammes de beurre (doux ou salé c'est vous qui voyez, moi je ne veux pas d'histoires) 10 cl de crème comptant fleurette, un oeuf, une cuillerée à café de cannelle, un sachet de sucre vanillé et pour ceux qui aiment et qui ont ça en rayon  50 grammes d'écorce d'orange confites (sans, c'est très bon aussi)
-Pour la sauce caramel une vingtaine de carambars (je dirais même qu'une quinzaine suffira) et 15 cl c de crème toujours aussi liquide.

- Vous faites fondre dans une casserole à feu moyen, le chocolat cassé en morceaux avec la crème fleurette, jusqu'à l'obtention de ce qu'on appelle en terme pâtissier une ganache (lisse) .
-Hors du feu, vous ajoutez le beurre coupé en morceaux, la cannelle, le sucre vanillé et des petits dés d'orange confite.lissez bien la ganache à l'aide d'une cuillère en bois ; vous ajoutez l'oeuf entier et vous mélangez à nouveau tranquillement.
- vous tapissez (oui merci!) un moule à cake (ou une terrine) de papier alimentaire en le laissant largement déborder. Vous versez ensuite une première couche ce chocolat et vous recouvrez de spéculos (entiers)
-Renouvelez l'opération de manière à avoir trois couches de biscuits et vous concluez par une couche de chocolat.
-Recouvrez avec  papier alimentaire en plein débordement et vous enfermez (avec tour de garde) votre gâteau  toute la nuit au frigo (pas plus sinon ça va ramollir  et  vous perdrez le côté croustillant)

-Le jour J vous faites la sauce en versant la crème liquide dans une ptite casserole, avec vos carambars sur feux tout doux, vous remuez jusqu'à l'obtention d'une crème lisse que vous verserez ensuite sur votre gâteau!

 Quand le dessert  arrivera
vous aurez
statistiquement parlant:
Que du bonheur...


Comme il faut bien  une chute à cet article aux doigts à lécher 
je vous raconte la blague de service transmise par un de nos convives  :
"Christophe Colomb a découvert l'Amérique et moi j'ai des couverts en plastique"
Voui! d'accord,  question légèreté cela va parfaitement avec le gâteau, c'est une réplique du film "camping 2"  (le retour) qu'est ce que vous voulez que je vous dise sinon que  ça m'a fait rire!...

Bonne journée chez vous!  

AÏE CARAMBAR!!


JOURNEE MONDIALE DES OCEANS...


"La Journée des océans, célébrée le 8 juin, vise à nous rappeler le rôle des océans comme source de vie partout dans le monde. Il s’agit d’une célébration internationale proclamée il y a dix ans à l’occasion du Sommet de la Terre et des Nations Unies tenu à Rio de Janeiro..../..."
 à suivre sur le site officiel



Petite précision s'il le fallait...la photo d'accompagnement ne provient  pas du site en question, c'est un montage, naturellement de très mauvais goût , bricolé par mes soins et... de ce pas -englué- je m'en vais, si je peux , m'en laver les mains...