Faut que je vous dise,.cet aprem je suis allé renouveler mes prétentions littéraires à la bibliothèque municipale et j'y ai découvert ce qui va suivre et qui m'a -comment dit-on déjà? - interpellé quelque part.
Que je t'explique:
Oyez! et figurez-vous que je suis de ceux qui remplacent l'éducateur de service à la nuit tombée (boum pour les intimes)...
"Jeunes en errance, jeunes en rupture
Premier repas, premier pas pour battre la mesure
Nouvelle aventure au sein de toutes ces déchirures
J'ai mangé avec eux le temps de prendre la température
Deux heures c'est court pour en entendre quelques entournures.
Amertume
Je n'ai pas de haine
mais de la peine.
Amertume, je t'appelle amertume
j'ai voulu être éducateur auprès d'eux
dérapage
ils m'ont frappé
Meurtri le corps
insulté
dérapage
ils n'ont pas compris
que ce n'est pas ainsi
que la vie se passe ici
La matinée commence par un murmure
celui d'une menace d'envergure
L'éclatement futur d'un jeune et de sa figure
me voilà en pleine cure
à faire ma place sans procédure
ni armure
Le midi arrive à toute allure
Le repas semble prendre son cours sans fracture
puis tout dérape avec injures et cassures
Volte-face dans un face à face.
Ce ne sont plus que des morsures obscures
qui nous emmènent tout droit dans le mur
L'après-midi est bien là dans son embrasure
Activités et farniente sont notre nourriture
retour au centre pour découvrir une nouvelle sorte d'écriture
On pourrait l'écrire ainsi: écriture de conjonctures
mais aussi blessures et coupures dans une forfaiture
Dernier moment de partage pour renforcer cette fracture
seuls avec eux et pris en otage dans cette masure
La valse des injures croisait le temps des bavures
Vous marquiez de vos coups sur mon corps votre signature
Mais pour quel futur?
Amertume
Je n'ai pas de haine
mais de la peine;
Amertume, je t'appelle amertume
J'ai voulu être éducateur auprès d'eux
dérapage.
ils m'ont frappé
meurtri le corps
insulté
dérapage
Ils n'ont pas compris
que ce n'est pas ainsi
que la vie se passe ici.
Ce n'est pas à moi que vous faites du mal
Mais à vous, mais à vous
Amertume, amertume
Je t'appelle amertume
Je n'ai pas de haine
mais de la peine
Amertume."
Le Bullopsien
Extrait d'un recueil faisant suite à un atelier d'écriture organisé dans le cadre du printemps des poètes par la bibliothèque Anne frank de Saint-Nazaire et la maison de quartier de la Chesnaie
L'amertume donne un goût amer aux évènements de la vie, ce qui montrerait bien- s'il le fallait- que contrairement à ce qui est dit dans ce texte -profondément touchant au par ailleurs, même si l'intention est dirigée sur ce que l'on représente plus que sur notre personne, c'est aussi nous qui (si j'ose dire) "pour le coup" avons mal et ne sortons jamais indemmes de l'aventure. Quand au "Ce n'est pas ainsi que la vie se passe ici" il existe des moments où l'on ose l'espèrer plutôt qui crpire...
"L'àme humaine est comme l'abeille qui puise son miel de l'amertume des fleurs." Henryk Sienkiewicz
"Un moine et un boucher se bagarrent à l'intérieur de chaque désir."
et concernant la lettre envoyée à des élus par deux conseillères municipales de Saint-Nazaire au sujet d'éventuelles ALUcinations collectives sur notre canton
Bonjour,
Depuis ce matin, de nombreux citoyens m'interpellent au sujet de la qualité de l'eau du robinet dans notre ville suite au reportage de France 3 hier soir qui révélait que notre eau contenait deux fois plus d'aluminium que la teneur autorisée. Comment se justifie la majorité municipale par rapport à cette information? Quelle mesure des risques a été prise, sachant que trop d'aluminium peut favoriser la maladie d'Alzheimer ( théorie un peu controversée, je vous le concède) ? Comment expliquer à nos concitoyens que la Carène les empoisonne doucement?
Nathalie Bruneau et Roseline Amelot
(voix off : j'ai juste corrigé la faute sur "contrEversée" que j'ai traduit en contrOversée mais à part ça, j'ai rien touché ni touché à rien non plus)
nos envoyés très spéciaux sont naturellement sur le pont -glissant- en ce qui concerne cette affaire et en fonction des horaires de marée, tout en passant la serpillère pour soigner les fuites éventuelles, vous tiendront informés dans la mesure de leur incapacité. n'hésitez-pas à leur faire part (de baptême) de vos suggestions éventuelles
Concernant le documentaire -édifiant- sur la "qualité" de l'eau dans l'hexagone et projeté hier soir sur FR3 et qui fait jaser sacrément dans le Landerneau et pas seulement ce matin sur le marché de Saint-Nazaire... pour ceux qui ne l'auraient pas encore vu il devrait y avoir une autre diffusion pour les somnambules, mais on peut d'ors et déjà mater la vidéo en 6 parties sur dailymotion
Mais dans la série "ai confiance, crois en moi" dormons bien, car nul doute que comme le patron à rosette de la direction générale de la santé présent hier soir sur le plateau de l'émission pour un débat à l'issue du reportage, nous allons avoir dans les prochains jours quelque communiqué aussi lénifiant que rassurant de nos édiles de France et de Navarre en charge du robinet (et pour ce qui concerne notre inter-communalité directement concernée dans le reportage...), on va bien entendu ouvrir- non pas les robinets- mais tous les parachutes de service... Au fait la question à leur poser -quand ils boivent de l'eau- ils boivent quoi?
A tiens au fait ce soir sur ARTE à 20h35 on pourra voir un documentaire sur le mystère de la disparition des abeilles , je vous promets... après ça j'arrête sur la série catastrophe,ben!j'vais causer... chai pas moi , heu!...par exemple, de jeunes gars qui vont courir dans un pré après une baballe- allez les verts, allez les rouges, allez les verres de rouge du pain et des jeux y'a que ça de vrai ma brave dame...
C'est l'histoire d'un copain qui me demande un jour, comme ça, à brûle-pourpoint (marrant comme expression ) Est-ce que tu es de gauche?
A vrai dire, il jouait ainsi le rôle du porte-parole, interprète...de son -vieux- papa rencontré quelques semaines plus tôt et avec qui nous avions partagé un repas en devisant des choses du quotidien en particulier et du monde en général.
La question m'amusa. Sans doutes que si j'avais croisé son ancien militant syndicaliste de père quelques années auparavant il ne se serait pas interrogé de cette manière tant l'évidence de mes propos d'alors - brut de décoffrage- l'aurait fait pencher et sans hésiter... vers l'étiquette: "gauchiste inoxydable de service"
J'ai coutume à dire aujourd'hui -pirouette cacahuète- que je ne sais pas si je suis de gauche mais en tout cas je ne serais jamais de droite et de la même manière sur un autre sujet je dis également je ne sais pas si je suis intellectuel mais pour sur et mes proches peuvent en attester... (en se marrant) je ne suis pas un manuel non plus...
Me faudrait-il donc maintenant paraphraser (en toute modestie bien entendu) la célèbre envolée de Msieur Rimbaud: "Je est un autre"?
Henri Tachan, grand poète, que j'ai eu la chance de voir plusieurs fois et d'interviewer à l'occasion dans mes bricolades journalistiques d'antan, disait quand à lui, dans un texte puissant (enfin à mon goût) et en partie reproduit dans un ptit coin de ce blogaillon et dont je profite -de la situation- pour "présenter présentement" en entier , quelque chose comme:
"Quand je suis au micro ce n'est pas un "meeting",Dans mes chansons, crénom, ni messages ni consignes,J'veux pas refaire votre monde, je veux rêver le mienEt quand j'vous raconte mes révoltes, mes chagrins,Ne vous croyez donc pas obligés d'adhérer:Dans mon parti y a qu'moi et c'est déjà l'merdier!Ni gauche ni centre ni droiteJe suis seul sur le "ring"Avec ma gauche ma droiteSans soigneur ni "doping",Ni gauche ni centre ni droiteJe suis seul sur le "ring"Avec mon corps qui boiteLa Mort qui me fait signe!Croyez moi, ce choix-là n'est pas des plus faciles:Les moutons de Panurge me traitent d'inutile,Les miliciens rasés de révolutionnaire,Les militants de choc de rêveur littéraire,Y a rien qui irrite tant tous les troupeaux honnêtesQue de ne pas pouvoir me coller d'étiquette! Ni gauche ni centre ni droiteNi blabla ni béquillesNi rouge ni blanc ni noirNi fusil ni faucille,Ni gauche ni centre ni droiteJe suis seul sur le "ring"Avec mon corps qui boiteLa Mort qui me fait signe!L'engagement politique, pour moi, c'est comme la Foi:Tu crois en Dieu, Bon Dieu, ou bien tu n'y crois pas,Je crois parfois en l'homme dans mes moments de fièvreMais dedans mon terrier, mi-sanglier mi-lièvre,Loin des meutes de chiens, des cors et des clameurs,Je suis gibier d'abord, vous n'êtes que chasseurs!Ni gauche ni centre ni droiteNi slogans ni insignesNi rouge ni blanc ni noirNi complice ni consigneNi gauche ni centre ni droiteJe suis seul sur le "ring"Avec mon corps qui boiteLa Mort qui me fait signe!Voilà onze bientôt que je chante "au secours!"Que je chante "ma révolte!" que je chante "mon amour!"Voilà onze bientôt, que d'hivers en automnes,Je me bats par instinct à côté de ma lionne,Que je remets cent fois sur le papier l'ouvrageQue cent fois sans raison je refais le voyage!Ni gauche ni centre ni droiteJe suis seul sur le "ring"Avec ma gauche ma droiteSans soigneurs ni "doping"Ni gauche ni centre ni droiteJe suis seul sur le "ring"Avec mon corps qui boiteLa Vie qui me fait signe!"
-Ni gauche, ni centre, ni droite- Montluçon le 16 avril 1976-
Henri Tachan-
la première fois que j'ai entendu ce texte, c'était à une fête du parti socialiste dans la campagne tourangelle du côté des années 70. Tachan l'avait déclamé en préambule de son spectacle et au cas où d'aucun n'aurait pas bien compris, comme dans les chansons à geste pour enfants...il montrait en même temps les bannières -poing et rose- très mode à l'époque, disséminées tout autour de la scène. Cela était, reconnaissons-le , pour le moins culotté... et jeta d'ailleurs un certain froid dans une partie de l'assemblée massée devant le podium. D'autres, dont je faisais partie furent nettement plus amusés par la situation.
Plus loin dans son spectacle, il réconcilia tout le monde- et toutes générations confondues avec l'admirable "pipe à pépé" mais ça, c'est une autre histoire...
Quand je dis, que je ne serais jamais de droite, j'ai, ( désolé d'avance pour ceux que je vais choquer- et je sais bien sur qu'il y a des gens sincères et honnêtes parmi eux...) l'outrecuidance de mettre dans le même paquet quelques officines avec balcon des beaux quartiers , qui se disent de gauche et dont je n'arrive pas à distinguer une différence notoire -si ce n'est la couleur du packaging- avec leurs copains de cour de récré (assemblée nationale et sénat) . On me rétorquera bien sur, comme on le fait toujours dans ces cas là, que c'est quand même la gauche (ou une certaine idée d'elle même ) qui a supprimé chez nous la peine de mort, aboli quelques lois vichystes (et en a conservé d'autres...) etc.
Outre que tout cela commence à dater je répondrais que c'est aussi de cette même générosité que sont sortis les prémices de la privatisation des services publics, l'annualisation du temps de travail qui fit (et fait encore) tant plaisir au patronat , de nombreuses niches fiscales, les charters pour sans papiers, de nouvelles taxes portant le joli nom de csg, rds etc censés donner plus de justice sociale à ceux qui voudraient bien y croire... les pôvres.
On nous promet pour la prochaine et histoire de remplacer la gourmette rouillée plus vite que prévu (merde c'était pas du vrai argent) , un futur dirigeant à la belle prestance et tout auréolé de sa grandeur planétaire au service -comme ils disent- "des marchés". Grand bien nous fasse, mais je le dis humblement, calmement et dans mon coin... ce sera sans moi. Je n'ai aucune confiance dans ce -riche- et très chic homme providentiel. J'attends déjà d'un homme (ou d'une femme) de gauche qu'il commence par mettre en phase son abnégation supposée avec son pouvoir d'achat , et que cela ressemble un peu (et non ce n'est pas du populisme comme ils disent les cracs du 40) à ce que vivent au quotidien ceux qu'ils sont censés représenter.
Je ne suis pas sur qu'il y ait alors autant de prétendants pour le métier du politique, qu'importe, un peu de ménage (de printemps) n'a jamais fait de mal n'est-ce pas...
Juste un mot sur ceux qui jouent les rôles de bouffons de l'illusion démocratique. Dans le grand manège électoral. ils sont frisson du grand huit, mais au fond, société du spectacle oblige, ils ne sont guère éloignés de leurs pseudo-concurrents- même idée du pouvoir et du productivisme à tout prix...
Alors quoi? Et bien, j'attends, je picore, je regarde, parfois, j'essaye de croire... et en attendant comme faut bien bouffer et que les promesses ne nourrissent que leurs concepteurs, je vis tant bien que mal, avec mes contradictions, mes colères, mes doutes , mes rires, mes peurs ... et... la poésie qui ne me trompe jamais, puisqu'elle, n'a rien à vendre ou alors que ses utopies en forme de bulles de savon...
Un documentaire percutant sur l'eau du robinet et ses polluants
"C’est un danger invisible qui menace les foyers, une menace pour la santé des Français, des plus jeunes aux plus âgés. Les citoyens l’ignorent, l’eau potable qui coule de leurs robinets est souvent contaminée.
Munie d’une valise multimédia équipée d’éprouvettes, Sophie Le Gall, la réalisatrice de ce documentaire d’investigation a parcouru la France pour recueillir les preuves de la contamination et interpeller les autorités.
Dans le Centre, en Normandie ou en Charente, elle regorge de pesticides ou de nitrates, ces traitements chimiques qui peuvent provoquer des cancers. Les autorités le savent mais elles délivrent régulièrement des dérogations qui
permettent de distribuer une eau impropre à la consommation.
Dans des villages d’Auvergne ou à Saint Etienne, les habitants boivent une eau blanchie avec de la poudre d’aluminium qui peut déclencher la maladie d’Alzheimer. Les doses dépassent largement le seuil de risque fixé par les scientifiques
mais la réglementation ignore les dangers de ce neurotoxique. Elle fait aussi l’impasse sur le radon, ce gaz hautement radioactif qui contamine l’eau potable dans le Limousin.
Depuis quelques années, des citoyens et des scientifiques isolés tirent la sonnette d’alarme sur ces poisons qui coulent de nos robinets. Partout en France, l’eau potable charrie désormais une trentaine de résidus médicamenteux :
antidépresseurs, traitements contre le cancer, hormones de la pilule contraceptive qui modifie le sexe des poissons... Pour protéger sa population de ce cocktail pharmaceutique qui pourrait devenir explosif, la Suisse installe des filtres
actifs contre les molécules des médicaments. Alors que l’Europe somme la France de moderniser ses usines de traitement, notre pays ne cesse de minimiser l’ampleur de la pollution. Les communes et les grandes compagnies de distribution
de l’eau ne souhaitent pas que de nouvelles règles viennent compromettre leurs affaires. Et tant pis si les Français trinquent à leur santé..."
L'Association Santé Environnement France (Asef), qui regroupe près de 2500 médecins en France, annonce lundi qu'elle va lancer prochainement une étude visant à déceler l'éventuelle présence de produits toxiques dans l'eau du robinet.
"Nous allons faire des analyses sur 10 sites français", afin "d'avoir +une photo+ des produits potentiellement toxiques pour l'organisme que nous buvons quotidiennement", a annoncé le Dr Patrice Halimi, Secrétaire Général de l'ASEF.
Cette annonce intervient le jour même de la diffusion, ce lundi sur France 3, d'un documentaire, "Du poison dans l'eau du robinet", faisant le bilan de la qualité de l'eau. Il en ressort, note l'Asef, que des millions de Français boivent une eau trop chargée en aluminium (comme à Saint-Nazaire par exemple cité dans le reportage de FR3 - et dépassant de deux fois les normes européennes préconisées- n.d.c.), nitrates, pesticides, médicaments, qui peut parfois même être radioactive.
La plupart de ces produits, rappelle-t-elle, "peuvent sur le long terme avoir des effets importants sur la santé de ceux qui la boivent en la pensant potable".
Pour le Dr Pierre Souvet, président de l'Asef, les pouvoirs publics "doivent prendre en compte la question des stations d'épuration", souvent anciennes. Selon lui, "nous devons penser nos normes en termes de durée d'exposition chronique et non plus en termes d'intoxications aiguës".
"Alors que l'Europe somme la France de moderniser ses usines de traitement, notre pays ne cesse de minimiser l'ampleur de la pollution", relève pour sa part le Mouvement pour le droit et le respect des générations futures (MDRGF).
La Fédération nationale des collectivités concédantes et régies (FNCCR) affirme quant à elle qu'en France "l'eau du robinet est un des produits alimentaires les plus surveillés au plan sanitaire".
"Plus de 300.000 prélèvements" sont effectués chaque année, et donnent lieu "à plus de 8 millions de résultats analytiques", concernant quelque 800 substances ou paramètres, tels que PH, turbidité, chlore, nitrates, pesticides, radioactivité, indique-t-elle dans un communiqué.
Elle précise encore que "lorsque les contrôles font apparaître un non-respect des normes en vigueur, des mesures de restriction voire d'interdiction de consommation sont mises en oeuvre, avec information de la population". S'il n'y a pas danger potentiel pour la santé humaine, il peut y avoir des mesures de restriction de consommation à tout le moins pour les usagers les plus sensibles."