mercredi 3 mars 2010

infinie solitude




"Puisqu'on a fait c'que l'on a pu
Puisqu'on a plus c'que l'on avait
C'qu'on a vécu on l'a perdu
Dans notre infinie solitude

Ce qu'on était on n'sait même plus
C'que l'on voulait chérie t'en souviens tu ?
Ce qu'on croyait on y croit plus
Dans notre infinie solitude

Mais on sait tous
Qu'on y peut rien
Et vivre toujours
Pour mourir demain
Moi ça m'fait rien
Du tout
Plus rien du tout

On n'sait même plus c'qu'il faut se dire
Pour s'faire sourire et se guérir
Oh, ya pas d'quoi rire
Dur de construire
Dans cette infinie solitude

Loin des yeux
Loin de mon coeur
Mais moins j'te vois et plus j'pense à toi
Oh si j'avais su je serais resté
Dans mon infinie solitude

Mais on sait tous
Qu'on y peut rien
Et vivre toujours
Pour mourir demain
Moi ça m'fait rien
Plus rien du tout"  -Camille Bazbaz-

trois heures et quart



Trois heures et quart,
dans mon placard.
Quand à la rime, elle repassera,
un autre jour,
pour m'faire sa cour,
et tenir compagnie aussi.
Avec une rythmique d'appellation d'origine contrôlée
et sa poésie de surface
qui ne s'embarrasse pas de préambule et ficèle au carré
une expression codifiée
dans les tiroirs de l'académie.

Trois heures et sa moitié
joli couple ma foi;
On dirait même qu'ils ont été pensé l'un pour l'autre,
comme le vent qui met les voiles,
La lune trop timide en cache derrière un nuage
La nuit dans belle de jour
et toutes les rimes unanimes
 qui, tu vois,
finissent toujours par revenir...
par la fenêtre.

Quatre heures moins le quart
pour les fait tard
et tous ceux qui la mettent en veilleuse
et jouent au solitaire
en causant à leur ombre.

Tu l'as pris ton quatre heures?
Non j'suis trop dé-goûter.
Juste une pomme alors,  à l'eau
pour endormir le sommeil
qui revient souvent dans ces moments là
alors qu'il n'avait que la permission de minuit.
Mais voyez-vous, c'est un rebelle qui n'en fait qu'à sa tête
et il faut souvent lui remettre les pendules à l'heure.

Quatre heures un quart.
Ah merci bien.
Mais y a pas de quoi!

mardi 2 mars 2010

c'est pour rire

"L'humour n'a pas de rang, il traine dans la rue avec la dérision pour compagne fidèle.La force est impuissante devant les mains nues de ceux qui savent rire encore et de plus belle" -Georges Moustaki-


"L'humour est un déguisement sous lequel l'émotion peut affronter le monde extérieur." -Tony Mayer-

"Quand la vérité n'ose pas aller toute nue, la robe qui l'habille le mieux, c'est l'humour" -Doris Lussier-


"Un homme glisse sur une peau de banane devant dix personnes, s'il rit c'est de l'humour. Dix personnes glissent sur dix peaux de banane devant un homme. S'il rit c'est de l'imprudence." -auteur anonyme -(par prudence?)

 
"Il y a des gens qui sont chauves au dedans de la tête: ce sont ceux qui n'ont pas d'humour."
-Francis Blanche-



"L'humour est la forme la plus saine de la lucidité." -Jacques Brel-

"les autres" c'est chez L.U.

et une page de BZH publicité



Pour les 40 ans de "SKOAZELL VREIZH"  Gast! ça nous rajeunit point ct'affaire.
et une grosse fête pour la peine, vendredi et samedi prochains à la salle de la cité à Rennes avec (en autre)les incontournables Ramoneurs de Menhirs  à suivre  un petit extrait pour ceux qui ne connaissent pas encore






Signalons également, que la liste "nous te ferons Bretagne" liste créée pour les régionales 2010 avec en autre Christian Troadec maire de Carhaix (et ses vielles charrues)tiendra meeting ce soir à Nantes à 20h salle Bretagne (ah ben oui forcément)et demain mercredi à Saint-Nazaire toujours à 20h salle agora




Et enfin une séance de dédicaces chez Annie de la librairie Gweladenn (que je salue en passant)

lundi 1 mars 2010

UN CAFE CON SAL


Un cafe con sal

luc.a.s. artefactos sonoros | MySpace Music Videos


découvert chez Anaïs Nit

ton héritage



découvert dans "Le jardin d'Hélène"

Métamorphoses



Il a l'air si paisible maintenant, qu'on en oublierait presque -à quelques détails près- que la veille dans une rencontre au sommet entre marée au mieux de sa forme, un vent s'époumonant à hurler " la digue dondaine" et  notre troisième larron en foire -l'Océan -himself- les trois compères- pour le meilleur et pour le pire, décidèrent dans une nuit aussi blanche que  n'était la  lune, d'aller "taquiner" les braves gens endormis de la côte et de leur rappeler, qu'une fois de plus, ce sont bien elles, les forces de la nature, les bien nommées, qui ont et auront toujours le dernier mot, n'en déplaise à notre orgueil  pathologique qui voudrait que l'on puisse les dompter, les  dresser, les apprivoiser et...les vaincre.

Tragique et cruelle  méprise !

 
"Celui qui a fait un naufrage tremble devant des flots tranquilles" -Ovide-


 

".../...Dès que, une fois lancés, les vents ont pris possession des ondes ,
rien ne les arrête et ils tiennent à leur merci la terre entière,et tout l'océan. Ils bousculent même les nuages dans le ciel et, provoquant des chocs violents, font jaillir de rutilants éclairs.  Plus je les connais, plus je les sais redoutables..../..."  Ovide-


".../...On entend les cris des hommes, le grincement des câbles, le choc de la houle contre une lourde vague, le tonnerre dans l'éther. Les flots se soulèvent ; la mer semble rejoindre le ciel et toucher les nuages recouverts de l'eau qu'elle projette. Tantôt, quand des profondeurs elle fait refluer du sable fauve, elle a la couleur du sable, tantôt elle est plus noire que l'eau du Styx; parfois elle s'étale, toute blanche de l'écume des flots sonores.../..."
-Ovide


Extraits de Métamorphoses- livre 11-

dimanche 28 février 2010

Molly Malone



(envoyé par Jac-Snow)


j'ai des envies

J'ai des envies de très port,
d'enfumés bistrots, les orteils pris  dans l'eau-salée-
de tables lourdes et boisées,
ornées de cartes étranges 
et
improbables,
sur lesquelles, tous sexes confondants, l'on referait le monde
dans de délicates et tonitruantes chimères,
des impressions du moment aussi justes et perfectibles qu'une existence fragile
aussi propices à la déraison, aux chants beuglés,
au solo trémolo qui fait éclore de lourdes larmes
 au buriné marin, revenu du tout et de rien.
"In dublin's fair city"
J'ai des envies de Vent
qui décoiffe de blanches crinières,
de ride traçant  sans vergogne son chemin de vie;
de moitié de chacun reliant sa chacune
et toutes combinaisons dehors,
 sans aucun droit d'auteur
prenant son impossible double par le cou 
pour
lui susurrer dans l'oreille, des inventions notables,
de franches fragilités,
à ne plus faire la cour,
quand l'espace est immense
et
qu'il reste plutôt, à conquérir le devoir de se tromper
d'effacer le catalogue des vérités  convenues
et
de ne posséder 
au final
que des envies d'être
bien
et là
ensembles.
Au jeu
des
sans gagnant, sans perdant
mais
où  toutes  les grâces
seraient permises.