Merci Serge pour cette délicate attention
mardi 23 février 2010
auprès de mon arbre
"J'ai plaqué mon chêne
Comme un saligaud
Mon copain le chêne
Mon alter ego
On était du même bois
Un peu rustique un peu brut
Dont on fait n'importe quoi
Sauf naturell'ment les flûtes
J'ai maint'nant des frênes
Des arbres de Judée
Tous de bonne graine
De haute futaie
Mais toi, tu manques à l'appel
Ma vieille branche de campagne
Mon seul arbre de Noël
Mon mât de cocagne
Comme un saligaud
Mon copain le chêne
Mon alter ego
On était du même bois
Un peu rustique un peu brut
Dont on fait n'importe quoi
Sauf naturell'ment les flûtes
J'ai maint'nant des frênes
Des arbres de Judée
Tous de bonne graine
De haute futaie
Mais toi, tu manques à l'appel
Ma vieille branche de campagne
Mon seul arbre de Noël
Mon mât de cocagne
Auprès de mon arbre
Je vivais heureux
J'aurais jamais dû
m'éloigner de mon arbre
Auprès de mon arbre
Je vivais heureux
J'aurais jamais dû
Le quitter des yeux
Je suis un pauvre type
J'aurai plus de joie
J'ai jeté ma pipe
ma vieille pipe en bois
Qu'avait fumé sans s'fâcher
Sans jamais m'brûler la lippe
L'tabac d'la vache enragée
Dans sa bonne vieille tête de pipe
J'ai des pipes d'écume
ornées de fleurons
De ces pipes qu'on fume
en levant le front
Mais j'retrouv'rai plus ma foi
dans mon cœur ni sur ma lippe
Le goût d'ma vieille pipe en bois
Sacré nom d'une pipe
Le surnom d'infâme
me va comme un gant
D'avecque ma femme
j'ai foutu le camp
Parce que depuis tant d'années
c'était pas une sinécure
De lui voir tout l'temps le nez
au milieu de la figure
Je bats la campagne
pour dénicher la
nouvelle compagne
valant celle-là
qui, bien sûr, laissait beaucoup
trop de pierres dans les lentilles
Mais se pendait à mon cou
quand j'perdais mes billes
J'avais une mansarde
pour tout logement
Avec des lézardes
sur le firmament
Je l'savais par cœur depuis
et pour un baiser la course
J'emmenais mes belles de nuits
faire un tour sur la Grande Ourse
J'habite plus d'mansarde
il peut désormais
tomber des hallebardes
Je m'en bats l'œil
mais si quelqu'un monte aux cieux
moins que moi j'y paie des prunes
Y a cent sept ans - qui dit mieux ?
qu'j'ai pas vu la lune."
moins que moi j'y paie des prunes
Y a cent sept ans - qui dit mieux ?
qu'j'ai pas vu la lune."
-Georges Brassens-
(envoyé par Joris)
la phrase du jour
« j’estime à 15 millions le nombre de personnes, en France, pour lesquelles les fins de mois se jouent à 50 ou 150 euros près ». -Jean-Paul Delevoye- (l'umpiste) médiateur de la république. (Ah dame! Si même l'un de chez eux z'autres le dit. Où va t'on?) source: Tourner la page
Et pendant ce temps là Zébulone qui a une haute idée de la France "Voyage Voyage" et brasse de l'air mais toujours... sans produire d'électricité.
Siècle d'enfer
".../...Tout à l'heure je suis allé marcher dans le couloir, Grosse-poitrine faisait un discours...Ils ferment des services...Les autres écoutaient en silence...Ils suppriment des postes par milliers...Il y avait le type qui m'a fait les radios...c'est plus possible...Le docteur qui m'a ausculté le premier est arrivé. Grosse-poitrine s'est arrêtée, les autres ont commencé à parler; Une cinquante tout en os, blouse amidonnée, s'est avancée...Y a plus de verres, plus de cuillères...elle s'est reculée...Plus de taies d'oreillers, plus d'alèses...et est rentrée dans le rang, le visage écarlate. Les autres hésitaient encore, une voix a jailli du fond...Hier ma fille m'a dit, Maman...Les autres se sont écartées, c'était l'Arabe aux cheveux noirs...M'a dit maman, comment on va faire pour payer les factures...L'Arabe qui fait les lits le matin et nous apporte les repas...Les factures, à cinq ans, vous vous rendez compte?...Là, elles ont commencé à parler toutes en même temps, des salaires, qui ne suffisaient plus, des malades qui étaient sacrifiés, des traites pour la maison, des lits dans le couloir, de tout ce qui manquait. une voix s'est élevée au-dessus des autres, celle de la rouquine qui fait les prises de sang.
-Ils te répondront que c'est pas le moment.
-C'est jamais le moment!
L'infirmière du matin, celle qui me prend la tension et ne parle jamais, a levé la main, les autres se sont tues. Elle a respiré un bon coup, elle était au bord des larmes...
De l'argent y en a toujours pour ceux qui en ont, jamais pour nous et pour les malades. c'est pas à nous de payer leur crise...
Un silence à faire craquer les murs.
Je suis parti sur la pointe des pieds.
La timide de tout à l'heure vient de me prendre le pouls, elle avait les joues toutes rouges...ça m'était jamais arrivé de parler comme ça. Maintenant je vais y aller aux réunions...il faut dire ce qui se passe, chez nous, en bas.
42 c'est bien vous faites du sport?...Elle est allé rejoindre les autres dans le couloir...Je vais parler maintenant.Je vais parler.../..."Extrait de "Siècle d'enfer" de Frédéric Castaing-Editions "Au Diable Vauvert"
le Thoreau par les cornes
"Le meilleur endroit pour chacun, c'est là où il se trouve" H..D..Thoreau
"Ce qu'il y a devant nous et ce que nous laissons derrière, ceci est peu de chose comparativement à ce qui est en nous.Et lorsque nous amenons dans le monde ce qui dormait en nous, des miracles se produisent." H.D.Thoreau
H.D.Thoreau
lundi 22 février 2010
fresque humaine pour la réunification

Pour tout vous dire:
Bonjour / Demat !
Le collectif 44=Breizh appelle à participer à la fresque humaine.
Retrouvez le communiqué de presse ci-dessous :
http://44breizh.com/2010/02/22/fresque-humaine-pour-la-reunification-de-la-bretagne-44breizh-appelle-a-participer/
44=Breizh, collectif de jeunes militant pour la réunification de la
Bretagne appelle à participer à la fresque humaine 44=BZH qui se déroulera
le samedi 27 février prochain à Nantes. A l'approche des élections cette
fresque doit interpeller les candidats pour qu'ils se positionnent
clairement sur le sujet et qu'ils fassent preuve de volonté politique pour
faire de la réunification une réalité. A tous ceux qui pensent que la
réunification est une évidence démocratique nous donnons rendez-vous ce
samedi à 14h à côté de la Nef de l'Eléphant, Boulevard Léon Bureau, bar et
restauration prévus sur place.
Cette fresque sera un moment convivial et festif, diverses animations
seront proposées dans la journée : un Breizh Sound System gratuit, session
mêlant Hip-Hop et Rap d'artistes Nantais et Rennais, enflammera l'ambiance
!
- Unité Mau Mau (Collectif hip-hop engagé et enragé - Rennes / Roazhon)
- http://www.myspace.com/unitemaumau
- Dr Jakson (séléction musicale éclectique et ensoleillée - Nantes / Naoned)
- DJ No vice (rap éxpérimental - Nantes / Naoned)
- http://www.myspace.com/djnoviss
Ces artistes feront place à d'autres concerts avec des groupes tels que Al
Loar Zu (Fest-noz) et Atlantyka (Rock). Pour conclure la journée en beauté
des photos aériennes seront prises de la fresque 44=BZH pour immortaliser
cet instant unique !
Et n'oubliez pas l'adresse du blog "Fresque Humaine à Nantes pour la
réunification de la Bretagne !" :
http://fresquehumainereunification.wordpress.com/
Le collectif 44=Breizh
http://44breizh.com/
alvéole 14 : Figarella

Tous les chemins mènent au port si l'on en croit un vieux dicton nazairien. Sauf que, depuis la visite de nos voisins d'outre Rhin, il y a une soixante et dizaine d'années, le port est quelque peu bouché par une construction aussi esthétique que maousse costaud (avec quelques fuites certes) que l'on appelle du joli nom de: base sous-marine.
Sur qu'aujourd'hui le conservatoire du littoral ne permettrait plus ce genre d'installation, surtout sans avoir déposé de permis de construire...Hein franchement! quand-même, alors quoi!
Suite à de nombreux débats et réflexions diverses sur l'avenir de cette chose qui nous bouchait donc la vue, il (enfin les zélés z'élus) a été décidé de conserver le monstre tout en l'aménageant par dessus et par dedans aussi. Et c'est ainsi qu'est né un concept de voyage en bateau qui ferait du sur place , "escale atlantique" qui est en quelque sorte notre parc Astérix (et les germains) version maritime.
Dame, comme on ne voit plus depuis belle lurette de liners quittant le port, on s'est rattrapé sur le virtuel, c'est pas tout à fait la même chose mais bon c'est plus abordable aussi ...
On peut également aller prendre l'air sur le toit de la base, en cours de végétalisation, ça décrasse bien les poumons et l'on a ainsi une vaste vue d'ensemble portuaire.
Dans une des glauques mais si typique alvéole -la numéro 14 -a été installé Le LIFE traduisez : lieu international des formes émergentes (à vos souhaits également), ou sur 2000 mètres carrés au sol (ah oui tout de même) on peut découvrir d'étranges atmosphères artisti-contemporaines qui laissent souvent pantois, sceptique voir désabusé le pékin ordinaire mais qui font très certainement vibrer le microcosme kultureux de la presqu'ile. Ceci dit, comme la ville n'a plus (pour le moment) de salle de spectacle digne de ce nom, depuis quelques mois on assiste à un élargissement dans l'occupation des lieux ce qui n'est pas plus mal, mais il faut bien sur apprécier le béton brut de décoffrage...
Enfin "à certaines heures pâles de la nuit" comme disait monsieur Richard, si vous n'êtes pas trop peureux, cela peut avoir son charme.
Et tout cela m'amène à vous parler d'une expo -de jour- (mais comme c'est toujours sombre là dessous) d'un artiste montpelliérain Dominique Figarella qui je dois bien avoir l'honnêteté de le dire, pour une fois (et c'est la première) ...m'a fait plutôt une bonne impression.
Je passe naturellement sur le baratin hermétique (pour étudiant en cinquième année des beaux arts) qui accompagne toujours ce genre d'exhibition, mais dans l'ensemble quand même, disons-le, ça change du foutage de gueule habituel où l'on vous déverse un tombereau de gravats pour en faire uns psychothérapie de groupe...
A ce propos, un autre lieu nazairien "le grand café" est également très fortiche sur le sujet et d'ailleurs en ce moment si vous passez par là, cherchez pas l'expo le nez en l'air puisque vous marchez dessus.. Enfin passons. et préférons Figarella car comme dit Sneck que je remercie d'illustrer mon propos:
"Au moins lui, il a travaillé sur ses oeuvres"
Et c'est vrai, c'est bien chauffé aussi..

lundi, j'ai mon clown qui rit

La saison des moissons, c'est ptêt bien toute l'année, mais faudrait pas confondre tout de même avec des cultures hors sol et autres inventions diaboliques qui permettent d'apprécier le non goût et son ballet d'insipide de janvier à décembre.
Je veux plutôt parler en ce lundi qui giboule de récolte de tempête de mots, d'immatériel bouquet de poésie, aussi inutile pour les uns qu'indispensable pour les autres surtout quand il s'agit de transcender l'insupportable comme la misère intellectuelle qui fait gouverne ou la puissance du vide qui tient salon ministériel et l'exemple porté aux nues qui me donne une irrésistible envie d'échouer, pour ne jamais, ne serait-ce même qu'un tout petit peu ressembler à ça.
Nous n'avons pas les mêmes valeurs disait une dame en rigolant dans son pot de rillettes, et comme j'ai ici la chance de fréquenter une bordure océane ; en plongeant le regard dans l'espace liquide-c'est tout ce qu'il m'appartient de faire dans l'immédiat- je me lave ainsi de la bêtise réincarnée aux heures de pointe sur l'écran bleuâtre du génocide culturel.
J'ai des envies de textes à couper le souffle, de philosophies à amputer les bourses, de paroles magiciennes qui nous rendraient un tant soit peu meilleur et feraient fondre les coeurs comme un cornet glacé vanille-noisette au soleil de juillet.
J'ai des envies paradoxales et compliquées, immatures et schizophrènes mais sans les skis sur lesquels je me vaurien.
Je veux jouer au clown blanc qui raconte ses histoires avec des larmes de crocodile qui se transformeraient par la suite en énormes bulles de savon dans lesquelles on rentrerait comme dans un morceau de musique, quand il vous prend les quatre fers en l'air et le cerveau ébouriffé. Je regarde passer la note puisqu'ils ont dû se tromper de table. Non monsieur tout lisse, non madame toute friche, je ne mange pas de ce bain là.
Un sosie? allons-donc...
Comme ils disent sur les étiquettes qui grattent au col, méfiez-vous des contrefaçons.
Je ne suis pas celui que vous croyez, et je ne vous autorise pas à parler en mon nom comme vous le faites en découvrant que j'existe chaque quelques semaines avant les élections.
Vous avez peur sans doutes de perdre votre rang et les guirlandes qui clignotent dans le sapin, grand bien vous fasse.
Vous me faites rire savez-vous, à hurler aux vagues, à vous presque chatouiller sous les bras pour vous remettre en course avec l'Humanité que vous avez déserté depuis tellement longtemps puisque vous ne vous rappeliez même plus qu'elle bougeait encore.
Qui sait , avec toute ma bénédiction, nous allons peut-être nous croiser en vélo Madame des grands fonds publics. Je crois me souvenir que vous nous faisiez la leçon il y a peu...
Je souhaite que les possédants de l'outil de travail pétrolier vous obligent à utiliser vos mollets de fonction pour vous donner l'envie d'acquérir quelque leçon de respect.
J'aspire aux poètes sur les balcons de la représentation nationale, aux chanteurs de rue sur les académiques fauteuils, que les déclarations soient paisibles et universelles et que les escrocs vendeurs de lendemains qui déchantent soient conduits gentiment à la campagne pour leur apprendre les bonnes manières au contact du véritable de la nature des choses.
"La Nuit, les chats sont gris
Et les chattes,
La Nuit, pas vu, pas pris,
Bas les pattes,
La Nuit, le Diable a mis
Sa cravate,
La Nuit, c'est la houri
Névropathe!...
La Nuit, la lune brille
en rasoir,
La Nuit, le ciel a mis
Son loup noir,
La Nuit, un tueur maraude
En solo,
La Nuit, un monstre rôde
A Soho!...
La Nuit, les morts-vivants
Déambulent,
La Nuit, les zombies sont
Somnambules,
La Nuit de Walpurgis
Appareille,
La Nuit, Mister Hyde
Se réveille!...
La Nuit, les chats sont gris
Et les chattes,
La Nuit, on se blottit
Patte à patte,
La Nuit on gémit et
On s'endort,
La Nuit, c'est peut-être ça la Mort!..."
Henri Tachan
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