dimanche 14 février 2010

un dernier pour la route?

Ce dimanche, le dernier paquebot en construction dans les chantiers de Saint-Nazaire s'en revient d'essais en mer.
Pour la suite des affaires...le carnet de commande est vide...
 Serait-ce, en en quelque sorte, une fin EPIC ?

tous ensemble, reconstruire Haïti

Tous ensemble, RECONSTRUIRE HAÏTI, c'est le fil conducteur d'une série de concerts donnés au profit de la fondation de France et organisés  par le collectif  HAÏTI Saint-Nazaire.
Ils auront lieu  les mardi deux et mercredi trois  mars à la salle Jacques Brel 


avec au programme (en autre)

les Tri Yann
 


  

                                  
 






Les Irréductibles

Roland Brou et Alain Pennec

 

plus d'infos et réservations  ici même

ni une ni deux



Manifestation virtuelle contre la double violence

Du 10 février au 28 mars, manifestons ensemble pour mettre fin à la double violence. Pour participer à la marche virtuelle, inscrivez vous. Cette manifestation virtuelle sera le fil rouge de la campagne Ni une ni deux. Vous serez ensuite informés des actions d'interpellation des élus locaux, parlementaires et pouvoirs publics et invités à y participer.

 


Les femmes étrangères subissent une double discrimination: en tant que femmes, elles sont confrontées à des discriminations spécifiques dans leur pays et en France; en tant qu’étrangères elles sont soumises à un ensemble de textes qui se révèlent, dans la pratique, plus restrictifs à leur égard. Le fait qu’elles soient étrangères fait trop souvent obstacle à la reconnaissance et à l’application de leurs droits fondamentaux. Cette violence institutionnelle vient prolonger les violences vécues en tant que femmes.

Il s’avère dès lors urgent de mettre en place une véritable défense des femmes étrangères victimes de violences. Pour cela, en tant que manifestant, j’invite les élus locaux et parlementaires à s’engager en signant la charte de la campagne Ni une ni deux et à tout faire pour que les droits soient respectés et leur assurer une protection effective :

- Je demande aux élus locaux de s’engager à améliorer la formation des personnels amenés à travailler auprès des femmes étrangères victimes de violences, tant dans les administrations, les juridictions, les commissariats et gendarmeries, que dans les organismes sociaux. Ces intervenants, par exemple, doivent être informés du droit des personnes en situation irrégulière à porter plainte sans crainte d’être arrêtées et expulsées et relayer l’information auprès des femmes concernées. Par ailleurs, nous nous engageons à sensibiliser l’opinion publique à la situation vécue par les femmes étrangères victimes de violences, par exemple, en proposant et facilitant la diffusion d’affiches sur cette question

- Je demande aux parlementaires de s’engager à garantir l’application de la loi et améliorer les dispositifs législatifs existants. Les pratiques telles que les refus infondés d’enregistrement des dossiers dans les préfectures, le maintien prolongé sous récépissés de demandes de titres de séjour, les procédures anormalement longues doivent cesser. Il est urgent de mettre un terme aux dysfonctionnements constatés dans les institutions et les administrations, notamment les préfectures.

- Je demande aux pouvoirs publics de s’engager collectivement à garantir une réelle protection pour ces personnes. Favoriser  ainsi l’accès aux droits, en permettant à toutes les femmes de porter plainte de manière effective en cas de violences, mais aussi en leur garantissant, et ce, quelle que soit leur situation administrative, l’accès aux droits sociaux et à l’aide juridictionnelle. Les femmes étrangères ayant subi des violences doivent être réellement protégées, suivies par une assistante sociale, mises à l’abri puis hébergées dans des structures adaptées ou des logements sociaux, et doivent pouvoir vivre avec leur-s enfant-s.
> Je m'inscris à la manifestation     > Voir la liste des manifestants

merci Serge pour l'info.

samedi 13 février 2010

Lisa Gerrard - Come Tenderness

envoyé par naïverecords

murmurer


Une jeune journaliste de CNN avait entendu parler d'un très, très vieux Juif qui se rendait deux fois par jour prier au Mur des Lamentations depuis toujours.
Pensant tenir un sujet, elle se rend sur place et voit un très vieil homme marchant lentement vers le mur.
Après trois quarts d'heure de prière et alors qu'il s'éloigne lentement, appuyé sur sa canne, elle s'approche pour l'interviewer :
« - Excusez-moi, monsieur, je suis Rebecca Smith de CNN. Quel est votre nom?
- Moshe Aknoun répond-il.
- Depuis combien de temps venez-vous prier ici ?
- Plus de 50 ans répond-il.
- 50 ans !!! C'est in-cro-ya-ble !!! Et pour quoi priez-vous ?
- Je prie pour la paix entre les Chrétiens, les Juifs et les Musulmans.
Je prie pour la fin de toutes les guerres et de la haine.
Je prie pour que nos enfants grandissent en sécurité et deviennent des adultes responsables, qui aiment leur prochain.
- Et que ressentez-vous après 50 ans de prières ?
- J'ai l'impression de parler à un mur… »

toute la mer va vers la ville -deuxième service-

- St Nazaire vers 1840-envoyé par Philippe

 

Le port

"Toute la mer va vers la ville !

Son port est surmonté d'un million de croix :
Vergues transversales barrant de grands mâts droits.

Son port est pluvieux et suie à travers brumes,
Où le soleil comme un oeil rouge et colossal larmoie.

Son port est ameuté de steamers noirs qui fument
Et mugissent, au fond du soir, sans qu'on les voie.

Son port est fourmillant et musculeux de bras
Perdus en un fouillis dédalien d'amarres.

Son port est tourmenté de chocs et de fracas
Et de marteaux tournant dans l'air leurs tintamarres.../...

.../...Toute la mer va vers la ville !

Les flots qui voyagent comme les vents,
Les flots légers, les flots vivants,
Pour que la ville en feu l'absorbe et le respire
Lui rapportent le monde en leurs navires.
Les Orients et les Midis tanguent vers elle
Et les Nords blancs et la folie universelle
Et tous les nombres dont le désir prévoit la somme.
Et tout ce qui s'invente et tout ce que les hommes
Tirent de leurs cerveaux puissants et volcaniques
Tend vers elle, cingle vers elle et vers ses luttes :
Elle est le brasier d'or des humaines disputes,
Elle est le réservoir des richesses uniques
Et les marins naïfs peignent son caducée
Sur leur peau rousse et crevassée,
A l'heure où l'ombre emplit les soirs océaniques../...



.../...Toute la mer va vers la ville !

Ô les Babels enfin réalisées !
Et cent peuples fondus dans la cité commune ;
Et les langues se dissolvant en une ;
Et la ville comme une main, les doigts ouverts,
Se refermant sur l'univers !

Dites ! les docks bondés jusques au faite
Et la montagne, et le désert, et les forêts,
Et leurs siècles captés comme en des rets ;
Dites ! leurs blocs d'éternité : marbres et bois,
Que l'on achète,
Et que l'on vend au poids ;
Et puis, dites ! les morts, les morts, les morts
Qu'il a fallu pour ces conquêtes.../...



.../...Toute la mer va vers la ville !
La mer pesante, ardente et libre,
Qui tient la terre en équilibre;
La mer que domine la loi des multitudes,
La mer où les courants tracent les certitudes ;
La mer et ses vagues coalisées,
Comme un désir multiple et fou,
Qui renversent les rocs depuis mille ans debout
Et retombent et s'effacent, égalisées;
La mer dont chaque lame ébauche une tendresse
Ou voile une fureur ; la mer plane ou sauvage ;
La mer qui inquiète et angoisse et oppresse
De l'ivresse de son image.../...


.../...Toute la mer va vers la ville !

Son port est parsemé et scintillant de feux
Et sillonné de rails fuyants et lumineux.

Son port est ceint de tours rouges dont les murs sonnent
D'un bruit souterrain d'eau qui s'enfle et ronfle en elles.

Son port est lourd d'odeurs de naphte et de carbone
Qui s'épandent, au long des quais, par des ruelles.
Son port est fabuleux de déesses sculptées
A l'avant des vaisseaux dont les mâts d'or s'exaltent.

Son port est solennel de tempêtes domptées
Et des havres d'airain, de grès et de basalte."

 -Emile Verhaeren-Le Port-





Allez, montre nous tes seins Valentin



J'ai souvent un peu de mal avec les occasions qui comme leur nom l'indique sentent le réchauffé.Le comique de situation, l'amant  en caleçon dans l'armoire avec ses accessoires et qui serait sensé faire rire sur ordre, ben ... au contraire,je trouve ça  franchement triste, voire affligeant.
Tous les deux trois mois et même parfois ça se bouscule au portillon, nous avons droit aux dates anniversaires, à la surprise sur commande, le plaisir convenu et ses commentaires tout autant .
Vous me direz, c'est sans doutes une façon de rythmer l'année entre les soldes et le maillot et puis ça fait tellement plaisir à l'amicale des épiciers réunis-allez vous achèterez bien pour votre aimé(e) un bouquet réfrigéré et camionné depuis les Pays-Bas ou alors un peu de "sent bon" , une goutte derrière chaque oreille et... Ô voui! là aussi pourquoi pas, après tout  c'est dimanche.
N'oubliez-pas non plus le diner réservé en chandelle tête à tête. C'est promis Bibiche,  ce soir tu feras pas la vaisselle...
L'amour programmé, il y a des rues pour cela voyons... mais ne vous y trompez pas, je ne suis pas ici en croisade et surtout  ne comptez  pas sur moi pour en dire du mal, je respecte grandement les courtisanes,  Grisélidis et toutes les autres moins célèbres, et l'Etat  franchouille  hypocrite et maquereau qui  dans sa dernière gaudriole veut éduquer la marmaille  au civisme  braillard du sang impur qui abreuve ses vieux vinyles, en imposant un bout de trottoir rabâché tout en détournant bondieusement le regard, pue la vulgarité majuscule.

Mais, encore une fois je sens bien que je me disperse, je m'égare, je m'écarte, je m'éparpille...Comme un pigiste que je fus au siècle dernier.., je remplis les blancs et ainsi les lignes et l'on pourrait comme cela  penser que je calcule  l'espace pour qu'il rapporte le mieux possible.
Mais pas du tout, que je vous dis (et hier non plus), c'est mon style très personnel (et chiant aussi peut-être..) qui veut que je prenne les chemins de traverse, alors que l'auditoire piaffant d'impatience crie: Au fait, au fait!

Mais justement j'y suis -aux fêtes-  De  qui que quoi, croyez-vous donc que je vous parle depuis tout à l'heure?  Ben justement, si vous aviez suivi au lieu de papillonner je ne sais où... j'vous cause  des sentiments convenus, des je t'aime  moi non plus sur commande et emballés c'est pesé.
Dimanche c'est l'autre guignol de cupidon  avec sa ptite jupette qui sera à la fête mais ensuite, on va se payer, après les cloches qui sont pas toutes à Rome, l'artillerie lourde pétainiste et sa  fête des mamans, puis  celle  des papas et pour rallonger le brouet , nos épiciers vautours et toujours à l'affut nous ont trouvé les grand-mères, les secrétaires, et bientôt les prématurés, les grabataires et pour quoi pas les sans-papiers, hein(g)?..
Hou là!  C'est ptêt pas une bonne idée, eux  ils sont à la fête toute l'année et puis  avec les nouvelles mesures  que  nous prépare le kamarade ministre -socialiste-national - c'est pas prêt de s'arrêter...

Bon ben 
pendant que j'y pense
bonne fête les amoureux
(quand même, j'voudrais pas me fâcher (aussi)  avec la diaspora gay, hu!hu!hu!)
et puis positivons
nom de dion
car,
pendant ce temps là 
"s'foutent pas sur la gueule"
les gens!
et 
c'est déjà ça de gagné.
non?

l'esprit de Philadelphie

 



"Le 10 mai 1944, à Philadelphie, est proclamée la première Déclaration internationale des droits à vocation universelle. Après les monstruosités de la guerre, il s’agissait de bâtir un nouvel ordre international qui ne soit plus fondé sur la force, mais sur le droit et la dignité humaine ; un monde où l’organisation économique serait subordonnée au principe de justice sociale. C’est la perspective inverse qui préside à l’actuel processus de globalisation : à l’objectif de justice sociale a été substitué celui de la libre circulation des capitaux et des marchandises. On indexe les besoins des hommes sur les exigences de la finance, on traite les hommes comme du « capital humain ». La foi dans l’infaillibilité des marchés a remplacé la volonté de faire régner un peu de justice dans la répartition des richesses, condamnant la foule des perdants à la migration, l’exclusion ou la violence. L’objectif de ce livre est d’analyser ce processus de renversement, qui semble avoir aboli les leçons tirées de la période 1914-1945. Mais il est aussi de montrer que cet esprit garde toute son actualité pour ceux qui n’ont pas renoncé à l’idéal d’un monde où tous les hommes, quels que soient leur race, leur croyance et leur sexe, auraient le droit de poursuivre leur progrès matériel et leur développement spirituel dans la liberté et la dignité, dans la sécurité économique et avec des chances égales."

Cet article a été publié  le 9 février sur le site de la revue du Mouvement Anti Utulitariste dans les Sciences Sociales -M.A.U.S.S.  permanente. Il présente un livre de Alain Supiot (professeur de droit à l'université de Nantes)- "L'esprit de Philadelphie"-la justice sociale face au marché total- Editions Seuil-

Présentation du livre et discussion avec  son auteur dans le cadre des matins de France Culture (26-01) -par ici la bonne soupe  
-merci à Jean-Christophe pour l'info

vendredi 12 février 2010

le bon peuple du sang

"Des roses de cristal
Crissent et s'amollissent.
Mon amour sans rival
Murmure des délices.
Il prend ma taille ronde
Et ronronne sur elle.
Pour jouer, je lui gronde
Des menaces cruelles.
L'opéra vermeil
S'échappant du laser
Emplit l'air de soleil
Et d'ombres passagères.

Ah, que la vie est belle.
Soudain, elle éblouit,
Comme un battement d'ailes
D'oiseau de paradis.

Ah, que la vie est belle,
Quelquefois pour un rien,
La divine immortelle,
Dans le mal et le bien.
On marche dans l'hiver
Brillant comme une abeille,
Brillant comme un éclair
Qui dure et émerveille.
La joie vous souffle au cœur.
On chérit l'univers
Comme un enfant de chœur
Son dieu d'éther et de chair.
Loin des bombes et des balles,
Goulu comme un bébé,
Sensuel on inhale
La fumée adorée.

Ah, que la vie est belle.
Soudaine, elle éblouit,
Comme un battement d'ailes
D'oiseau de paradis.

Ah, que la vie est belle,
Quelquefois pour un rien,
La divine immortelle,
Dans le mal et le bien.
Sans rien chercher, je trouve,
Au détour d'un instant,
Une euphorie de louve,
Un amour de Satan.                                                           
Après de sombres heures,
Plus doux sont ces moments
Où l'on crie de bonheur
Comme un petit enfant.
Encore les baisers,
Vie secrète et changeante,
Je saurai te donner
Mon âme si méchante.

Ah, que la vie est belle.
Soudain, elle éblouit,
Comme un battement d'ailes
D'oiseau de paradis.

Ah, que la vie est belle,
Quelquefois pour un rien,
La divine immortelle
Dans le mal et le bien. ...."  -Brigitte Fontaine


merci Serge pour les captures d'écran

la melancolie/Miossec

"La mélancolie
Qui vient qui coule
Qui vous enfonce tout doucement
Qui vous enroule
Qui vous blottit
Qui vous protège des ouragans
La mélancolie qui vient qui cogne
A la porte si souvent
Que l’on s’y abandonne
Que l’on se roule même dedans
La mélancolie
De nos meilleures années
Nos compagnes nos conneries
Ne doivent pas un jour s’oublier

Nos mélancolies
Se mélangent mon ange
S’emmêlent
Dans nos vies de petits blancs
Dans tous ces souvenirs d’école
Et de tout le tremblement
La mélancolie
Comme une anomalie
Qui démolit tout doucement
Qui vous demande qui vous explique
Qu’on n’est plus des enfants
La mélancolie
Qui coule de source
Qui colle au corps
Et qui vous crée des putains d’emmerdements

La mélancolie c’est communiste
Tout le monde y a droit de temps en temps
La mélancolie n’est pas capitaliste
C’est même gratuit pour les perdants
La mélancolie c’est pacifiste
On ne lui rentre jamais dedans
La mélancolie oh tu sais ça existe
Elle se prend même avec des gants
La mélancolie c’est pour les syndicalistes
Il faut juste sa carte de permanent"